Appel à dons – Cet été, soyez solidaires : soutenez SOS Faim !

Les vacances estivales débutent pour bon nombre d’entre nous. Alors qu’au Luxembourg cette période de l’année est propice à la détente, les paysans du Sahel mettent quant à eux toutes leurs forces dans les champs pour préparer les cultures. En effet, la récolte annuelle, dont dépendent les familles pour vivre, s’effectue au mois de novembre. C’est donc en été qu’une bonne récolte se prépare.
 
Ce travail intensif est rendu très difficile par le manque de moyens techniques, d’autant plus lorsque la nourriture vient peu à peu à manquer. Les récoltes de l’année précédente ont été consommées et les revenus issus des ventes ne sont souvent pas suffisants pour ces paysans, qui vivent pour la plupart avec moins d’un euro par jour.
 
Même si ces hommes et ces femmes ne manquent pas de détermination, les aléas climatiques, l’aridité des sols ou leur manque de fertilité fragilisent les populations les plus vulnérables.

« Si on a beaucoup de pluie ça va, mais si on a une mauvaise année, c’est autre chose et c’est de plus en plus aléatoire ! »

Assouman Garban, 62 ans, Niger

Assouman est riziculteur depuis plus de 40 ans. Sa production lui permet de nourrir sa famille et de gagner un peu d’argent grâce à la vente du surplus. Il pratique la culture du riz pluvial, qui a des rendements plus faibles que d’autres types de riz, mais qui a moins besoin d’eau. Au Niger, les pluies sont de plus en plus irrégulières, avec des précipitations parfois très violentes qui peuvent détruire les cultures. Cela rend le travail des paysans beaucoup plus incertain.

Votre générosité peut faire la différence 
 
Grâce à vos dons, les partenaires de SOS Faim en Afrique apportent des services et appuis concrets aux agriculteurs, comme un accès au crédit, à un système d’irrigation, à des formations pour produire de manière durable ou faire face aux aléas climatiques, etc. C’est donc pour devenir moins vulnérable et acteur de leur développement que les paysans ont besoin de votre soutien.

Vous pourrez déduire votre don à SOS Faim de vos impôts, si le montant cumulé de vos dons versés en 2019 s’élève à minimum 120 € et sans dépasser 20% du total de vos revenus ni 1.000.000 €. Le taux de cofinancement du Ministère des Affaires étrangères est de 80%. Cela signifie qu’un don de 20€ permet un subside de 80€ et un montant total de 100€, soit 5 fois plus que le don initial. Ainsi, chaque don compte !
 
Tout en vous souhaitant un bel été, nous vous invitons à ne pas oublier les paysans du Sahel.
Par avance je vous remercie.
 

Thierry Defense
Directeur de SOS Faim

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Piquet pour l’agriculture biologique

Luxembourg, vendredi, le 28 juin 2019 : Une vingtaine de membres de la plateforme « Meng Landwirtschaft » s’est retrouvée en matinée ce vendredi devant le Ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural afin d’encourager le Ministre Romain Schneider et son administration à réaliser rapidement le plan d’action
« agriculture biologique ». En effet, dans l’accord de coalition, le gouvernement s’est fixé l’objectif d’atteindre 20% d’agriculture biologique d’ici 2025, proposition explicitement soutenue par « Meng Landwirtschaft ». Malheureusement, le Ministre ne s’est pas encore donné les moyens de présenter des mesures concrètes inscrites dans le plan d’action, ni d’entamer le processus participatif prévu à son élaboration.

Dans une lettre ouverte du 14 juin 2019 au Ministre Schneider, « Meng Landwirtschaft » a demandé à être informé de l’avancement du plan d’action
« agriculture biologique ». Lors d’une entrevue en mars 2019, le ministre et ses services ont affirmé que l’élaboration du plan d’action s’achèverait avant les vacances d’été et que notre plateforme serait invitée à y contribuer de manière participative.

