Annual report 2016: SOS Hunger acts for change !

SOS Hunger (SOS Faim) has started implementing the Strategy 2022 plan that it adopted at its General Assembly in 2016, which positions it as an
“agent of change”. Calling yourself an “agent of change” is currently very fashionable amongst NGOs. But, what does the term actually mean?

Agents are for action; SOS Hunger wants to take real and effective action. However, not any old action. In its support for civil society organizations in Africa, SOS Hunger attaches particular importance to the dynamics of change. Tat is to say, it supports organizations that struggle on a daily basis for systemic change in the face of growing, unbearable economic, social and environmental inequalities. Our support for a new partner such as Alternative Espaces Citoyens in Niger, or for various farmers’ movements or rural fnance institutions (mostly mutualist) in all the countries in which we operate, underline this objective.

On the other hand, working for change also requires action here at home. Change here has a considerable impact on countries of the South. That’s the whole point of our campaign called Changeons de menu ! (Let’s change our menu!), which invites citizens to change their eating habits by switching to organic and local food. This is also why SOS Hunger has decided to become a member of citizen cooperatives such as Terra, Ouni and the House of Transition (Maison de la Transition – Mesa) in Esch-sur-Alzette. Finally, as the primary causes of hunger and poverty are first and foremost political, in 2016, SOS Hunger continued its advocacy work for greater policy coherence for sustainable development, whether through the NGOs Federation (Cercle des ONG) or the Meng Landwirtschaft platform. Being an agent of change is therefore much more than supporting local development dynamics in the countries of the South. It is a coherent set of activities both at home as well as abroad. It is a strong and united membership that adheres to SOS Hunger’s mission and actions (17 new members have joined the NGO in the last two years). It is based on alliances with stakeholders who share our vision of the world and our values. It is the search for public and private funding, which is ethical and fits with our views.

This trend will continue and intensify in the years to come. Our ambition is for SOS Hunger to become a true agent of change for more economic
and social justice and for food sovereignty everywhere and for everyone: nothing more, nothing less.

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Pas de vacances pour la faim dans le monde !

Alors que débutent pour la plupart d’entre nous les vacances estivales, les petits paysans du Sahel sont aux champs pour les semailles : une période cruciale, car l’essentiel de leurs revenus provient de la récolte annuelle qui s’effectue au mois de novembre. Pas de vacances pour ces paysans qui doivent redoubler d’efforts alors que les réserves agricoles s’épuisent petit à petit obligeant la population à patienter pour pouvoir remplir les estomacs vides.

Au Burkina Faso, au Mali, au Bénin, au Niger ou encore en Éthiopie, les organisations paysannes, partenaires de SOS Faim témoignent des difficultés du monde paysan. Chaque jour des millions de paysans se démènent sans relâche pour pouvoir nourrir leur famille. Si ces hommes et ces femmes ne manquent pas de courage, les aléas climatiques dans la région du Sahel et les crises politiques qui se succèdent fragilisent davantage la situation des populations les plus vulnérables. 795 millions de personnes sont confrontées quotidiennement à l’angoisse de la faim.

Au Luxembourg, nous dépensons en moyenne 2.814€ par an pour nos vacances. Et si nous commencions cet été sous le signe de la solidarité ? Luttons ensemble contre la faim en soutenant les paysans africains soutenus par SOS Faim qui, pour la plupart, vivent  avec moins d’un euro par jour. Peu importe son montant, votre don peut faire la différence !

Grâce à vos dons, les organisations paysannes, partenaires de SOS Faim, apportent toute une gamme de services et d’appuis concrets aux petits paysans africains pour les aider dans leur travail quotidien : accès à un crédit, système d’irrigation, magasin de stockage, appui technique à des méthodes culturales durables, etc.

Trop d’inégalités sévissent à travers le monde ! Mais n’oublions pas que nous avons la chance d’être nés dans une région du monde où nous pouvons manger à notre faim. C’est pourquoi chaque don compte pour combattre les inégalités et construire un monde meilleur où chacun peut manger à sa faim.

Tout en vous souhaitant un bon été, nous vous invitons à ne pas oublier les paysans africains soutenus par SOS Faim.

 

 

Toutes les six secondes, un enfant meurt de faim dans le monde…

Grâce à Digicash, il ne vous faut que 6 secondes pour lutter contre la faim dans le monde !

