[Action] « Eis Finanzplaz 4 Human Rights »

SOS Faim fait partie de L’Initiative pour un devoir de vigilance au Luxembourg. C’est dans ce contexte que l’ONG relaie l’action «Eis Finanzplaz 4 Human Rights».

Le résultat n’aurait pas pu être plus clair : selon une enquête réalisée par TNS Ilres pour l’Initiative pour un devoir de vigilance, 86% de la population résidente estime  que le cadre réglementaire au Luxembourg devrait responsabiliser le secteur financier afin d’empêcher le financement d’activités de sociétés dont les activités seraient liées à des violations des droits humains et des dommages environnementaux. Lire le communiqué de presse de l’Initiative

Vous aussi, vous êtes en faveur d’une loi obligeant les entreprises du secteur financier à respecter les droits humains et éviter les dommages environnementaux? 

Un premier pas pour les acteurs institutionnels du secteur financier luxembourgeois comme Luxembourg for Finance, l’agence pour le développement du secteur financier, serait de s’engager en faveur des droits humains et de l’environnement au niveau de leurs politiques de gouvernance. 

Aidez-nous à demander au directeur général Nicolas Mackel de promouvoir la diligence raisonnable et l’adoption d’une telle législation au niveau national et européen. 

Comment participer à l’action?

Pour participer à l’action, vous pouvez:

  • envoyer votre carte postale à Nicolas Mackel. Pour ce faire, remplissez le formulaire contact et commandez vos cartes. Veuillez indiquer le nombre de cartes désirées, la langue (français, luxembourgeois) et votre adresse postale. Attention: n’oubliez pas d’ajouter un timbre sur votre carte, 
  • signer l’appel à l’attention de Nicolas Mackel en cliquant sur le bouton ci-bas
  • interpeller Nicolas Mackel (@MackelNicolas) sur Twitter, p.ex en vous prenant en photo avec la carte postale ou en utilisant l’image de la carte.

Merci pour votre soutien! #Mackel4HumanRights

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[Témoignage] «Ici, nous sommes dans une situation très difficile»

Courant avril, SOS Faim a reçu le témoignage du directeur d’une IMF (Institution de Microfinance) partenaire au Burkina Faso.
Celle-ci a pu bénéficier d’un refinancement grâce au dispositif Agri+ développé par SOS Faim.

« Ici, nous sommes dans une situation très difficile, nous gérons des angoisses presque toutes les semaines.
La situation sécuritaire dans l’Est est très dégradée : plus des 2/3 du territoire de la région de l’Est est occupée par les terroristes qui causent de nombreuses morts et des milliers de déplacés internes. Ils kidnappent beaucoup de personnes, les concessions et des produits agricoles sont incendiés, ils volent beaucoup d’animaux. Parmi les victimes, nombreux font partie de nos bénéficiaires.

Depuis fin janvier 2022 une de nos caisses est fermée à cause de cette insécurité, les agents se retrouvent au point de service de la commune voisine. Deux autres caisses sont presque non fonctionnelles. La population a quitté ces villages et ces caisses peuvent souvent fermer les portes à cause de l’insécurité.
Nous mettons tout en œuvre pour nous adapter mais avec la situation d’insécurité très persistante, les choses se compliquent. Les déplacements à l’intérieur de la région deviennent très compliqués. Les ménages, urbains comme ruraux, sont touchés par une famine sans précédent.
Dans ce contexte dégradé, nous faisons au mieux pour répondre à nos obligations
».

Agri+ est un dispositif de financement de l’agriculture familiale au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Il vise à améliorer les conditions d’accès aux services financiers pour les exploitations familiales agricoles.

Un site Internet spécifique est dédié à Agri+. Vous y trouverez de nombreuses informations pour en apprendre davantage sur ce dispositif.

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Changeons de menu ! Engageons-nous pour la transition alimentaire

Face aux tensions qui pèsent sur le système agro-alimentaire mondialisé, un changement profond est requis qui implique l’évolution des comportements de consommation mais aussi celle des normes. Avec ce questionnaire, SOS Faim vous invite à découvrir pourquoi et comment nous sommes tous concernés et tous acteurs !  En vous offrant une opportunité d’agir pour le changement, SOS Faim vous remercie de répondre à ce questionnaire :

En répondant à notre questionnaire, SOS Faim vous offre la possibilité de gagner un lot chez un de nos membres de la carte de l’alimentation responsable d’une valeur de 50EUR. Le gagnant sera tiré au sort le lundi 11 juillet.

