10/04 Hungry Planet: qui veut gagner en visions?

Dans le cadre de la programmation de l’espace culturel des Rotondes, SLOW FOOD Luxembourg, FAIRTRADE Lëtzebuerg et SOS Faim organisent la série de manifestations HUNGRY PLANET autour des défis globaux de l’agriculture et de l’alimentation. Cette 63e édition est organisée avec le concours de etika – Initiativ fir Alternativ Finanzierung.

Qui veut gagner en visions?

Un quiz complètement fou sur le climat (plus ou moins réchauffé), le commerce (pas toujours équitable), la finance (presque toujours éthique) et bien sur l’alimentation (pas systématiquement ‘slow’)

Comme à la télé, mais en équipe !
Si vous connaissez le jeu télévisé «Qui veut gagner des millions» alors vous connaissez le principe de notre jeu des questions de difficulté croissante, 4 réponses possibles dont une seule juste, des jokers, du suspense, etc.

Dans cette soirée tout le monde participe sous forme d’équipes de 6 à 10 participant-e-s. Toutes les équipes seront récompensées avec des cadeaux. Les équipes seront constituées lors de la soirée, mais vous êtes libres de motiver des personnes de votre entourage à vous joindre. A noter que la réservation est obligatoire.

Quelque part le leitmotiv de la soirée est l’élargissement des connaissances et des visions en matière de mondialisation, tout en découvrant des réponses inattendues à des questions insolites, le tout en jouant et en rigolant. Que vous soyez habitué ou non des soirées Hungry Planet, vous allez passer un agréable moment de suspense!

Un buffet local, de saison et de qualité

Comme de tradition, le traiteur maison des Rotondes Steffen confectionnera un buffet de saison tout régional et commerce équitable.

Discussion conviviale dans la Plateforme et autour du bar de la Rotonde 1.

Mercredi 10.04.2018 à 18:30 h
Rotonde 1, place des Rotondes, Luxembourg-Bonnevoie

Participation aux frais:
Membres(*) : EUR 16,-
Non membres: EUR 21,-
(*) Membres de Slow Food, Fairtrade et SOS Faim

Réservation obligatoire avant lundi, 08.04.2019

Posted in @fr |

Vente de travaux au crochet

Du crochet solidaire

vente d’articles au profit de SOS Faim 

Madame Cruciani vous propose divers travaux au crochet fait à la main. Si vous êtes intéressés par ces travaux, contactez-la au (00352) 621 24 01 83 / maracr@pt.lu.

Une partie de l’argent sera versé à SOS Faim.

Un tout grand merci à Madame Cruciani pour ce geste solidaire.

Vous avez aussi un talent artistique (ou autre) et vous voulez le mettre au profit d’une bonne cause?

Contactez-nous info-luxembourg@sosfaim.org / 49 09 96

bbbbbbb

Posted in @fr |

Point de vue sur l’industrie laitière

L’industrie laitière veut le beurre, l’argent du beurre et le sourire des producteurs!

Article publié dans Le Quotidien le 6 mars 2018

Alors que depuis la fin des quotas laitiers (avril 2015), les éleveurs laitiers européens sont étranglés par la chute des prix de leur production, les industriels du lait, eux, se portent plutôt bien, et diversifient à l’infini leurs gammes de produits. Comment un tel prodige est-il possible?

Si les « marchés émergents » sont couramment mis ne avant pour justifier la frénésie à inventer des produits, le miracle est ailleurs. On nous parle de ces nouvelles classes moyennes qui veulent consommer des produits laitiers et les grands groupes industriels du secteur se targuent de savoir « anticiper les tendances de marchés, en s’adaptant aux modes de production et de consommation, tout en respectant les spécificités locales et culturelles de chaque pays. »

C’est l’alibi de la demande d’innovation qui encourage ces industriels à mettre sur le marché des pays émergents des substituts de lait ayant son apparence mais pas sa valeur nutritive : ils ne se contentent plus de transformer la surproduction européenne en poudre de lait, mais ont créé une poudre de lait écrémée et réengraissée avec de la matière grasse végétale, le plus souvent de l’huile de palme.. Utilisés en Europe uniquement pour des préparations industrielles, ces mélanges de lait en poudre réengraissé en matière grasse végétale arrivent sur les marchés ouest-africains  pour un prix de vente 30% moins cher que le lait entier en poudre (et 150 fois moins cher que le lait local). Pas surprenant alors que leur vente explose: « En 2015, pour la première fois, l’Afrique de l’Ouest importait plus de poudre de lait réengraissée que de poudre de lait entier. Or, « l’huile de palme n’est bonne ni pour l’environnement (déforestation et accaparement des terres paysannes), ni pour la santé », expliquent les ONG qui tirent la sonnette d’alarme[1]. Les consommateurs ouest-africains qui ne sont pas habitués à lire les étiquettes sur les produits, achètent cette poudre en croyant avoir à faire à de la poudre de lait traditionnelle.