Interpelés par la crise climatique, par la perte de la biodiversité s’aggravant toujours plus rapidement et par la disparition alarmante d’exploitations agricoles de petite et moyenne taille, nous demandons des solutions rapides et efficaces. De nombreuses études et une multitude d’expériences pratiques ont prouvé que l’agriculture biologique était en mesure de répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux actuels et futures. Romain Schneider ne cesse de répéter que l’objectif de 20% d’agriculture biologique figure parmi ses priorités absolues. Par contre, à ce stade et au vu du cheminement actuel, nous osons douter de la faisabilité de cet objectif à l’échéance annoncée. Nous comprenons que les administrations qui, depuis des décennies, accompagne l’agriculture conventionnelle ait du mal à encourager un véritable changement de paradigme pour faire face aux inquiétudes écologiques et socio-économiques qui influencent profondément le travail quotidien des producteurs et productrices. Pour cette raison, « Meng Landwirtschaft » revendique la création d’un département exclusivement dédié à l’agriculture biologique au sein du ministère et a conçu une offre d’emploi pour le/la responsable de cette future cellule. « Le Ministre Schneider nous a assuré que l’agriculture biologique allait obtenir un visage à l’intérieur du ministère, voilà pourquoi nous lui transmettons cette offre », dit Laure Cales, coordinatrice de « Meng Landwirtschaft ».

La plateforme « Meng Landwirtschaft » convie le Ministre à intégrer des mesures et incitations concrètes dans le plan d’action le plus rapidement possible. Raymond Aendekerk, directeur de Greenpeace, explique : « Il faut proposer des programmes attrayants pour inciter les exploitants à la reconversion dans l’agriculture biologique. Il s’agit de jouer sur le montant de la prime à la surface, sur les investissements pour la transformation des étables et bâtiments, sur la réduction du cheptel, le renforcement de la production végétale (maraichage, l’arboriculture etc.), les conseils et formations, ainsi que la coopération avec les personnes qui veulent se lancer dans l’activité agricole etc. » Daniela Noesen, directrice de la « Vereenegung fir Bio-Landwirtschaft Bio-Lëtzebuerg asbl » ajoute : « Le principe du saupoudrage doit cesser et être remplacé par le subventionnement de la main d’œuvre engagée à la ferme ainsi que par des paiements qui récompensent ceux qui renforcent leurs initiatives écologiques et sociales dans l’esprit d’une économie du bien commun. Pour y parvenir, une campagne continue, organisée et exécutée de manière professionnelle et basée sur l’information, la formation, le conseil et la recherche est indispensable ».

En outre, l’Etat, vu son échec de faire avancer l’agriculture biologique au Luxembourg, doit assumer son rôle dès maintenant. Dans le plan d’action, des mécanismes qui permettent de faire progresser rapidement et efficacement l’agriculture biologique à travers toute la chaîne d’approvisionnement doivent être développés car l’argument arguant que seule la demande de produits biologiques stimulerait la production ne fonctionnera pas tant que les conditions inégales du marché persistent et que les externalités négatives de l’agriculture conventionnelle ne sont pas intégrées dans le coût final des produits. Le plan d’action constitue un instrument important pour faciliter une transformation écologique du secteur, du producteur jusqu’au consommateur. Pour cette raison, tous les acteurs devraient se retrouver pour travailler ensemble afin d’éviter de perdre un temps précieux.

Pour la plateforme « Meng Landwirtschaft »,

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Les grands moments de 2018

Depuis plus de 25 ans, SOS Faim s’engage au Nord comme au Sud, dans la lutte contre la faim, les inégalités, les injustices et la misère dans le monde. Ses valeurs et finalités ont pu être approfondies tout au long des années : Un monde sans faim. Partout et pour tous. Garantie par une agriculture durable. Économiquement viable, socialement responsable et respectueuse de l’environnement. Qui place l’homme au cœur du développement. Tant les producteurs familiaux, qui vivent décemment de leur travail, que les consommateurs, qui ont accès à une alimentation suffisante, saine et de qualité.

