Changer de système alimentaire pour assurer notre avenir

Retour sur la séance académique du 28/11/18

Pour célébrer ses 25 ans, SOS Faim, en cette année 2018, a mis en œuvre un programme varié dont le point d’orgue était la séance académique qui s’est déroulée mercredi 28 novembre au Cercle Cité en présence, notamment, de SAR le Grand Duc Henri, de M. Gast Gibéryen, Président de la Chambre des Députés, de M. Sékou Cissé, Ambassadeur du Mali, de M. Romain Schneider, ministre de la coopération et de l’action humanitaire et de Mme Carole Dieschbourg, ministre de l’environnement.

M. Raymond Weber, président de SOS Faim, a salué les quelque 140 personnes de l’assistance avant d’introduire les intervenants.

M. le Ministre Schneider a salué l’engagement de SOS Faim : « avec SOS Faim nous relevons le défi de l’éradication de la faim et de la pauvreté, mais aussi de la mitigation du changement climatique. En plus du travail sur le terrain, l’ONG fait un important travail de sensibilisation. »

M. Raymond Weber a évoqué l’évolution de SOS Faim depuis sa création : « nous sommes passés du caritatif à l’accompagnement d’acteurs du changement, du collaboratif au partenariat, de l’aide à la coopération au développement, d’une approche centrée sur des besoins à satisfaire à une démarche privilégiant les capacités à développer. En agissant auprès des producteurs d’Afrique, en les aidant à se structurer au sein d’organisations fortes et indépendantes, en leur facilitant l’accès à des financements adaptés, SOS Faim contribue à renforcer le monde paysan et à promouvoir un développement endogène. »

Dans un monde en profonde mutation, SOS Faim poursuit son questionnement dans le cadre d’une réflexion stratégique : « face aux inégalités croissantes et aux injustices de plus en plus intolérables, SOS Faim  se veut acteur de changement, à son échelle et en alliance avec d’autres et veut contribuer à œuvrer pour la souveraineté alimentaire partout et pour tous, tout comme elle s’engage et pour davantage de justice économique et sociale, notamment en Afrique. Ce pari est audacieux et ambitieux : il oblige SOS Faim à poursuivre sa mission avec patience, persévérance et humilité, pour les 25 prochaines années… au moins !».

Découvrez le discours de M. Raymond Weber

Monsieur Weber a ensuite donné la parole à Olivier De Schutter, l’ex-rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, devenu membre de SOS Faim en 2016.

Intitulée Changer de système alimentaire pour assurer notre avenir, la conférence d’Olivier Des Schutter a mis en évidence le rôle de l’alimentation  comme « levier pour changer le monde ».

Ouvrant sa conférence sur le rôle très positif joué par le Luxembourg dans l’adoption de la Déclaration des droits des paysans par les Nations Unies, Olivier De Schutter a  analysé l’origine du modèle alimentaire dont nous héritons et fait une démonstration brillante de la responsabilité de notre système alimentaire sur les défis climatiques et écologiques actuels, mais aussi sur la persistance de la faim dans le  monde. En cette veille de COP 24, il a mis en évidence l’injustice de l’impact des changements climatiques qui affecteront davantage les populations les plus pauvres, précisément celles qui ont le moins de responsabilité dans le dérèglement climatique… Soulignant « l’impasse des solutions productivistes »,  Olivier de Schutter a insisté sur l’érosion des terres consécutive de l’agriculture intensive, ainsi que sur les néfastes conséquences environnementales mais aussi sociales, économiques et sanitaires de la poursuite d’une « alimentation low cost ». Il a explicité « le cercle vicieux de l’agriculture d’exportation, des importations de denrées alimentaires, et de la pauvreté rurale » :

« Nous exportons nos problèmes. Notre manière de consommer utilise des hectares virtuels qui servent à produire ce que nous importons pour satisfaire nos habitudes ; ce faisant, nous privons les populations du Sud de la satisfaction de besoins essentiels, de sorte que les souhaits des populations les plus riches, au pouvoir d’achat le plus important, l’emportent sur les besoins des populations pauvres. »

Olivier De Schutter a ensuite développé la possibilité de « surmonter l’inertie du système alimentaire actuel » pour aller au-delà du productivisme en mettant en avant différentes notions telles que l’agroécologie : « En passant de l’uniformité agricole que représentent les monocultures, à la diversité agricole, on obtient d’importants gains de productivité à l’hectare». Il a également illustré l’importance de la reterritorialisation comme moyen de réaliser la souveraineté alimentaire et le droit à l’alimentation. Il a enfin abordé  les innovations sociales majeures, déjà mises en œuvre dans certains territoires, telles que les politiques alimentaires urbaines, ou la démocratie alimentaire. Ce faisant, il a salué et conforté la démarche de SOS faim qui travaille sur les deux fronts : dans les pays du Sud en soutenant l’agriculture familiale et l’accès des petits paysans aux moyens de production, et ici au Luxembourg en agissant pour promouvoir une alimentation responsable et une transformation des politiques en faveur du changement de système alimentaire.