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Merci aux employés de BNP Paribas Securities Services pour le chèque de 4.000€

Le jeudi 28 avril 2022, BNP Paribas Securities Services a remis un chèque de 4.000 € à SOS Faim.

Grâce à la collecte de chèque cadeaux de fin d’année, les employés de BPSS ont rassemblé un total de 12.000€. Ce montant fut ensuite partagé pour soutenir les projets de trois Asbl luxembourgeoises, dont SOS Faim. 

SOS Faim remercie les employés de BNP Paribas Securities Services pour leur important soutien financier. Grâce à leur don, nous pouvons continuer de lutter contre la faim et la pauvreté dans le monde en promouvant une autre forme d’agriculture, plus résiliente et solidaire.

En partenariat avec 23 organisations africaines engagées pour le développement de l’agriculture familiale durable dans sept pays différents, nous travaillons sans cesse pour la transformation du système agricole et alimentaire.

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Microfinance en Éthiopie : expérimentation d’un produit financier facilitant l’accès des petits producteurs aux engrais liquides organiques.

La faim

Si 9% de la population mondiale souffrent de la faim, 80% de celle-ci sont issus de familles d’agriculteurs, d’éleveurs ou de pêcheurs. Quelles en sont les raisons ?

La faim est avant tout la conséquence de la pauvreté. Elle peut être expliquée et accentuée par d’autres causes comme les conflits, l’inflation des prix des denrées alimentaires, les catastrophes naturelles, les conditions climatiques extrêmes, etc. Mais c’est l’adoption de politiques commerciales et agricoles nationales mais aussi internationales, incitant à la monoculture et à l’utilisation de produits chimiques, qui maintient les principaux acteurs de l’agriculture familiale dans une pauvreté paradoxale.

L’agroécologie : nourrir le monde sans le détruire

SOS Faim choisit de soutenir des partenaires engagés dans une agriculture durable, qui s’intéressent plus ou moins intensément à l’agroécologie.

L’agroécologie est un modèle de production agricole qui prend en compte les principes suivants : la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, la limitation des externalités négatives, la génération de revenus sûrs et locaux et la valorisation de l’humain et des dynamiques sociales. C’est une approche globale qui va plus loin qu’un simple changement d’un itinéraire technique agricole.

L’utilisation d’engrais liquides organiques en Éthiopie

Contrairement à l’utilisation d’engrais chimiques comme l’urée, l’utilisation d’engrais liquide organique n’est à ce jour pas très répandue chez les petits exploitants agricoles éthiopiens. Pourtant, différents acteurs, y compris certains gouvernements régionaux, travaillent ensemble en vue de développer leur utilisation. En effet, ils sont bénéfiques à bien des égards :

  • L’environnement
    L’engrais organique ajoute des éléments nutritifs essentiels à la croissance et à la santé des cultures, tout en améliorant la fertilité des sols ;
  • La productivité
    L’utilisation de ces engrais entraine, dans la plupart des cas, une amélioration de la productivité des cultivateurs ;
  • L’économie locale
    La floraison d’acteurs locaux, comme les fournisseurs et revendeurs, sur le marché local impacte positivement l’économie du pays. Les intrants organiques sont en effet produits localement, dans les territoires.
Exemple d’engrais liquide organique éthiopien

Un produit financier facilitant l’accès des petits producteurs aux engrais liquides organiques

Buusaa Gonofaa MFI (BG), partenaire de SOS Faim en Éthiopie, est une institution de microfinance créée en 1999 qui propose des services financiers durables et adaptés aux besoins des populations rurales et péri-urbaines pauvres, en ciblant particulièrement les femmes, les petits paysans et les jeunes sans terre.

Alors que 55% des crédits octroyés par BG sont orientés vers l’agriculture, l’institution de microfinance va un cran plus loin en étudiant le développement d’un modèle financier qui encourage l’utilisation d’engrais liquides organiques par ses clients petits exploitants. Ce modèle ne se limiterait pas au seul prêt spécifique pour accéder à ces engrais, mais il inclurait également la mise en relation des fournisseurs et des agriculteurs, le financement des acteurs clés de la chaîne d’approvisionnement ainsi que la coordination avec ces mêmes acteurs pour s’assurer que les clients de BG utilisent des engrais organiques pour leur production agricole.