 

SOS Faim va à la rencontre de ses donateurs !

Vous êtes donateur de SOS Faim depuis de longues années. Ou depuis peu. Vous faites régulièrement des dons. Ou occasionnellement, dès que vous le pouvez ou pour une occasion particulière. Vous n’êtes pas encore donateur de SOS Faim mais vous l’envisagez.

Peu importe, vous avez une chose en commun: vous croyez comme nous à un monde sans faim  partout et pour tous !

 

Comme vous le savez, nous ne pourrions exister sans votre soutien. Grâce à vos don, les organisations paysannes partenaires de SOS Faim, apportent toute une gamme de services et d’appuis concrets aux petits paysans africains pour les aider dans leur travail quotidien: accès à un crédit, système d’irrigation, magasin de stockage, appui technique à des méthodes culturales durables, etc. En leur offrant une aide technique, organisationnelle et financière nous leur donnons les moyens de prendre en main leur propre développement.

Vos relations avec SOS Faim se limitent cependant à nos envois d’appels à la générosité et à vos dons en retour, et nous aimerions aller plus loin et renforcer nos liens avec vous pour apprendre à mieux vous connaitre.

C’est pourquoi, SOS Faim vous invite à une:

 Rencontre conviviale

avec les membres de l’Assemblée Générale, le Conseil d’administration et l’équipe de SOS Faim
le mercredi 05 juillet 2017 à 18h30
au Centre Convict (Altrimenti)
(5 avenue Marie-Thérèse L-2132 Luxembourg)

Ce sera l’occasion pour vous d’échanger avec les bénévoles ou les salariés de SOS Faim qui identifient et suivent les partenaires en Afrique, qui mettent en œuvre les activités de sensibilisation ici au pays et qui œuvrent à la bonne gestion de l’ONG.
 .
Après vous avoir présenté nos activités d’appuis à nos partenaires en Afrique et de sensibilisation au Luxembourg, nous partagerons ensemble un verre de l’amitié ainsi qu’un petit buffet à base de produits locaux et biologiques réalisé par notre partenaire « la Maison de la Transition » (gratuit).
 .
Vous pouvez bien entendu venir en famille. Dans un souci d’organisation, nous vous invitons simplement à nous confirmer votre venue (et à combien) à Dalila Rehamnia, assistante à l’information et à la récolte de fonds (49 09 96 35 dalila.rehamnia@sosfaim.org) avant le vendredi 30 juin 2017.
 .
Nous réjouissant vivement de pouvoir vous rencontrer le 5 juillet prochain et de répondre à toutes vos questions dans un moment convivial, nous vous prions d’accepter, Madame, Monsieur, l’expression de nos plus vifs remerciements.
Félix Buchler, Président

Thierry Defense, Directeur

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Assemblée Générale de SOS Faim 2017

Ce samedi 17 juin, SOS FAIM a tenu son Assemblée Générale ordinaire au Centre Culturel Altrimenti à Luxembourg-ville. Dans son introduction, le Président Félix BUCHLER a rappelé que la Stratégie 2022 de SOS FAIM, adoptée par l’Assemblée en 2016, avait pour ambition de positionner l’ONG comme un véritable acteur de changement social. Cela signifie un acteur de la société civile qui œuvre, dans les pays du sud comme chez nous, pour davantage de justice économique, sociale et environnementale, de cohérence politique et pour la Souveraineté alimentaire partout et pour tous.

En 2016, à travers son accord-cadre de coopération conclu avec le ministère des Affaires étrangères et européennes, SOS FAIM a financé et accompagné 20 partenaires en Afrique, en transférant plus de 1.800.000 EUR (soit 200.000 EUR de plus qu’en 2015). Hormis l’accord-cadre, SOS Faim a signé en 2016 un important mandat avec M. Romain SCHNEIDER, Ministre de la Coopération et de l’Action Humanitaire, pour favoriser le financement des producteurs agricoles familiaux au Burkina Faso et au Mali. En outre, SOS FAIM est entrée en partenariat avec la coopération suisse pour un programme d’éducation financière des producteurs au Niger.

Au Luxembourg, SOS FAIM a poursuivi avec succès sa campagne « Changeons de menu ! » qui invite les citoyens à modifier leurs habitudes alimentaires. Une carte interactive recensant 80 initiatives citoyennes de production ou de consommation responsables fut créée et est en ligne et le premier marché des alternatives alimentaires fut organisé courant 2016.