Le présent rapport vous permettra de découvrir le travail de SOS Faim réalisé en 2018 auprès de producteurs en Afrique, ainsi que son travail de sensibilisation et de plaidoyer mené au Luxembourg. Bonne lecture !

Télécharger le rapport d’activités


Renoncer au productivisme pour lutter contre la violence et la faim

Paroles du Sud

Les provinces de l’Est de la RDC et la zone saharo sahélienne entre Mali et Niger, distantes de plusieurs milliers de kilomètres, partagent une tragique évolution : la carte de l’insécurité et celle de la faim se sont superposées…

Abandonnées par les autorités étatiques, ces régions sont devenues la proie de groupuscules armés qui interdisent l’accès aux pâturages encore disponibles, ou qui rendent impossible le travail aux champs : quelle soit reliée à d’obscures instrumentalisations religieuses ou plus prosaïquement guidée par la prédation des ressources disponibles, la violence qui s’y développe ou s’y perpétue découle des privations subies par des populations qui ont perdu jusqu’à l’espérance de jours meilleurs.

Selon l’économiste Mathieu Couttenier, « les prix des minerais et les prix agricoles, sont des facteurs déterminants des guerres civiles africaines : nous avons croisé les données extrêmement précises de géolocalisation des conflits armés en Afrique entre 1997 et 2010 avec la géolocalisation des exploitations minières et avec la variation sur la même période des prix mondiaux des ressources minières d’une part, des produits et intrants agricoles d’autre part. Nous avons pu démontrer que le doublement des prix des minerais intervenu sur la période explique un accroissement de 25 % de la violence armée dans les régions concernées. De même, la baisse des prix agricoles de certains produits d’exportation, le café par exemple, cause un choc de revenus qui facilite le ralliement des populations touchées aux groupes armés qui offrent des revenus supérieurs, d’ailleurs souvent tirés… des ressources minières. Enfin, dans des régions où l’essentiel du revenu local provient de l’agriculture, les événements climatiques et l’évolution de la productivité agricole, due autant à la fertilité naturelle qu’aux prix des intrants (engrais, pesticides…), sont aussi un facteur déterminant du niveau de violence politique. »

De fait, dans le centre du Mali où vivent 9,5 millions de personnes sur une superficie aussi grande que la France, tous les indicateurs sont au rouge : l’insécurité alimentaire a augmenté de 60 % entre 2015 et 2018 ! La pauvreté généralisée a rendu la population particulièrement vulnérable aux chocs, alors que depuis les années 1980, la sécheresse frappe de façon régulière la région. La raréfaction de l’eau et des ressources fourragères, la diminution des aires de pâturage liée à l’expansion des terres agricoles et l’insécurité grandissante, accroissent la vulnérabilité des populations pastorales et contribuent à alimenter les tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs. « Au Mali comme au Burkina Faso, un Peul ne peut plus circuler librement sans craindre pour sa vie. Il est pourtant impossible de lui demander de se sédentariser. Au Sahel, à partir du mois de janvier, il n’y a plus ni eau ni fourrage », déplore Ibrahima Aliou, secrétaire général de l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en savane (APESS), une organisation qui s’applique à sécuriser des voies de transhumances entre les différents pays, en partenariat avec SOS Faim.

La mobilité des pasteurs garantissait traditionnellement aux Etats une forme de sécurité dans des zones réputées invivables : « ils étaient leurs sentinelles. Aujourd’hui, ils sont dans une impasse, car la compétition pour la terre les prive de leurs moyens de subsistance. Nous devons davantage les intégrer aux programmes de sécurité alimentaire », plaide Djimraou Aboubacar, conseiller de l’initiative nationale 3N (Les Nigériens nourrissent les Nigériens). Plusieurs actions ont été engagées au niveau régional pour promouvoir des systèmes d’alerte précoces, comme cela existe déjà pour les agriculteurs sédentaires, afin de  commencer à prendre en compte les bilans fourragers pour anticiper la situation alimentaire des populations nomades.

