SOS Faim vous souhaite un bon été… sous le signe de la solidarité !

Keng vakanz am kampf géint den honger

L’été s’est bien installé dans notre pays. Chacun profite des moments de tranquillité et de convivialité offerts par cette période estivale.

Pendant ce temps-là, au Sahel, les premières pluies sont enfin tombées annonçant le début de la saison agricole. Durant cette période, les agriculteurs redoublent d’efforts pour cultiver ce qui leur permettront d’assurer les besoins de leur famille pour l’année entière.

Mais avant de pouvoir bénéficier des récoltes de cette année, ces familles vont passer par de long mois durant lesquels la nourriture manque peu à peu ! La rareté des pluies en 2017 dans cette région sahélienne a provoqué de graves pénuries d’eau et de pâturages, une augmentation des coûts des produits alimentaires et une chute des prix du bétail. La période de soudure, durant laquelle les récoltes de l’année passée ont été consommées, va être particulièrement longue pour ces agriculteurs qui doivent déployer toute leur énergie pour assurer une meilleure récolte cette année !

Fati Ouéda, 42 ans, 4 enfants, Burkina Faso. Son mari cultive du mil, du sorgo et du maïs sur 3ha. Elle s’occupe du maraîchage pour diversifier l’alimentation de la famille et rapporter des revenus supplémentaires pour les frais de scolarité et de soins de santé.

Les mauvaises précipitations de l’année 2017 ne lui ont pas permis de produire assez pour subsister jusqu’à la prochaine récolte de novembre. La faim s’installe peu à peu. Et c’est pire depuis quelques années, car la sécheresse dure plus longtemps, les pluies sont moins fréquentes mais plus violentes et plus imprévisibles, ce qui allonge la période de pénurie.

« C’est difficile mais on n’a pas le choix, on se débrouille »

 

Comme Fati, le quotidien est difficile pour des millions de paysans africains qui continuent de faire tout leur possible pour s’en sortir. Cet été, pas de repos pour ces paysans !

Les aider aujourd’hui c’est leur donner les moyens d’affronter les difficultés de demain.

C’est pour devenir moins vulnérables et plus autonomes face aux aléas climatiques que les paysans ont besoin de votre soutien !

Tout en vous souhaitant un bel été, nous vous invitons à ne pas les oublier.

SOS Faim recherche un(e) volontaire (H/F)

Dans le cadre du développement de ses activités de sensibilisation et de mobilisation citoyenne, SOS Faim recherche un(e) :

Volontaire (H/F) des Programmes suivants :

Service Volontaire Civique (SVC) ou Service Citoyen Ecologique en Grande Région (SCEGR)

Le volontaire civique ou écologique en Grande Région intégrera le service « Information » de SOS Faim. Il/elle prendra en charge ou participera à différentes activités d’information en cours sous la responsabilité directe de la Responsable du service Information (sa future tutrice) et en étroite collaboration avec les autres membres du service.

Tâches identifiées :

  • la participation à la construction et à l’animation d’un réseau d’acteurs responsables en matière alimentaire au Luxembourg ;
  • la co-organisation d’événements fédérateurs entre ces acteurs, dont le Marché annuel des alternatives, ainsi que d’autres événements de sensibilisation notamment à l’attention des jeunes ;
  • des entretiens individuels avec ces acteurs afin de les valoriser dans nos outils de communication (interviews, photos, capsules vidéos) ;
  • la mise à jour, l’animation et le développement de nos outils d’information en ligne (les sites Internet sosfaim.lu et de campagne changeonsdemenu.lu, la newsletter électronique, les comptes sur les réseaux sociaux).