Les nombreuses activités de l’ONG furent assurées par une équipe de 10 personnes supervisée par un Conseil d’administration. L’Assemblée a approuvé les comptes audités de l’ONG et a accordé sa décharge aux administrateurs. Elle a ensuite approuvé le budget 2017.

Trois nouveaux membres sont venus renforcer l’Assemblée Générale : DE SCHUTTER Olivier, EHLINGER-SEDEJ Aude et NIYONKURU Deogratias. A l’issue de la partie statutaire, celui-ci a présenté son expérience en matière d’appui au monde rural en Afrique.

Enfin, l’Assemblée Générale a élu un nouveau conseil composé de BOVY Léonard, BUCHLER Félix, DEPIESSE Céline, DIAW N’DOYE OOSTERHAVEN Bineta, FABER Véronique, GREGOIRE Christine, HIEZ David, MORISSET Benoît et WEBER Raymond. Félix BUCHLER a ensuite été réélu Président de SOS FAIM.

 

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Des nouvelles alarmantes d’Éthiopie !

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Au milieu des années 80, les images de l’Éthiopie éveillaient le monde qui prenait conscience du caractère intolérable de la faim et du rôle central joué par l’homme dans ce fléau, que l’on présente trop souvent comme naturel alors qu’il est évitable. Trente ans plus tard l’Éthiopie est en train de vivre sa troisième année de sécheresse consécutive mettant en péril la vie de nombreux Éthiopiens.

Depuis le début de l’année, il n’est tombé que 15% des pluies attendues. Dans certaines régions, les rendements ont chuté de 80%, les cultures ont par endroits disparu. Faute d’eau et de pâturages, des cheptels entiers sont morts plongeant les agriculteurs éthiopiens dans une grave crise économique et alimentaire.

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Que faire alors que ces évènements risquent de se répéter davantage à l’avenir en raison du changement climatique ?

A SOS Faim nous pensons qu’il est indispensable de renforcer dès à présent les capacités des petits agriculteurs éthiopiens qui voient dans leur récolte leur seul moyen de subsistance.

Facilitators for change (FC), partenaire de SOS Faim, est une ONG éthiopienne qui lutte contre l’insécurité alimentaire en appuyant des initiatives portées par les populations rurales éthiopiennes. Consciente que l’insécurité alimentaire est directement liée à la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelle, FC a développé une politique de gestion des risques naturels dont les actions visent à réduire ou prévenir l’impact des sécheresses sur la vie des populations rurales. En 2016, ils ont notamment formé 2 000 agriculteurs à des techniques culturales et à la gestion des sols respectueux de l’environnement. Fournir aux populations rurales une aide technique, organisationnelle et financière pour qu’elles soient moins vulnérables et plus autonomes face aux crises climatiques, telle est la vision de SOS Faim !

Mais pour cela nous avons besoin de vous !

On compte sur vous pour poser le geste qui aidera les agriculteurs
éthiopiens. Ensemble, luttons contre la faim et la pauvreté !

Pour en savoir plus:

>>> Téléchargez notre bulletin d’information.

>>> Découvrez nos partenaires en Éthiopie.

Les femmes, piliers de la production agricole et de la sécurité alimentaire en Afrique.

Trop d’enfants, de femmes et d’hommes subissent encore les terribles conséquences de la faim alors même qu’il ne s’agit en rien d’une fatalité : un monde sans faim est possible !

 

Dans nos pays d’intervention, vivre de son métier est un véritable enjeu pour chaque paysan et sa famille. Bien souvent, le rôle que les femmes jouent dans l’agriculture n’est pas reconnu. Il est pourtant crucial, au champ pour la production comme au marché pour la vente des denrées.

En Afrique, les femmes sont également responsables au quotidien de l’alimentation de la famille. Or, 70% des personnes qui souffrent de la faim dans le monde sont des femmes, vivant notamment en milieu rural. Quelle contradiction!

Les femmes rurales sont les piliers de la production agricole et de la sécurité alimentaire en Afrique. Elles réinvestissent jusqu’à 90% de leurs revenus pour l’alimentation et la santé de la famille, ainsi que pour l’éducation des enfants. Pourtant elles subissent de nombreuses inégalités, et leur voix n’est que trop rarement entendue. Une injustice contre laquelle SOS Faim lutte depuis de nombreuses années.

