Le groupe WITTY & FRANK et Dirk Evenepoel lancent une opération solidaire en faveur de SOS Faim !

Pour chaque CD acheté avant le 31 mai 2020, 10€ seront reversés à notre ONG

Dirk Evenepoel est membre de SOS Faim depuis plusieurs années. En cette période de crise sanitaire mondiale, il a souhaité faire ce geste en faveur de nos partenaires en Afrique. Ils auront en effet, pour beaucoup d’entre eux, d’autant plus besoin de notre soutien pour mener leurs activités.

Un grand merci pour cette initiative !

Découvrez l’album Kaleidoscope sur www.dirkevenepoelmusician.com

Comment passer votre commande ?

Envoyez un email à wittyandfrank@gmail.com avec votre nom, le nombre d’exemplaires et adresse de livraison.

– 1 Album + livraison au GDL : 12 euros
– 1 Album + livraison en Europe hors GDL : 15 euros

Le montant peut être payé sur le compte LU84 0019 4855 0320 7000 (BICCODE : BCEELULL) au nom de Dirk Evenepoel.

L’album vous sera ensuite envoyé par courrier.

[Communiqué de presse] Niger : détentions arbitraires et libération incomplète

ACTUALISATION – LUNDI 04 MAI 2020

Emprisonné depuis le 17 mars, dans des conditions de détention déplorables, Moussa Tchangari a été libéré jeudi 30 avril, sous le régime de la liberté provisoire.

Trois autres détenus, arrêtés en même temps que lui, ont été libérés mais trois autres sont encore emprisonnés : il s’agit de Maïkoul Zodi, Mounkaila Halidou et Moudi Moussa. SOS Faim se réjouit de ces libérations sans être en mesure de dire si la mobilisation de la société civile européenne à laquelle SOS Faim a contribué a eu un effet quelconque sur les décisions de mettre fin à ces détentions arbitraires. Dans l’attente de la libération de tous les militants actuellement détenus arbitrairement, la défense des droits humains au Niger, comme ailleurs, reste un combat quotidien.

COMMUNIQUE DE PRESSE – MERCREDI 22 AVRIL 2020

Alors que la crise du Coronavirus mobilise l’essentiel de l’attention médiatique, Amnesty Luxembourg et SOS Faim s’inquiètent du prétexte qu’elle offre au pouvoir exécutif nigérien pour mener au grand jour une répression qui se caractérise notamment  par des détentions arbitraires d’activistes engagés pour la défense des droits humains.

Lundi 16 mars 2020, dans les rues de la capitale Niamey, des Nigériens se sont soulevés pour dénoncer la corruption et notamment des détournements de fonds dans l’achat de matériel militaire. En réaction immédiate, tous les manifestants ont fait l’objet de poursuites pour « participation à une manifestation non autorisée ». Le lendemain, huit membres de la société civile nigérienne ont été arrêtés à cause de leur participation à cette initiative. La veille, la manifestation avait certes été interdite dans le cadre de la prévention du coronavirus, mais sans qu’aucune notification ne soit adressée au mouvement Tournons la page (TLP) Niger, à l’origine de cette initiative.

Parmi les personnes arrêtées figurent notamment Maïkoul Zodi et Moussa Tchangari (de l’ONG « Alternative Espaces Citoyens », partenaire de SOS Faim), qui avaient déjà été arrêtés en 2018, pour être libérés après avoir subi respectivement huit et quatre mois de détention arbitraire pour « organisation et participation à une manifestation interdite ».

Quelques semaines plus tôt, le jeudi 5 mars 2020, Mamane Kaka Touda, jeune journaliste et également membre de l’ONG « Alternative Espaces Citoyens », avait été arrêté chez lui et placé en garde à vue pour « diffusion de données tendant à troubler l’ordre public ». Son seul crime fut la publication d’un post sur le réseau Facebook alertant sur la présence d’un premier cas suspect de coronavirus au service des urgences de l’hôpital de Niamey.