« La démocratie alimentaire est une source d’espoir ; au cœur de toutes les solutions que nous recherchons, ce n’est pas de la technologie mais de l’intelligence sociale dont nous avons besoin. »

Découvrez la présentation de Olivier De Schutter

SOS Faim 25 ans d’action en faveur de l’agriculture familiale !

Aujourd’hui, l’ONG est présente dans 6 pays africains, pour travailler avec une vingtaine de partenaires pour une meilleure reconnaissance du droit des paysans et une augmentation des moyens en faveur d’une agriculture familiale durable.

Ces trois dernières années, plus de 20 nouveaux membres ont rejoint l’association ; de nouveaux partenariats en Afrique ont vu ou verront le jour ; la campagne « Changeons de menu ! » prend de l’ampleur : en complément à la sensibilisation, SOS Faim appuie financièrement des coopératives luxembourgeoises proposant des alternatives alimentaires. Mais tout ça est le résultat de 25 années de travail …

Découvrez quelques moments clés de ces 25 années mis en perspective

 

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Si vous mangiez moins de hamburgers, nous pourrions manger !

…ou le procès qui aura lieu demain, si nous ne changeons rien à nos habitudes…

S’il n’a pas encore eu lieu, ce procès n’est pas inimaginable à une échéance qui se rapproche à grands pas, dans un monde où une minorité se gave sans modération. En gaspillant les ressources naturelles qu’on sait pourtant limitées, la population nantie tarde à     remettre en question ses habitudes de consommation… Comment lui faire comprendre que ce gaspillage s’apparente à la confiscations des ressources de tous ceux qui n’ont pas le minimum vital, ni davantage les moyens de faire respecter leurs droits ?!

Selon la FAO (Food and Agriculture Organization), la consommation mondiale de protéines animales a doublé en moins de 50 ans pour atteindre 229 millions de tonnes en 2009. Elle devrait encore augmenter de 70% (465 millions de tonnes) d’ici 2050 pour assouvir l’appétit carnivore croissant des humains, si nos choix alimentaires poursuivent la même tendance. En 2010, en moyenne, une personne consommait plus de 80g de protéines par jour, contre 62g cinquante ans plus tôt, la part des protéines animales étant passé de 25g à 41g par habitant et par jour…

Or, dans le monde, le bétail occupe 30% des terres, en comptant les champs utilisés pour produire leur alimentation. Les monocultures de soja occasionnent d’immenses déforestation, réduisant ainsi les capacités d’absorption du CO2 par la végétation. Irrigation et utilisation d’intrants chimiques augmentant encore les émissions de carbone et la consommation d’eau. Ainsi, selon les calculs du Center for investigative reporting (CIR), un sandwich contenant un steak d’environ 110 grammes, émet presque 3 kilos de CO2 et utilise 2 400 litres d’eau ! Au total, la viande bovine serait responsable de presque 10% de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre …

Eliminer la faim d’ici 2030…

Dans le même temps, sur la même planète, et malgré l’engagement pris en 2015 par la Communauté internationale d’éliminer la faim d’ici à 2030, nous sommes passés de 784 millions de personnes en situation de sous-alimentation chronique en 2015, à 804 millions en 2016 et 821 millions en 2017 : le rapport sur l’état de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le monde publié ce 11 septembre par 5 agences des Nations-Unies, souligne que la faim et l’obésité coexistent dans de nombreux pays, touchant en premier lieu les familles les plus pauvres, soit parce qu’elles n’ont pas accès à la nourriture, soit parce qu’elles sont les plus exposées à une nourriture de mauvaise qualité, à forte densité énergétique et pauvre en nutriments.

Mais ce que les agences des Nations unies n’osent pas encore pointer du doigt, c’est la responsabilité de l’agriculture industrielle, principale vecteur des émissions de gaz à effet de serre et de destruction de la biodiversité. En accaparant terres et eau dans les communautés rurales des pays du Sud, en gaspillant des ressources précieuses, cette agriculture contribue à rendre plus vulnérable les populations les plus pauvres.

Cette spirale infernale n’est pas une fatalité !