Idéalement, le/la volontaire civique aura:

  • un vif intérêt pour le monde associatif et les ONG de développement en particulier ;
  • une aisance en animation et en communication associative ;
  • de bonnes capacités à travailler de manière autonome au sein d’une petite équipe ;
  • une bonne connaissance de la communication en ligne, dont les médias sociaux ;
  • une très bonne connaissance des trois langues nationales ou, à défaut, du français et de l’allemand ;
  • un esprit créatif ;
  • une connaissance de logiciels tels que Photoshop, Indesign (ou des logiciels de montage vidéo), ainsi que de WordPress ;

Conditions et informations pratiques :

Le poste s’inscrit dans le cadre du Service Volontaire Civique (SVC) ou du Service Citoyen Ecologique en Grande-Région (SVEGR) coordonnés par le SNJ (Service National de la Jeunesse) pour une durée de minimum 6 mois (pour le SVC) ou 9 mois (pour le SVEGR) à 12 mois (dans les deux cas).

La/le candidat(e) doit avoir au minimum 18 ans et ne devra pas avoir dépassé l’âge de 30 ans (pour le SVC) ou 25 ans (pour le SVEGR) au début de la période de volontariat. Il/elle devra être résident(e) luxembourgeois(e) (pour le SVC) ou dans la Grande-Région (GDL, Lorraine, Meurthe et Moselle, Moselle, Meuse, Rhénanie Palatinat, Sarre, Wallonie et Communauté germanophone de Belgique pour le SVEGR).

L’entrée en fonction est à convenir, à partir de septembre 2018.

L’argent de poche, l’indemnité de subsistance ainsi que l’aide financière étatique sont assurés par le SNJ (600 euros/mois). Une attestation d’engagement sera également émise à la fin du service volontaire. Plus d’info sur www.volontaires.lu. Par ailleurs, le ou la volontaire bénéficiera des mêmes avantages que les employés de SOS Faim (abonnement aux transports en commun, formations, horaires mobiles, télétravail…).

Si vous êtes intéressés, vous pouvez envoyer votre candidature (lettre de motivation et CV) à Marine Lefebvre, responsable du Service Information et future tutrice du ou de la volontaire – mlef@sosfaim.org.

Témoignage: Assouma, FUCOPRI, Niger

Assouma, 62 ans, est riziculteurs depuis plus de 40 ans.  Il est père de six enfants dont 4 garçons qui reprennent l’exploitation agricole familiale. Assouma est membre de Union des producteurs de riz à Gaya au sud Niger qui s’est constituée en 2011 grâce à l’appui de la FUCOPRI.

Assouma bénéficie désormais d’un prix plus bas de l’électricité et des engrais suite à l’intervention de FUCOPRI auprès du gouvernement. Les coopératives de riziculteurs peuvent également acheter au meilleur prix du matériel agricole et des semences grâce aux commandes groupées et aux avances consenties par FUCOPRI.

« Derrière chaque kilo de riz local, c’est toute une famille qui se nourrit »

Grâce aux différents soutien de la FUCOPRI (formation, techniques agricoles, matériels) Assouma a pu augmenter sa production. Un tiers de sa production permet de nourrir sa famille et le reste il le vend sur le marché local via son groupement.

La FUCOPRI est une organisation paysanne qui promeut la production locale de riz au profit des petits paysans mais aussi de représenter et défendre leurs intérêts auprès du gouvernement. Elle compte 15 unions, composées de 102 coopératives, localisées le long de la vallée du fleuve Niger et totalisant 29.367 membres.

La FUCOPRI soutient également une quinzaine de structures féminines regroupant 891 femmes qui ont bénéficié aussi bien d’appui matériel (moulins, centre pilote d’étuvage), financier (fonds de roulement) qu‘en renforcement de capacités.

« Le développement agricole repose sur une agriculture familiale garantissant la sécurité alimentaire et permettant de générer un revenu supplémentaire pour satisfaire les autres besoins vitaux ». Ayouba HASSANE, Directeur FUCOPRI.

Depuis 2007, date à laquelle SOS Faim a commencé à apporter son soutien à la FUCOPRI, la production et la commercialisation du riz augmentent, les producteurs gagnent mieux leur vie.

Il ne faut pas s’arrêter là !

Votre générosité est essentielle pour pérenniser ces avancées au Niger. La FUCOPRI est une organisation qui peut encore aller plus loin ! L’adhésion de nouvelles coopératives à la FUCOPRI et le développement d’une vraie filière de commercialisation seront des armes déterminantes pour lutter contre la faim dans ce pays.

