Le 17 février 2026, toute l’équipe de SOS Faim a participé à une journée d’atelier consacrée à l’UNDROP, la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales. Une journée dense, instructive et particulièrement enrichissante, pensée pour mieux comprendre cet instrument et renforcer son utilisation dans nos missions de plaidoyer, de sensibilisation et d’appui aux partenaires

L’objectif de cet atelier était triple : approfondir notre connaissance de l’UNDROP, favoriser son appropriation comme outil de travail au quotidien et identifier les défis et opportunités liés à sa mise en œuvre, notamment en Afrique de l’Ouest.

 

Les origines et le contenu de l’UNDROP

La matinée a été consacrée aux fondements de la déclaration. Après une introduction sur les raisons de l’engagement de SOS Faim en faveur de l’UNDROP et sur les objectifs de la journée, plusieurs interventions ont permis de revenir sur les violations des droits des paysans et le plaidoyer international ayant conduit à son adoption.

Nous avons ensuite exploré le contenu concret de la déclaration et son utilité. Des groupes de travail ont permis à toute l’équipe de s’approprier les textes : chaque groupe a analysé un extrait de l’UNDROP, identifié les éléments clés et partagé ses conclusions en plénière. Cette approche participative a rendu la lecture plus accessible et a permis de mieux saisir la portée des différents droits qu’elle consacre.

 

L’UNDROP en pratique

L’après-midi a été dédiée à la mise en œuvre concrète de la déclaration. Les échanges ont porté sur la manière d’utiliser l’UNDROP dans nos actions et avec nos partenaires, à travers des exemples réels et des retours d’expérience, notamment en lien avec des initiatives menées en Afrique de l’Ouest.

De nouveaux ateliers en groupes ont permis de travailler à partir de cas concrets de violations de droits. Les participant·es ont identifié les articles pertinents de l’UNDROP et imaginé des stratégies d’action pour faire cesser ces violations et obtenir réparation. Cet exercice a montré le potentiel très concret de la déclaration comme levier de plaidoyer et d’accompagnement des partenaires.

 

Intervention lors de l’atelier UNDROP : un participant s’exprime devant l’équipe de SOS Faim réunie en salle, avec une visioconférence projetée à l’écran.
Atelier UNDROP chez Teranga, la maison de la transition alimentaire

Mieux comprendre pour mieux agir

Cet atelier a été nourri par les interventions de plusieurs experts et partenaires engagés dans la défense des droits des paysan·nes : Pascal Erard (consultant plaidoyer UNDROP), Alexandre Mortelette (doctorant en science politique à la Chaire UNESCO des droits humains), David Hiez (professeur de droit civil à l'Université du Luxembourg), Lucien Silga (coordinateur FIAN Burkina Faso) et Christophe Golay (directeur FIAN Suisse). Un grand merci à eux pour leur intervention et à notre responsable plaidoyer SOS Faim Sebastian Weier pour l’organisation de cette journée.

Toute l’équipe de SOS Faim a pris part à cet atelier, dans une dynamique collective et engagée. Les échanges ont été riches, les apprentissages nombreux et les discussions particulièrement stimulantes.

Cette journée nous a permis de mieux comprendre comment l’UNDROP peut être mobilisée dans nos différentes missions, mais aussi de renforcer notre capacité à l’utiliser comme outil stratégique pour défendre les droits des paysan·nes et soutenir les organisations partenaires.

Elle marque une étape importante dans l’appropriation interne de la déclaration et dans la poursuite de notre engagement en faveur de systèmes alimentaires plus justes et respectueux des droits humains.