15/11 Des droits pour les paysans et les ruraux : place à l’action !

Séminaire organisé par Action Solidarité Tiers-Monde (ASTM), le Cercle des ONGD, Frères des Hommes (FDH) et SOS Faim

En décembre 2018, la Déclaration de l’ONU sur les droits des paysan.ne.s et des autres personnes vivant dans les zones rurales (DNUDP) était adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) à New-York par une large majorité de pays.

Cet instrument international pour les droits humains ouvre de larges perspectives en ce qu’il doit permettre d’améliorer les conditions de vie des populations rurales, mais aussi contribuer à la pleine réalisation de l’Agenda 2030 pour le développement durable, comme à la réussite de la Décennie de l’agriculture familiale de l’ONU.

Face aux multiples crises contemporaines, il est fondamental de placer les petit.e.s agriculteur.rice.s au cœur de systèmes alimentaires plus durables et de les associer à leur gouvernance pour combattre la croissance de la faim et des inégalités. Les petit.e.s agriculteur.rice.s sont également indispensables à la préservation des ressources naturelles et au développement de pratiques agricoles agroécologiques.

Comment dans ce contexte, le Luxembourg, seul pays de l’Union européenne avec le Portugal, à avoir voté en faveur de cette Déclaration devant l’Assemblée générale des Nations Unies, peut-il s’atteler à la mettre en œuvre à travers sa politique agricole et sa politique de coopération au développement ?

Programme de la journée:

9h00 – 9h15 Accueil

9h15 – 9h30 Mot d’accueil par Raymond Weber

9h30 – 9h45 Introduction : pourquoi l’adoption de la Déclaration par les Nations Unies fin 2018 ouvre t-elle une nouvelle ère ? par Henry Saragih, La Via Campesina (LVC) (sous réserve)

9h45 – 10h45 Le chemin vers la Déclaration des Nations Unies : un bel exemple de mobilisation des acteurs de la société civile

– Geneviève Savigny, Confédération Paysanne, LVC, France

– Ndiakhate Fall, FONGS, LVC, Sénégal

– Astrid Bouchedor, FIAN , Belgique

– Melik Özden, CETIM, Suisse

10h45 – 11h15 Pause

11h15 – 11h45 Les articles phare de la Déclaration : de nouvelles normes et leurs implications par Christophe Golay, Académie droits humains/Genève

11h45 – 12h15 Un exemple de mobilisation nationale : la Suisse – Présentation par Melik Özden, CETIM, Suisse

questions / réponses

12h15 – 13h30 Repas local

13h30 – 13h45 Synthèse de la matinée par Pascal Erard (CFSI)

13h45 – 15h00 Les grands défis posés par les acquis de la Déclaration:

Le droit aux semences et à la biodiversité cultivée : Frank Adams, maître semencier, SEED, Luxembourg

Abolir les discriminations envers les femmes et les populations rurales : Maïrama Haman Bello, APESS, Cameroun

Le droit à l’alimentation et à la souveraineté alimentaire : Ibrahim Diori, Alternatives Espace Citoyen, Niger

Le droit à la participation citoyenne : Ronaldo Galeano, CUC, Guatemala

Le droit à la terre et aux autres ressources naturelles : Massa Kone, Porte-Parole de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau d’Afrique de l’Ouest (CGLTE OA), Mali

questions / réponses

15h00 – 15h15 Pause-café

15h15 – 15h30 Le soutien du Luxembourg à la Déclaration par Jean Feyder

15h30 – 16h45 Quelle mise en œuvre par le Luxembourg ?

-Madame Paulette Lenert, Ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire

-Monsieur Romain Schneider, Ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural

16h45 – 17h00 Conclusion par Raymond Weber

Informations pratiques :

Quand ? Vendredi 15 novembre 2019 de 9h à 17h

Où? Luxembourg Lifelong Learning Center LLLC / CSL, 2-4 Rue Pierre Hentgès, 1726 Luxembourg

Entrée libre ! Inscription en ligne obligatoire

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PAC : quelle cohérence avec le développement des agricultures paysannes du Sud ?

Alors que les discussions et les négociations en vue de l’élaboration de la nouvelle PAC pour la période 2021-2027 sont en cours, la commission Agriculture et alimentation (C2A) de Coordination SUD et la plateforme Meng Landwirtschaft ont voulu faire le point sur les effets et impacts de la PAC sur les paysanneries des pays du Sud, en vue de préciser et de compléter leurs propositions pour la prochaine PAC et d’étayer leurs arguments. Il s’agit in fine de défendre une politique agricole européenne qui soit effectivement en cohérence avec les objectifs de développement de l’UE et avec le respect des droits humains. La présente étude a ainsi été réalisée en appui aux actions de plaidoyer de la C2A et de Meng Landwirtschaft.

Télécharger l’étude

Comment expliquer facilement les aberrations et conséquences désastreuses de la politique agricole commune de l’Europe ? C’est le défi que le youtubeur Pierre Chevelle a accepté de relever. En tout trois vidéos qui seront diffusées progressivement sur les réseaux sociaux. Avec celles-ci, Coordination SUD souhaite insister sur trois problèmes majeurs de la PAC : la déstabilisation des économies en Afrique de l’Ouest, les conséquences sur le climat, et la déforestation dues aux importations massive du soja pour alimenter le bétail en Europe. Voici déjà les deux premières vidéos produites par Changer le monde en 2 heures. La troisième vidéo sera diffusée le 9 novembre.

Nos exportations Absurdes de Blé

Le Business Dangereux du Soja

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20/11 HUNGRY PLANET : Armes Huhn, armer Mensch !

Im Rahmen des Programms im Kulturhaus ROTONDES organisieren SLOW FOOD Luxembourg, FAIRTRADE Lëtzebuerg und SOS Faim die Veranstaltungsreihe HUNGRY PLANET.

Das 66. Event der Reihe heißt:

Cocorico!

Es gibt das glückliche Federvieh

Armes Huhn, armer Mensch!