Plus globalement, les conclusions de l’économiste Mathieu Couttenier corroborent les revendications des ONG, telle que la campagne luxembourgeoise contre l’impunité des multinationales : « Nous avons ainsi pu montrer que le niveau de responsabilité sociale et éthique des entreprises minières internationales qui acceptaient de se soumettre à plus de transparence et de coopération avec les ONG, était corrélé à des niveaux de conflits légèrement inférieurs. »

Alors ? A l’heure où, pour la première fois, c’est un Chinois, Qu Dongyu, qui prendra la tête de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation (FAO), instance multilatérale de pilotage des politiques alimentaires mondiales,  quelle sera l’orientation stratégique qui lui sera impulsée ? Agitée par des débats intenses sous le double effet du réchauffement climatique et de la hausse du nombre de personnes souffrant de faim dans le monde depuis 2015, alors que la population mondiale s’accroît, le FAO cristallise la dualité contemporaine, comme le résume Olivier de Schutter, président de l’IPES-Food (panel international sur les systèmes alimentaires durables) et ancien rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation : « La FAO est à un moment-clé : deux approches s’y opposent : l’une productiviste, qui veut augmenter les rendements pour faire face à la croissance démographique ; et l’autre, agroécologique, défendue sur la fin de son mandat par M. Graziano da Silva. » …Agroécologie également réclamée par la grande majorité des organisations de la société civile, notamment africaines, qui déclaraient en mai dernier dans un communiqué publié par AFSA-Africa :

« A bien des égards, l’agroécologie est l’antithèse des systèmes agricoles conventionnels actuels, axés sur les multinationales et fondés sur la monoculture. Là où l’agriculture conventionnelle cherche à simplifier, l’agroécologie embrasse la complexité. Là où l’agriculture conventionnelle vise à éliminer la biodiversité, l’agroécologie dépend de la diversité et s’appuie sur elle. Là où l’agriculture conventionnelle pollue et dégrade, l’agroécologie régénère et restaure, en travaillant avec la nature – et non contre elle. »

Marine Lefebvre

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Communiqué de presse – Quelle justice pour les riverains des plantations SOCFIN ?

Luxembourg/Bruxelles/Fribourg, le 28 mai 2019 – Une action de solidarité avec les communautés affectées par les plantations de SOCFIN en Afrique et en Asie a été menée au Luxembourg ce 28 mai durant l’Assemblée générale de la multinationale. Une dizaine d’activistes ont directement participé à l’AG pour dénoncer ses agissements et réclamer des actions immédiates : « l’engagement volontaire des multinationales ne mène nulle part. Les États doivent adopter des lois pour réguler ces entreprises basées en Europe » explique Marine Lefebvre  qui a participé à l’action pour les ONG luxembourgeoises. Le même jour, des ONG suisses se sont mobilisées devant les nouveaux bureaux de SOCFIN délocalisés à Fribourg en relayant le message : « SOCFIN, we are watching you ! ».

Cette mobilisation transnationale d’organisations de la société civile de Belgique, France, Suisse et Luxembourg entend dénoncer le double discours de dirigeants qui ne respectent pas leurs engagements et nient les conflits sociaux et fonciers sévissant dans presque toutes les plantations d’hévéa et de palmiers à huile du Groupe. « Le but poursuivi par les activistes était d’interpeller directement les dirigeants et actionnaires présents à l’AG et de pouvoir y relayer les revendications des centaines de milliers de personnes affectées par les activités de SOCFIN. Le discours porté publiquement par SOCFIN, et repris dans son Rapport annuel de développement durable, ne reflète pas la réalité. Il était de notre devoir d’en apporter la preuve » témoigne Florence Kroff, porte-parole des ONG belges.

Parallèlement, plusieurs de ces organisations se tournent vers le système judiciaire pour faire exécuter des engagements pris. Hier, une assignation à comparaître devant le Tribunal de Grande instance de Nanterre a été remise au Groupe Bolloré, deuxième actionnaire du Groupe SOCFIN. Cette action judiciaire inédite vise à forcer le Groupe BOLLORÉ S.A à mettre en œuvre un plan d’action auquel il s’était engagé envers les communautés affectées par les activités de SOCFIN au Cameroun.