En face de ce système destructif, contrôlé par une poignée de multinationales, il y a plus de 500 millions de fermes familiales, produisant plus de 80 % de la nourriture dans le monde. Bien qu’elles ne réussissent pas toujours à en vivre, elles représentent l’alternative pour un modèle vertueux qui est de plus en plus largement promu : l’agroécologie commence à s’imposer au sein de la FAO comme le meilleur modèle pour lutter contre la faim, réduire la pauvreté rurale et répondre aux défis du changement climatique. Dans le même temps, les Nations-Unies ont décrété une décennie de l’agriculture familiale (2019-2028), tandis que les Nations Unies viennent d’adopté la Déclaration sur les droits des paysans et a lancé un groupe de travail sur la mise en place d’un traité contraignant sur le respect des droits humains par les entreprises.

Changer de modèle en s’appuyant sur l’agriculture familiale, c’est opérer une transition vers des systèmes agroécologiques et vers la souveraineté alimentaire, tout en renforçant les droits des paysans et en restaurant de la régulation dans les échanges commerciaux et en initiant un devoir de vigilance pour les entreprises multinationales.

L’agriculture paysanne est aussi la mieux à même de contribuer au développement des zones rurales et donc à la lutte contre l’exode vers les grandes villes: en la soutenant, c’est un gisement d’emplois inespéré que l’on peut créer, aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en développement. Et où que ce soit, respecter la terre et les hommes et femmes qui produisent la nourriture, leur permettre de retrouver la dignité confisquée par le système agroindustriel, c’est désamorcer le procès à venir.

Marine Lefebvre

www.sosfaim.lu

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Déclaration des droits des paysan.ne.s: le Luxembourg ose un vote historique !

…en étant, avec le Portugal, le seul des pays de l’UE à soutenir l’adoption de la Déclaration pour les droits des paysans devant l’Assemblée des Nations Unies.

Ce 19 septembre,  la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales a été adoptée par 119 voix pour, 7 contre et 49 abstentions.

Si les voix pour émanent essentiellement des pays du Sud où existe une majorité de population rurale, le Luxembourg fait partie des (trop) rares pays à avoir apporté son soutien à cette Déclaration. Surtout, seul avec le Portugal, il s’est démarqué de la majorité des pays de l’UE, manifestant son attachement à l’approfondissement des droits humains et au rééquilibrage des inégalités Nord-Sud grâce à ce nouvel outil juridique pour lequel les plus grandes organisations paysannes et notamment La Via Campesina (LVC) se mobilisent depuis près de 15 ans.

Dès le lendemain de ce vote, la coordination internationale de LVC nous a transmis ses chaleureuses félicitations à nous ONG et a demandé de transmettre ses remerciements à notre Ministère.

Alors que le Luxembourg,  lors de nos échanges avec le MAEE,  annonçait vouloir privilégier un consensus européen sur ce dossier (comme c’est de coutume), son vote POUR est d’autant plus remarquable qu’il est finalement, avec le Portugal, le seul des pays de l’UE à avoir osé se démarquer de la majorité européenne !!

Lors de la session, le Portugal, qui s’exprimait également au nom du Luxembourg, a souligné que:

les paysans vivant et travaillant dans des zones rurales sont plus susceptibles de souffrir de violations de leurs droits économiques et socioculturels.  Pour ces deux pays, la Déclaration contribuera à mieux accompagner les personnes rurales en sensibilisant les gouvernements sur les droits de ces personnes.  Ils ont également remercié la société civile pour sa contribution précieuse tout au long de ce processus et ont appelé à voter en faveur de ce texte.”

Les 13 ONG et OSC qui avaient demandé au Ministère des Affaires étrangères et européennes d’apporter son soutien à ce texte, se félicitent de ce vote qui démontre que les enjeux de cette déclaration ont été bien pris en compte par nos responsables politiques. Le Collectif d’OSC luxembourgeois les remercie chaleureusement pour cet important geste en faveur d’une meilleure défense des intérêts des populations rurales.

Reste une dernière étape qui devrait être vite franchie, celle de l’adoption de la Déclaration sur les droits des paysans et autres personnes travaillant en milieu rural par l’Assemblée générale de l’ONU à New York à la fin 2018.