Was hat unser Oster-Ei mit der afrikanischen Wirtschaftsflucht zu tun? Sehr viel! Der Dokumentarfilm „Armes Huhn – armer Mensch“ gibt Einblick in das europäische Agrarsystem, in dem sich einflussreiche Lobbygruppen und Großunternehmer bereichern – auf Kosten von Tier, Mensch und Umwelt – und zum großen Schaden der afrikanischen Wirtschaft. Wir gehen auf Spurensuche und decken die Fakten auf: Politiker, Hühnerbarone, Landwirte, Tierschützer und Verbraucher kommen in der Dokumentation zu Wort. So entsteht ein vielschichtiges Bild vom komplexen „System Eierund Hühnerfleischproduktion“ mit seinen Auswirkungen, Wiedersprüchen, gesellschaftlichen und finanziellen Herausforderungen. (Ein Film von Jens Niehuss und Simone Bogner, deutsche Fassung ohne Untertitel, 2018, 75’)

Die Magie artgerechter Tierhaltung

Dass es auch anders geht, zeigt der Hof “An Dudel” in Sprinkange. Unter dem Label “Dudel-Magie” produziert die Familie Emering Bioprodukte aus einer nachhaltigen Landwirtschaft, die ohne Gentechnik und frei von jeglichen chemischen Substanzen erzeugt wurden.
Nachhaltigkeit steht nicht für einen modernen Verkaufsschlager, sondern gehört bei der biologischen Produktion zur Selbstverständlichkeit indem keine Produktionsmittel (chemische Dünger, Pestizide) eingesetzt werden, die mit hohem CO2-Ausstoß hergestellt wurden. Alle Produkte stammen soweit wie möglich vom eigenen Hof oder aus regionaler Erzeugung.
Die Bio-Hähnchen sind das Ergebnis von Kreuzungen verschiedener langsam wachsender Fleischrassen. Durch den Anbau von Getreide und Leguminosen kann ein Großteil des Futters direkt vom eigenen Hof abgedeckt werden. In diesem Fall dienen die Leguminosen (Erbsen/Ackerbohnen) der Eiweißversorgung der Tiere.
Marc Emering wird einen kurzen Einblick in die Produktionsweise des Hofes “An Dudel” geben und auf Fragen aus dem Publikum antworten.

Das gehaltvolle Eierbuffet

Wie gewohnt, wird der Rotondes-Haustraiteur Steffen ein Buffet auf der Basis von Produkten der Dudel-Magie – Eier, Nudeln, Hähnchen – anbieten:
Salade de Spirelli à la tomate confite et pesto / Petit club sandwich au Poulet / Tagliatelles épeautre et sauce au burrata luxembourgeois,/ Oeuf parfait cuit à 60° sur purée de pomme de terre truffée/Crème brûlée à la fève tonka/Pasteis de nata.

Diskussion im Rahmen der Plateforme und der Bar in der Rotonde1.
Mittwoch 20.11.2019 um 18:30 Uhr
Rotonde 1, place des Rotondes, Luxembourg-Bonnevoie
Unkostenbeitrag: Mitglieder(*) : EUR 16,- Nicht-Mitglieder: EUR 21,-
(*) Mitglieder von Slow Food, Fairtrade und SOS Faim

Obligatorische Reservierung vor Sonntag, 17.11.2019 auf www.rotondes.lu
https://rotondes.lu/agenda/details/event/hungry-planet-7

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Le pouvoir des femmes dans les luttes pour la souveraineté alimentaire

À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, le Réseau mondial pour le droit à l’alimentation et à la nutrition, dont SOS Faim est membre, lance « le pouvoir des femmes dans les luttes pour la souveraineté alimentaire ».

Dans le contexte actuel de montée de la faim et de l’effondrement écologique, les femmes et toutes les personnes qui cherchent à réinventer l’alimentation, l’environnement et les économies font face à un nombre sans cesse croissant d’attaques. Ce numéro de l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition est une publication opportune et nécessaire : les auteures abordent des questions essentielles du pouvoir et exposent la violence structurelle qui dénigre les femmes et l’environnement.

Paradoxalement, les femmes constituent l’essentiel des producteurs et productrices de produits alimentaires dans le monde, mais elles souffrent démesurément de la faim. De plus, cela reste largement méconnu. Bien que les expériences et l’accès à l’alimentation des femmes ne soient pas uniquement influencés par leur sexe, mais aussi par leur race, leur classe et leur orientation sexuelle, toutes les femmes sont touchées par la violence. À certains endroits, elles sont sous-représentées, marginalisées et exclues, invisibles dans les politiques, les données et la recherche. Dans d’autres cas, l’autoritarisme et le conservatisme religieux limitent l’autonomie alimentaire et l’intégrité physique des femmes. Dans le monde entier, les femmes sont exploitées et dépossédées de leurs terres et de leurs ressources.

Malgré tout, contre toute attente, comme le montre abondamment ce numéro, les femmes s’organisent, se mobilisent et exercent leur autonomie dans le monde entier. Dans les champs du Mali et de l’Inde, les femmes cultivent des aliments nutritifs d’une manière juste sur le plan social et environnemental. Dans les rues du Brésil, elles manifestent contre la violence dans le secteur agroalimentaire grâce à la Marche des pâquerettes. Les femmes qui migrent de l’Amérique centrale vers l’Amérique du Nord font face à l’adversité, tandis qu’à Jinwar, dans le nord de la Syrie, elles construisent une nouvelle société et cultivent la nourriture collectivement. Au niveau mondial, les femmes influencent les prises de décisions au niveau international dans le Comité des Nations Unies sur la sécurité alimentaire mondiale.

Cette publication est le résultat d’un processus de réflexion collective mené par les femmes. Ici, les auteures invitent les mouvements féministes et autour de l’alimentation, qui sont aussi divers que leurs luttes et leurs antécédents politiques, à nouer des alliances et à se joindre à la discussion pour faire avancer les droits des femmes, y compris des jeunes femmes et des filles. Leur mission est de créer des systèmes alimentaires justes.

Face aux crises multiples, la force de la résistance individuelle et collective des femmes pour ouvrir la voie à de meilleures relations sociales et écologiques ne peut être sous-estimée.

Vous pouvez accéder à la publication et son supplément ici.

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Éradiquer la faim : une utopie réaliste

Le 16 octobre est la Journée Mondiale de l’Alimentation, mobilisons-nous !

Pour la troisième année consécutive, les agences des Nations Unies ont annoncé une augmentation de la faim dans le monde, qui atteint aujourd’hui 820 millions de personnes1.

En moyenne, nous produisons 4500 kcal par personne et par jour, soit deux fois plus que les besoins journaliers d’un adulte2. La production mondiale pourrait nourrir 15 milliards d’habitants, mais 820 millions de personnes souffrent de la faim. En parallèle, près de 2 milliards de personnes sont en surpoids, dont 650 millions de personnes obèses3. Plus surprenant, l’obésité touche de plus la population des grandes villes d’Afrique. Quel paradoxe !