Afin de faire de ce projet une réalité, les étapes essentielles suivantes sont en cours :

  • Étude de faisabilité ;
  • Identification des fournisseurs et revendeurs existants et potentiels ;
  • Définition des partenariats et interactions entre les acteurs clés (entreprises privées, distributeurs, coopératives, gouvernement, etc.) ;
  • Sensibilisation des clients cibles sur l’opportunité d’utiliser des engrais organiques et sur le service financier proposé par BG ;
  • Formation du personnel de l’IMF.

Cette prise d’initiative de la part de BG est une avancée bien appréciée mais n’est qu’une première étape. Le grand défi qui se posera concerne la pérennisation de ce produit financier dans le temps. SOS Faim accompagnera BG dans cette démarche et soutiendra toujours l’agriculture familiale durable car l’ONG reste convaincue qu’elle peut nourrir le monde et faire reculer la pauvreté.

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[Article] « La souveraineté alimentaire au service des paysans »

Découvrez l’article écrit par Marine LEFEBVRE, Coordinatrice du pôle Information – Plaidoyer chez SOS Faim, dans le cadre de la journée internationale des luttes paysannes, le 17 avril dernier.

Augmenter la production agricole intensive au nom de la souveraineté alimentaire ?
Tel est le crédo des tenants d’une agriculture productiviste qui utilisent la guerre en Ukraine pour réclamer une intensification de la production sur le sol européen en s’appuyant sur la souveraineté alimentaire, …quitte à dévoyer le concept !

Comme une ultime fuite en avant d’un système qui cumule contre lui toutes les évidences, les lobbies de l’agriculture productiviste ont détourné la souveraineté alimentaire pour justifier une intensification de la production agricole. Ce faisant, ils passent sous silence la nécessaire augmentation corollaire de l’approvisionnement en engrais largement dépendant des hydrocarbures venus de Russie ! Ce projet d’intensification s’inscrit donc clairement à l’encontre des efforts de l’UE pour réduire son approvisionnement en pétrole et gaz naturel en provenance de Russie.

Alors que le 17 avril est la Journée mondiale des luttes paysannes, nous sommes toutes et tous concernés, car la souveraineté alimentaire est un concept créé par le mouvement paysan international dans le dessein de construire un avenir alimentaire durable et équitable, émancipé de la puissance destructrice des lobbies.

La prise de conscience remonte aux années 90 :  constat d’une aggravation des inégalités (pour l’accès aux marchés ou aux facteurs de production -ressources naturelles et financières-) provoqué par le système commercial mondialisé.  Émerge alors parmi les organisations paysannes une vision commune basée sur l’opposition aux règles de l’OMC et sur le besoin de faire entendre la voix des paysan∙ne∙s. C’est lors d’une rencontre internationale à Mons en 1993 qu’est née La Via Campesina, un mouvement représenté aujourd’hui dans 81 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques et riche de 200 millions de membres. Trois ans plus tard, la Via Campesina forgeait le concept de « souveraineté alimentaire », comme exprimant « l’autonomie des collectivités de choisir par elles-mêmes comment se nourrir » et dénonçant les impacts destructeurs des politiques néolibérales et du modèle agro-industriel mondialisé. L’enjeu, pour les organisations paysannes, était bien de proposer une alternative à la libéralisation du commerce des produits agricoles et à l’industrialisation de l’agriculture et de l’alimentation. Dès lors, le mouvement pour la souveraineté alimentaire devait jouer un rôle clé pour créer un rapport de force face aux acteurs dominants de l’agrobusiness mondial et pour proposer des alternatives au système alimentaire industriel, en particulier l’agroécologie, mais aussi les circuits-courts, etc.

Avec le concept de souveraineté alimentaire s’ouvre une nouvelle ère : à la « liberté » de choix proposée au consommateur parmi d’innombrables emballages des produits tous d’origine industrielle, succède une liberté concrète, plus proche de l’idée d’autonomie, où le consommateur et le producteur redeviennent citoyens et sont invités à revendiquer un choix concernant les règles du jeu elles-mêmes !