Découvrez le vote des différents pays:

Contre (7): Australie, États-Unis, Hongrie, Israël, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Suède

Abstention (49): Albanie, Andorre, Argentine, Arménie, Autriche, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Bulgarie, Canada, Colombie, Croatie, Chypre, République tchèque, Danemark, Estonie, Éthiopie, Fidji, Finlande, France, Géorgie, Allemagne, Grèce, Guatemala, Hunduras, Islande, Irlande, Italie, Japon, Lettonie, Lichtenstein, Lituanie, Malte, Monténégro, Pays-Bas, Norvège, Palaos, Pologne, République de Corée, Roumanie, Fédération de Russie, Saint-Marin, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Espagne, ARY Macédoine, Turquie, Ukraine

Pour (119): Afghanistan, Algérie, Angola, Antigua-Barbuda, Azerbaïdjan, Bahamas, Bahreïn, Bangladesh, Barbade, Bélarus, Belize, Bénin, Bhoutan, Bolivie, Botswana, Brunei, Burundi, Cambodge, République centrafricaine, Tchad Chili, Chine, Comores, Costa Rica, Côte d’Ivoire, Cuba, République démocratique de Corée, Djibouti, Équateur, Équateur, El Salvador, Guinée équatoriale, Équateur, Équateur, Érythrée, Gabon, Gambie, Ghana, Grenade, Guinée Bissau, Guyana, Haïti, Inde, Indonésie, Iran, Irak, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Kiribati, Koweït, RDP lao, Liban, Libéria, Libye, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Malaisie, Maldives, Mali, Mauritanie, Maurice , Mexique, Monaco, Mongolie, Maroc, Mozambique, Myanmar, Namibie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Oman, Pakistan, Panama, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Pérou, Philippines, Portugal, Quatar, République de Moldova, Rwanda, Saint Kitts-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Samoa, Arabie Saoudite, Sénégal, Serbie, Seychelles, Sierra Leone, Îles Salomon, Afrique du Sud, Soudan du Sud, Sri Lanka, Soudan, Suriname, Suisse, République arabe syrienne, Tadjikistan, Thaïlande, Timor-Leste, Togo, Trinité-et-Tobago, Tunisie, Ouganda, Émirats Arabes Unis, République-Unie de Tanzanie , Uruguay, Ouzbékistan, Venezuela, Vietnam, Yémen, Zambie, Zimbabwe.

Pays qui n’ont pas voté (18): Burkina Fasso, Cap Vert, Cameroun, Congo, République démocratique du Congo, Dominique, Eswatini, Kirghizistan, Lesotho, Îles Marshall, Micronésie, Nauru, Sao Tomé-Principe, Somalie, Tonga, Turkménistan, Tuvalu, Vanuatu

Lire la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales – http://undocs.org/A/C.3/73/L.30

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Faim dans le monde: une situation toujours aussi alarmante !

En 1993, SOS Faim a été créée au Luxembourg par la mobilisation de citoyens indignés par le fléau de la faim dans le monde. 25 ans plus tard, le constat est toujours particulièrement alarmant.

Malgré ses ambitions, la communauté internationale n’a toujours pas réussi à éradiquer la faim et se trouve aujourd’hui face à de nombreuses crises alimentaires… En dépit d’une production alimentaire largement suffisante pour nourrir la planète, la faim augmente ! De 784 millions de personnes en situation de sous-alimentation chronique en 2015, nous sommes passés à 804 millions en 2016 et 821 millions en 2017.

L’agriculture industrielle de ces 50 dernières années n’a pas résolu le problème de la faim, mais a, au contraire, contribué à l’épuisement des ressources de la planète… Face à ce modèle contrôlé par une poignée de multinationales, 500 millions de fermes familiales à travers le monde produisent 80% de la nourriture du monde. Et pourtant, 70% de ceux qui ont faim vivent de l’agriculture…

Ces petits paysans n’ont ni tracteur, ni subvention publique, ni couverture sociale. Ils sont les premiers à subir les aléas climatiques avec, au Sahel en particulier, des saisons de pluies de plus en plus irrégulières, des sècheresses, des inondations, une désertification galopante, …

C’est en agissant auprès des producteurs en Afrique, en les aidant à se structurer au sein d’organisations fortes et indépendantes, en leur facilitant l’accès à des financements adaptés, que SOS Faim contribue, à son échelle, à renforcer l’agriculture familiale durable en tant que meilleur moyen possible pour éradiquer la faim dans le monde.

Le 16 octobre est célébrée la Journée Mondiale de l’Alimentation. Ce jour-là, un peu partout dans le monde, des personnes se mobilisent pour œuvrer à l’éradication de la faim. Et si, vous aussi, vous y participiez en soutenant SOS Faim ?


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27/10 Disco soup fir eng nohalteg Landwirtschaft

LU

Disco soup fir eng nohalteg Landwirtschaft

D’Plattform Meng Landwirtschaft invitéiert häerzlech op hir Disco Soup ënnert dem Motto ‘good food, good farming’.