Cette année, le thème retenu pour la Journée Mondiale de l’Alimentation (16 octobre) est la nourriture saine et durable. Tandis que la population ne cesse de croître, l’ONU nous invite à nous interroger sur ce que nous mangeons. Garantir l’accès à une nourriture saine, durable, et avec une bonne valeur nutritive nécessite une profonde transformation de nos habitudes de consommation ainsi que de nos modes de production agricole.

Pour éradiquer la faim dans le monde, la vision dominante, poussée par les multinationales de l’agro-industrie, est de produire davantage. Certaines de ces entreprises de semences et de pesticides investissent massivement en Afrique et exportent ce qui est de plus en plus décrié dans nos pays industrialisés : l’appauvrissement des sols, la baisse de la qualité nutritive de nos aliments, la destruction de la biodiversité ou encore les risques pour la santé des habitants.

Or, il ne s’agit pas de produire davantage pour nourrir toute la population, mais surtout de produire mieux. SOS Faim, à travers son soutien à l’agriculture familiale dans six pays d’Afrique, œuvre pour favoriser les cultures vivrières et durables, afin de donner le pouvoir aux paysans d’être les garants de leur autosuffisance alimentaire. Nous défendons le développement d’une agriculture économiquement viable, socialement responsable et respectueuse de l’environnement.

Les Organisations Paysannes et les Institutions de micro finance que nous soutenons permettent aux paysans de développer et de diversifier leurs exploitations. Elles rendent possible un meilleur accès aux ressources en leur proposant un accès facilité au crédit, des formations, des centrales d’achats…

En faisant un don à SOS Faim, vous contribuez à faire baisser la faim dans le monde tout en prenant en compte des critères environnementaux et de santé. Nous vous en remercions.

  1. Rapport de l’ONU : « Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde- 2019 »
  2. Olivier De Schutter, ex-rapporteur spécial de l’ONU, Interview Le Point – 2014
  3. Organisation Mondiale de la Santé – 2016
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25/10 SOS Faim, invitée de Rethinking financial inclusion

Luxembourg – 25 October 2019 – 14:00 to 18:00

As part of Financial Inclusion Week organised annually by the Center for Financial Inclusion, SikobaDe Kär and Etika are organising a conference about alternative approaches to financial inclusion.

The main themes of the conference will be: P2P IOU/credit systems, complementary currencies and UBI (Universal Basic Income)

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La gouvernance globale sous l’emprise des entreprises ! L’accord de partenariat entre le FEM et l’ONU est une menace dangereuse pour le système onusien

Lettre ouverte à M António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies

Nous, soussignés, vous demandons de mettre fin à l’accord de partenariat stratégique récemment signé entre l’Organisation des Nations Unies et le Forum économique mondial (FEM).

Nous craignons fort que cet accord de partenariat entre le FEM et l’ONU ne délégitime les Nations Unies et n’accorde aux sociétés transnationales un accès préférentiel et déférent au système des Nations Unies. Le système de l’ONU est déjà sous la menace du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique et de ceux qui remettent en question un monde multilatéral démocratique. Cependant, cette privatisation de l’ONU représente une menace à long terme beaucoup plus profonde, car elle réduira le soutien public au système des Nations Unies dans le Sud et dans le Nord.

Nous sommes fermement convaincus que cet accord est fondamentalement contraire à la Charte des Nations Unies et aux décisions intergouvernementales sur le développement durable, l’urgence climatique et l’élimination de la pauvreté et de la faim.  Ce partenariat public-privé associera en permanence l’ONU aux sociétés transnationales, dont certaines des activités essentielles ont provoqué ou aggravé les crises sociales et environnementales auxquelles la planète est confrontée. C’est une forme d’emprise des entreprise (corporate capture). Nous savons bien que l’agrobusiness détruit la biodiversité et les systèmes alimentaires durables et justes, que les sociétés pétrolières et gazières mettent en danger le climat mondial, que les grandes sociétés pharmaceutiques affaiblissent l’accès aux médicaments essentiels, que les sociétés extractives causent des dommages durables aux écosystèmes et aux populations, et que les fabricants d’armes profitent des guerres locales et régionales ainsi que de la répression des mouvements sociaux. Tous ces secteurs sont des acteurs importants au sein du Forum économique mondial.

Les dispositions du partenariat stratégique prévoient en effet que les dirigeants d’entreprises deviendront des « conseillers en coulisses » auprès des chefs des départements du système des Nations Unies, utilisant leur accès privé pour préconiser des « solutions » – rentables et adaptées au marché – à des problèmes mondiaux, tout en sapant des solutions réelles ancrées dans l’intérêt public et des procédures démocratiques transparentes. L’accord du FEM avec l’ONU et toutes les autres formes de d’emprise des entreprises portent gravement atteinte au mandat de l’ONU ainsi qu’à l’indépendance, à l’impartialité et à l’efficacité de cet organisme multilatéral, notamment en ce qui concerne la protection et la promotion des droits humains. Par exemple, dans les discussions actuelles relatives à un Traité visant à réglementer les activités commerciales, l’emprise des entreprises sur l’ONU – ou l’ingérence indue des entreprises sur l’ONU – affaiblit et compromet sa capacité en tant qu’organe multilatéral de gouvernement à demander des comptes aux entreprises. De même, les entreprises font de plus en plus peser des menaces financières sur les gouvernements et l’ONU lorsque les mandats portent sur la responsabilité des entreprises ; le mandat du HCDH concernant la base de données de l’ONU sur les affaires commerciales dans et avec les colonies israéliennes en est un exemple.

L’acceptation par l’ONU de cet accord de partenariat rapproche le monde vers les aspirations du FEM pour que le multi-partenariat (multistakeholderism) remplace véritablement le multilatéralisme. Dans son ‘Initiative Global Redesign’ (Global Redesign Initiative) de 2010, le FEM a fait valoir que la première étape vers sa vision de la gouvernance mondiale consiste à « redéfinir le système international comme constituant un système de coopération mondiale plus large et multiforme dans lequel les cadres juridiques et les institutions intergouvernementales sont intégrés comme un élément central, mais pas le seul et parfois pas le plus important ». L’objectif était d’affaiblir le rôle des États dans la prise de décision mondiale et d’élever le rôle d’un nouvel ensemble de « parties prenantes », transformant notre système multilatéral en un système multipartite dans lequel les entreprises font partie des mécanismes de gouvernance. Les sociétés transnationales, certains représentants de la société civile, les États et d’autres acteurs non-étatiques se réuniraient pour prendre des décisions à l’échelle mondiale, rejetant ou ignorant les préoccupations critiques concernant les conflits d’intérêts, la responsabilité et la démocratie.