Promesses non-tenues et criminalisation des défenseurs des droits humains

Deux ans après l’adoption par SOCFIN d’une nouvelle « politique de gestion responsable », les communautés locales n’ont constaté aucune réelle avancée sur le terrain, pire, la situation s’aggrave. En Sierra Leone par exemple, le conflit entre l’entreprise et les communautés locales s’est à nouveau enflammé en janvier 2019, menant à la mort de 2 personnes, à l’arrestation arbitraire de 15 militants et au déplacement forcé de centaines de riverains. Au Liberia aussi la situation empire et surtout pour les femmes : de plus en plus de cas de harcèlement et d’abus sexuels sont rapportés dans les plantations, souvent commis par les vigiles ou les managers des entreprises intermédiaires.

Ces abus et les autres impacts négatifs de l’activité de SOCFIN ont été largement documentés dans deux rapports récents analysant la situation dans les plantations de Sierra Leone et du Liberia. Un rapport transversal revenant sur les engagements non tenus dans des dizaines de plantations de SOCFIN, dans 4 pays différents est également publié ce jour. Ces rapports ont été remis aux dirigeants et actionnaires de l’entreprise lors de L’action à l’AG de SOCFIN. La liste des atteintes subies par les riverains des plantations est longue : conflits fonciers, violences faites aux femmes, privation de ressources forestières, rivières polluées, compensations dérisoires, conditions de travail précaires, promesses de dialogue  non respectées, projets sociaux inexécutés, insécurité alimentaire, criminalisation grave des défenseurs des communautés, etc. 

Des normes contraignantes pour garantir le respect des droits

Les organisations dénoncent l’inefficacité de l’autorégulation des entreprises et le manque de régulation publique des multinationales. En effet, le cas de SOCFIN illustre l’impact négatif que les entreprises transnationales peuvent avoir sur les communautés locales et l’environnement. Bien que ces crimes aient lieu ailleurs, les filiales de SOCFIN sont gérées depuis l’Europe. Quatre États sont directement concernés : la Belgique (l’actionnaire majoritaire étant belge), le Luxembourg (pays du domicile de son siège), la France (de par l’actionnariat à 39,4 % de Vincent Bolloré) et la Suisse (où SOCFIN a plusieurs sociétés opérationnelles). Tous ont l’obligation de protéger les droits humains en prévenant et/ou en remédiant aux abus commis par SOCFIN. Les organisations signataires  luxembourgeoise, belges et suisses appellent leurs gouvernements à imposer un devoir de vigilance aux entreprises, comme l’a fait la France par la loi dite Rana Plaza de 2017. Il s’agit notamment de concrétiser la responsabilité des entreprises en assurant, pour les personnes affectées, l’accès à la justice.

Aussi, les organisations revendiquent le droit d’engager la responsabilité d’une multinationale librement, et de contribuer au débat d’intérêt général sur les conditions dans lesquelles des sociétés exercent leurs activités à l’étranger. « L’assignation de Bolloré en justice devrait être un pas important dans la responsabilisation des acteurs économiques, qui ne peuvent se libérer de façon unilatérale de leurs engagements, ni prendre ceux-ci dans le seul but d’acheter la paix sociale ou une image éthique » conclut Marie-Laure Guislain, responsable du contentieux à Sherpa.