Or, de Dakar à Ouagadougou, chacun décrit une détérioration généralisée de la santé avec une multiplication des demandes de dialyses, « dès l’âge de 12-13 ans ». «On est tous d’accord que nos parents étaient en meilleure santé que nous! Avant on était vieux à 90 ans, aujourd’hui on est vieux à 60! », affirment plusieurs paysans. De fait, en 2018, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 37 % des décès dans le pays étaient liés aux MNT (cancers, pathologies cardio-vasculaires, respiratoires, métaboliques, etc.). En 2017, le diabète a tué plus de 300 000 Africains ! Avec une augmentation de 156 % des cas en moins de trente ans, l’Afrique est en passe de devenir la région du monde avec la plus forte progression de la maladie.

… La seule consommation de lait réengraissé n’est évidemment pas la cause de ces différents fléaux, mais elle tient une part dans la surconsommation de produits industriels, trop gras, salés et sucrés : « Nous observons cela partout : l’industrie agroalimentaire dépense énormément en marketing afin que le consommateur se sente valorisé en achetant ses produits, et c’est d’une efficacité redoutable», confirme Stéphane Besançon, directeur de l’ONG Santé diabète, présente dans différents pays d’Afrique de l’Ouest, où l’étiquetage des produits n’est pas obligatoire.

Preuve que, délivrés d’une obligation de normes, les industriels n’accordent pas d’importance à la qualité nutritionnelle de leurs produits ; considèrent-ils que, parce qu’elle est vendue à bas prix, la mauvaise alimentation serait malgré tout un « service rendu aux « pauvres » » ?

Des standards de qualité variables pour les riches et les pauvres

N’en déplaise à la bonne conscience des dits industriels, ces mélanges de lait réengraissé contribuent plus sûrement au cercle vicieux du sous-développement : alors que le litre de lait local coûte au transformateur entre 250 et 600 FCFA (selon la région et la saison), le litre de lait reconstitué à partir de poudre réengraissée lui revient entre 170 et 200 FCFA. Ce différentiel colossal est également facilité par l’Union Européenne qui, d’un côté, soutient la production de lait européenne en apportant des aides (même si celles-ci s’avèrent insuffisantes pour les producteurs), et de l’autre, impose une libéralisation des échanges permettant d’ores et déjà aux sacs de poudre de lait de pénétrer sur les marchés avec seulement 5% de droits de douane. Cela est d’autant moins anodin que le Kenya, comme le Rwanda, sont parvenus à devenir autosuffisants en lait en l’espace de 10 ans, grâce à la protection de leur marché par des droits de douanes conséquents!

Car oui, les pays ouest-africains produisent du lait ( 2,5 milliards de tonnes en 2016) mais pour se développer et faire de la transformation locale, la filière lait aurait besoin d’être soutenue et protégée, ainsi que l’a fait pour le marché européen la PAC des débuts avec la « préférence communautaire ». Au lieu de quoi, la filière lait ouest-africaine doit faire face à la concurrence féroce d’importateurs qui s’appuient sur une PAC devenue fer de lance du libre-échange. Une fois retirée la bonne graisse du lait, les grandes firmes laitières européennes l’utilise pour fabriquer… du beurre : à 500 euros la tonne d’huile de palme et 6000 euros celle de beurre, on comprend mieux la motivation de l’innovation qui consiste à retirer la matière grasse animale pour la remplacer par de la végétale.

Il y a là, avouons-le, un remarquable tour de passe-passe qui donne soudain à l’expression « le beurre et l’argent du beurre » une pertinence inédite!!

…quant au sourire des producteurs, il faudra faire quelques efforts, et consentir à mieux partager les revenus du lait !

Marine Lefebvre

www.sosfaim.lu

Sur la même thématique : 13/03: Hungry Planet – Das System Milch ; Wie die Kuh vom Eis holen?