Samschdes, de 27. Oktober vun 10.00 bis 14.00 Auer an der Rue de la Reine tëscht dem Knuedler an dem Palais.

Schnibbelt a kacht mat eis fir eng gesond, fair an nohalteg Agrarpolitik an Europa fir d’Produzenten, d’Konsumenten, d’Déieren an d’Ëmwelt.

 

 

DE

Disco soup für eine nachhaltige Landwirtschaft

Die Plattform Meng Landwirtschaft lädt Sie herzlich zu ihrer Disco Soup unter dem Motto ‘good food, good farming’ ein.

Am Samstag, den 27. Oktober von 10.00 bis 14.00 Uhr in der Rue de la Reine zwischen Knuedler und dem großherzoglichen Palast.

Schnibbeln und kochen Sie mit uns für eine gesunde, faire und nachhaltige europäische Agrarpolitik für Produzenten, Konsumenten, Tiere und die Umwelt.

 

FR

Disco soup pour une agriculture durable

La plateforme Meng Landwirtschaft vous invite cordialement à sa Disco soup selon la devise ‘good food, good farming’.

Samedi, le 27 octobre de 10h à 14h Rue de la Reine entre la Place Guillaume et le Palais Grand-Ducal.

Venez cuisiner avec nous pour une politique agricole européenne saine, équitable et durable pour les producteurs, les consommateurs, les animaux et l’environnement.

 

Facebookevent: https://www.facebook.com/events/301317233796795/

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21/11 Risquer sa vie … pour sauver la planète

etika, l’ASTM, , ATTAC Luxembourg, ASTM la Fondation Caritas, la Fondation Partage Luxembourg, et SOS FAIM vous invitent à une conférence-déjeuner :

Risquer sa vie pour sauver… la planète

Mercredi 21 novembre à 12h15 à l’Altrimenti

Lieu : Salle Rheinsheim à l’Altrimenti asbl – 5 avenue Marie-Thérèse, Luxembourg

En présence de Elisabeth Schneiter

Si les défenseurs de l’environnement dans le monde occidental sont exposés au risque d’apathie voire de découragement quand la société ne réagit pas aussi vite que l’urgence l’exigerait, il en est tout autrement dans d’autres parties du monde : rien qu’en 2017 on a dénombré chaque semaine près de 4 assassinats de militant-e-s écologistes qui se battaient pour préserver les conditions indispensables à la vie sur terre.

C’est cette guerre silencieuse, peu connue dans nos pays industrialisés, que relate le livre “Les héros de de l’environnement” . Il s’ouvre sur le sacrifice de Berta Caceres, assassinée en 2016 au Honduras, qui a mobilisé son peuple, les Lenca, pour défendre la rivière Gualcarque. Après l’évocation d’autres héros et héroïnes mythiques, comme Chico Mendès qui se battait pour la forêt tropicale au Brésil, Dian Fossey, protectrice des gorilles, ou Ken SaroWiwa qui dénonçait les exactions de Shell dans le golfe du Niger, le livre se tourne vers ceux qui continuent aujourd’hui la bataille en le payant parfois de leur sang.

Comme le souligne le directeur de l’agence de l’ONU pour l’environnement, Erik Solheim :« Ceux qui luttent pour protéger la planète et les gens devraient être célébrés comme des héros, mais la triste réalité est que beaucoup paient un lourd tribut pour leur sécurité et parfois le paient de leur vie ».

Présentation de l’oratrice :
Elisabeth Schneiter a créé et dirigé un magazine sur la langue française, Qui-vive !, et un autre sur l’actualité culturelle et scientifique, Rendez-vous en France. Comme journaliste indépendante, elle a écrit pour Le Monde, Les Échos, le Figaro… et collabore depuis quatre ans avec Reporterre, pour qui elle suit les atteintes aux libertés dans le monde et l’actualité internationale

​Le livre de Elisabeth Schneiter sera disponible pour les dédicaces.

 

Pour des raisons d’organisation, il est absolument impératif de s’inscrire par courriel via events@etika.lu avant le 19 novembre en précisant le nombre de personnes qui assisteront à la conférence et celles qui resteront pour le déjeuner. La participation à la conférence et le déjeuner sont offerts par etika.

 

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14/11 : Soirée HUNGRY PLANET

Dans le cadre du programme socio-culturel de l’espace culturel Rotondes, SLOW FOOD Luxembourg, FAIRTRADE Lëtzebuerg et SOS Faim organisent depuis 2008 des soirées sous la dénomination de HUNGRY PLANET.