Pour les petit∙e∙s producteur∙rice∙s, pêcheurs, bergers ou peuples autochtones, qui représentent et nourrissent plus de la moitié de la population mondiale, il s’agissait de faire reconnaitre que leurs méthodes, bien que diverses, sont globalement beaucoup plus économes et respectueuses des ressources naturelles et des humains, tout en demandant beaucoup plus de temps de travail. Dans le cas de l’Afrique de l’Ouest, l’agriculture de type familial, très peu mécanisée, assure en effet, près de 90% des besoins alimentaires de la région et emploient 55% de la population. A l’échelle mondiale, l’agriculture familiale reste la première pourvoyeuse d’emplois avec quelques 500 millions de personnes impliquées dans cette activité, à l’opposé du système agro-industriel où la mécanisation (et son corollaire l’endettement) concentre le capital dans les mains des plus aisés et prive un nombre croissant d’êtres humains d’accès à la terre et à sa culture, les poussant vers une précarité toujours plus grande.

Depuis maintenant 30 ans, le modèle d’agriculture commerciale et productiviste n’a certes pas cessé de gagner du terrain, contribuant à l’aggravation des disparités et de la crise écologique, mais en parallèle les mouvements paysans et leurs alliés ont fait progresser la mobilisation en faveur de systèmes alimentaires résilients et sont parvenus, en 2018, à faire adopter devant l’Assemblée générale des Nations Unies, la Déclaration sur les droits des paysan.ne.s et autres personnes travaillant en zone rurale (UNDROP en anglais) qui bâtit un cadre légal pour la défense de la paysannerie familiale. Ainsi, la revendication politique d’un groupe social a débouché sur un instrument juridique destiné à servir d’outil de lutte politique. Outre la souveraineté alimentaire, la Déclaration reconnait le droit aux semences paysannes, mais aussi le droit à la terre, à la biodiversité, à l’eau, aux moyens de production,… constituant un réservoir de normes aptes à transformer les systèmes alimentaires dans une perspective de véritable durabilité et d’équité.

Pour que les grandes firmes agro-industrielles qui entendent garder le contrôle ne confisquent pas la rhétorique du changement, le mouvement paysan international et ses alliés en appellent à une démocratisation de la gouvernance internationale et à un changement radical de paradigme pour une transition vers un modèle de souveraineté alimentaire basée sur des modes de production agroécologiques et sur le droit à l’alimentation.

L’urgence est connue : en plongeant des millions de personnes dans une pauvreté accrue, la pandémie puis la guerre en Ukraine viennent d’illustrer l’extrême vulnérabilité du système alimentaire mondialisé tout au long de sa chaine (depuis la production, la transformation et la distribution de nourriture), ainsi que les interdépendances multiples entre précarisation alimentaire et nutritionnelle, destruction de la biodiversité et changement climatique.

Face à l’enchevêtrement des crises, les droits humains combinés à ceux de la Nature, doivent construire de nouveaux récits d’émancipation et s’imposer sur le droit des affaires et sur la marchandisation du vivant.

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[Projection] « Green Justice » avec Le Monde en doc

Infos pratiques
Quand : le 4 avril à 20h30
Lieu : La Cinémathèque de la Ville de Luxembourg
(17 Pl. du Théâtre, 2613 Luxembourg)

La projection aura lieu dans le cadre du cycle Le Monde en doc, organisé par la Cinémathèque en collaboration avec SOS Faim, etika – Initiativ fir Alternativ Finanzéierung asbl et ATTAC Luxembourg.

La projection sera suivie d’une discussion en présence de la réalisatrice du film, Stenka Quillet : « comment la société civile peut-elle s’organiser pour déjouer les stratégies des multinationales et/ou des États et réussir à protéger les droits humains et le vivant ? »