Im Rahmen der Programmation des Kulturhauses ROTONDES organisieren SLOW FOOD Luxembourg, FAIRTRADE Lëtzebuerg und SOS Faim die Veranstaltungsreihe HUNGRY PLANET.

Obligatorische Reservierung vor Sonntag, 10.03.2019 auf www.rotondes.lu

http://rotondes.lu/agenda/details/event/system-milch/

 

[1] L’étude Contraintes et leviers sur la filière de lait local réalisée par SOS Faim, le CFSI et le GRET sort très prochainement.

Posted in @fr |

Témoignage: retour d’une mission en Ethiopie

De retour d’une mission en Ethiopie du 16 au 29 janvier 2019, notre responsable des partenaires en Ethiopie, Chris Felten, nous livre ses impressions.

Quels étaient les objectifs de ta mission ?

L’objectif principal de ma mission était de passer en revue les activités 2018 avec tous nos partenaires et d’identifier conjointement avec eux leurs axes d’intervention prioritaires et les budgets y relatifs pour l’année 2019. Chaque mission est également l’occasion de discuter, de manière plus générale, de l’évolution institutionnelle des partenaires et des défis/enjeux/problèmes qu’ils rencontrent dans leur travail quotidien. Et comment SOS Faim pourrait les soutenir à surmonter ces difficultés/obstacles.

As-tu eu l’occasion d’aller voir sur le terrain le travail que nos partenaires réalisent avec les agriculteurs éthiopiens ?

J’ai profité de cette mission pour visiter deux coopératives (Biru Tesfa et Abdi Gudina) et une union laitière (Biftu Berga) à Holeta, à une quarantaine de km au Nord-Ouest d’Addis, dans la « ceinture du lait » en périphérie de la capitale éthiopienne. Ces coopératives tout comme l’union ont bénéficié du soutien (financier, matériel et technique) de notre ONG partenaire locale Hundee les deux dernières années, et seront aussi soutenu l’année prochaine 2019 (équipement pour collecte et contrôle du lait, renforcement des capacités, fonds de roulement). La visite m’a permis de comprendre davantage le fonctionnement général, les mécanismes de structuration & la complexité du marché laitier éthiopien. J’ai aussi pu échanger avec les paysans membres sur les objectifs qu’ils ont et leur vision à court et moyen terme en matière de développement de leurs coopératives respectives. Ce sont toujours des moments très privilégiés et intenses en émotions.

Qu’est-ce que tu retiens de cette mission ?

Le besoin et la nécessité de continuer de structurer les agriculteurs à travers des organisations à base communautaire (coopératives, unions, Self-Help Groups (femmes), FLG – Farmers Learning Groups, …) C’est selon moi un des seuls moyens de pouvoir faire avancer leur cause… Nos IMF (institutions de microfinance) partenaires nous ont aussi encore une fois précisé qu’il est plus facile de travailler avec les agriculteurs quand ils sont organisés (la majorité des crédits agricoles sont octroyés sous forme de groups loans : entre 12-20 paysans se retrouvent dans un « groupe de crédit » ce qui leur facilite l’accès à ce mécanisme financier).

Mais de l’autre côté, il faut aussi être conscient du fait que la plupart des coopératives et unions éthiopiennes ont été mis en place par le gouvernement, avec une approche qui, parfois, peut être qualifiée de top-down. Nous assistons donc à une grande disparité du niveau des compétences entre les différentes coopératives et unions, ce qui rend notre travail de renforcement des capacités avec nos ONG partenaires (au profit des groupements de base communautaire) d’autant plus important.

Merci Chris pour ce retour !

Nos actions en Éthiopie:

SOS Faim soutient des coopératives et des organisations paysannes qui aident directement ces agriculteurs. Elles leur offrent du matériel, des formations et du bétail. Elles leurs permettent d’accéder à la sécurité alimentaire et d’être moins vulnérables.

  • SOS Faim apporte son appui à deux ONG locales, Hundee et Facilitators for Change deux organisations qui aident directement les paysans, notamment les femmes et les jeunes, à travers différents programmes et formations.
  • SOS Faim apporte également son soutien à trois institutions de microfinance, Harbu, Bussa Gonofaa et Wasasa, qui octroient des petits crédits aux agriculteurs souvent exclus du système financier classique

En savoir plus…

Vous voulez aider les agriculteurs éthiopiens à améliorer durablement leur condition de vie ?

Merci pour votre générosité !