Ces pressions sur les journalistes nigériens et les atteintes à la liberté d’expression qu’elles impliquent ne sont pas nouvelles. Depuis quatre ans, elles révèlent l’incapacité du gouvernement nigérien à mener un dialogue social élargi et sont le signe d’une dérive autoritariste indéniable.

Dès le 17 mars, L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme[1]  déclarait « condamner fermement cette nouvelle vague d’arrestations arbitraires au Niger » et appelait « les autorités nigériennes à respecter l’ensemble des droits garantis par les instruments internationaux et régionaux de protection des droits humains ratifiés par le Niger, en particulier s’agissant des droits aux libertés d’association, de réunion pacifique et d’expression, et à mettre fin à toute forme de harcèlement, y compris au niveau judiciaire, à l’encontre de l’ensemble des défenseurs des droits humains dans le pays ».

SOS Faim et Amnesty Luxembourg avaient déjà alerté le Ministère des Affaires étrangères lors des événements de 2018 et tiennent à réitérer ici leur entier soutien aux membres de la société civile nigérienne engagés pour la défense des droits humains fondamentaux et pour l’exercice d’une démocratie réelle, qui ne saurait se limiter à des échéances électorales tous les 5 ans.

Par un courrier en date du 22 avril 2020, SOS FAIM et Amnesty ont sollicité les autorités luxembourgeoises afin qu’elles mettent tout en œuvre pour ne pas cautionner par leur silence les atteintes aux droits fondamentaux par l’exécutif nigérien.

Alors que le Niger est un pays partenaire de la Coopération luxembourgeoise, le Luxembourg ne peut rester sans réagir. Il doit œuvrer à la sauvegarde du pluralisme politique et de la liberté d’expression, comme partout ailleurs dans le monde.

SOS Faim interroge M. Asselborn sur les dispositions que le Luxembourg compte prendre, afin de condamner ces violations de libertés, et sur la pression internationale que Luxembourg peut faire peser pour libérer les personnes détenues arbitrairement, qui plus est dans des conditions sanitaires qui menacent leur vie au regard de la pandémie qui sévit actuellement.

Votre contact :

Marine LEFEBVRE, Responsable du service Information 

SOS Faim  – Luxembourg, Action pour le développement asbl

Tél. : +33 613 22 42 80- marine.lefebvre@sosfaim.org


[1] L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme est un partenariat de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT)

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NATURATA fait don à SOS Faim: 15.000 € en faveur des paysans du Sud-Kivu

Fin 2019, NATURATA Luxembourg a lancé, pour la troisième fois consécutive, une campagne de récolte de fonds auprès de sa clientèle pour soutenir le développement rural au Sud-Kivu. Dans cette province à l’est de la République démocratique du Congo,  Amis du Kivu, soutenu par SOS Faim, aide les paysans à atteindre la souveraineté alimentaire de manière durable.

Les client(e)s de NATURATA toujours aussi généreux année après année !

Comme les années précédentes, NATURATA a fait appel à la générosité de ses client(e)s à l’occasion des fêtes de fin d’année, en leur proposant de faire don de leurs timbres d’achat. La somme recueillie a ensuite été plus que doublée par NATURATA Luxembourg, jusqu’au montant final de 15.000 €.

Soutien à l’ONG locale Les Amis du Kivu

Fondée en 2003, l’ONG « Les Amis du Kivu » conduit des actions dans le but de promouvoir le développement rural dans les provinces du Sud et Nord Kivu, tout en respectant l’environnement.

L’ONG Les Amis du Kivu s’est donnée comme mission de lutter contre la faim et la pauvreté et d’atteindre la sécurité alimentaire par la redynamisation de l’agriculture et de l’élevage. L’ONG contribue à l’autonomisation des habitants du Kivu en leur permettant de satisfaire eux-mêmes leurs besoins fondamentaux.

En partenariat depuis 2006, le soutien de SOS Faim vise à accompagner Les Amis du Kivu dans sa stratégie globale d’amélioration des conditions de vie des ménages au Sud Kivu, en mettant l’accent sur les activités de lutte contre les effets du changement climatique.