Découvrez l’histoire d’Aïssatou une femme béninoise de 45 ans. Grâce à l’appui de l’Association Nationale des Organisations Professionnelles d’Eleveurs Ruminants (ANOPER), partenaire de SOS Faim Luxembourg au Bénin, elle a pu développer son activité de transformation de fromages et ainsi contribuer à l’amélioration des conditions de vie de sa famille.

Grâce l’ANOPER et donc à vos dons, de nombreuses femmes béninoises ont l’opportunité de jouer leur rôle de moteur de développement.

Ensemble, donnons à des femmes comme Aïssatou les moyens mettre leur famille à l’abri de la faim et de la pauvreté !

N’attendez-pas, faites un geste généreux et solidaire:

 

Téléchargez notre bulletin d’information

En savoir plus sur nos partenaires au Bénin

 

Les tiraillements de la microfinance

Alors que le gouvernement luxembourgeois et la BEI se félicitent des 11,7 millions d’euros qui ont été mobilisés pour les projets de microfinance au cours de dix dernières années, les observateurs du secteur expriment des craintes face au processus de concentration en cours qui, de manière paradoxale, rend les services destinés aux plus pauvres de plus en plus inaccessibles aux plus déshérités.

Aucun doute que la microfinance, renommée finance inclusive au cours des dernières années, soit devenue une industrie florissante avec une croissance à deux chiffres du portefeuille de crédits (+12,6%) et 111,7 millions de clients à travers le monde. C’est aussi, selon le ministère des Finances du Luxembourg, une bonne diversification de la place financière. Cependant, à certains égards, sa mission initiale semble se perdre : créée par des ONG pour servir les exclus du système, elle est entrée dans une logique de créations d’institutions de plus en plus grosses et de plus en plus rentables, suivant des schémas qui rappellent le secteur bancaire classique… D’après le baromètre de la microfinance édité par Convergences, les 100 IMF les plus importantes dans le monde dominent le marché avec 76,9% de l’encours global de crédits et près de 70% du nombre d’emprunteurs. Si l’évolution vers ce modèle commercial a eu un effet positif en améliorant l’accès au financement, ce mouvement est essentiellement vérifié au niveau des zones urbaines et semi rurales, ayant la plus forte densité de peuplement. Mais, dans les zones rurales isolées, les situations de conflits ou post-conflits, l’approche commerciale ne peut suffire à répondre aux besoins. SOS Faim en est bien conscient qui s’efforce de soutenir les acteurs essentiellement implantés dans le secteur rural comme en Ethiopie ou au Burkina Faso, ou ceux qui persistent à offrir des services financiers malgré un contexte politique très hostile, comme le PAIDEK ou TGD au Kivu (RDC). L’autre préoccupation des ONG concernent les taux d’intérêts élevés. Certes justifiés par les coûts opérationnels de la distribution de crédits de faibles montants, et par la prise de risques, les taux d’intérêts deviennent un problème crucial dans le financement des activités agricoles qui sont peu rémunératrices, sources de risques élevés en raison des aléas climatiques et qui nécessitent pourtant des investissements. Comme le dénonçait récemment Pascal Gbenou originaire du Bénin, « le taux d’intérêt des crédits chez nous n’est pas acceptable, à plus de 20%. Or, on a besoin de facilités pour avancer ; si j’avais un taux à 5%, je ferais des miracles ! ».

Sur un marché qui interdit la pratique de subsides des taux d’intérêts pour éviter les distorsions, le soutien du Ministère de la Coopération et de l’Action humanitaire est précieux pour rendre possible la mise en place de programmes spécifiques, tel qu’a été conçu le programme Agri+, mandat octroyé à SOS Faim pour une période de 7 ans visant à répondre aux besoins de financement agricole, dans un contexte où l’agriculture et l’alimentation représentent un défi économique et social crucial pour les sociétés ouest africaines.

Des gammes de crédit à moyen et long terme, jusqu’ici inexistantes ou difficilement représentées pour les organisations agricoles, seront développées, ainsi qu’une offre de crédits à court terme spécifique pour les organisations de producteurs qui ont notamment besoin de fonds de roulement.