A propos du film
« Des îles Galapagos en Équateur, à la forêt des Carpates en Roumanie en passant par la France et la Nouvelle Zélande. Pour beaucoup, la justice verte représente aujourd’hui l’un des meilleurs espoirs, voire le dernier, pour sauver notre avenir sur Terre. Pollution, changement climatique, déforestation, braconnage…
La nature est détruite en (presque) totale impunité par des citoyens, des multinationales, le crime organisé mais aussi des États. Pendant longtemps pour se défendre, la nature, victime silencieuse et immobile, bénéficiait, comme seuls alliés des ONG et des activistes. Mais aujourd’hui, des avocats, des juristes et des juges comptent compenser la défaillance des gouvernements et l’appétit destructeur des géants économiques. Ils ne misent pas sur la carte de l’émotion, du marketing ou des pétitions, leur arme, c’est le code civil. Ils défendent le concept de « Droits de la nature », de justice environnementale et tentent d’obtenir le statut de personne juridique aux écosystèmes. »

France 2021 | vo | 52′ | c | Documentaire de : Stenka Quillet & Olivia Mokiejewski

En savoir plus sur la soirée

Facebook :
Le Monde en doc : Green Justice | Facebook

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[Vidéo] « Dérèglement climatique : les riziculteurs nigériens s’organisent et agissent ! »

Ce 22 mars, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’eau, ressource naturelle indispensable de plus en plus précieuse, SOS Faim présente son film «Dérèglement climatique : les riziculteurs nigériens s’organisent et agissent!»

Grâce au Fonds Climatique International (FCI), géré au Luxembourg par le Ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement Durable (MECDD), plusieurs partenaires africains de SOS Faim dont la FUCOPRI mettent en œuvre des projets concrets et durables d’adaptation au changement climatique.

La réalisation de ce film vise à sensibiliser le public du Nord aux défis auxquels sont confrontés les agricultures familiales des pays du Sud, et notamment du Niger, en lien tout particulièrement avec les conséquences du changement climatique qu’ils subissent alors que ces familles paysannes n’ont pas de responsabilité dans l’explosion des émissions de gaz à effets de serre au cours des dernières décennies. Ce film permet également de découvrir le travail de SOS Faim et de ses partenaires pour venir en aide aux paysans du Sud, en mettant dans cette réalisation un focus sur les producteurs de riz du Niger. Il sera mis en avant les efforts déployés pour s’adapter aux conséquences du changement climatique et pour tirer le meilleur de la nature, tout en la préservant.

Cette sensibilisation doit permettre au public de prendre conscience qu’une personne sur neuf souffre encore de la faim dans le monde, qu’une grande partie de la population mondiale n’a pas accès à une alimentation en quantité et qualité suffisantes ; et que parmi ces personnes, une grande majorité sont des paysans et leurs familles.

Alors que l’alimentation mondiale reste principalement issue de l’agriculture familiale et des petits producteurs, le système agro-industriel impose ses normes et se concentre sur la productivité et les profits. Ce système a montré son inefficacité en termes de lutte contre la pauvreté, ignorant les problèmes structurels qui limitent l’accès à l’alimentation pour les plus vulnérables. Il a de plus montré son incompatibilité avec la souveraineté alimentaire qui est réclamée par les mouvements paysans et les populations soucieuses de s’inscrire dans des systèmes alimentaires durables : pouvoir produire localement les aliments consommés par les populations en fonction de leur culture et des capacités de leurs terroirs, afin de de ne plus dépendre de longues chaines d’approvisionnement qui fournissent une alimentation standardisée, tels sont les propos de la souveraineté alimentaire!

La souveraineté alimentaire est le fer de lance des Organisations Paysannes accompagnées par SOS Faim : l’agriculture familiale est intimement liée aux pratiques agroécologiques qui ont vocation à répondre aux besoins alimentaires mondiaux tout en préservant durablement les sols et le climat!

Découvrez la vidéo :

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[Lettre ouverte] Conflits armés, crise sanitaire, changement climatique : vers une crise alimentaire majeure.

Cher.e.s ami.e.s de SOS Faim,

Madame, Monsieur,

Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa quatrième semaine et que nos regards restent tournés vers l’Est, ainsi que nos pensées vers les civils dont la vie est menacée, nous ne pouvons fermer les yeux sur une autre tragédie. Loin des bombes et de l’attention médiatique, une grave crise alimentaire mondiale s’installe et va s’intensifier dans les mois à venir et toucher avant tout les populations les plus vulnérables. Ces populations sont nombreuses en Afrique : sur un continent particulièrement exposé aux conséquences des changements climatiques, la crise socio-économique accentuée depuis deux ans par la pandémie de Covid-19, a provoqué une hausse de la faim.