La remise de chèque a eu lieu le 11 février dernier, en présence de Charles Cikomola, Secrétaire Général des Amis du Kivu

Cette remise de chèque a été faite en présence de Charles Cikomola, Secrétaire Général des Amis du Kivu, qui a présenté les activités de l’ONG aux clients et employés de Naturata. Le film que nous avons produit sur l’agroécologie au Kivu a également été dévoilé. Vous pouvez le retrouver sur notre site :  https://www.sosfaim.lu/video-lagroecologie-au-kivu-produire-autrement-pour-lenvironnement/

Nous remercions les clients de NATURATA qui ont contribués à ce geste solidaire. Nous remercions également Monsieur Sigmund Walbaum (NATURATA) et Änder Schanck (OIKOPOLIS) pour leur confiance.

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Pour la reconnaissance des défenseur-e-s des droits humains : lancement du site internet « www.defenders.lu »

Luxembourg, le 9 décembre 2019

En cette journée internationale des défenseur-e-s des droits humains [1], le groupe de travail et d’échange pour les défenseur-e-s des droits humains, constitué par plusieurs organisations de la société civile luxembourgeoise, veut rendre hommage aux femmes et hommes qui, parfois au péril de leur vie, défendent les droits des autres, et leur apporter ainsi la reconnaissance dont elles-ils ne jouissent pas dans leur pays, en lançant le site d’information www.defenders.lu.

Selon les rapports de plusieurs organisations non gouvernementales, le nombre de défenseur-e-s des droits humains assassiné-e-s n’a cessé d’augmenter ces dernières années. En 2018, ces assassinats ont concerné 321 personnes dans 27 pays, chiffre en augmentation constante. 77% des assassiné-e-s défendaient les territoires, les communautés indigènes et les droits environnementaux. L’Amérique latine enregistre 75% de ces assassinats. Au moins 49% des personnes tuées avaient déjà reçu une menace directe spécifique. 12% des personnes tuées étaient des femmes. Selon l’organisation Front Line Defenders, qui fait ses statistiques tristes, « ce qui rend d’autant plus préoccupante la réaction discrète à ces morts, c’est le manque de reconnaissance du rôle que jouent ces défenseurs dans la protection de l’environnement » [2]. L’aggravation de cette situation concerne par ailleurs de plus en plus des organisations partenaires d’ONG soutenues par la coopération luxembourgeoise.

Les meurtres ne sont que la partie émergée de l’iceberg d’un ensemble de stratégies de criminalisation et de harcèlement politique, juridique, physique, médiatique ou sexuel des défenseur-e-s auxquels ils doivent faire face dans leur travail quotidien.

Par conséquent, l’une des contributions les plus pertinentes de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme [3] est l’établissement, en tant qu’obligation internationale, de la nécessité des Etats de leur apporter soutien et protection dans le cadre de la tâche qu’ils accomplissent et qui devient chaque jour plus difficile et risquée.

Selon Michel Forst, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, il est essentiel de changer de narratif, cesser les diffamations auxquelles les défenseur-e-s sont confronté-e-s, offrir un espace de reconnaissance aux défenseur-e-s, et montrer des portraits et des récits témoignant de la diversité et de l’investissement des défenseur-e-s. Cela est l’objectif principal de notre site. Notre but est de permettre aux ONG luxembourgeoises de témoigner des réalités que vivent leurs partenaires et les communautés avec lesquelles ils travaillent. Nous voulons contribuer à porter ces voix qui ne sont entendues que trop rarement au Luxembourg.

Au nom du groupe de travail et d’échange pour les défenseur-e-s des droits humains

www.defenders.lu

Contacts presse :