Un fonds de garantie limitera le risque des institutions financières (IF) lorsqu’elles accordent des crédits dans le cadre de l’agriculture familiale. Cette sécurité permet aux IF d’augmenter leur capacité de financement. La ligne de crédit cible le financement à moyen terme d’équipements agricoles en permettant aux IF d’appliquer des taux de crédit compatibles avec la faible rentabilité des activités agricoles. Grâce à ces deux outils, les acteurs paysans du secteur agricoles ouest-africain pourront enfin recourir à des financements à moyen et long terme, adaptés à leurs besoins.

Destiné à soutenir concrètement l’agriculture familiale, ce projet d’envergure n’aurait pu voir le jour sans la coopération bilatérale dont l’implication vient en quelque sorte « rééquilibrer » un secteur dont la double dimension économique et sociale est trop souvent délaissée, au seul avantage de sa rentabilité.

Marine Lefebvre

Chronique “Paroles du Sud”, Le Quotidien, 8 février 2016.

Découvrez tous les articles de cette chronique mensuelle sur le blog pour la souveraineté alimentaire de SOS Faim.

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Une Mutuelle de Solidarité pour s’entraider et affronter les difficultés ensemble !

Au Burkina Faso, pays enclavé au cœur du Sahel, 10 millions de personnes vivent de l’agriculture.

40% d’entre eux ne mangent pas à leur faim, soit près de huit fois la population totale du Luxembourg !

Leur revenu est souvent inférieur à moins d’1 € par jour, ce qui permet difficilement de subvenir aux besoins alimentaires de toute leur famille. Ces personnes, en très grande partie des paysans, n’ont pas les moyens d’investir dans des équipements agricoles performants, pourtant indispensables pour travailler la terre, cultiver des céréales ou récolter des produits maraîchers.

Les équipements agricoles représentent un investissement lourd pour les paysans. Par exemple, un arrosoir en métal coûte environ 10 €, un coût considérable pour une maraîchère qui gagne à peine 1 € par jour. Pour un cultivateur de céréales, un bœuf de labour peut coûter jusqu’à 200 €…

Ces dernières années, la microfinance s’est développée un peu partout à travers le monde permettant ainsi à des personnes démunies de sortir de la pauvreté grâce à un petit coup de pouce financier. Malheureusement, elle dessert encore très insuffisamment  les zones rurales là où vit la majeure partie des personnes les plus vulnérables.

En collaboration avec Action Solidarité Tiers Monde, SOS Faim soutient dans le Nord du Burkina Faso et depuis 2012 les Mutuelles de Solidarité (MUSO) créées par l’UBTEC, l’Union des Baoré Tradition Epargne Crédit.

Une MUSO est une petite caisse villageoise d’épargne et de crédit gérée de façon autonome par un groupement de 10 à 20 personnes. Elle regroupe des habitants qui se connaissent, se font confiance et décident de résoudre solidairement leurs problèmes en mettant ensemble un peu d’argent de côté pour financer leur projet.

burkina

Abigael Ouédraogo est membre de la MUSO Kondel-Viougo 2 dans le village de Tallé au Nord du Burkina Faso. Créée en 2009, la MUSO Kondel-Viougo rassemble 13 membres (pour la plupart des femmes) qui cotisent chaque mois des petits montants et quand la caisse atteint un certain volume, un membre peut bénéficier d’un crédit à tour de rôle.

En pratique, la MUSO fonctionne avec 3 petites caisses de couleur, symboliques et pédagogiques :

> la caisse verte est alimentée par des cotisations récupérables dont le capital sert à l’octroi de petits crédits ;

> la caisse rouge reçoit des cotisations non récupérables et constitue un fonds de secours en cas de besoin exceptionnel ;

> la caisse bleue est la connexion avec l’extérieur pour les refinancements qui viennent renforcer la caisse verte ou pour octroyer des crédits à moyen terme.

Grâce aux bénéfices générés par cette épargne, Abigael peut désormais payer la scolarité de ses enfants, aller chez le médecin, nourrir sa famille et contribuer à son bien-être.  “La vie a vraiment changé” nous confie-t-elle. Certaines femmes de l’Union ont même pu s’acheter un vélo pour ne plus devoir marcher de longues distances quotidiennes… Mais une MUSO ce n’est pas qu’une question d’argent, ça permet de “résoudre ensemble leurs problèmes” et lutter ensemble contre la pauvreté et la faim !