Faites un geste contre la faim !

Aidez les riziculteurs du Niger comme Assouma et Fatima à se nourrir et nourrir le Niger !

Je fais un don à SOS Faim !

Droit des paysans pour une déclaration des Nations-Unies! Témoignages

Dans le monde entier, les paysannes, les paysans et les autres personnes travaillant dans les zones rurales font partie des personnes dont les droits sont les plus massivement violés (assassinats de syndicalistes paysans, suicides d’agriculteurs qui n’arrivent pas à rembourser leurs dettes, expulsion de paysans de leurs terres etc.).

Face à cette situation, les mouvements paysans se mobilisent pour obtenir l’adoption d’une Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.

Découvrez quatre témoignages en provenance d’Afrique de l’ouest pour comprendre pourquoi cette Déclaration représentera une avancée majeure pour un respect de la dignité paysanne !

Mamadou Goita qui a fait partie du panel d’experts ayant contribué à l’élaboration du texte, en résume les enjeux (1/4).

Ayouba Hassan, directeur de la Fédération des Unions des Coopératives de Producteurs de Riz (FUCOPRI) nous parle des problèmes d’accès à la terre (2/4).

Faliry Boly, leader paysan malien, précise les problèmes rencontrés par ses paires dans leurs efforts de développement et notamment dans l’accès aux semences (3/4).

Najirou Sall, leader paysan sénégalais et vice-président du ROPPA, rappelle les difficultés liés à l’accès à la terre (4/4).

Découvrez la déclaration des Droits des Paysannes et des Paysans.

12/05 AfrikaFest Esch

8ème édition de l’Afrikafest – Le Cap-Vert à l’honneur !

Le Centre culturel Kulturfabrik, l’Association Solidarité Tiers-Monde (ASTM), Frères des Hommes et SOS Faim ont concocté cette année encore, un programme riche et de qualité pour cette 8e édition.

Les visiteurs pourront déambuler parmi les stands des ONG présentes, participer aux différents ateliers déguster des spécialités culinaires ou encore assister aux démonstrations présentées par des élèves de nombreux établissements scolaires.

Le soir du festival, des concerts variés et hauts en couleurs chaufferont l’ambiance et feront de cette journée un moment inoubliable.

 

Le programme de la journée :

  • Spécialités culinaires à partir de midi…
  • Les ateliers – de 14h à 19h

– Fabrication de jouets avec du matériel recyclé
– Modelage en argile
– Tresses africaines
– Création de bijoux africains
– Découverte de la vie quotidienne au Cap-Vert
– La consommation alimentaire responsable

  • Les démonstrations – de 15h à 18h30 

Les spectacles de cette édition 2018 de l’Afrikafest ont été créés dans le cadre des Ateliers des Cultures de l’ASTM par les artistes suivants: Marcel Sawuri (Burkina Faso), Patrick Mayeth (République du Congo), Blaise Fitsi (Togo), Pelezinho Uelington (Brésil), Bruno Jordan (Brésil)  Sada Diagné (Sénégal), Mohammed Soumah (Guinée-Conakry).

  • Les concerts – de 19h30 à 22h

TERRA TERRA (Luxembourg/Cap-Vert) – World/Batuko
Le groupe Terra Terra a été fondé en 2014 au Luxembourg. Sa spécialité? La batuque (ou batuko), considéré comme le style de musique le plus ancien du Cap-Vert. Les chants et danses tradionnels interprétés par Terra Terra ont très vite fait la renommée du groupe.

MELISSA FORTES (Cap-Vert) – World/Soul/Jazz
La scène, Melissa Fortes connaît ! Et pour cause, elle a été vocaliste pour Nelson Freitas, Gil Semedo, Grace Evora ou encore Beto Dias avant de se lancer en solo. Sa musique combine ses influences cap-verdiennes et brésiliennes avec le jazz et la soul.

LAISE SANCHES (Cap-Vert) World/Zouk
Laise Sanches, qui a commencé sa carrière à 17 ans, est un véritable caméléon. Tour à tour danseuse, actrice, chanteuse et compositrice, elle aime mélanger tous les genres : jazz, blues, hip-hop, R&B, soul ou encore zouk. Le tout avec sa voix très puissante.