Organisations signataires :

Belgique:

AEFJN

CNCD-11.11.11

Entraide et Fraternité

FIAN Belgium

France:

Confédération paysanne

ReAct

International :

GRAIN

Luxembourg

Les 16 organisations de l’Initiative pour un devoir de vigilance – voir liste ici

Les 22 organisations de la Plateforme Meng landwirtschaft – voir liste ici

Suisse:

Attac Fribourg

Bread for all

FIAN Switzerland

Multiwatch

Solifonds

Contact presse :

  • LUX : Marine Lefebvre – SOS Faim Luxembourg/ Meng Landwirtschaft : +352 49 0996 26  / marine.lefebvre@sosfaim.org
  • LUX : Antoniya Argirova –  ASTM et Initiative pour un devoir de vigilance : + 352 400 427 20
  • BE : Florence Kroff – FIAN Belgium : +32 475 84 56 24 / florence@fian.be
  • CH: Silva Lieberherr – Bread for all : +41 79 678 04 44 / Lieberherr@bfa-ppp.ch
  • FR: [Sur l’assignation de Bolloré] Marie-Laure Guislain – Sherpa : +33 6 47 11 65 06 / juriste.gdh@asso-sherpa.org

Note aux rédacteurs:

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Changement climatique : inversons la tendance ! Changeons le système agro-alimentaire pas le climat…

Notre planète se réchauffe. Les glaciers fondent, le niveau des océans monte, et la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes tels que sécheresses, cyclones et inondations augmente. Ces événements ont deux choses en commun : 1. leurs effets les plus délétères se font ressentir sur les plus pauvres du monde, dont beaucoup sont de petits agriculteurs qui ont plus de mal à cultiver de la nourriture ; et 2. ils menacent l’objectif mondial d’éradication de la faim d’ici 2030.

La mobilisation massive des jeunes au Luxembourg en faveur de la préservation de notre planète fait preuve de l’engagement et de la détermination des jeunes citoyens pour leur avenir et celui des générations suivantes. Car la situation est urgente ! Si nous voulons maintenir le réchauffement climatique en dessous des 1,5 degrés et garantir une terre habitable pour tous, c’est aujourd’hui que se mène le combat !

L’agriculture intensive contribue au réchauffement climatique qui a un impact négatif considérable sur les petits paysans et, à l’inverse, l’agriculture familiale promeut une utilisation durable des ressources.

Pour relever le défi environnemental mais également les défis alimentaires et sociaux auxquels sont confrontés les petits producteurs des pays du Sud, il est impératif d’envisager un nouveau modèle agricole.

Chez SOS Faim, nous appuyons l’agriculture familiale parce qu’elle participe pleinement à la solution contre le réchauffement climatique !

Exemple concret : notre partenaire Facilitator For Change en Ethiopie

En Ethiopie, le climat devient chaque année de plus en plus irrégulier. Les spectres de la famine, de la malnutrition et de la perte des récoltes planent sur la région. A défaut de pouvoir arrêter ce phénomène naturel incontrôlable, il devient urgent pour les populations les plus vulnérables de s’adapter au changement climatique pour assurer leur avenir…

Ato Gizachew est père de 5 enfants et a une petite exploitation agricole dans le village de Markuma au nord de l’Ethiopie. Les caprices du climat ont eu des conséquences terribles sur sa production. Les inondations et les sécheresses à répétition ont détruit ses maigres récoltes tout en épuisant la fertilité et la productivité de ses terres.

« Nos champs ne nous rapportaient presque plus rien comme récolte. C’était difficile de nourrir la famille et nos revenus ne nous permettaient plus d’assurer tous les frais scolaires des enfants. »

En 2014, Ato a entendu parler de l’ONG Facilitator For Change (FC) et de son programme de soutien aux agriculteurs dans sa région. Ato a suivi plusieurs formations sur les pratiques agricoles durables. Il a planté des arbres sur son champ pour minimiser les effets des inondations et améliorer le système de végétation du sol pour mieux garder le sol humide en période de sécheresse. Pour résoudre le problème de fertilité du sol il pratique désormais la rotation de culture et cultive le soja qui enrichit les sols en azote permettant ainsi de fertiliser naturellement ses champs. Il réalise également lui-même son compost pour améliorer la richesse de son sol avec le fumier de ses animaux.

