[Festival alimenterre] Soirée ciné-débat à Thionville

Le Comité de Jumelage Thionville-Gao et Kénébia-Konko
La Coordination Nord Mosellane de la fête de la Science
GESCOD – Grand Est solidarités et coopérations pour le
développement vous invitent à la projection du film documentaire « Sur le champ! Des paysan.ne.s nourrissent la Terre »

Infos pratiques :
Date : 11 octobre 2021
Heure : 20h
Lieu : cinéma La Scala à Thionville
Durée du film : 62 minutes

La diffusion du film sera suivie d’un débat avec Marine LEFEBVRE de SOS Faim Luxembourg et Philippe TEZZA de l’association Perma3f (permaculture 3 frontières)

Site internet du film : https://surlechamp.be

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Les Déjeuners solidaires chez Cocottes, De Biobuttek et EXKi tout au long du mois d’octobre

En octobre, le mois de la Journée Mondiale de l’Alimentation, SOS Faim organise l’OPÉRATION DÉJEUNERS SOLIDAIRES chez trois partenaires : Cocottes, De Biobuttek et EXKi. Lors de votre déjeuner ou lors de vos achats, vous pouvez faire un don ou offrir un chèque repas pour lutter contre la faim dans sept pays d’Afrique.

La Journée Mondiale de l’Alimentation est célébrée chaque année le 16 octobre à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette date a été retenue en 1979 car elle correspond à la création de la FAO en 1945. La Journée est l’occasion pour tous les acteurs engagés dans la lutte contre la faim de sensibiliser l’opinion en mettant en place des actions au profit des populations n’ayant pas accès à une alimentation saine et nutritive. Marquée pour la deuxième fois par la pandémie du Covid-19, la Journée Mondiale de l’Alimentation 2021 est l’occasion de regarder vers l’avenir que nous voulons construire ensemble : un avenir sans faim.

Pour créer cet avenir, des actions collectives, rassemblant gouvernements, entreprises, ONG, médias et le grand public, sont déployées dans 150 pays. SOS Faim participe aux actions menées tout au long du mois d’octobre en organisant une nouvelle fois les Déjeuners solidaires. Cette année, nous collaborons avec notre partenaire de longue date, EXKi, ainsi qu’avec deux enseignes qui s’engagent depuis 2021 à nos côtés : Cocottes et De Biobuttek. Ces trois structures s’unissent à SOS Faim pour sensibiliser leur clientèle aux projets menés par SOS Faim et plus largement aux enjeux de l’alimentation et de l’agriculture.

A partir du vendredi 1er octobre, vous trouverez dans chaque boutique de ces trois partenaires une urne qui vous permettra de faire un don. L’intégralité des dons et des tickets repas récoltés dans le cadre de cette opération seront versés à SOS Faim Luxembourg. L’argent récolté permettra de lutter contre la faim et la pauvreté en milieu rural africain en appuyant les paysans et leurs familles pour les aider à atteindre la sécurité alimentaire de façon durable. 

Nous sommes très heureux d’avoir trouvé en Cocottes, De Biobuttek et EXKi trois partenaires qui partagent les mêmes valeurs liées à l’alimentation durable.

Cocottes, l’entreprise luxembourgeoise avec ses boutiques et ses restaurants, s’engage à distribuer des produits frais et de saison. Elle privilégie aussi le travail avec des artisans locaux et les producteurs luxembourgeois pour favoriser les circuits courts de la consommation locale. Les enjeux d’écoresponsabilité sont également une priorité pour l’entreprise. Grâce au tri, au packagings recyclés et recyclables et à la lutte anti-gaspillage, l’entreprise souhaite réduire son impact environnemental. Si vous souhaitez savoir davantage sur ce nouveau partenaire, rendez-vous sur leur site : https://cocottes.lu/

De Biobuttek s’est également joint à SOS Faim pour la campagne des Déjeuners solidaires. L’épicerie bio fut fondée par deux sœurs originaires de Dudelange. L’entreprise familiale souhaite contribuer à la santé et au bien-être des hommes et de la nature. A l’entrée du magasin, un petit bistro vous permet de consommer des boissons et manger des repas de saison. Plus d’informations sur leur site : http://www.debiobuttek.lu/

EXKi, notre partenaire de longue date, s’engage également pour cette action. Depuis sa création, l’entreprise met en œuvre une cuisine saine et durable, inspirée du végétal : « Toujours frais, de saison et même bio dès que possible ». D’autre part, les cafés servis dans les restaurants portent tous le Label Fairtrade et les emballages sont recyclés et/ou recyclables. Découvrez les engagements de EXKi sur leur site https://www.exki.lu/fr/

Un grand merci à nos trois partenaires, Cocottes, De Biobuttek et EXKi, d’inviter leurs clients durant tout le mois d’octobre à supporter SOS Faim.

