SOS Faim et Bridderlech Deelen animent un atelier aux “Fuussendeeg” au Michel Rodange

Chaque année, le Lycée Michel Rodange organise des « Fuussendeeg » avec, à chaque fois, un thème différent. C’est l’occasion pour les élèves de participer à des ateliers en dehors du cadre scolaire. En 2016, les « Fuussendeeg » s’intitulent: « Our Future Is Now ». Les ateliers sont organisés par les enseignants du lycée et par des intervenants externes.
SOS Faim et la Fondation Bridderlech Deelen, en collaboration avec l’enseignante de français, Antonia Lech, et la cuisinière professionnelle, Maischi Tibesart, ont proposé un atelier qui se prolongeait tout au long de la journée du 14 avril, à savoir le Fantastic Food.
Dans une première unité on a parlé de la faim dans le monde. Un petit film a permis aux élèves de connaître la situation de la faim dans le monde. Ensuite les élèves ont approfondi la thématique par un jeu de positionnement : il s’agissait de prendre position face à certaines affirmations telles que « La faim est due à des événements météorologiques ou à la guerre » ou « Les OGM sont la solution pour la faim dans le monde », à titre d’exemple. Finalement les élèves ont travaillé en groupe pour identifier les causes majeures de la faim et ont essayé de répondre ainsi à la question pourquoi, en 2016, il y a toujours près d’un milliard de personnes qui souffrent de la faim dans le monde, alors que la faim est un problème qu’on peut résoudre de nos jours !
Préparation des dips et des gaufres ©A.Lech
La deuxième unité de ce workshop était particulièrement intéressante, comme Maischi, cuisinière professionnelle, nous a rejoints pour un atelier de cuisine. Au menu on trouvait des légumes croquants de saison à tremper dans différents dips succulents en entrée, suivis du plat principal (tartes à la farine de sarrasin du Naturpark Our aux légumes de saison) pour conclure avec le dessert : salade de fruits de saison dans des bols de gaufres nappés préalablement au chocolat Fairtrade.
Au cours de cet atelier pratique, on sensibilisait les élèves à l’importance de la provenance des ingrédients avec lesquels on cuisinait (produits locaux et régionaux, fruits et légumes de saison, questions d’emballage, produits Fairtrade…). On peut dire, incontestablement, que cette partie était celle où tout le monde s’amusait le plus. Les efforts en cuisine ont été couronnés par le repas partagé ensemble par la suite.
La troisième partie, au cours de l’après-midi, était dédiée à la consommation alimentaire responsable, déjà introduite par le workshop pratique à la cuisine, à l’heure de midi. Répartis en petits groupes, les élèves se sont penchés sur des photos illustrant les habitudes alimentaires de familles de pays divers. On constatait, par exemple, qu’au Japon, on mange beaucoup de poissons et plutôt des plats préparés, alors qu’au Mali, la majorité de la nourriture provient des champs de la famille même. Comme il ne restait plus assez de temps, les deux derniers volets de l’atelier (discussion sur la provenance des produits alimentaires consommés au quotidien et propositions de pistes pour une consommation alimentaire plus responsable) ont dû être remis à une date ultérieure.
En tout cas, tout le monde est rentré satisfait, rassasié et enrichi à la maison. Les animatrices espèrent avoir déclenché une réflexion sur nos habitudes alimentaires et leur répercussion sur les pays du Sud parmi les élèves.
Le lendemain, 15 avril, le film « 10 Milliarden- wie werden wir alle satt? » du réalisateur allemand Valentin Thurn a été montré aux classes de 3e et de 2e, afin de les sensibiliser au sujet de la sécurité alimentaire dans le monde.