Se dévêtir….

des fibres toxiques

Dans le cadre de la campagne « Rethink Your Clothes », lancée par l’ONG Fairtrade Lëtzebuerg et la Fondation Caritas Luxembourg avec le soutien financier du Ministère des Affaires étrangères, la soirée HUNGRY PLANET vous invite à découvrir le documentaire primé River Blue.

Rethink Your Clothes

Vous êtes-vous déjà demandé qui a fabriqué vos vêtements ? Comment vos vêtements sont-ils fabriqués ? Quels sont les dommages environnementaux liés à l’industrie textile ?

L’objectif de la campagne Rethink your Clothes est de sensibiliser le public luxembourgeois sur les enjeux sociaux et environnementaux de l’industrie textile. Le documentaire River Blue met en évidence ces désastres écologiques générés par cette industrie et ses conséquences sur l’environnement et la santé des populations.

River Blue

Le documentaire River Blue voyage autour du globe pour dévoiler les sombres secrets qui se cachent derrière la fabrication de nos vêtements. Entre les rudes procédés chimiques utilisés par les manufactures et le rejet irresponsable de déchets toxiques, l’un de nos articles emblématiques préférés, le jean, est en train de détruire la globalité des rivières terrestres (David McIlvride, Roger Williams, GB 2016, 1h34, Anglais, Français (Sous-titres).

Claire Henzig et Ana Luisa Texeira (Caritas Luxembourg) seront présentes lors de la soirée pour présenter la campagne et également pour créer un débat après le film.

Un buffet fibreux, mais pas toxique

Comme de tradition, le traiteur maison des Rotondes Steffen confectionnera un buffet de saison tout régional sauf transnational.

Baguette au fromage de Berdorf – Petite salade de céleri aux noix – Weinzossis, sauce moutarde et sa purée de pommes de terre – polenta juste prise au gorgonzola et cèpes – Mini tartelette aux raisins – Compote de pommes en verrine

Discussion conviviale dans la Plateforme et autour du bar de la Rotonde 1.

 

Mercredi 14.11.2018 à 18:30

Rotonde 1, place des Rotondes, Luxembourg-Bonnevoie

Participation aux frais:       Membres(*) : EUR 16,-   Non membres: EUR 21,-

(*) Membres de Slow Food, Fairtrade et SOS Faim

Réservation obligatoire avant lundi, 12.11.2018 : http://rotondes.lu/agenda/details/event/se-devetir-des-fibres-toxiques/

 

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Les Nations Unies offrent une victoire historique aux paysans

Après plus de 17 ans de mobilisation du mouvement paysan international La Via Campesina et de ses alliés, le Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies a adopté à une large majorité (33 votes pour, 11 abstentions, 3 votes contre) le texte de la Déclaration des droits des paysans et des autres personnes travaillant en milieu rural ce 28 septembre. 

Cette victoire du mouvement paysan mondial reflète toutefois un monde fracturé suivant une ligne Nord-Sud: en s’abstenant (cas de la Belgique, de l’Allemagne, de la Croatie, de l’Espagne, de la Slovaquie, de la Slovénie),  ou en votant contre (cas de l’Autriche, la Hongrie et le Royaume-Uni), les Etats européens, ainsi que le Japon ou la Corée, se sont démarqués d’un élan mondial visant à enrichir les normes existantes en matière de droits humains et à contre-balancer la montée en puissance des droits à la propriété intellectuelle notamment, qui ont porté un coup d’arrêt à l’utilisation des semences paysannes.

Concrètement, la Déclaration rassemble et explicite les droits des paysans, tels que les droits à la terre, aux semences, à l’eau, à la sécurité sociale, à la santé, au logement, à l’éducation, à un revenu décent, au développement, à la participation, à la justice, etc.

C’est en 2012 que le Conseil des droits de l’Homme a créé un groupe de travail chargé d’élaborer un projet de Déclaration en vue de défendre les droits humains de centaines de millions de paysans et de paysannes qui sont identifiées comme les victimes principales de la sous-alimentation et de la pauvreté et qui souffrent de nombreuses discriminations et violations de leurs droits, dans les pays du Sud mais aussi dans ceux du Nord.

« En protégeant les droits de celles et ceux qui produisent notre nourriture tout en préservant les ressources naturelles, la Déclaration participe aux réponses à apporter aux grandes crises actuelles : pauvreté rurale et insécurité alimentaire, changements climatiques, dégradation des ressources naturelles et effondrement de la biodiversité, etc », explique Florence Kroff, de l’ONG FIAN.