Magali Paulus, magali.paulus@fdh.lu, 46 62 38 ou 691 423 179

Julie Smit, julie.smit@astm.lu, 691 507 473


[1] Selon les Nations Unies « L’expression « défenseur des droits de l’homme » désigne toute personne qui, individuellement ou en association avec d’autres, œuvre à la promotion ou à la protection des droits de l’homme. Les défenseurs des droits de l’homme se reconnaissent avant tout à ce qu’ils font, et la meilleure façon d’expliquer cette expression est de présenter leur action (…) et certains des contextes dans lesquels ils travaillent (…). […]. L’expression « défenseur des droits de l’homme » s’utilise de plus en plus fréquemment depuis l’adoption de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme en 1998. Jusque-là, les termes les plus couramment utilisés étaient notamment « militant », « professionnel », « travailleur » ou « surveillant » des droits de l’homme. L’expression « défenseur des droits de l’homme » paraît plus pertinente et plus utile. » https://www.ohchr.org/FR/Issues/SRHRDefenders/Pages/Defender.aspx

[2] FRONT LINE DEFENDERS GLOBAL ANALYSIS 2018

[3] Vous pouvez consulter la déclaration ici : https://www.ohchr.org/FR/Issues/SRHRDefenders/Pages/Declaration.aspx

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#OnNeSeTairaPas

Des ONG de solidarité Nord-Sud et de défense des droits humains dénoncent les nouvelles poursuites-bâillons du groupe agro-industriel SOCFIN.

Du 2 au 5 décembre, 4 ONG et 7 de leurs employé.e.s ont été appelé.e.s à comparaître devant un juge d’instruction au Luxembourg suite à une plainte en diffamation initiée par la multinationale agro-industrielle SOCFIN.

SOCFIN est un groupe agro-industriel spécialisé dans la culture de palmiers à huile et d’hévéa (caoutchouc). Le groupe est contrôlé par l’homme d’affaire belge Hubert Fabri (54,2% des parts) et par le français Vincent Bolloré (39% des parts). Depuis plusieurs années, SOCFIN poursuit l’expansion de ses plantations dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie. Au total, la multinationale contrôle plus de 400.000 ha de terres (ce qui représente plus de 1,5 fois le territoire du Luxembourg) et ses plantations sont passées de 129.658 ha à 194 300ha ha entre 2009 et 2018.

Cette expansion s’effectue au détriment des petits paysans et s’accompagne souvent de violations des droits des communautés locales, de conflits fonciers, de risques de déforestation, de pollutions, de mauvaises conditions de travail, de criminalisation des défenseurs des droits humains, etc. 

Ces impacts ont été documentés dans de nombreux rapports d’ONG et articles de presse mais aussi par les instances des Nations Unies. Pour tenter de faire taire les critiques, les groupes SOCFIN et Bolloré mènent régulièrement des actions en justice. Depuis dix ans près d’une trentaine de procédures en diffamation ont été lancées contre des ONG et journalistes. Le systématisme de ces procédures démontre une véritable stratégie de poursuites-bâillons. Bien que presque jamais couronnées de succès, ces procédures visent à intimider les ONG et journalistes, à les réduire au silence et à les fragiliser financièrement.

Les nouvelles plaintes pour calomnies, injures et violation de la vie privée sont portées par le groupe SOCFIN et par Hubert Fabri. Elles portent sur un rapport de l’ONG de droits humains FIAN Belgium en Sierra Leone, ainsi que sur une série de communiqués des ONG incriminées (11.11.11, CNCD-11.11.11, FIAN Belgium, SOS Faim Belgique et SOS Faim Luxembourg) et une action de sensibilisation menée lors de l’Assemblée générale de SOCFIN au Luxembourg en mai 2019. Cette action menée de manière totalement pacifique visait à sensibiliser le public sur la situation des communautés affectées et à interpeller les dirigeants de l’entreprise.

Parallèlement à ces poursuites, les ONG ont été informées qu’une procédure pour diffamation a également été lancée par SOCFIN en Sierra Leone contre un défenseur des droits humains de l’ONG Green Scenery.

Les ONG poursuivies dénoncent ces tentatives d’intimidation, d’autant qu’elles ciblent personnellement leurs employé.e.s.