ENTRÉE LIBRE!

Droit des paysans: pour une déclaration des Nations-Unies!

Dans le monde entier, les paysannes, les paysans et les autres personnes travaillant dans les zones rurales subissent des violations graves de leurs droits : 70 % des victimes de la faim sont des ruraux, principalement des agricultrices et des agriculteurs ; nombre d’entre eux sont expulsés de manière arbitraire des terres qu’ils cultivent et qui les font vivre, les privant aussi d’un accès durable à l’eau ; la liberté qu’ils ont de produire leurs propres semences recule partout car de plus en plus de législations favorisent les semences industrielles, produites par un nombre toujours plus réduit de multinationales, au détriment des semences paysannes ; partout dans le monde, agriculteurs, agricultrices et autres personnes travaillant dans les zones rurales peinent à vivre de leur travail faute de revenus décents. Il ne s’agit là que de quelques exemples.

Face à cette situation, à l’insuffisance des instruments juridiques existants et suite aux recommandations de son comité consultatif (1), le Conseil des droits de l’homme a décidé d’élaborer une Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.

Cette Déclaration a pour but de promouvoir ces droits en codifiant des droits humains existants, mais éparpillés dans de nombreux textes. Elle a également pour objectif de conférer la valeur de droits humains à des droits émergents, essentiels pour combattre des discriminations spécifiques qui affectent les paysannes, les paysans, les travailleuses et les travailleurs de la terre (droit aux semences, à la terre, à la protection sociale, à des conditions de vie et de travail dignes…).

Découvrez la déclaration des Droits des Paysannes et des Paysans.

Le droit aux semences, un droit essentiel pour les paysan-ne-s !

Traditionnellement, les paysans produisent, sèment, échangent et vendent leur semences. Ce droit est de plus en plus remis en cause par des règles qui privilégient les semences industrielles, commercialisées par les multinationales, au détriment des semences paysannes.

Découvrez  « Semences en résistance » est une animation développée dans le cadre du documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? », réalisé en 2017 par un collectif d’organisations latino-américaines qui œuvrent, à l’échelle de tout le continent, à la défense des semences indigènes comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples.

Le Collectif des Semences d’Amérique latine se compose de : la Asociación Nacional para el Fomento de la Agricultura Ecológica (ANAFAE, Honduras), la Red Nacional para la defensa de la Soberanía Alimentaria en Guatemala (REDSAG), la Red de Biodiversidad de Costa Rica, le Grupo Semillas de ColombiaAcción Ecológica (Équateur)Articulación Nacional de Agroecología (Brésil)Acción por la Biodiversidad (Argentine) et GRAIN.

Les femmes : piliers oubliés de la lutte contre la faim et la pauvreté !

Les femmes jouent un rôle important dans la lutte contre la faim et la pauvreté. Un rôle qui pourrait toutefois être encore plus crucial si leurs droits étaient davantage défendus.

Les femmes assument une multitude de rôles dans le milieu agricole dont certains sont essentiels à la sécurité alimentaire et au bien-être de la famille. En tant que mères, agricultrices, institutrices, ou entrepreneuses, elles ont dans leurs mains les clés d’un monde sans faim. Pourtant, malgré l’importance de leur rôle, elles sont victimes de nombreuses discriminations qui nuisent au bien-être de la famille et de la société en générale.

Un rôle majeur dans la production vivrière et la sécurité alimentaire et pourtant…

Dans les pays en développement, les femmes jouent un rôle crucial au sein des foyers, des travaux agricoles et dans les activités complémentaires génératrices de revenus. 79% des femmes économiquement actives produisent des vivres via l’agriculture. Les femmes représentent 43% de la main d’œuvre agricoles. Elles participent à l’ensemble des stades de la production vivrière et produisent l’essentiel de la nourriture consommée localement. Si les hommes labourent généralement les champs et conduisent les animaux de trait, les femmes accomplissent la majorité des autres travaux : ensemencement, désherbage, fertilisation et récolte des denrées de base comme le riz, le blé et le maïs. Elles fournissent 60 à 80% de la production alimentaire familiale. Elles se consacrent également beaucoup aux activités de transformation de la production (pression de l’huile, décorticage du riz, transformation en fromage) sources de revenus pour la famille.