Nous appelons plutôt au renforcement de la souveraineté des peuples, à l’approfondissement du multilatéralisme démocratique et à la lutte contre l’expansion du multi-partenariat. Les organisations de la société civile d’intérêt public et les mouvements sociaux ont joué un rôle crucial dans la défense des droits humains et des accords environnementaux ainsi que dans l’élaboration de positions intergouvernementales sur un large éventail de crises mondiales au cours des 75 dernières années. Pour renforcer l’appui public au système des Nations Unies au cours des 75 prochaines années, nous pensons que votre bureau ainsi que les bureaux exécutifs des institutions spécialisées devraient organiser des consultations publiques sur le rôle institutionnel futur et le mécanisme d’engagement avec les communautés et organisations populaires les plus touchées, notamment les femmes, les travailleurs/travailleuses, les paysan.ne.s, les pêcheurs/pêcheuses, les peuples autochtones, les personnes LGBTQ, les défenseurs/défenseuses des droits humains, les éducateurs/éducatrices, les jeunes et les universitaires.  Ces communautés sont titulaires des droits humains et sont déterminées à préserver le bien-être commun des personnes et de l’environnement ; nous appelons à construire un système de gouvernance internationale plus fort, indépendant et démocratique, qui doit être traité différemment que les certaines « parties prenantes » qui n’ont qu’un intérêt financier en jeu. 

L’ONU devrait adopter des mécanismes efficaces permettant de prévenir les conflits d’intérêts de manière cohérente dans l’ensemble du système. Toute politique à cet égard devrait garder à l’esprit les différents rôles de l’intérêt privé, d’un côté, et des détenteurs de droits qui s’occupent des biens communs et avantages communs, de l’autre. Les intérêts privés dont les activités sont en conflit avec les buts et objectifs de l’ONU ne devraient pas être associés aux organes intergouvernementaux ou au Secrétariat, dont l’objectif devrait toujours être de protéger les biens communs et de fournir des avantages publics mondiaux.

Monsieur le Secrétaire général, choisir de construire une alliance entre le Secrétariat et les sociétés transnationales pour sauver le système des Nations Unies tant de ceux qui sont hostiles au multilatéralisme que de la diminution du financement public, ne sauvera pas le système des Nations Unies, il le détruira.

Copie en a été adressée au Président de l’Assemblée générale, au Président du Conseil de sécurité et au Président du Groupe des 77, en demandant que la présente lettre soit distribuée à tous les gouvernements comme document officiel.

Liste des endosseurs

International

Action Aid Global

Arab Watch Coalition (MENA) 

Asia Pacific Forum on Women, Law and Development (APWLD) 

Association of Women’s Rights in Development (AWID) International

Centro Internazionale Crocevia International

Christian Councils and Churches in West Africa (Togo) 

CNS (Citizen News Service) – India/South Asia 

Committee for the Abolition of Illegitimate Debt (CADTM) International

Convergence globale de lutte pour la Terre et Eau Ouest Afrique CGLTE- AO – West Africa

COPAGEN – Afrique de l’Ouest 

Corporate Europe Observatory (CEO) Europe

ESCR.net – International

ETC group international

Eurodad Europe

European Attac Network Europe

European Coordination Via Campesina Europe

FIAN International International

Friends of the Earth International International

Global Forest Coalition Global

IBFAN ( International Baby Foods Action Network) 

Inclusive Development International International

International Youth Alliance for Peace South Asia

Jornada Continental por la Democracia y contra el Neoliberalismo America Latina

La Via Campesina Global

LACCASO – Consejo LAC de Organizaciones con Servicios en VIH-SIDA (LAC) 

Medical Mission Sisters Global

Missionaryblates of Mary Immaculate All continents

Oficina para América Latina de la Coalición Internacional para El Hábitat 

People’s Health Movement International

Plataforma América Latina mejor sin TLC 

Project on Organizing, Development, Education, and Research (PODER) Latin America

Public Service International – PSI International

Red Latinoamericana por el Acceso a Medicamentos- RedLAM 

Red WATERLAT-GOBACIT (www.waterlat.org) Internacional

RIPESS Intercontinental Social Solidarity Economy Network Worlwide

Sisters of Mercy of the Americas – Justice Team USA / Intl

Society for International Development 

Southern and Eastern Africa Trade information and Negotiations Institute (SEATINI) Uganda East Africa

SYNTAP Afrique de l’Ouest et du centre

Third World Network 

Transnational Institute 

Transnational Migrant Platform Europe Netherlands/Europe

UNICAM SURI/ Universidad Campesina. Sistemas Universitarios Rururbanos Indocamericanos. Sudamerica

Urgenci International Community Supported Agriculture Network 

Women’s Major Group Global

WoMin African Alliance – Africa

National 

Abnaa Alnizein Organization In Missin Iraq

Action Contre l’Impunité pour les Droits Humains (ACIDH) France

Action on Africa women Foundation Ghana

ACTUAR – Association for Cooperation and Development Portugal

ADEA Colombia

African Centre for Biodiversity South Africa

AFRICAN CENTRE FOR GLOBAL HEALTH & SOCIAL TRANSFORMATION (ACHEST) KAMPALA

African civil society for information society Nigeria

Agrarian Reform for Food Sovereignty Campaign South Africa

AID/WATCH Australia

Aitec France

Alianza por la Salud Alimentaria (The Nutritional Health Alliance) Mexico

ALLIANCE CONTRE LA PAUVRETE AU MALI

Allianz gerechter Handel – Alliance for equitable trade Austria

Alofa Tuvalu France 

Alternative Information and Development Centre (AIDC) South Africa

Alyansa Tigil Mina (ATM) Philippines

Amansan Skill Training Institute Ghana

Amigas de la Tierra España

Amigos da Terra Brasil Brasil

Amis de la Terre France / Friends of the Earth France France

AMSK/Brasil Brazil

Articulação para o Monitoramento dos Direitos Humanos no Brasil

Asamblea Argentina mejor sin TLC Argentina

ASAMBLEA DE ANDALUCÍA (AdA) Andalucía.