Les avocats des ONG, Maîtres Jacques Englebert (Belgique) et Pierre Hurt (G.-D. du Luxembourg), déplorent également ces pratiques et insistent : « les ONG attaquées jouent un rôle essentiel en tant que défenseur des droits fondamentaux. Elles sont, à ce titre, des “chiens de garde de la démocratie” et leurs expressions bénéficient en conséquence d’une protection particulière, notamment en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme. Leur liberté d’expression doit être protégée à tout prix. En effet, elle constitue l’un des fondements essentiels d’une société démocratique et l’une des conditions primordiales de son progrès et de l’épanouissement de chacun ».

Les ONG concernées contestent vivement les accusations de SOCFIN et affirment avoir pris les diligences nécessaires pour assurer que les faits dénoncés dans les rapports et communiqués publiés sont exacts et présentent un intérêt public. Elles précisent qu’elles sont déterminées à continuer à défendre les droits des communautés locales affectées et s’inscrivent dans la lignée de la campagne initiée en France sous le slogan #OnNeSeTairaPas.

Signataires :

11.11.11

CNCD-11.11.11

FIAN Belgium

SOS Faim Belgique

SOS Faim Luxembourg  

Contact presse:

En Belgique :

[FR] Florence Kroff – FIAN Belgium : +32 475 84 56 24 / florence@fian.be

[NL] Els Hertogen – 11.11.11 : +32 494 82 22 70 / Els.Hertogen@11.be

[NL] Hanne Flachet – FIAN Belgium : +32 484 96 04 30 / hanne@fian.be

Au Luxemburg:

[FR] Marine Lefebvre, SOS Faim Luxembourg +352 49 09 96 26 – mlef@sosfaim.org)

Note aux rédacteurs :

Définition des « poursuites-baîllons » :

La poursuite-bâillon, peut se définir comme étant une action en justice visant à entraver la participation politique et le militantisme. Il s’agit le plus souvent d’une poursuite civile pour raison diffamatoire, intentée contre un individu ou un organisme ayant pris parti dans le cadre d’un enjeu public. Le concept inclut également les menaces de poursuite, car le succès d’une telle opération ne découle pas tant d’une victoire devant les tribunaux que du processus lui-même, visant à intimider la partie défenderesse (celle attaquée) ou l’épuiser financièrement dans le but de la réduire au silence.  Ainsi, le plaignant s’en prendra généralement à des individus isolés ou des organismes de petite taille, et brandira la menace de dommages-intérêts démesurés par rapport au tort qui lui est prétendument causé. Si les menaces n’ont pas l’effet désiré, des procédures judiciaires seront entamées, ce qui aura l’effet de transformer un enjeu public en litige privé. Toutes les ressources financières et humaines du défendeur seront alors monopolisées par sa défense, au détriment de la promotion de la cause socioéconomique, environnementale ou culturelle qui lui tient à coeur ». (définition reprise de Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Poursuite_strat%C3%A9gique_contre_la_mobilisation_publique).

Personnes physiques et morales incriminées :

Les ONG et employé.e.s incriminées sont : FIAN Belgium (et 3 employé.e.s), SOS Faim Belgique (et un employé), SOS Faim Luxembourg, CNCD-11.11.11 (et 2 employés), ainsi que la directrice de 11.11.11.

Un premier bilan du séminaire « Des droits pour les paysans et les ruraux : place à l’action ! »

Décembre 2019

Organisé par l’ASTM, FDH, SOS Faim et le Cercle des ONGD le 15 novembre 2019, ce séminaire visait à faire connaître la Déclaration des droits des paysans adoptée par les Nations Unies en 2018, mais aussi à lancer des pistes d’actions concrètes  pour le Luxembourg à travers sa politique agricole et sa politique de coopération au développement. Selon les organisateurs, le Luxembourg est amené à jouer un rôle moteur dans cette mise en œuvre dans la mesure où il a été, avec le Portugal, le seul pays de l’Union européenne à oser soutenir cette Déclaration ayant une immense valeur pour le monde paysan qui reste largement majoritaire dans la grande majorité des pays en développement.