CCPLLULL – IBAN LU22 1111 0055 5526 0000

CCRALULL – IBAN LU98 0090 0000 4800 0046

 

Posted in @fr |

13/03: Hungry Planet – Das System Milch

Im Rahmen der Programmation des Kulturhauses ROTONDES organisieren SLOW FOOD Luxembourg, FAIRTRADE Lëtzebuerg und SOS Faim die Veranstaltungsreihe HUNGRY PLANET. Das 62. Event der Reihe, im März 2019, heißt:

System Milch
Wie die Kuh vom Eis holen?

Das System Milch: die Wahrheit über die Milchindustrie
Fast auf jeder Milchpackung sehen wir das Bild glücklicher Kühe, doch die Wirklichkeit sieht anders aus. Milch ist ein gefragter Rohstoff, mit dem knallhart gehandelt wird. Dieser spannende Dokumentarfilm über die Welt der Milch wirft einen Blick hinter die Kulissen. Wir treffen Landwirte mit unterschiedlicher Betriebsgröße, Industrielle, Wissenschaftler und andere Experten, um die Frage zu beantworten, welche weitreichenden Folgen das große Geschäft mit der Milch hat – auf Tiere, auf die Umwelt und auf die Menschen, nicht zuletzt auf die Landwirte. Das System MILCH ist eine filmische Reise über mehrere Kontinente, die mit Vorurteilen aufräumt und Lösungen aufzeigt. Der Film wurde von «Slow Food München» unterstützt. (Das System MILCH, Österreich 2017, 91’, leider nur in alpinem Dialekt mit deutschen Untertiteln).

Glückliche Kühe und Milchbauern in Luxemburg?
Die im Film gezeigten Beispiele zeigen die vielfältigen Aspekte der Milchproblematik, im alpinen Raum, aber auch in Senegal oder China. Wie sieht es in Luxemburg aus? EinE VertreterIn der jungen Bauernschaft in Luxemburg wird einen kurzen Einblick in die regionalen Besonderheiten geben und auf Fragen aus dem Publikum antworten.

Das gehaltvolle Milchbuffet
Wie gewohnt, wird der Rotondes-Haustraiteur Steffen ein Buffet auf der Basis von regionalen Milchprodukten anbieten:

  • Crémeux de cèpes au lait de tonka et chips de tomates
  • Oeuf avec un lait salé au Lisanto, garni avec de la tomate confite
  • Bocal de cabillaud en croute d’herbes, julienne de légumes et une mousse de lait à la truffe
  • Riz au lait salé, parmesan et quelques girolles
  • Mousse au chocolat avec une gelée au lait
  • Macaron au fruit de passion et confiture de lait

Anschließend Möglichkeit zur Diskussion im Rahmen der Plateforme und der Bar in der Rotonde1.

Mittwoch 13.03.2019 um 18:30 Uhr
Rotonde 1, place des Rotondes, Luxembourg-Bonnevoie

Unkostenbeitrag: Mitglieder(*) : EUR 16,- Nicht-Mitglieder: EUR 21,-
(*) Mitglieder von Slow Food, Fairtrade und SOS Faim

Obligatorische Reservierung vor Sonntag, 10.03.2019 auf www.rotondes.lu
http://rotondes.lu/agenda/details/event/system-milch/

Posted in @fr |

Offre de stage au service information

Offre de stage : Appui au service Information à partir de mars 2019 (trois mois minimum)

( valorisation et diffusion de la campagne de sensibilisation Changeons de menu, recherche en lien avec les pays du Sud et le plaidoyer)

Présentation de SOS Faim

 

Créée en 1993, SOS Faim Luxembourg a pour vision un monde sans faim, plus équitable, plus solidaire et plus respectueux de l’environnement, où chaque peuple peut vivre dignement, en paix en satisfaisant ses besoins fondamentaux.

Sa mission est de contribuer à la souveraineté alimentaire par l’agriculture familiale durable. En Afrique, SOS Faim finance et accompagne une vingtaine de partenaires (organisations de producteurs agricoles, institutions de microfinance, ONG) dans six pays (Bénin, Burkina Faso, Ethiopie, Mali, Niger, Rép. Dém. du Congo). Au Luxembourg et en Europe, SOS Faim mobilise les citoyens en faveur d’une alimentation responsable et interpelle les décideurs pour davantage de cohérence des politiques pour lutter contre la faim et la pauvreté. Les valeurs qui sous-tendent l’action de SOS Faim sont la dignité, le respect, l’équité, la solidarité, l’autonomie et la durabilité.