Une position à contre-courant

Un positionnement d’autant moins compréhensible que le Conseil Economique et Social Européen, ainsi que le Parlement Européen, ont, courant 2018, appelé explicitement les Etats membres à voter pour les droits des paysans à l’ONU.

Le Luxembourg qui n’est pas membre du Conseil des Droits de l’homme mais qui aspire à la devenir en 2022, n’a, en ce début octobre, toujours pas apporté de réponse aux demandes réitérées de 12 organisations de la société civile* qui, avec SOS Faim, ont exposé au Ministre Jean Asselborn l’importance de soutenir cette initiative.

Ces organisations ne relâcheront pas leur vigilance : suite au vote du Conseil des droits de l’homme, cette Déclaration sera soumise en décembre à New York au vote de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Celui-ci donnera une vision claire des pays du Nord qui auront su se positionner en faveur d’un texte auquel la grande majorité des pays du Sud apportent leur voix, car cette Déclaration instituera un outil juridique devant servir de levier à un rééquilibrage des inégalités Nord-Sud.

Marine Lefebvre

www.sosfaim.lu

*Autres associations signataires :

  • Action Solidarité Tiers Monde
  • Aide à l’Enfance de l’Inde et du Népal
  • ATTAC
  • Cercle des ONG
  • Etika
  • Fairtrade Letzebuerg
  • Fondation Caritas
  • Fondation Partage
  • Frères des Hommes
  • Meng Landwirtschaft
  • SEED
  • Vereenegung fir Bio-Landwirtschaft Lëtzebuerg

 

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10.10 : soirée Hungry Planet

Dans le cadre des Synergies de l’espace culturel Rotondes, SLOW FOOD Luxembourg, FAIRTRADE Lëtzebuerg et SOS Faim organisent depuis 2008 des soirées sous la dénomination de HUNGRY PLANET.

Vertueuses Transnationales?!
Le business de l’aide au développement

It’s the economy, stupid!

L’aide publique au développement a notamment et en principe pour objectif de faire diminuer l’insécurité alimentaire et la grande pauvreté dans le monde. Outre les dispositifs classiques de l’aide (via les organismes multilatéraux, les agences d’exécution étatiques ou les ONGD), les Etats donateurs, vu leurs moyens limités, développent de plus en plus de partenariats avec les entreprises via les fameux PPP (partenariats public-privé). Or, dans les faits, les industriels ne jouent pas le jeu de la solidarité internationale désintéressée, priorisant leurs propres intérêts d’abord financiers. En enquêtant en Afrique, les auteurs de ce documentaire ont constaté que les multinationales accaparent les terres, paient des salaires misérables à leurs employés et poussent les paysans à acheter leurs produits. Pourtant, des modèles alternatifs d’aide au développement existent.

Le business de l’aide au développement

Ce film au contenu effarant montre que la lutte contre la faim est un prétexte pour certaines multinationales qui souhaitent s’implanter en Afrique. On assiste alors à l’importation du modèle d’agriculture intensive occidental en Zambie, au Kenya et en Tanzanie. Le sujet méconnu de la captation de l’aide au développement par les grandes firmes internationales est ici traité de façon complète. Les limites du partenariat public-privé dévoilent les phénomènes d’accaparement des terres, d’endettement des paysans et du bouleversement des pratiques alimentaires locales. Des modèles alternatifs plus vertueux sont présentés et invitent au débat. Une production ARTE (86’, en version française). Film réalisé par Valentin Thurn (“Taste the Waste”) et Caroline Nokel en
2017.

Et nous là-dedans?

Même si le Luxembourg semble très vertueux dans le contexte de l’aide publique au développement et défend le principe d’une aide « non liée » (aux intérêts lucratifs du secteur privé), il n’en est pas moins le siège de bien des firmes transnationales moins vertueuses. Jean Feyder, éminent spécialiste des questions de (mal)développement et auteur notamment du livre “La faim tue” sera présent pour répondre à des interrogations supplémentaires.

Un buffet tout sauf transnational

Comme de tradition, le traiteur maison des Rotondes Steffen confectionnera un menu tout régional sauf transnational. Baguette à l’ancienne au jambon Lisanto et tomate confite / Salade de choux rouge aux pommes / Œuf poché en basse température et sa crème de carottes / Soupe de potiron au marrons et fine crème de lait / Mousse à la framboise coquelicot / Macaron à la pêche

Discussion conviviale dans la Plateforme et autour du bar de la Rotonde 1.
Mercredi 10.10.2018 à 18:30 h
Rotonde 1, place des Rotondes, Luxembourg-Bonnevoie
Participation aux frais: Membres(*) : EUR 16,- Non membres: EUR 21,-
(*) Membres de Slow Food, Fairtrade et SOS Faim
Réservation obligatoire avant lundi, 08.10.2018 sur www.rotondes.lu
http://rotondes.lu/agenda/details/event/hungry-planet-3/