« En quelques années nos champs sont devenus plus beaucoup plus productifs et moins fragiles. Grâce aux connaissances que j’ai apprises, j’ai compris que j’avais tout en main pour améliorer moi-même ma production et subvenir aux besoins de ma famille ».

A travers son programme, l’ONG Facilitator for Change aide les agriculteurs éthiopiens à améliorer leurs conditions de vie en promouvant une agriculture respectueuse de l’environnement.

Très concrètement, à travers ce projet, SOS Faim et son partenaire ambitionnent pour 2019 de :

  • Accompagner 120 exploitants dans la culture de légumineuse (soja) ;
  • Former 400 agriculteurs sur le traitement des sols organiques et la rotation des cultures pour améliorer la fertilité du sol de manière naturelle et durable ;
  • Créer 12 pépinières gérées par les communautés locales pour apporter un revenu à la communauté et améliorer l’accès aux semences et plants ;
  • Réhabiliter 1.000 hectares de terres en plantant des arbres ;
  • Etablir 12 comités de gestion des risques naturels pour identifier les risques et les menaces auxquels ils sont confrontés dans leur environnement et planifier des mesures et des activités visant à réduire ces risques.

FAITES PARTIE DU CHANGEMENT !

Pour faire de ce projet un succès, nous devons récolter 23 000 € en 2019.

En le soutenant, vous offrez la chance à des milliers d’agriculteurs de nourrir leur famille tout en respectant notre planète.

Participez concrètement au combat pour une justice sociale et climatique

Faites un don à SOS Faim

ALD Automotive Luxembourg fait un don de 8065,77 € à SOS Faim

Le 21 mai dernier s’est déroulée la remise de chèque symbolique par le comité de Direction d’ADL Automotive Luxembourg.

SOS Faim avait été nommée « Association de l’année 2018 » par les employés.
Chaque année depuis 2014, l’entreprise soutient financièrement une association locale. Cette action solidaire vient compléter les engagements d’ALD Automotive en matière de Responsabilité Sociétale et Environnementale.

Le montant récolté est issu des actions conjointes de l’entreprise, qui fait un don initial, et des collaborateurs, qui organisent des événements de bienfaisance.

Nous remercions les employés d’ALD Automotive pour leur engagement, ainsi que Dominique Roger, Directeur Général de l’entreprise, pour sa confiance.

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13/06 Lunch debate : A war of narrative: agroecology vs industrial food system

Million Belay, Co-ordinator of AFSA, is campaigning to influence the narrative around climate change and agriculture to support agroecological practices as an adaptation and mitigation measure. The campaign aims to place agroecology as a key policy response to climate change that is negatively impacting the economic, social and ecological life of Africans.

When ? 13 June, 12 – 2 pm

Where ? CITIM – Centre d’Information Tiers Monde – 55, avenue de la Liberté, 1931 Luxembourg

Free entry

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06/06 Introduction à la fermentation : la jardinière de légumes !

[FR] Rien n’est aussi amusant que la fermentation… Venez découvrir cette technique ainsi que les bases de son application. Préparez et emportez votre jardinière de légumes. Vous aurez également l’occasion de déguster une variété des délicatesses fermentées…

Langues: FR & DE
Participation gratuite, inscription obligatoire jusqu’au 3 juin: laurence.thill@sosfaim.org
Places limitées!

[DE] Entdecken Sie wie viel Spass es macht allerlei Zutaten zu fermentieren… Lernen Sie die Grundlagen der Fermentireung und was Sie beim Fermentieren beachten müssen und probieren Sie eine Vielzahl verschiedener Köstlichkeiten. Ihre eigenen Kreationen können Sie am Ende des Workshops mit nach Hause nehmen.

Sprachen: DE & FR
Kostenlose Teilnahme, Registrierung erforderlich bis zum 3. Juni: laurence.thill@sosfaim.org
Begrenzte Plätze!

*** Organisé par SOS Faim Luxembourg dans le cadre de sa campagne Changeons de menu ! en collaboration avec Microjungle (www.microjungle.lu) et Mesa, la maison de la transition ! ***

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