Asia Pacific Forum on Women, Law and Development (APWLD Asia Pacific

Asia Pacific MY WORLD 2030 SDG MYANMAR Myanmar

Asociación de Permacultura ATTA Alimenta También Tu Alma T Catalnya

Asociación Morelense de lucha contra el Cáncer A.C. Ciudad de México

Asociación Nacional de Empleados Públicos y Privados (ANEP) Costa Rica

Asociación Nacional de Empresas Comercializadoras de Productores del Campo (ANEC) México

Assembly of the Poor Thailand

Association For Promotion Sustainable development India

Association for Proper Internet Governance Switzerland

Association pour la promotion de la lutte contre les violences faites aux femmes et la participation au développement de la Femme africaine(LUCOVIFA) – Cameroun

Association Terre Espoir pour le Développement (ATED)  – Mauritanie Brakna

ATTAC Argentina

Attac Austria

ATTAC España

Attac France

Attac Ireland

ATTAC Italia Italy

Australian Food Sovereignty Alliance Australia

Baby Milk Action IBFAN UK UK

Beruffsverband vun de Laktatiounsberoderinnen zu Lëtzebuer Luxembourg

Beyond Beijing Committee Kathamndu

Bioasesores Asociación Civil México

Biofuelwatch UK/US

BLOOM Association France

BPNI/Parbati Sengupta. India

Brazilian Campaign for the Right to Education Brazil

Bread for all Switzerland

Bread for the World/Brot für die Welt Germany

Breastfeeding Promotion Network of India India

Cabildo Abierto Artiguista Asamblea Popular Uruguay

Campaña No a los Tratados de Comercio e Inversión España

Canadian Research Institute for the Advancement of Women (CRIAW-ICREF) Canada

Carbone Guinée Guinea

Caritas France

Casa Cem – Vías Verdes A. C. Mexico

CAU-CI Côte d’Ivoire

CCFD-Terre Solidaire France

Cedetrabajo Colombia

CEFEMINA Costa Rica

Center for Environment/ Friends of the Earth Bosnia and Herzegovina Bosnia and Herzegovina

Center for Peace Education and Community Development Nigeria

Central de Trabajadores de la Argentina Autónoma (CTA Autónoma) Argentina

Central Social Juanito Mora Porras-ANEP Costa Rica

Central Unitaria de Trabajadores (CUT) Chile

Central Unitaria de Trabajadores de Colombia (CUT) COLOMBIA

Centre Europe Tiers Monde (CETIM) Switzerland

Centre for Agroecology, Water and Resilience Coventry – UK

Centre for Budget and Governance Accountability India

Centre for Health Equity Research, Training and Evaluation Australia

Centro de Documentación en Derechos Humanos ‘Segundo Montes Mozo SJ » (CSMM) Ecuador

Centro de Estudios Legales y Sociales (CELS) Argentina

Centro de Políticas Publicas y Derechos Humanos- Peru EQUIDAD – Peru

Centro Interdisciplinario de Investigación y Desarrollo Alternativo, U Yich Lu’um, AC – Mexico

Centro Regional Universitario de San Miguelito  Panama

CEPARD Uganda

CESTA Amigos de la Tierra El Salvador EL Salvador, C.A.

Ciranda.net – Red de Communicación Compartida Brasil

Circular Economy Club Batumi  Georgia

CNS (Citizen News Service) and Asha Parivar India/ South Asia

Coalición México SaludHable México

COAST Trust Bangladesh

Coddeffagolf Honduras

Coletivo Popular Direito à Cidade – Porto Velho – Rondônia Brasil

Comision Nacional en Defensa del Agua y la Vida – CNDAV Uruguay

Comité Permanente por la Defensa de los Derechos Humanos Ecuador

Confederación de Trabajadores/as Convergencia Sindical Panamá

Consejo de Investigaciones en Desarrollo cid Guatemala

CONTAGUAS Argentina

Coopetarcoles R. L Costa Rica

COPAGEN Afrique de l’Ouest

Corporacion La Caleta Chile

Corporate Accountability USA

Cultivate! Países Bajos

Cumbre de los Pueblos Chile

CUT-Brasil Brasil

Defensa de los mares al sur del mundo Chile

Development Alternatives with Women for a New Era

DUBOIS france

EB Technologies Zambia

EcoChi.org.uk Great Britain

Ecohealth.ie Ireland

Ecologistas en Acción Spain

ECOMUNIDADES Mexico

EcoNexus / Helena Paul UK

Ecumenical Academy Czech Republic

EDUCACIÓN CULTURA Y ECOLOGÍA AC MERIDA, MÉXICO

El Poder del Consumidor – Mexico

ELA Pais Vasco

Emmaus Aurinkotehdas ry Finland

ENTRAIDE ET FRATERNITE BELGIQUE

Environics Trust India

EQUIT Institute – Gender, Economy and Global Citizenchip Brazil

Escuela para Defensoras en Derechos Humanos y Ambientales Benita Galeana A.C. MEXICO

Espace de Solidarité et de Coopération de l’Oriental Oujda (Maroc)

Eurodad Belgium

Faor – Fórum da Amazônia Oriental Brasil – Amazônia Oriental

FASE – Solidariedade e Educação Brasil

Federación Nacional de Servidores Públicos (FENASEP) Panamá

Federación Trabajadores del Agua Potable del Peru – FENTAP Peru

Federation Nationale des Organisations Paysannes Burkina Faso

Fellowship of Christian Councils and Churches in West Africa Togo/Africa

FIAN Belgium Belgium

FIAN Colombia Colombia

FIAN Germany Germany

FIAN India (Network) India

FIAN Indonesia Indonesia

FIAN Mexico Mexico

FIAN Sri Lanka Sri Lanka

FIAN Sweden Sweden

FOCO INPADE Foro Ciudadano de Participación por la Justicia y los Derechos Humanos Argentina