…  Un accès inégal aux ressources et services de bases !

Le rôle majeur joué par les femmes dans la production vivrière et la sécurité alimentaire n’est malheureusement pas reconnu. Elles sont très peu soutenues, victimes de nombreuses inégalités en terme d’accès aux ressources et services de base par rapport aux hommes, et leur voix n’est que trop rarement entendue.

Elles ont très peu accès à l’éducation, elles sont souvent mariées très jeunes, elles font face à de nombreuses violences domestiques. Dans de nombreuses sociétés la tradition et la législation empêche les femmes d’être propriétaire de la terre même en cas de décès de leur mari. Sans terre en guise de garantie, les femmes ont difficilement accès au crédit. Et sans crédit, elles ont souvent du mal à se procurer les intrants de bases (semences, outils et engrais) ou  à investir dans des travaux d’amélioration du système d’irrigation. Leur rôle dans la production agricole étant peu reconnu, les femmes ont rarement accès à des formations et autres services de vulgarisation. Elles endurent pourtant de pénibles conditions de travail. En Asie et en Afrique des études ont démontré qu’elles travaillaient jusqu’à 13h de plus par semaine que les hommes. Et ceci pour des revenus nettement inférieurs, jusqu’à 50% de différence. Elles ne bénéficient pas non plus d’un bon accès au marché car ce sont souvent les hommes qui se retrouvent dans les points de  commercialisation.

Si l’on parvenait à éliminer ces disparités entre les sexes, les moyens d’existence des populations rurales pourraient s’en trouver considérablement améliorés.

« Lorsque vous investissez dans un homme, vous investissez dans un individu. Lorsque vous investissez dans une femme, vous investissez dans une communauté »  Kanayo F. Nwanze, Président du Fonds international de développement agricole (FIDA).

Selon l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le rendement des exploitations familiales pourrait être augmenté de 20 à 30% si les femmes avaient le même accès aux ressources productives que les hommes. Ce qui permettrait de réduire le nombre de personnes qui souffrent de la faim, soit 875 millions de personnes à l’heure actuelle.

Très investies dans leur rôle de mère et d’épouses, les femmes sont prêtes à bon nombre de sacrifice pour le bien-être de leur famille. Elles consacrent jusqu’à 90% de leurs revenus pour la nutrition et la santé de la famille, ainsi que pour l’éducation des enfants. Des recherches confirment que les augmentations de revenus de la famille, si placées dans les mains des femmes, amélioreraient la santé et la nutrition des femmes.

Renforcer le droit des femmes est le moyen essentiel pour améliorer la sécurité alimentaire des 875 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde, essentiellement dans les pays en développement.

Une injustice contre laquelle SOS Faim lutte depuis de nombreuses années.

Découvrez l’histoire de Aïssatou au Bénin, de Marthe au Burkina Faso et de Fatima au Niger

Bénin : le fromage une opportunité pour Aïssatou !

Aïssatou habite le village de Zongo 2 dans la commune d’Abomey au Bénin. Comme la plupart des exploitants agricoles de la zone, son mari est éleveur. Dans cette région aride, les éleveurs doivent parcourir des dizaines de kilomètres avec leurs troupeaux pour trouver des pâturages.

Si le gros bétail est l’affaire des hommes, la production et la transformation laitière est bien celle des femmes. La transformation du lait en fromage «GASSIRE WAGASHI» permet à Aïssatou d’apporter un revenu supplémentaire et ainsi subvenir aux besoins essentiels de sa famille

Alors que son mari est membre de l’ANOPER, Aïssatou a créé avec d’autres femmes de son village, un groupement féminin. Vu l’impressionnant dynamisme de ce dernier, l’ANOPER lui fournit des équipements adaptés à la production du Wagashi tant apprécié des Peulhs. En 2015, toujours grâce à l’ANOPER, le groupement construit son propre atelier de transformation assez sommaire mais qui permet à ces femmes de travailler ensemble et d’améliorer leur production de fromage. Parallèlement, les femmes ont également suivi des formations sur l’hygiène alimentaire, la gestion d’une coopérative et la commercialisation. Depuis lors, Aïssatou a surtout compris que « seule, on ne peut pas beaucoup, mais qu’à plusieurs on est plus forts ! ».