Comment faire sortir de l’invisibilité juridique et politique le monde paysan, fort de quelques 500 millions de personnes   ? C’est fondamentalement le défi relevé au cours des 20 dernières années par une groupe d’hommes et de femmes qui s’est étoffé au fil des années. Ces années sont celle  d’une lutte mais aussi d’une maturation pour que ce qui, à l’origine, était une réaction à trop d’injustices, devienne un Déclaration des paysans, avant d’éclore en une déclaration des Nations Unies. Ce processus a été retracé par certains de ses acteurs :

Geneviève Savigny, Confédération Paysanne, CVC/LVC, France

 Massa Kone, Porte-Parole de la CGLTE OA, Mali 

Astrid Bouchedor, FIAN Belgique

Melik Ozdem, CETIM, Suisse

Christophe Golay de l’Académie de droit international humanitaire et de droits humains à Genève a ensuite parcouru la Déclaration pour en extraire les articles phare  qui fixent de nouvelles normes et des devoirs pour les Etats appelés à revoir un certain nombre de leurs politiques dans des domaines variés. Par exemple, certaines normes du droit international commercial devront être ignorées ou modifiées afin de protéger le droit aux semences des paysans.

Melik Özden directeur du CETIM à Genève a pu témoigner de la manière dont la Suisse, dont les autorités fédérales étaient à première vue hostile à l’adoption de cette Déclaration, ont finalement dues se rallier au soutien réclamé par la société civile suisse soucieuse de lutter contre l’accaparement des terres et plus globalement contre l’impasse représentée par l’industrialisation croissante de l’agriculture.

A l’issue de cette matinée qui a rassemblée quelques soixante-dix personnes, l’après-midi  a été consacrée à la réflexion pour une  mise en œuvre au niveau des politiques luxembourgeoises.

Plusieurs exposés thématiques ont permis de sérier les grands défis  posés par les acquis de la Déclaration:

Seul intervenant de la société civile luxembourgeoise Frank Adams, maître semencier et fondateur de l’association SEED, a présenté le droit aux semences et à la biodiversité cultivée comme constituant un levier essentiel pour contrer le droit à la propriété intellectuelle qui régit actuellement la commercialisation des semences certifiées.

Plusieurs activistes membres d’organisations des sociétés civiles des pays en développement se sont ensuite succédé.

Maïrama Haman Bello, APESS (Cameroun) a illustré la nécessité d’abolir les discriminations envers les femmes et les populations rurales ;

Ibrahim Diori, d’Alternatives Espace Citoyen (Niger) a exposé le droit à l’alimentation et à la souveraineté alimentaire ;

Ronaldo Galeano, CUC (Guatemala) a développé le droit à la participation citoyenne ;

Massa Kone (Mali), Porte-Parole de la Convergence Globale des Luttes Terre et Eau en Afrique de l’Ouest, a témoigné de l’engagement des sociétés civiles ouest africaines en faveur de la reconnaissance du droit à la terre et aux autres ressources naturelles.

Les interventions de Raymond Weber, ancien directeur de Lux Dev et actuel président de SOS Faim, qui a assuré l’introduction et la conclusion de la journée, ainsi que celle de Jean Feyder, ancien ambassadeur du Luxembourg pour les institutions de Genève ont insisté sur le potentiel de la Déclaration à apporter davantage de justice et d’égalité dans le monde et ont, comme plusieurs autres intervenants, porté un regard très visionnaire sur la Déclaration.

Si le Ministre de l’Agriculture n’a finalement pas pu participer à l’événement, Madame Lenert, Ministre de la Coopération et de l’Action Humanitaire, a souligné la portée hautement symbolique de la Déclaration. Dans les mois à venir, il s’agira d’intensifier le dialogue avec le gouvernement sur les mesures concrètes à prendre pour traduire la Déclaration dans les faits. 

Pour les organisations partenaires, le bilan est positif dans la mesure où le séminaire a été l’occasion de braquer les projecteurs sur une Déclaration passée inaperçue au niveau des instances gouvernementales du Luxembourg. Il a également permis de rassembler outre des représentants ministériels, des universitaires et des acteurs de la société civile qui ont à cœur de faire progresser l’approche par les droits et de revendiquer une prise de conscience de la dette que l’imposition de politiques néo-libérales par les pays industrialisés ont contracté envers les pays en développement.

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