Ce dispositif de microfinance permet aujourd’hui à 4 883 femmes de se réunir au sein de 461 MUSO. Ensemble, elles épargnent (9€ en moyenne par femme) et investissent dans une activité économique liée à l’agriculture ou l’élevage. L’évolution des MUSO est très encourageante:

musoLe succès des MUSO démontre que des solutions existent pour améliorer la situation de ces familles rurales et ainsi lutter contre la faim et l’extrême pauvreté. Pour pousuivre le développement des MUSO, nous avons besoin de VOUS !

 

 

Chaque don compte pour permettre aux Burkinabé d’être des acteurs de leur propre développement.

N’attendez-pas, faites un geste généreux et solidaire:

don

Pour en savoir plus sur les MUSO et comment nous soutenir: découvrez notre bulletin d’information !

 Découvrez le témoignage de Abigael Ouédraogo:

Veuillez nous excuser pour la qualité de ce message qui nous vient tout droit du terrain…

 

 

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“Faire mieux avec moins”: retour sur la table ronde agroécologie de novembre 2016

Le 30 novembre dernier, SOS Faim et l’Action Solidarité Tiers Monde organisaient une table ronde sur l’agroécologie pour explorer les freins à sa diffusion, tant dans les pays du Nord que du Sud.

La synthèse des idées qui sont ressorties du débat est enfin disponible et nous avons le plaisir de la partager avec vous. Nous vous donnons rendez-vous en fin d’année 2017 pour poursuivre le débat et faire un nouvel état des lieux à la recherche de solutions…

 « L’agroécologie peut doubler la production alimentaire en dix ans, tout en réduisant la pauvreté rurale et en apportant des solutions au changement climatique » Olivier de Schutter, ex-Rapporteur spécial des Nations Unies pour le Droit à l’alimentation.

Préconisée dans les pays en développement où l’agriculture familiale reste le modèle dominant, l’agroécologie a également prouvé dans les pays industrialisés qu’elle représentait une alternative pour sortir le système alimentaire de l’impasse dans laquelle l’agro-industrie nous a conduits. Pour Olivier de Schutter, l’agroécologie est surtout une solution, « une solution à la pauvreté rurale, à la malnutrition, au changement climatique ou à la perte de la biodiversité».

Capable de « nourrir le monde sans l’empoisonner », les pratiques agroécologiques restent pourtant minoritaires au Nord comme au Sud, avec des agriculteurs prisonniers de pratiques dommageables pour la biodiversité, la santé, le climat et les pays en développement.

Identifier les freins et les leviers du changement, c’est se donner les moyens de construire ensemble la transition alimentaire.

Les intervenants :

  • Frank Adams est enseignant, formateur, conférencier, maraîcher et semencier artisanal, co-fondateur et vice-président de l’association SEED et membre du Centre For Ecological Learning Luxembourg (CELL). Il s’efforce de promouvoir le maraîchage biologique et la culture de semences traditionnelles et de susciter des vocations en la matière.
  • Pascal Gbenou, fondateur de la ferme-école agroécologique SAIN au Bénin, Président du Cadre de Concertation des Organisations Paysannes de riziculteurs de l’Afrique de l’Ouest et intervenant à l’université d’agriculture de Kétou (Bénin).
  • Jean Stoll, ingénieur agronome, a, durant quarante ans, travaillé pour les éleveurs équins, bovins, ovins et porcins luxembourgeois, tout en œuvrant au cœur des institutions agricoles européennes. Il est membre du Conseil supérieur pour un Développement durable.

Télécharger le rapport public

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“Will das Tageblatt AGRA unterstützten?” Reaktion von Jean Feyder

 

Der ex Botschafter Jean Feyder, hat sich mit vollem Recht empört, eine wichtige luxemburgische Tageszeitung seine Säulen einem Verwaltungsmitglied der Alliance for a Green Revolution in Africa (AGRA) öffnen zu sehen. SOS Faim, dessen ein Mitglied er ist, stützt die Antwort, daß der ex Botschafter abgehängt hat, die Leitung der Tageszeitung erreichen zu lassen. Wir veröffentlichen hier seinen Text.

Will das Tageblatt AGRA unterstützten?

