Pour la dignité paysanne, Deogratias Niyonkuru

Quel modèle de développement pour l’Afrique ? Quel financement pour son agriculture ? La remise en cause des institutions internationales dans le développement des pays du Sud, les prochains défis des organisations paysannes, la création d’une protection sociale universelle, … autant de thématiques sur lesquelles un acteur de développement africain, Deogratias Niyonkuru, apporte un éclairage tiré de ses multiples expériences et engagements.

A travers 5 capsules réalisées par SOS Faim Belgique, Deogratias Niyonkuru, fils de paysans et responsable de plusieurs programmes de développement dans de nombreux pays africains, introduit les propos de son livre «Pour la dignité paysanne».

Agriculture, l’Afrique doit trouver sa propre voie

Contre l’approche des agences de développement

Financer l’agriculture par l’action de l’Etat

Pour des organisations paysannes fortes

Pour une protection sociale universelle

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01/06 journée mondiale du lait !

Ensemble pour un lait équitable !

Ce vendredi 1er juin, on «fête» la Journée mondiale du lait partout dans le monde.  Producteurs laitiers, transformateurs et industries saisissent l’opportunité pour attirer l’attention et mettre en lumière leurs activités en lien avec «l’or blanc». Pour une grande partie des producteurs et productrices familiaux de lait dans le monde, cette journée n’est pas l’occasion de faire la fête.

Manneken Pis qui urine du lait, des vaches qui apparaissent devant l’Atomium à Bruxelles ou devant des monuments en Afrique de l’Ouest,… Par ces actions, nous -différentes organisations belges et acteurs de la société civile – voulons amener les gens à réfléchir sur la production laitière familiale et faire entendre les producteurs et les productrices qui veulent vivre dignement de leur production. Nous demandons aux décideurs politiques de prendre les mesures nécessaires pour permettre aux filières laitières d’être viables en Europe et en Afrique de l’Ouest.

L’UE produit 24% de la production mondiale de lait

En 2016, la production mondiale de lait de vache a atteint 678,6 millions de tonnes, dont l’UE était responsable à elle seule pour 24% (soit 164 millions de tonnes). La production africaine, quant à elle, a stagné autour des 37 millions de tonnes, issues principalement de systèmes de production d’(agro)éleveurs transhumants. En Afrique de l’Ouest, ces éleveurs représentent environ 48 millions de personnes, et fournissent 70% de l’approvisionnement en lait local. Les systèmes locaux de collecte, de traitement et de commercialisation du lait par le biais de mini-laiteries, de centres de collecte et d’industries locales permettent au lait de parvenir au consommateur. Ce sont surtout les mini-laiteries et les centres de collecte –où les producteurs de lait participent à la gestion–qui assurent un prix équitable pour les éleveurs.

Pourtant, la production laitière locale est confrontée à de nombreux défis. En Afrique de l’Ouest, elle ne représente que 50% du lait consommé localement. Ceci découle d’un ensemble d’obstacles qui mettent en péril la qualité et la quantité de lait produit localement; mais c’est aussi le résultat de la concurrence inégale du lait en poudre importé, principalement d’Europe. Cette importation de lait en poudre européen en Afrique de l’Ouest pourrait augmenter de manière significative dans les années à venir, l’UE cherchant des moyens d’écouler ses stocks régulateurs de lait en poudre (s’élevant à 380 000 tonnes) sur le marché ouest-africain en pleine croissance. L’OCDE estime que la population en Afrique de l’Ouest devrait augmenter jusqu’à 500 millions de personnes d’ici 2030, et avec elle la demande en lait.

Un prix équitable pour une vie digne.

C’est pourquoi nous appelons les décideurs politiques à prendre des mesures concrètes pour encourager la production familiale de lait local et équitable en Afrique. Nous voulons que les politiques et les programmes de coopération reconnaissent l’importance des systèmes de production (agro-)pastoraux et fournissent un appui technique et financier pour développer les filières locales de production laitière. Il s’agit plus précisément de soutenir la production laitière locale par le biais des mesures suivantes:

  • développer les cultures fourragères;
  • améliorer l’accès aux crédits et aux soins vétérinaires;
  • adapter et améliorer les politiques d’aménagement territorial;
  • utiliser les leviers commerciaux (par ex. le Tarif Extérieur Commun de la CEDEAO dans le cadre d’Ecowas) et fiscaux (par ex. baisse de la TVA) pour favoriser la consommation de lait local,
    à des prix qui permettent aux productrices et producteurs de vivre dignement de leur travail.