Focus on the Global Sourh Thailand

Focus on the Global South Philippines

Food Security Network- Khani, Bangladeh Bangladesh

FoodMatters – Zimbabwe

Fran Baum Flinders University/People’s Health Movement Australia

Frente Amplio Santiago Centro Chile

Frente Auténtico del Trabajo México

Friends of the Earth Finland

Friends of the Earth Sweden

Friends of the Siberian Forests Russia

Fundacion Aguaclara Venezuela

Fundación Ambiente y Recursos Naturales (FARN) Argentina

Fundación Grupo Efecto Positivo Argentina

Fundación Gustavo Carvajal Moreno, mensajero de la Paz México

Fundación Hábitat y Desarrollo Argentina

Fundación para el Desarrollo de Políticas Sustentables Argentina

Fundacion Promocion Humana Argentina

Fundación T.E.A. TRABAJO – EDUCACIÓN – AMBIENTE – Argentina

Gabycarmen Navarrete Rodríguez México

GardenAfrica UK

Gatef organization Egypt

Gatef organization Egypt

Genetic Engineering Network UK

Geneva Infant Feeding Association

Gestos– Soropositividade, Comunicação e Gênero Brasil

GIESD ( Global Internode for Education and Sustainable Development) Morocco

Global Justice Now United Kingdom

Global Social Justice Bruxelles

Global Youth Organisation India

Growth Partners Africa Embakasi, Nairobi

Grupo de Trabajo de la Sociedad Civil para Agenda 2030 – GT SC A203 Brasil

Hazards Centre India

HEÑÓI Paraguay

Hermanas de la Misericordia de las Americas_ comunidad de Argentin

Homa Brasil

IBFAN ( International Baby Foods Action Network) Israel

IBFAN Italia Italy

IMAAP PROJECTS. Abuja

IMOVE Netherlands

Indian Social Action Forum – INSAF India

Indigenous Peoples Forum Odisha, India

Indonesia Fisherwomen Sisterhood (PPNI) Indonesia

Informationsgruppe Lateinamerika (IGLA) Austria

Initiative for Social and Economic Rights (ISER) Uganda

INKOTA-netzwerk Germany

Institute for Health Development Vietnam

Institute for Policy Studies – Global Economy Project USA

Instituto de Estudos Socioeconómicos-Inesc Brasil

International Campaign for the Rohingya United States

International Youth Association For Training And Inter-employment Programs (TIP) Georgia

IPEN – International Pollutants Eliimnation Network Sweden (Global)

Jothi SJ India

Justiça Ambiental / Friends of the Earth Mozambique Mozambique

Justiça nos Trilhos Brasil

Justicia i Pau Barcelona España

Karen Environmental and Social Action Network – KESAN Burma

Kedir Mohammed A man/Action for Integrated Sustainable Development Association Addis Ababa, Ethiopia

Kesatuan Nelayan Tradisional Indonesia/Indonesia Traditional Fisherfolk Union Indonesia

Kikandwa Environmental Association Uganda

Korea Center for Sustainable Development Republic of Korea

Latinamerikagrupperna/Solidaridad Suecia-América Latina (SAL) Sweden

Leadership4SDGs The Netherlands

Lepaje Environmental Organization  – United Republic of Tanzania

Lesotho Human Nature Projects Organization Maseru

Lleida Social Lleida (Catalunya)

MANUSHYA FOUNDATION Thailand

Mazingira Institute Kenya

Medical IMPACT Mexico

Meliponario familiar Balam Cab México

MNCP – Movimento Nacional das Cidadãs Posithivas Brasil

MOCASE LVC  Argentina

Movimento dos Atingidos e das Atingidas por Barragem (MAB) Brasil

Movimentos dos Trabalhadores Sem Teto Brasil

Movimiento Nacional de Mujeres Todas Somos Micaela Peru

Movimiento por la Defensa del Agua, la Tierra y el Medio Ambiente (modatima) Chile

Mrinal Kanti Tripra Bangladesh

Myanmar Youth foundation for SDG Myanmar

NA India

National Adivasi Alliance Kodagu INDIA

National Adivasis Alliance India

National Campaign for Sustainable Development Nepal

National Fisheries Solidarity Movement Sri Lanka

National Fisheries Solidarity/ Herman Kumara Sri Lanka

National Food and Nutrition Centre, Ministry of Heath and Medical Services Fiji

National indigenous women and Girls solidarity Alliance The Formosa Islands

New Guinea Binatang Research Center  Papua New Guinea

New Wind Association Finland

Nigerian Women Agro Allied Farmers Association Nigeria

No + AFP, Santiago Centro Chile

Observatorio Ciudadano Chile

Observatorio de Multinacionales en América Latina (OMAL) – Paz con Dignidad España

Observatorio Universitario de Seguridad Alimentaria y Nutricional del Estado de Guanajuato (OUSANEG) México

Oficina Subregional ISP Costa Rica

Ogiek Peoples Development Program(OPDP) Kenya

Ohaha Family Foundation Nigeria

ONG Femmes et Enfants en Detresse FEED Niger

PAPDA  Haiti

Participatory Research Action Bangladesh

Pathways To Peace USA

Phenix Center for Economic and Informatics Studies Jordan

Plataforma América Latina mejor sin TLC América Latina

Plataforma Boliviana frente al Cambio Climatico Bolivia

Plataforma de Sevilla contra los Tratados de Comercio e Inversión Sevilla España

Plateforme de Plaidoyer, Recherche et Renforcement de Capacités des ONGs – Guinée

Polaris Institute Canada

Prasant Paikray, Spoke Person-PPSS Odisha, India

Press freedom advocacy association in iraq Iraq

Project Affected Peoples Association (PAPA) India

Proyecto Crecer con Esperanza Argentina

Public Eye Switzerland

RAPAL Uruguay

Red de Acción en Plaguicidas de América Latina RAPAL MARCOS PAZ

Red de Acción sobre Plaguicidas y sus Alternativas en México (RAPAM) Mexico

Red de Coordinación en Biodiversidad Costa Rica

Red Latinoamericana por el Acceso a Medicamentos- RedLAM Latino América

Red Mexicana de Acción frente al Libre Comercio (RMALC) México

Rede Brasileira de Conselhos Brasil

Rede Brasileira de Integração dos Povos Brasil

Rede Jubileu Sul Brasil

Richharia Campaign India

Rural Initiatives for Community and Ecology Association (RICE) Thailand

Rural Women’s Assembly Lesotho

Salud Justa Mx México

SEARCH Pakistan

SEdRA Chile Chile

Sherpa France

Sideytms Honduras

Sierra Leone Network on the Right to Food (SiLNoRF ) Sierra Leone, West Africa

Sindicato Nacional de a trabajadores de EnfermeríaSINATRAE República Dominicana

Sinttracuavalle Colombia Interamericas

Sisters of Charity Federation United States

Software Africa Johannesburg

Solidaritas Perempuan (Women’s Solidarity for Human Rights) Indonesia

SOLIFONDS Suiza

SOS Faim Luxemburg

SOTERMUN España

SpoKojení, z. s. Czech Republic

Sustainable Fish Farming Initiative (SFFI) Nepal

Terra Nuova Italy

Thai Poor Act (TPA) Thailand

The Best Father Project Uganda Uganda

The Equality Trust United Kingdom

The Hunger Project México Mexico

The People’s Coalition for Fisheries Justice (KIARA) Indonesia

Transform! Danmark

UCAS China

Uganda Coalition for Sustainable Development Uganda

Uganda Consortium on Corporate Accountability (UCCA) Uganda

Unidad de la Fuerza Indígena y Campesina Mexico

UNION DE AFECTADOS POR TEXACO UDAPT ECUADOR

Unión de SIndicatos de Trabajadoras y Trabajadores en Andalucía (USTEA) Andalucía