Si vous souhaitez participer aux Déjeuners solidaires sans vous déplacer dans une des boutiques de nos partenaires, vous pouvez aussi nous faire don de votre chèque repas en nous l’envoyant simplement par la poste. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre page https://bit.ly/3ul4qWc

Merci pour votre solidarité !

Grâce à votre générosité, nous continuons à promouvoir une autre forme d’agriculture, plus résiliente et solidaire, pour un monde sans faim.

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[Conférence de presse] « S’adapter ou échouer ! »

La stratégie luxembourgeoise  de finance durable « Luxembourg Sustainable Finance Strategy » (LSFS) a besoin d’une révision fondamentale pour atteindre les objectifs de la finance durable.

S’adapter ou échouer ! La LSFS a besoin d’une révision fondamentale pour atteindre les objectifs de la finance durable

Luxembourg, le 27 septembre 2021 – Aujourd’hui, une coalition d’organisations de la société civile (OSC) [1] a présenté ses principaux points de critique de la « Luxembourg Sustainable Finance Strategy » (LSFS). Les organisations concluent que la LSFS manque d’objectifs clairs, de mesures concrètes et d’un réel calendrier pour que le secteur financier luxembourgeois assure (effectivement) la protection des droits humains et de l’environnement. D’une manière générale, la LSFS n’a absolument pas tenu compte de l’apport des organisations au cours de la phase de consultation publique. Par exemple, elle ne fournit aucun cadre pour aligner le secteur financier luxembourgeois sur l’accord de Paris et sur les défis en lien avec les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. La coalition d’ONG demande que ces lacunes soient corrigées lors d’une prochaine révision de la stratégie. Elle réclame également un engagement clair du gouvernement en vue de créer le cadre réglementaire nécessaire pour aligner le secteur financier sur les objectifs de durabilité.

Lancée le 9 février 2021 par l’Initiative luxembourgeoise pour la finance durable (LSFI) [2], la « Luxembourg Sustainable Finance Strategy »vise à faire connaître, promouvoir et aider à développer les initiatives de finance durable au Luxembourg. Dans le cadre d’une consultation publique, plus de 30 organisations [3] ont fourni des commentaires sur le projet initial de la stratégie, fin 2020. Cependant, lors de la publication du document final de la stratégie, les OSC ont été déçues de constater qu’aucune de leurs recommandations n’avait été prise en considération et que la stratégie finale présentait de graves lacunes. Le groupe d’OSC a donc décidé de réitérer ses préoccupations et ses demandes [4].

Selon les OSCs, la LSFS contient des lacunes importantes qui, si elles ne sont pas comblées, l’empêcheront d’apporter des améliorations significatives en matière de finance durable. Par exemple, dans un cas classique de l’approche quantitative au détriment de l’approche qualitative, la LSFS se concentre sur la promotion d’initiatives de finance durable sans examiner la mesure dans laquelle elles mènent à un véritable développement durable dans l’économie réelle. De plus, la LSFS n’aborde pas le fait que l’industrie financière luxembourgeoise est considérablement à la traîne en termes  d’alignement de ses flux financiers sur les objectifs de l’accord de Paris. Une autre critique importante adressée à la LSFS concerne le manque de mesures concrètes pour protéger les droits humains.

Au regard de ces lacunes, les OSC demandent que l’impact environnemental et sociétal du secteur financier luxembourgeois soit analysé afin de permettre le suivi et la mesure des progrès des objectifs à court, moyen et long terme. La LSFS doit viser à aligner tous les flux financiers sur les objectifs de l’accord de Paris et à faire entrer la finance durable dans le courant dominant, tout en évitant le greenwashing et le rebranding.