SOS Faim est une organisation non-gouvernementale (ONG) agréée par le ministère luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes (MAEE).

SOS Faim mène une campagne en faveur d’une alimentation respectueuse des hommes et de l’environnement : Changeons de Menu !

Selon les chiffres publiés par la FAO en 2017, 815 millions d’individus souffrent de la faim à travers le monde, dont 2/3 sont des paysans et leurs familles vivant en milieu rural. Pourtant la terre produit assez de nourriture pour nourrir l’ensemble de la population mondiale, alors même qu’un tiers de la nourriture destinée à la consommation humaine est jetée chaque année.

C’est dans ce contexte que nous avons lancé en 2015 une campagne de mobilisation citoyenne intitulée « Changeons de menu ![2] » qui vise à sensibiliser le public luxembourgeois à une alimentation responsable, respectueuse des hommes et de l’environnement.

La première partie de cette campagne vise à prendre conscience de l’impact de son alimentation sur l’environnement à travers le calculateur de l’empreinte alimentaire : (http://www.changeonsdemenu.lu/calculez-votre-empreinte-alimentaire/). Dans un second temps, les consommateurs sont invités à diminuer leur empreinte alimentaire à travers 10 gestes simples et quotidiens. Enfin, différentes initiatives luxembourgeoises ont été répertoriées dans notre carte de l’alimentation responsable (http://www.changeonsdemenu.lu/carte). L’objectif de ce projet est de rassembler l’ensemble des producteurs, artisans, cuisiniers, collectivités du Grand-Duché du Luxembourg à taille humaine qui pratiquent une production / transformation, une distribution et une consommation responsable. Les initiatives répertoriées s’inscrivent dans une démarche de progression vers un système alimentaire responsable, tant pour les méthodes de production que de transformation. C’est dans le cadre de cette campagne que SOS Faim recherche un étudiant pour réaliser une enquête auprès des 80 membres de la carte de l’alimentation responsable.

Double objectif du stage :

  • permettre à la campagne de situer les initiatives recensées dans leur démarche vers une alimentation responsable sur base de la Charte d’adhésion et d’un questionnaire préalablement réalisés par SOS Faim. Il s’agira également de développer le « sentiment d’appartenance » des membres de la carte à une communauté ayant des objectifs communs.
  • rechercher les initiatives prise sur le continent africain en matière de sauvegarde des semences paysannes

Les modalités de stage :

 

 

 

L’étudiant sera amené à :

  • Rencontrer les différentes initiatives déjà répertoriées en vue de remplir le questionnaire ;
  • Chercher de nouvelles initiatives luxembourgeoises qui s’inscrivent dans cette démarche ;
  • Encoder et analyser les résultats ;
  • Réaliser des interviews en vue de valoriser certaines initiatives sur nos supports de communication (site internet, réseaux sociaux, publications…) ;
  • Développer des informations et des activités sur les réseaux sociaux ;
  • Participer à la vie de l’association en fonction des besoins et disponibilités et l’étudiant.
  • appui à l’organisation d’activités de sensibilisation et de conférences
  • Recherche en vue de la rédaction d’un document de capitalisation sur la mise en place de maisons de semences paysannes sur le continent africain (succès et échec). Identifier les « leçons apprises » par les différentes structures.

Convention de stage obligatoire. Tickets restaurants   + Frais d’abonnement transports pris en charge à 100%.

  • Profil souhaité :

 

Etudes supérieures (bac +4 ou +5) en lien avec l’agronomie, la coopération au développement…

Expérience souhaitée :   Travaux de recherche et synthèse documentaire.

Bonne capacité de recherche documentaire, analyse, synthèse, rédaction ;

Bonnes capacités d’organisation ;

Langues : Français – Bonne compréhension de l’anglais écrit.

Bonne compréhension de l’allemand et du luxembourgeois seraient un plus.