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Stop aux à bas prix de l’alimentation …et à la souffrance qu’ils génèrent

Paroles du Sud – septembre 2018

Les chaines d’approvisionnement de la grande distribution, avec leur pression folle sur les prix, sont devenues un lieu de souffrances humaines (et animales) intenses où les inégalités s’aggravent. Une récente étude d’OXFAM (Derrière le code-barre : des inégalités en chaînes) présente de nouvelles données empiriques sur la compression acharnée des revenus des paysans et sur le déni généralisé des droits du travail parmi celles et ceux qui fournissent différents produits aux supermarchés du monde entier.
En se mondialisant au cours des dernières décennies, les chaînes d’approvisionnement agricoles  sont passées sous la coupe d’ un petit nombre de groupes agroalimentaires et d’enseignes de grande distribution  qui règnent sur un secteur rassemblant des millions de producteurs agricoles et une population de consommateurs de plusieurs milliards, en constante augmentation.

« Au cours des 20 dernières années, les supermarchés ont empoché une part croissante de l’argent que ses clients dépensent en caisse en contrepartie de la baisse de la part dévolue aux producteurs de denrées alimentaires : la part du prix final à la consommation qui revient aux agriculteurs, agrégés au niveau mondial, a reculé pour passer de 16% en 1995 à moins de 14% en 2011, les agriculteurs de certains pays ne recevant que 7 % de ce prix en moyenne », explique l’étude d’OXFAM.

Les inégalités se creusent

Mais les grands gagnants ne sont pas que les supermarchés : les parts ont également augmenté pour les fournisseurs d’intrants, les prestataires de services, les négociants et les industriels. Au final, ce sont  les inégalités entre les rémunérations de la main d’œuvre et celles du capital qui se sont creusées. L’étude d’OXFAM dénonce :  « Les supermarchés se sont arrogés le pouvoir d’extraire le maximum de valeur d’immenses chaines d’approvisionnement qui produisent des milliards de dollars de profits pour les entreprises et de dividendes pour les actionnaires. Parallèlement, le pouvoir de négociation des paysans et des travailleurs s’étiole de plus en plus dans beaucoup des pays où les supermarchés s’approvisionnent. »

Tout cela dans l’ombre, car ces chiffres flattent les PIB en générant de l’activité économique et pourtant, «  à l’échelle mondiale, 780 millions de personnes ont beau travailler, elles se trouvent en situation de pauvreté. Les progrès réalisés pour réduire les taux de travailleurs pauvres ralentissent partout dans le monde et semblent faire marche arrière dans les pays les plus pauvres. »

L’étude permet de comprendre comment les 82% de la richesse mondiale créée  a pu bénéficier aux 1% les plus riches de la planète (chiffres 2017) !

Derrière le rideau, dans l’obscurité de la masse anonyme,  avec des revenus trop bas, les paysans et travailleurs voient leur accès à une alimentation suffisante menacé.  Et pourtant, nous dit OXFAM,  « seulement 10% des dividendes versées aux actionnaires des trois premières chaines de grandes surfaces américaines en 2016 suffiraient pour hisser au minimum vital le salaire de plus de 800 000 ouvriers du secteur thaïlandais de la crevette »…

Tant que les paysans et les travailleurs ne recevront pas une part accrue de la valeur de leurs produits, les inégalités continueront  de se creuser et les progrès réalisés pour lutter contre la pauvreté s’enrayeront. Agir/ réagir est pourtant possible : en renforçant radicalement la transparence de la chaine d’approvisionnement, on parviendrait à enrayer « la poursuite des pires abus à l’insu de tous et en toute impunité ».

Sensibiliser consommateurs et investisseurs aux réalités qui se cachent derrière leurs courses alimentaires quotidiennes, c’est leur permettre de jouer un rôle de citoyens pour rééquilibrer le pouvoir dans les chaines d’approvisionnement et faire en sorte que les producteurs de notre alimentation soient récompensés à hauteur de leur travail et de leurs investissements.

Sans oublier l’autre axe de transformation, celui qui privilégie des chaines d’approvisionnement courtes, desservant les marchés locaux et réduisant le nombre d’intermédiaires entre producteurs et consommateurs,  soutenant les entreprises locales, augmentant l’emploi et le capital local. Mais pour ce faire, un soutien du secteur public et des investissements est requis…

Marine Lefebvre

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