282 millions de personnes souffrent de la faim en Afrique, soit 21% de la population.

Or, aujourd’hui nombre de ménages africains, précarisés par différentes crises, dont celle du COVID-19, sont sans ressources pour affronter l’augmentation actuelle des matières premières et des denrées alimentaires, observable sur tous les continents.

Vous l’avez remarqué dans vos porte-monnaies : tout augmente. Se nourrir n’a jamais été aussi cher. En janvier dernier, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) alertait sur un contexte global d’augmentation des prix des denrées alimentaires au niveau mondial. Le prix du blé a ainsi augmenté de 70% par rapport au début d’année, dépassant largement les pics de 2008 qui avaient contribué à déclencher un peu partout dans le monde des « émeutes de la faim ».

Parallèlement, les pays du Sahel ont connu en 2021 une très mauvaise campagne agricole en raison d’une saison des pluies déficitaire et des conséquences de la crise sécuritaire dans la région. Cela s’est traduit, fin 2021, lors des récoltes, par une baisse significative de leur production alimentaire, avec, par exemple, un déficit céréalier de 50 % au Niger, ce qui laisse augurer d’une grave crise humanitaire dans la région.

En plus de la hausse des prix sur le marché international et de la baisse de la production, la situation politique et sécuritaire en constante dégradation dans certains pays (Burkina Faso, Mali, Niger) augmente davantage encore la vulnérabilité des populations dans les pays partenaires de SOS Faim.

La situation est très préoccupante et l’instabilité et volatilité des marchés alimentaires mondiaux sont appelées à s’aggraver. La guerre en Ukraine pourrait limiter l’approvisionnement global en produits de base, tels que le blé, le maïs et l’huile de tournesol et provoquer ainsi une nouvelle flambée des prix.

Selon les dernières estimations, de 8 à 13 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de la faim dans le monde en raison des conséquences de la guerre en Ukraine.

Face à la peur des ruptures d’approvisionnement, les lobbies de l’agro-industrie défendent d’ores et déjà une agriculture intensive et productive, alors que celle-ci est dépendante d’intrants fossiles importés, néfastes pour la planète comme pour la souveraineté alimentaire.

Cette crise survient à un moment où les populations et les terres agricoles subissent déjà la pression du changement climatique. Le très récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) confirme que « le changement climatique exercera une pression croissante sur la production et l’accès aux aliments, en particulier dans les régions vulnérables, ce qui compromettra la sécurité alimentaire et la nutrition ».

Ces crises actuelles démontrent la fragilité de nos systèmes agricoles et alimentaires.

Des choix de société s’imposent pour nourrir les peuples de la planète, aujourd’hui comme demain. C’est le moment ou jamais de faire le choix de la durabilité et de la transition.

SOS Faim agit pour la transformation des systèmes agricoles et alimentaires, en soutenant des acteurs engagés en faveur de l’agriculture familiale durable et de la consommation alimentaire responsable.

Nous pouvons, grâce à vous, faire bouger les choses et promouvoir un modèle agricole et alimentaire durable. Plus que jamais, nous devons être solidaires pour faire face à ces crises aux conséquences dramatiques pour des millions de femmes, d’hommes et d’enfants.

En 2021, nous comptions 3.074 donateur-trice-s au Luxembourg. Serez-vous à nos côtés cette année ?

Dans ces temps incertains, j’espère que nous réussirons à construire, ensemble, un monde sans faim, plus juste et solidaire.

Raymond Weber, Président de SOS Faim
Cécile Havard, Responsable de la Récolte de fonds

Télécharger la lettre en format PDF

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Faites un don grâce à vos chèques repas expirés

Vous disposez encore de chèques repas expirés depuis février 2022 ?

Dans ce cas, vous pouvez aider SOS Faim à lutter contre la faim et la pauvreté dans le monde. Faites un don à SOS Faim en envoyant vos chèques repas (expirés ou non) à l’adresse suivante :

SOS Faim Luxembourg

17-19 avenue de la Libération

L-3850 Schifflange

Pour bénéficier d’un remboursement de la part de Sodexo ou de Edenred pour les chèques expirés depuis février 2022, nous les avons besoin au plus tard pour la première moitié du mois d’avril.  

Participez au changement, faites un don grâce à vos chèques repas. 

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