Des mesures volontaires seules ne permettront pas de faire évoluer le secteur financier vers plus de durabilité. Le gouvernement luxembourgeois doit adopter une position forte et s’engager à aligner la place financière sur les objectifs de durabilité en créant le cadre réglementaire adéquat pour une vaste transformation de l’industrie financière luxembourgeoise. Les autorités nationales de surveillance (CSSF, CAA et BCL) doivent établir des exigences claires pour que les institutions financières évaluent et gèrent les risques associés à la négligence des questions de durabilité dans leur modèle économique.

La protection des droits humains doit devenir une dimension importante de la LSFS. En adoptant une loi nationale sur la diligence raisonnable en matière de droits humains et d’environnement, y compris pour le secteur financier, le Luxembourg, en tant que candidat au Conseil des droits de l’homme des Nations unies et comme signataire de nombreux traités et conventions internationaux (par exemple, la CDB, la CCNUCC, l’OIT), pourrait jouer un rôle beaucoup plus proactif au niveau national et européen dans l’élaboration d’une réglementation plus ambitieuse.

Enfin, et surtout, la société civile doit être étroitement impliquée dans le processus de recherche de solutions, car elle joue un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique, contre la perte de biodiversité et contre les violations des droits humains.

En tant qu’acteur financier mondial, le Luxembourg doit assumer sa responsabilité de guider, surveiller et réglementer les acteurs financiers et leurs opérations, en particulier lorsqu’il s’agit de sauvegarder l’environnement et de protéger les droits humains. La LSFS doit refléter cette responsabilité et aborder les aspects actuellement manquants ou inadéquats de son approche si elle veut faire entrer la finance durable dans le courant dominant, tout en générant un véritable impact. Ce n’est qu’alors qu’elle sera à la hauteur de son potentiel et qu’elle changera réellement la donne pour des millions de vies et pour les moyens de subsistance de millions de personnes.  


Notes aux éditeurs :

[1] Etika, Greenpeace Luxembourg, ASTM, Commission Justice & Paix, SOS Faim ainsi que la fédération d’ONG Cercle de Coopération des ONGD.
[2] La LSFI a été fondée en janvier 2020 par le gouvernement luxembourgeois, Luxembourg for Finance (l’agence pour le développement de la place financière) et le Conseil supérieur du développement durable (un organe consultatif indépendant auprès du gouvernement luxembourgeois sur les questions de développement durable qui représente la société civile).
[3] Luxembourg Sustainable Finance Initiative, ‘A Sustainable Finance Strategy for Luxembourg and its financial centre’, communiqué de presse, 9 février 2021.
[4] Téléchargez la note d’information « Why the Luxembourg Sustainable Finance Strategy will not deliver: Components for bringing sustainable finance into the mainstream » ici. La note d’information n’est pas une critique point par point de la LSFS, mais elle a pour but de souligner les lacunes importantes de la stratégie qui, si elles ne sont pas comblées, empêcheront la LSFS d’apporter des améliorations significatives en matière de finance durable.


Contact presse:
Etika Luxembourg : contact@etika.lu

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La Marche Gourmande Alternative est de retour !

Dimanche, 3 octobre, de 10h00 à 17h00 – Centre nature et forêt Biodiversum Camille Gira à Remerschen

Pour cette 6ème édition, venez nous rejoindre sur un parcours d’environ 7km autour du Biodiversum à Remerchen pour apprendre plus sur la résilience et l’autonomie dans les systèmes alimentaires. A travers différentes stands et animations le long du parcours, vous aurez l’occasion d’apprendre et d’échanger autour des thématiques liées à nos systèmes alimentaires, tout en dégustant des plats originaux concoctés par Délice Végétal et MESA, la Maison de la Transition, le tout accompagné par des vins du Domaine Sunnen-Hoffmann !

Infos pratiques

Inscription en ligne obligatoire jusqu’au 28 septembre inclus.
Places limitées, groupes de max. 10 personnes.
Tarifs : -12 ans : gratuit / 12 – 25 ans : 20 € /+ 25 ans : 35 €.
Départ au Centre nature et forêt Biodiversum Camille Gira à Remerschen, toutes les 20 minutes entre 10.00 et 13.40 heures.
Arrêt le plus proche : Remerschen, Al Schoul
Plus d’informations sur la page Facebook de l’évènement

Organisation

AEIN, ASTM/CITIM, CELL, CPS, FDH, IDP, MESA, natur&ëmwelt, SOS Faim, Transition Minett

Flyer

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SOS Faim rejoint la Coalition Citoyenne pour le Sahel

Ce nouvel engagement traduit la volonté de SOS Faim de promouvoir la participation citoyenne au débat politique public.