Si vous êtes intéressés, merci de prendre contact avec Marine Lefebvre, responsable du service Information : marine.lefebvre@sosfaim.org

[2] www.changeonsdemenu.lu

Posted in @fr |

13/02 soirée Hungry Planet: Burkinabe Bounty

Dans le cadre du programme socioculturel de l’espace culturel Rotondes, SLOW FOOD Luxembourg, FAIRTRADE Lëtzebuerg et SOS Faim organisent depuis 2008 des soirées sous la dénomination de HUNGRY PLANET et vous invitent à notre prochain événement :

Burkinabè Bounty

Le mercredi 13.02.2019 à 18:30 heures
Rotonde 1, place des Rotondes, Luxembourg-Bonnevoie

Nous avons le plaisir de pouvoir montrer le documentaire « Burkinabè Bounty» (en langue française) produit en collaboration avec Slow Food International, en présence de la réalisatrice Iara Lee.

La cinéaste Iara Lee est fondatrice/directrice du Cultures of Resistance Network et a réalisé et produit plusieurs longs-métrages documentaires et des douzaines de courts-métrages au cours de la dernière décennie. Elle a remporté de nombreux prix. La cinéaste, impliquée dans Slow Food depuis 2004, a notamment soutenu le projet de Slow Food «10 000 jardins en Afrique» et suit de près les activités sur le continent. Suite aux insurrections de 2014 au Burkina Faso, Iara Lee a voulu suivre les activités du réseau Slow Food sur ces territoires au nom de la souveraineté alimentaire. En présentant des agriculteurs militants, des étudiants, des artistes et des leaders du mouvement Slow Food, le film montre comment le peuple burkinabé réhabilite ses terres et défend ses traditions contre l’empiètement de l’agro-industrie.

Iara Lee nous racontera la situation au Burkina Faso qu’elle a vécue, le  « making of » du film.

En introduction Thierry Origer, président de Slow Food Luxembourg, donnera un bref aperçu sur la présence de Slow Food au Burkina Faso et Nedjma Bennegouch, responsable du service appui aux partenaires chez SOS Faim, parlera des projets de SOS Faim.

Comme de tradition, le traiteur maison des Rotondes Steffen confectionnera un buffet à inspiration africaine :

  • Petite salade de millet façon taboulé
  • Doux mélange de patates douce et fromage de chèvre en verrine
  • Bocal de riz au gras avec quelques légumes
  • Gaufre au fonio garni aux légumes
  • Tapioka de lait de coco avec un coulis de mangue
  • Macaron à la banane.

Pour clôturer comme toujours : Discussion conviviale dans la Plateforme et autour du bar de la Rotonde 1.

Participation aux frais: Membres(*) : EUR 16,- Non membres: EUR 21,-
(*) Membres de Slow Food, Fairtrade et SOS Faim

Réservation obligatoire avant lundi, 11.02.19 sur www.rotondes.lu

 

 

Posted in @fr |

“Laisser nous circuler sur notre continent”

Alors que débutait le sommet de Rabat pour l’adoption du pacte de Marrakech, des organisations de la société civile africaine ont lancé ce « cri de cœur » pour dénoncer des « politiques migratoires xénophobes contre les Africains ».

« Au moment où nos collègues européens, américains ou asiatiques, usant de leur exemption de visa pour le Maroc, prenaient leur billet d’avion pour Marrakech, nous Africains, étions encore en train d’attendre que le Royaume chérifien veuille bien nous délivrer un visa. En fin de compte, nos délégations africaines ont dû payer plus cher leurs billets d’avion par rapport aux délégations des autres continents car ayant été obligées de les prendre à la dernière minute. A l’heure où les Nations Unies appellent dans le plan de développement pour 2030 à ‘’ne laisser personne en arrière’’, à l’heure de l’adoption du Pacte Mondial pour les Migrations, nous, les Africains, continuons à subir des politiques sécuritaires pour nous empêcher de circuler librement par rapport aux autres parties du monde. (…) Nous dénonçons les Etats africains qui continuent de jouer le jeu de l’Occident contre l’intégration africaine (…). Nous refusons la volonté de cantonner les Africains dans leur pays en renforçant les contrôles aux frontières, dans les déserts, sur les mers et dans les aéroports. »

De fait, c’est depuis la fin octobre que les ressortissants du Mali, de la Guinée Conakry et du Congo Brazzaville sont dans l’obligation de se faire établir une « Autorisation électronique de voyage » (AVEM) avant de se rendre au Maroc. Pour certains ressortissants des pays concernés par l’AVEM, ce dispositif est surprenant, voire incompréhensible, puisque les relations entre le Royaume, le Mali, la Guinée Conakry et le Congo Brazzaville sont qualifiées de cordiales. Selon certains observateurs, ces nouvelles dispositions relèveraient d’un « diktat de l’UE » : « cette mesure s’inscrit parfaitement dans la politique européenne de gestion de la migration qui a transformé les pays du Maghreb en de simples gendarmes chargés de surveiller et de contrôler les flux migratoires en provenance d’Afrique », a déclaré au quotidien marocain Libération  Ousman Diarra, président de l’Association malienne des expulsés, ajoutant que le Maroc serait « le premier pays du Maghreb à avoir pris cette décision et que celle-ci augure du fait que l’Algérie, la Tunisie et la Libye lui emboîteront le pas ».