Aujourd’hui, Aïssatou vit sereinement avec son mari et sa mère.  Ses trois enfants sont scolarisés et ont quitté le nid familial. Elle reste une des femmes les plus actives de son groupement. Au niveau du village, l’absence d’école et de centre de santé reste un obstacle majeur à l’amélioration des conditions de vie de la population. Mais Aïssatou reste optimiste !

Au Bénin, la femme rurale joue un rôle crucial au sein des exploitations agro-pastorales en plus de ses multiples tâches d’épouse et de mère. Elles transforment le lait s’occupent des petits ruminants et participent aux travaux agricoles aux champs.

Mais de nombreux obstacles se dressent sur leur chemin : difficultés d’accès à la terre, au crédit, aux semences, à la formation agricole… Tant de facteurs qui empêchent les femmes de jouer pleinement leur rôle d’actrices du développement rural.

Depuis 2011, SOS Faim soutien l’Association Nationale des Organisations Professionnelles d’Eleveurs Ruminants (ANOPER), une organisation paysanne de 35.000 éleveurs au Bénin et qui accordent une attention particulière aux femmes.

Grâce à l’ANOPER de nombreuses femmes béninoises ont l’opportunité de jouer leur rôle de moteur de développement.

A l’image d’Aïssatou, de Marthe et de Fatima, les femmes africaines sont courageuses et créatives. Elles méritent notre soutien, VOTRE soutien.

Aidez-nous à leur donner un avenir !

Burkina-Faso: le micro-crédit change la vie des femmes

L’UBTEC est une institution de microfinance mutualiste « classique » qui fonde l’octroi de ses crédits sur l’épargne collectée auprès de ses membres. Mais, très vite, notre partenaire s’est rendu compte qu’il ne touchait pas les personnes les plus vulnérables : les femmes rurales. D’où l’idée de créer les Mutuelles de Solidarité (MuSO).

Les MuSO sont de toutes petites caisses villageoises d’épargne et de crédit gérées de façon autonome par un groupement de 10 à 20 femmes. Elle regroupe des habitants qui se connaissent, se font confiance et décident de résoudre solidairement leur problèmes en mettant ensemble un peu d’argent de côté pour financer un projet.

Ainsi, chaque membre (pour la plupart des femmes) cotise des petits montants chaque mois et quand la caisse atteint un certain volume, un membre peut bénéficier d’un crédit à tour de rôle. Un système de gestion des caisses se met petit à petit en place, avec l’appui de SOS Faim : cahiers de gestion, caissettes… Une équipe de l’UBTEC anime également le réseau des MuSO (animatrices sur le terrain, cadres techniques…), facilite sa bonne gouvernance et sa croissance.

Grâce à ce dispositif de microfinance, 5 383 femmes sont aujourd’hui réunies au sein de 520 MuSO.  Ensemble, elles épargnent (9 EUR en moyenne par femme seulement) et investissent dans une activité économique liée à l’agriculture ou l’élevage.

Marthe a 32 ans et vit dans le village de Tallé au Nord du Burkina Faso. Elle est mère de 5 enfants et redouble d’efforts pour subvenir à leurs besoins et les protéger. Mais la vie est dure. Marthe s’accroche pour nourrir ses enfants et les maintenir en bonne santé. Son mari est éleveur et l’un de leurs fils l’aide. Marthe cultive le potager familial et récolte et transforme les noix de karité, très recherchée pour la fabrication de cosmétique.

« Semer et stocker pour que mes enfants ne souffrent plus de la faim ». En 2011 Marthe a rejoint la MuSO de son village. Ce groupe de femmes se réunit régulièrement pour participer à une formation et gérer leurs trois caisses : une pour les microcrédits individuels, une pour les projets communautaires et une autre pour venir en aide à celle qui fait face à une difficulté importante.