La Coalition citoyenne pour le Sahel est une alliance d’organisations de la société civile qui valorise la voix et l’expertise des Sahéliens afin d’appeler les gouvernements du Sahel et leurs soutiens internationaux à répondre au conflit et à la crise humanitaire au Sahel en répondant aux 4 priorités suivantes :

  • Placer la protection des populations au cœur de leur action  
  • S’attaquer aux causes profondes des conflits et de l’insécurité  
  • Répondre à l’urgence humanitaire  
  • Lutter contre l’impunité

La coalition a été lancée le 16 juillet 2020 et est composée d’organisations de la société civile basées au Burkina Faso, au Mali, au Niger et dans la région du Sahel, ainsi qu’au niveau international en Afrique, en Europe et aux États-Unis.

Lors de son lancement, la coalition a présenté ses Piliers citoyens : un ensemble de priorités qui devrait guider toute réponse des États au conflit et aux crises dans la région.

Le rapport phare de la Coalition est disponible sur son site Internet :
« Sahel : Ce qui doit changer – Pour une nouvelle approche centrée sur les besoins des populations »

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Urgent : « Sauvons les abeilles et les agriculteurs »

Jusqu’au 30 septembre, signez la pétition pour le lancement d’une Initiative Citoyenne Européenne intitulée « Sauvons les abeilles et les agriculteurs« !

SOS Faim, membre de La plateforme Meng Landwirtschaft*, soutient l’initiative citoyenne européenne « Sauvons les abeilles et les agriculteurs ».

Signez l’initiative citoyenne européenne soit en ligne aux adresses suivante au choix :

Sur le site de natur&ëmwelt

Ou sur le site de Greenpeace

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Le Payroll Giving : une nouvelle possibilité pour soutenir SOS FAIM

Une solution simple pour les employeurs et les employés de soutenir des projets d’ONG luxembourgeoises : l’arrondi de salaire.

Depuis le mois de juin, SOS Faim fait partie du consortium d’ONG luxembourgeoises qui gèrent en commun le Payroll Giving. A l’origine, en 2015, ce fut l’ONG PADEM qui, en cherchant à diversifier sa collecte tout en proposant un outil innovant aux entreprises, a eu l’idée d’importer des États-Unis le concept du Payroll Giving et de l’adapter aux lois et à la culture du Grand-Duché.

En soutenant SOS Faim, vous appuyez directement les paysans et leurs familles pour qu’ils atteignent la sécurité alimentaire de façon durable. SOS Faim considère l’agriculture familiale comme une réponse adaptée et pertinente à l’insécurité alimentaire des populations du Sud.

SOS Faim a été créée en 1993 au Luxembourg pour lutter contre la faim et la pauvreté dans le monde en promouvant une autre forme d’agriculture, plus résiliente et solidaire. SOS Faim ne distribue pas de denrées alimentaires, mais déploie des programmes d’appui à long terme en partenariat avec 23 organisations locales engagées pour le développement de l’agriculture familiale durable dans sept pays africains (Bénin, Burkina Faso, Éthiopie, Mali, Niger, République Démocratique du Congo et Sénégal). Chaque année, environ 500.000 personnes bénéficient de cet appui. 

SOS Faim agit non seulement pour la transformation des systèmes agricoles et alimentaires dans les pays du Sud mais encourage également une consommation alimentaire responsable au Luxembourg.

Le Payroll Giving est une possibilité pour les entreprises et leurs employés de devenir partenaire d’une des neuf ONG du consortium. Ainsi, les salariés volontaires pourront reverser l’arrondi de leur salaire à des initiatives de développement. Il s’agit d’une simple fonctionnalité du logiciel de calcul de paie qui, une fois configuré, rend le processus totalement automatique. Les salariés peuvent à tout moment modifier le montant versé ou arrêter leur engagement.

Si vous êtes intéressés par cette possibilité, contactez Christine Putz, Chargée de la récolte de fonds par e-mail (christine.Putz@sosfaim.org) ou par téléphone (49 09 96 25). Par la suite, elle vous mettra en contact avec PADEM pour un rendez-vous de présentation et l’accompagnement dans la mise en œuvre de la solution dans votre entreprise.