Négation des traditions comme des droits

De fait, au nom de la lutte contre l’immigration clandestine, les droits humains fondamentaux des ressortissants de la grande majorité des Etats africains sont couramment bafoués. Pas seulement par le déficit d’intégration intra-africaine mais aussi par le chantage qui sert de politique aux décideurs européens : ce que le jargon européen nomme gentiment « sécurisation des frontières extérieures de l’Europe » est vécue en Afrique de l’Ouest comme une atteinte au droit humain fondamental (reconnu comme tel par la Déclaration de 1948) de circulation. De plus, cette violation intervient dans un contexte sous-régional où les migration intra-régionales sont une tradition multi-séculaire et bien souvent une question de vie ou de mort, lorsque, par exemple, les réserves pour nourrir sa famille avant la prochaine récolte sont épuisées. Or, pour ne citer que l’exemple du Niger, celui-ci a, depuis, 2010, bâti un arsenal juridique répressif qui criminalise notamment le transport de personnes

Les sanctions prévues pour les infractions liées au « trafic illicite de migrants » peuvent atteindre jusqu’à 30 ans d’emprisonnement et de très lourdes amendes. Soit, mais imagine-t-on un chauffeur de car européen exiger les papiers d’une personne avant de l’embarquer ?

Dans les faits, cette loi conduit les transporteurs à ne plus prendre le risque d’exercer leur métier, et ce, dans une région où le voyage n’est possible que par camion, qu’on soit migrant s’orientant vers l’Europe, ou simplement, comme c’est le plus souvent le cas, voyageur qui cherche à rejoindre le pays sahélien voisin…

Migration ou terrorisme

Germain Ouedraogo, acteur engagé de la société civile du Burkina Faso nous rapportait récemment une anecdote éclairante : « un jeune éleveur dit ‘je ne savais pas que prendre deux bouts de fil et les toucher entre eux pouvait rapporter cinq cent mille francs’. Il venait d’enclencher une mine artisanale qui a fait sauter un véhicule des forces de défense et de sécurité. »… cela pour rappeler la situation de déshérence où se trouve une large partie des populations des pays du Sahel, et tout particulièrement la jeunesse au sujet de laquelle il se dit aussi : « quand on va jusqu’à enlever le droit de rêver aux jeunes, on en fait des criminels, des terroristes. »

Le droit de rêver, c’est celui de pouvoir espérer une vie meilleure, et si ce n’est possible chez soi, alors ailleurs…

Marine Lefebvre

www.sosfaim.lu

Posted in @fr |

SOS Faim rejoint le Réseau mondial pour le droit à l’alimentation et la nutrition

Les 25 ans de SOS Faim ont été également marqué par l’adhésion au Réseau mondial pour le droit à l’alimentation et la nutrition : il s’agit d’une initiative d’organisations de la société civile d’intérêt public et de mouvements sociaux – paysans, pêcheurs, éleveurs, personnes sans terre, consommateurs, personnes vivant dans la pauvreté en milieu urbain, travailleurs de l’agriculture et de l’industrie alimentaire, femmes, jeunes, et indigènes – « qui reconnaissent la nécessité d’agir conjointement pour donner effet au droit humain à une alimentation et une nutrition adéquates. »

Lancé à Vienne en 2013, ce réseau est coordonné par le FIAN International et rassemble une trentaine d’organisations membres. Il comprend également un Observatoire du Droit à l’alimentation et à la nutrition qui prend la forme d’une publication annuelle recensant les politiques, processus et thématiques majeurs liés au droit à l’alimentation et à la nutrition aux niveaux mondial, régional, national et local. « Elle permet de la sorte d’offrir une visibilité aux luttes et aux efforts des peuples sur le terrain. En tant qu’outil de suivi, son objectif est de contribuer à renforcer la responsabilisation et à faire progresser la réalisation du droit à l’alimentation et à la nutrition pour tous. »

Posted in @fr |