Union des Amis Socio Culturelsd’Action en developpement (UNASCAD) Haiti

Unión Nacional de Empleados (UNE) Nicaragua

Unión Popular Valle Gómez México

Unión sindical emcali- USE Colombia

Unión Sindical Obrera (USO) España

Urgewald/ Ute Koczy Germany

Verein zur Erhaltung der Nutzpflanzenvielfalt, German Association for Plant Variety Conservation Germany

WEED – World Economy, Ecology & Development Germany

WESPAC Foundation, Inc White Plains

WIDE – Network for Women´s Rights and Feminist Perspectives in Development Austria

Women & Child Welfare Society  – India

Working Group on International Financial Institutions India

Youth for the Environment Nigeria

Zimbabwe United Nations Association Zimbabwe

Individuals 

Abel  Santamaria…. SINTUP. Panama

Adri Verster South Africa

David Abbott UK

Dion J P de Oliveira Brasil Curitiba Paraná

Dr Julia Anaf Australia

Dr Mallikarjuna H B INDIA

Dr Mélissa Mialon – Brasil

Dr Rita Gupta India

Dr Tomaso Ferrando bristol

DR VANDANA PRASAD INDIA

Dr. Anant Phadke, All India Drug Action Network India

Fayyaz Baqir Canada

Ferrier Christian Bonneville

Fiorella Bomé – Italia

Hildebrando Vélez Galeano Colombia

Irene Green

Jessy George India

Lawrence Sisitka South Africa

Margarita Petrona Gómez Argentina

Maria Laura Sánchez Rojas Costa Rica

Marita Hennessy (NUI Galway) – Ireland

Mireille BERNEX

S Faizi India

Samuel A. Germany

Tonguç Özcan – Türkiye

Vinay Jha India

Zdravka Dimitrova Bulgaria

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24/10 Conférence-débat : protection des droits des travailleurs ici et ailleurs : vers une législation sur le devoir de vigilance au niveau européen ?

Effondrement de Rana Plaza au Bangladesh provoquant la mort de 1100 personnes travaillant dans les ateliers de confection textile, travail dans des conditions inhumaines d’ouvriers migrants pour la construction du stade de la Coupe du monde 2022 au Qatar, exploitation et traite d’êtres humains en Europe: les affaires liées au non-respect des droits des travailleurs et des travailleuses partout dans le monde sont, malheureusement, monnaie courante.

En même temps, les droits liés au travail sur tous les continents ne cessent d’être affaiblis. Selon le rapport 2019 de la Confédération Internationale Syndicale, 85% des États ont enfreint le droit de grève et les autorités ont entravé l’enregistrement de syndicats dans 59% des pays.

De plus en plus de multinationales affichent, par le biais de chartes volontaires, des politiques responsables et éthiques, mais il est extrêmement difficile pour les personnes affectées par leurs activités d’obtenir justice et réparation. Pire encore, le nombre de syndicalistes et de défenseurs des droits humains et de l’environnement assassinés ne cesse de croître.

Face à cette situation, que peuvent faire l’UE et ses États membres ? Comment peuvent-ils obliger les entreprises à respecter les droits des travailleurs et des travailleuses… tout au long de leur chaîne de valeur ?

Participez à la conférence-débat avec Isabelle Schoemann, secrétaire
confédérale de la Confédération européenne des Syndicats et Claudia Saller,
coordinatrice d’European Coaliton for Corporate Justce (ECCJ).

Quand : 24 octobre 2019 à 18h30
Lieu : Casino Syndical de Bonnevoie
Langues : français et allemand (avec traduction simultanée)
Organisateurs : initiative pour un devoir de vigilance au Luxembourg, l’OGBL et Landesverband
L’entrée est gratuite.
Un verre de l’amitié sera offert.

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16/10 : soirée HUNGRY PLANET – L’empire de l’or rouge

Dans le cadre du programme socio-culturel de l’espace culturel Rotondes, SLOW FOOD Luxembourg, FAIRTRADE Lëtzebuerg et SOS FAIM organisent depuis 2008 des soirées sous la dénomination de HUNGRY PLANET.

L’empire de l’or rouge – Le juteux business de la tomate

Documentaire de Jean-Baptiste Malet & Xavier Deleu

En présence de Mme Sandrine Pingeon des Paniers de Sandrine. Maraichère à Munsbach, Sandrine est la partenaire de nombreux grands restaurant et fut personnalité de l’Année Gault& Millau 2018

Que mange-t-on quand on ouvre une boîte de concentré de tomates ou entame une pizza ?

Les pâtes à la bolognaise, les Pizzas… En dégustant ces plats, nous nous sentons immédiatement au soleil ! Problème, la tomate « made in Italy » est souvent, en réalité, « made in China » !
Toute l’humanité en consomme et pourtant, personne n’en a vu. La tomate industrielle est « à la tomate fraîche ce qu’une pomme est à une poire », comme l’écrit le journaliste Jean-Baptiste Malet dans son livre-enquête « L’empire de l’or rouge ».
« C’est un autre fruit, une autre géopolitique, un autre business ».
Ces tomates sont produites et conditionnées sous barils en Chine pour être ensuite exportées aux quatre coins de la planète. Pendant deux ans, Jean-Baptiste Malet a retracé le voyage d’une tomate de la Chine au Ghana, en passant par l’Italie, le Canada et les États-Unis.

L’histoire parfois absurde de notre monde globalisé

A travers un produit universel, la tomate, nous vous invitons à découvrir l’histoire d’un capitalisme brutal et sauvage.
Nous vous emmenons à la rencontre de la « mafia de la tomate », des traders richissimes, des cueilleurs misérables, des entrepreneurs, paysans, généticiens, fabricants de machine qui se cachent derrière ce business de la tomate très lucratif.
Un marché qui, désormais, est dominé par une nation consommant très peu de sauce tomate – la Chine, désormais titrée « maîtres de l’or rouge ».