SOS Faim remercie toutes les ONG membres du consortium, et particulièrement l’ONG PADEM, pour la possibilité d’entamer cette nouvelle voie dans la récolte de fonds.

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SOS Faim se rallie à l’appel international contre les programmes de révolution verte en Afrique

Révolution verte basée sur l’agrochimie ou agroécologie ? Telle est l’alternative qui est offerte au monde paysan africain pour nourrir une population croissante. Or, ce monde paysan réclame d’avoir voix au chapitre et de ne pas laisser les bailleurs internationaux décider du modèle agricole qui devrait être suivi par le continent. Dans leur viseur tout particulièrement, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) soutenue par la fondation Gates.

Cet appel lancé début septembre et signé par SOS Faim vous détaille les enjeux de cette question.

Appel à mettre fin au soutien aux programmes de révolution verte en Afrique

Cher représentant des donateurs,

Nous, 35 organisations de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) et un nombre en croissance rapide d’organisations signataires à l’échelle mondiale, demandons à votre agence de cesser de financer l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) et d’autres programmes de révolution verte et de soutenir les efforts menés par les Africains pour étendre l’agroécologie et d’autres systèmes agricoles à faibles intrants.

L’AFSA, le plus grand réseau d’organisations de la société civile du continent, a écrit aux donateurs de l’AGRA en mai 2021 pour leur demander des preuves des impacts positifs du programme. Le réseau a reçu peu de réponses et aucune preuve.

AGRA a échoué sans équivoque dans sa mission d’augmenter la productivité et les revenus et de réduire l’insécurité alimentaire, et a en fait nui aux efforts plus larges de soutien aux agriculteurs africains.

Plus d’une décennie de recherche a révélé l’échec d’AGRA dans ses propres termes. Après près de 15 ans et des dépenses de plus d’un milliard de dollars US pour promouvoir l’utilisation de semences commerciales, d’engrais chimiques et de pesticides dans 13 pays africains, et un milliard de dollars US supplémentaire par an de subventions gouvernementales africaines pour les semences et les engrais, l’AGRA n’a pas réussi à prouver que les rendements, les revenus ou la sécurité alimentaire ont augmenté de manière significative et durable pour les ménages de petits exploitants dans les pays ciblés. Depuis le début du programme d’AGRA en 2006, le nombre de personnes sous-alimentées dans ces 13 pays a augmenté de 30 %. Même lorsque la production de cultures de base a augmenté, la pauvreté ou la faim en milieu rural n’a guère diminué. Au lieu de cela, des cultures diverses et résistantes au climat qui fournissent un régime alimentaire plus varié et plus sain aux Africains ruraux ont été déplacées.

Le rôle joué par AGRA est très préoccupant pour plusieurs raisons :

• Elle poursuit une approche mal conçue qui promeut des monocultures fortement dépendantes aux intrants chimiques, au détriment des moyens de subsistance durables, de la fertilité des sols à long terme, du climat et du développement humain.
• La stratégie visant à convertir les agriculteurs aux semences commerciales, aux engrais et aux pesticides « à haut rendement » nuit directement aux agriculteurs car elle accroît leur dépendance à l’égard des entreprises et des longues chaînes d’approvisionnement en intrants et nuit à l’environnement. Elle nuit également à la résilience et augmente les risques d’endettement des petits agriculteurs face au changement climatique.
• AGRA utilise son levier financier pour encourager les gouvernements africains à se concentrer sur l’augmentation des rendements agricoles au détriment de la faim et de la pauvreté sur le continent, y compris des siècles d’exploitation des populations et des ressources naturelles du continent qui n’ont pas profité aux Africains.

Avec la présidente d’AGRA, Agnes Kalibata, qui dirigera le prochain sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires en tant qu’envoyée spéciale des Nations unies, le soutien financier et l’influence d’AGRA permettent à son modèle d’être présenté à tort comme la voie à suivre pour le monde. En fait, il fait partie du problème.

Des centaines d’organisations du monde entier ont dénoncé le Sommet sur les systèmes alimentaires comme une tentative de promouvoir une agriculture industrielle dirigée par les entreprises dans le monde entier, selon le modèle d’AGRA pour l’Afrique.