Am letzten Samstag, 7/8. Januar, veröffentlichte das Tageblatt einen Artikel mit dem Titel „Hilfe für Afrikas Dust Bowl“. Geschrieben von Jeff Raikes, Mitbegründer einer Stiftung, die seinen Namen trägt, ehemaliger CEO der Bill&Melinda-Gates Stiftung und Vorstandsmitglied.

Ich begrüße, wenn sich das Tageblatt mit den Problemen der Landwirtschaft in Afrika abgeben will, leben dort immer noch zwischen 60 und 80 Prozent der Bevölkerung auf den Lande, direkt oder indirekt von der Landwirtschaft. Es ist auch in dieser Bevölkerung wo die meisten Menschen zu finden sind, die an Hunger und extremer Armut zu leiden haben.

Recht bedenklich ist jedoch, dass sich das Tageblatt mit Jeff Raikes zum Verteidiger einer Landwirtschaft macht, die von Organisationen wie AGRA unterstützt wird. Raikes schlägt insbesondere „neue Saatgutsorten“ vor und bezieht sich auf den neuen AGRA-Bericht. Doch wer ist AGRA überhaupt?

AGRA – Allianz für eine grüne Revolution in Afrika-, ist eine Zivilgesellschaft, die 2006 gegründet wurde mit dem Ziel, Landwirtschaft und Ernährung in Afrika zu fördern und Millionen Kleinbauern aus Hunger und Armut herauszuhelfen. Das mit einem 400 Millionen Dollar Jahreshaushalt.

Viele Vertreter europäischer und afrikanischer NGO’s und Bauernorganisationen äußern seit langem Zweifel an AGRA. Afrikanische Kleinbauern werden in keiner Hinsicht an der Ausarbeitung der Politik AGRA’s beteiligt. Schlimmer noch, es hat sich bestätigt, AGRA dient eigentlich als trojanisches Pferd zur Einführung einer nicht nachhaltigen Landwirtschaft in Form von Hybridsaatgut, GVO’s, chemischen Düngern und Pestiziden zugunsten von Multis des Agrobusiness, wie Monsanto.

Die Bill und Melinda Gates Stiftung verwaltet ein Kapital von 30 Milliarden Dollar. Sie zählt zu den stärksten Geldgebern von AGRA. 2010 kaufte die Stiftung 500 000 Monsanto-Aktien im Wert von 23 Millionen Dollar. Bill Gates erklärte 2011 seine Vorstellung folgendermaßen vor dem Chicago Council for Global Affairs, einem amerikanischen think tank : „Die Außenhilfe bedeutet, dass die Geldgeber nationale Pläne unterstützen, den Bauernfamilien neues Saatgut, Geräte, Techniken und Märkte zu verschaffen. (…) Unsere Vorgehensweise hat mit dem alten Konzept der Geldgeber und Empfänger nichts zu tun. Es handelt sich um Business und Investoren (…) und einer Sache, die die Interessen der Vereinigten Staaten weiterbringt“.  Dies erklärt auch, warum bei der Gates Stiftung jemand wie Robert Hosch, der während 25 Jahren in den Diensten von Monsanto stand, an der Spitze des „Programms der globalen Entwicklung“ genannt wurde, der AGRA zugeteilt ist.

Vor einigen Jahren forderte unser Cercle de coopération des ONG über seine Broschüre „Fair politics“ von der Regierung, gemäß dem Prinzip der Kohärenz in der luxemburgischen Entwicklungspolitik, die Zusammenarbeit mit AGRA aufzugeben. Das Entwicklungsministerium ist dieser Aufforderung nachgekommen.

Will das Tageblatt uns in eine andere Richtung bringen? Wäre es zu Zeiten des Klimawandels nicht eher angebracht, sich mit einer nachhaltigen Form der Landwirtschaft auch in Afrika auseinanderzusetzen? Etwa mit Agroökologie? Die viel günstiger für Umwelt und Gesundheit ist. Und die den Vorteil bietet, die Erträge in wenigen Jahren deutlich zu erhöhen, ja sogar zu verdoppeln. Unsere organisierte Zivilgesellschaft bemüht sich, eine solche Landwirtschaft der Öffentlichkeit näher zu bringen, sie zu erklären und zu unterstützen.

Jean Feyder

Früherer Botschafter

 

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