Au sein de ce groupe, Marthe a bénéficié d’un crédit de 100 000 FCFA (152 €) pour acheter des arachides. Elle en a semé une partie et a stocké l’autre, pour la revendre quand elle peut en tirer un meilleur prix. Elle transforme les arachides en huile qu’elle revend sur le marché.

Marthe fait des bénéfices aujourd’hui et ne redoute plus le mois d’août et la faim qui habituellement sévit en cette période de soudure.

Avec les formations, elle a appris beaucoup de choses et a pris confiance en elle. Aujourd’hui, elle est rassurée sur sa capacité à élever, nourrir et scolariser ses enfants. Elle veut continuer à faire grossir son activité génératrice de revenu.

« Grâce aux MuSO on s’entraide et on affronte les difficultés ensemble »

Les femmes ont fait du micro-crédit un outil d’émancipation économique et sociale leur permettant de nourrir correctement les enfants et favoriser l’éducation, les soins de santé. Améliorer l’accès au crédit permet de développer des activités génératrices de revenus et au final mettre les femmes et leur famille à l’abri de la faim et de la pauvreté.

SOS Faim soutien 7 institutions de microfinances dans ses pays partenaires. Au Burkina Faso, elle appuie depuis 2011 l’Union des Baoré Tradition d’Epargne et Crédit (UBTEC) en vue de renforcer l’accès des populations rurales les plus vulnérables à des services financiers via les MuSO.

A l’image de Aïssatou au Bénin, de Marthe au Burkina Faso et de Fatima au Niger, les femmes africaines sont courageuses et créatives. Elles méritent notre soutien, VOTRE soutien.

Aidez-nous à leur donner un avenir !

Niger : l’étuvage du riz, la reconnaissance des femmes au sein de la société nigérienne

Fatima a 44 ans. Elle est mère de 8 enfants et vit dans un village près de Gaya au Sud du Niger. Son mari est riziculteur. En 2011, elle a rejoint l’Union des femmes étuveuses de Gaya appelé MAKANI qui veut dire ‘qui est contente’.

L’étuvage du riz constitue une activité génératrice de revenus pour les femmes au Niger. Cette activité est pratiquée par les femmes pour l’amélioration de leurs conditions de vie.

Depuis 2007 la FUCOPRI n’a cessé d’apporter son appui aux femmes. Des groupements féminins se sont constitués pour transformer et commercialiser localement le riz et ont permis aux femmes de voir leur reconnaissance considérablement progresser au sein de la société nigérienne.

Aujourd’hui c’est une quinzaine de structures féminines regroupant 891 femmes qui ont bénéficié aussi bien d’appui matériel (moulins, centre pilote d’étuvage), financier (fonds de roulement) qu‘en renforcement de capacités notamment les formations, les voyages d’échanges…

C’est à travers son groupement que Fatima a appris à étuver le riz ce qui lui a permis d’améliorer ses conditions de vie

« Grâce à la transformation et la commercialisation du riz j’ai réussi à avoir un peu d’argent pour payer les fournitures scolaires de mes enfants. Je garde aussi pour nous le riz de mauvaise qualité qu’on ne peut pas vendre et mes enfants sont heureux de manger parfois du riz ils disent « c’est le riz de maman » je suis fière et je souris ».

Des formations qui redonnent confiance aux femmes !

« Grâce au groupement on s’entraide et on apprend ensemble à faire quelque chose car si même on n’a pas été à l’école on peut faire quelque chose ! Aujourd’hui j’apprends la technique de l’étuvage aux nouvelles qui rejoignent la FUCOPRI car j’ai eu la chance d’avoir des formations. Elles doivent aussi avoir la chance d’apprendre. J’ai l’impression que je peux tout faire dans la vie car je suis plus heureuse j’ai donc plus confiance »

Faites un geste contre la faim !

Aidez les femmes nigériennes comme Fatima à se nourrir et nourrir le Niger !

Je fais un don à SOS Faim

 

Aidez-nous à leur donner un avenir !