En juin 2021, près de 500 leaders religieux de toute l’Afrique ont envoyé une lettre à la Fondation Bill et Melinda Gates pour qu’elle mette fin à son soutien néfaste à l’agriculture industrielle. La lettre, envoyée par la Southern African Faith Communities’ Environment Institute (SAFCEI), rejette l’approche actuelle de la Fondation en matière de sécurité alimentaire, face à l’intensification de la crise climatique, comme faisant plus de mal que de bien sur le continent. Ils demandent à la Fondation Gates et aux autres donateurs d’AGRA d’écouter les petits agriculteurs et de cesser de soutenir l’agriculture industrielle. Nous soutenons les demandes de cette lettre et demandons à votre agence d’écouter les voix des Africains pour déterminer les efforts que vous soutenez.

Alors que le monde est confronté à des crises humaines, environnementales et climatiques majeures, il est urgent de changer de cap et de se tourner vers un modèle de développement basé sur des pratiques réellement durables, l’équité et la justice. Les agriculteurs de toute l’Afrique ont montré des résultats bien plus prometteurs en partageant leurs connaissances et en collaborant avec les scientifiques pour mettre en place des méthodes agricoles à faibles intrants qui laissent le contrôle de la production aux mains des agriculteurs africains. Nous vous invitons à écouter les mouvements paysans du continent qui ont exposé leur vision d’un système alimentaire sain, durable et équitable (comme la Déclaration de Nyéléni et la Déclaration d’Addis-Abeba).

Comme les leaders religieux africains l’ont demandé à la Fondation Gates, nous appelons au « respect et au soutien des approches holistiques définies localement qui permettent des transitions agroécologiques vers des systèmes alimentaires durables en Afrique ».

Nous vous demandons donc de cesser immédiatement de financer les programmes néfastes de la révolution verte tels qu’AGRA, afin que les approches agroécologiques dirigées par les paysans et les autres systèmes agricoles à faibles intrants externes puissent réellement prospérer.

Signé :
Alliance for Food Sovereignty in Africa (AFSA)
Biodiversity and Biosafety Association of Kenya (BIBA Kenya)
Community Alliance for Global Justice/AGRA Watch
GRAIN
Groundswell International
A Growing Culture
Institute for Agriculture and Trade Policy
The Oakland Institute
Southern African Faith Communities’ Environment Institute (SAFCEI)

MEMBRES DE l’AFSA :
African Biodiversity Network (ABN)
African Centre for Biodiversity (ACB)
Association Ouest Africaine pour le Développement de la Pêche Artisanale (ADEPA)
Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africaine (COPAGEN)
Comité Ouest Africain de Semences Paysannes (COASP)
Comparing and Supporting Endogenous Development (COMPAS Africa)
Eastern and Southern Africa Pastoralist Network (ESAPN)
Eastern and Southern Africa Small Scale Farmers Forum (ESAFF)
Faith & Justice Network of the Mano River Basin (FJN)
Farm-Saved Seeds Network (FASSNET)
Fédération Agroécologique du Bénin (FAEB)
Fellowship of Christian Councils and Churches in West Africa (FECCIWA)
Friends of the Earth Africa (FoEA)
Global Justice Now!
Groundswell West Africa (GWA)
Health of Mother Earth Foundation (HOMEF)
Indigenous Peoples of Africa Coordinating Committee (IPACC)
Institut Africain pour le Développement Economique et Social (INADES-Formation)
Institut Panafricain pour la Citoyenneté, les Consommateurs et le Développement (CICODEV Africa)
Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE International)
La Via Campesina SEAfrica
Participatory Ecological Land Use Management (PELUM) Association
Plate-forme Régionale des Organisations Paysannes d’Afrique Centrale (PROPAC)
Regional Schools and Colleges Permaculture Programme (ReSCOPE)
Réseau Africain pour le Droit à l’Alimentation (RAPDA –Togo)
Rural Women’s Assembly (RWA)
Tanzanian Alliance for Biodiversity (TABIO)
Thousand Currents
Union Africaine des Consommateurs (UAC)
We are the Solution (WAS)
World Neighbors
Zambia Alliance for Agroecology and Biodiversity (ZAAB)

WWW.AFSAFRICA.ORG

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