Le traiteur maison Steffen Traiteur proposera un menu végétarien décliné autour de la tomate :
Tomate cerise façon « pomme d’amour »/ Salade d’un trio de tomates / Grande Bruschette aux tomates anciennes / Bocal de tomates rôties et espuma de tomates / Soupe de tomates / Macaron à la tomate/ Mousse aux fruits rouges et coulis de tomates en verrine

Les interventions vont se faire en langue française. Discussion en luxembourgeois dans l’ambiance conviviale de la Plateforme et de son bar dans la Rotonde1.

Date : Mercredi 16.10.2019 à 18:30 heures
Lieu et adresse : Rotonde 1, place des Rotondes, Luxembourg-Bonnevoie
Frais de participation : Membres(*): EUR 16,- Non-membres : EUR 21,-
(*) Membres Slow Food, Fairtrade et SOS-Faim
Réservation obligatoire avant le lundi, 14.10.2019 sur le site www.rotondes.lu
https://rotondes.lu/agenda/details/event/hungry-planet-6/

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10/10 : ACTION « Loosst d’afrikanesch Länner net am Ree stoen »

A l’initiative du Cercle des ONGD du Luxembourg, les députés du pays sont interpellés:

Chers députés, Chères députées

Luxembourg, le 7 octobre 2019. Le 10 octobre prochain, la Chambre des députés se propose de procéder à la ratification en particulier des accords de partenariat économique (APE) intérimaires conclus entre l’Union européenne (UE) et la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Cameroun ainsi que de l’APE conclu avec l’Afrique australe.

 Le Cercle de Coopération des ONGD est surpris par cette procédure de ratification de la Chambre. Il rappelle qu’en effet, dans son accord de coalition 2018-2023, le nouveau gouvernement a prévu que 

 « Face aux difficultés de conclusion d’accords de partenariat économique entre l’Union européenne et les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP), le Luxembourg demandera au niveau de l’Union européenne une évaluation objective de ces accords, en particulier de leurs conséquences pour le développement des pays ACP ».

Le Cercle de Coopération des ONGD se demande si c’est logique que la Chambre n’attende pas d’abord le résultat de cette évaluation objective avant de procéder à ces ratifications.

Ainsi, le Nigeria, un des plus grands pays de l’Afrique, continue de refuser la signature de l’APE conclu avec l’Afrique de l’Ouest. Comme son Président Buhari l’a souligné devant le Parlement européen en 2016, cet APE s’oppose à l’industrialisation de son pays. La Tanzanie s’est retirée pour des raisons similaires de l’APE conclu avec l’Afrique de l’Est. L’opposition du Nigéria a conduit la Commission européenne à négocier des « accords de partenariat économiques intérimaires » avec la Côte d’Ivoire et le Ghana. Si ces accords garantissent à ces pays un accès continu pour leurs produits au marché de l’UE, en revanche ils créent un grave problème pour l’intégration économique entre les pays de l’Afrique de l’Ouest. Car une fois arrivés sur les marchés de la Côte d’Ivoire et du Ghana, les produits européens circuleront facilement vers les autres pays de l’Afrique de l’Ouest comme le Sénégal, le Burkina Faso, le Mali et le Niger – pays partenaires de la coopération du Luxembourg.  

Les bénéficiaires des APE

Le Cercle rappelle son opposition à ces accords de partenariat économique et à leur ratification, déjà argumentée dans le baromètre de la cohérence des politiques « Fair Politics » en 2017. Il rejoint les sociétés civiles tant en Afrique qu’en Europe qui rejettent ces APE qui ne conduisent pas au développement de l’Afrique, mais servent plutôt les intérêts de certaines grandes entreprises européennes.

Les APE consolident la libéralisation des marchés africains introduite déjà il y a plusieurs décennies par les programmes d’ajustement structurels imposés aux pays en développement par la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International. L’Europe pourra ainsi continuer à inonder, à des prix dumping, les marchés africains avec ses produits agricoles excédentaires comme le lait en poudre, la viande de poulet et les céréales. L’impact de ces accords est négatif surtout dû au fait des phénomènes de substitution de produits nationaux par des produits importés.

Des pays sans vraies perspectives pour les jeunes

La perte de recettes fiscales que provoquent les APE aggravera également les difficultés des Gouvernements africains pour résoudre leurs problèmes de santé, d’éducation et d’alimentation sans parler de ceux posés par la crise climatique.

Il existe des risques d’incohérence entre ces accords et les objectifs de développement économique comme le développement des activités productives et de la génération de richesses dans l’agriculture et au sein des filières ainsi que de développement social : manque d’emploi, revenus en baisse, sécurité alimentaire à risque – aux dépens de milliers de petits paysans africains et de leurs familles.

Dérogation possible mais pas pour les pays africains

Dans le passé, les accords que l’UE a conclus avec les pays ACP étaient basés sur le principe de la non-réciprocité : l’UE accordait aux exportations des pays africains un accès presque totalement libre au marché européen. De leur côté, les États africains n’étaient pas obligés à offrir ces mêmes avantages à l’UE. Or, pour l’UE, ce type d’arrangement serait désormais contraire aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui prévoit pour des accords commerciaux bilatéraux la libéralisation réciproque des échanges.

Pourquoi l’UE n’a-t-elle pas demandé une dérogation à l’OMC, comme elle l’a fait dans le cas de la Moldavie, estimant que ce pays « n’a pas la compétitivité nécessaire pour prendre des engagements de réciprocité dans un accord de libre-échange avec l’UE » ?

Or, les pays africains sont encore plus pauvres que la Moldavie.

Pour le Cercle de Coopération des ONGD, une autre politique dans l’intérêt de l’Europe et de l’Afrique devrait suivre ces recommandations :

·      Exiger une évaluation préalable d’impact des APE sur l’environnement et les droits humains ;

·      Promouvoir dans les pays africains des capacités de production avant tout dans l’industrie et dans l’agriculture afin de créer un maximum d’emplois et d’assurer des revenus décents pour la population ;

·      Réformer d’urgence la politique de coopération, du commerce et de l’agriculture de l’UE en prenant en compte les écarts énormes de développement et de productivité et en basant les relations commerciales sur le principe de la non-réciprocité et une régulation des marchés garantissant une protection adéquate des petits producteurs ;

·      Réserver une plus grande priorité aux populations les plus démunies, donc à l’agriculture et aux exploitations familiales compte tenu du fait que 70 % des personnes qui souffrent de faim exercent une activité agricole ; et

·      Voter NON à la ratification des Accords APE !

Contact : Jean Feyder /  Véronique Faber pour le Cercle de Coopération, +352 621652674, veronique.faber@cercle.lu

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