Nous demandons également que les décideurs politiques respectent les principes de cohérence des politiques pour le développement et la souveraineté alimentaire, afin que l’Afrique puisse protéger son marché contre les importations de lait en poudre. Nous demandons notamment que ces principes soient respectés dans le cadre de négociations commerciales entre l’Europe et l’Afrique.

Enfin, nous appelons l’Union européenne à revoir sa politique agricole pour mettre un terme aux excédents structurels, garantir un prix équitable aux producteurs de lait européens et éviter le dumping de lait en poudre vers l’Afrique.

Face aux politiques laitières européennes, les producteurs familiaux européens et ouest-africain unissent leurs forces, victimes d’un modèle économique qui favorise la production industrielle au
détriment des populations locales et d’une production de lait durable et équitable.

Signataires:
La Coalition Contre la Faim, AFRICA EUROPE FAITH & JUSTICE NETWORK, CNCD-11.11.11, Oxfam Solidarité, SOS Faim, Iles De Paix, Vétérinaires Sans Frontières, Faireb

 

 

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SOCFIN 5 ans après : les promesses non-tenues montrent les limites de l’engagement volontaire

A l’occasion de l’Assemblée générale de SOCFIN qui se tiendra au Luxembourg ce 30 mai 2018, les associations et ONG en soutien aux luttes des communautés affectées par les activités de SOCFIN font le bilan des promesses (non tenues) par le groupe agro-industriel multinational spécialisé dans la culture de palmiers à huile et d’hévéa (caoutchouc).Cette année, pas de manifestation à l’extérieur : les agissements de SOCFIN ne font que confirmer les limites de l’engagement volontaire des entreprises. Il est temps que l’Etat luxembourgeois agisse en obligeant les entreprises domiciliées sur son territoire à respecter les droits des populations affectées par leurs activités.

Il y a 5 ans, le 5 juin 2013, avait lieu une première mobilisation transnationale contre les abus du groupe Socfin (dont Bolloré -38%- et Fabri -50%- sont les principaux actionnaires): du Cameroun
au Liberia, en passant par le Cambodge, les riverains des plantations s’étaient élevés ensemble pour dénoncer les problèmes rencontrés. Au même moment, les associations et ONG se mobilisèrent devant les actionnaires du groupe lors de l’Assemblée générale. Depuis, les organisations de la société civile ainsi que les communautés locales affectées n’ont cessé d’interpeller les dirigeants et les actionnaires de SOCFIN quant aux impacts négatifs de leurs activités. Pourtant, malgré les dizaines de mobilisations locales et internationales, de courriers d’interpellation et de rapports documentant les nombreuses problématiques posées au regard du respect des droits des riverains, le groupe continue d’ignorer la majeure partie des problèmes et de refuser un dialogue avec les communautés pour résoudre les conflits.

Conflits fonciers, privation de ressources naturelles, rivières polluées, compensations dérisoires, conditions de travail précaires, promesses non respectées [1] : les conditions de vie des riverains
des plantations du groupe empirent, sous une pression foncière croissante. En effet, entre 2010 et 2017, les terres contrôlées par le groupe SOCFIN sont passées de 323 198 ha à 402 344 ha, soit
une augmentation de 25 %, alors que les surfaces effectivement cultivées ont augmenté de 36% [2]. Les conflits sont ainsi exacerbés par ces expansions, les populations riveraines dans plusieurs
pays affirmant qu’elles n’ont pas donné leur consentement libre, informé et préalable pour céder leurs terres.


Promesses non-tenues

Depuis l’année passée, SOCFIN fait des démarches pour mettre en œuvre une « politique de gestion responsable » adoptée fin 2016, mais les communautés locales ne constatent pas de réelles avancées sur le terrain, pour exemple :

  • Malgré le discours du groupe de « s’engager avec toutes les parties prenantes concernées », plusieurs organisations de riverains se voient encore refuser le dialogue, comme la Synaparcam au Cameroun, MALOA en Sierra Leone, ou l’UVD en Côte d’Ivoire.
  • Concernant les limites contestées des plantations, le bornage qui a débuté en 2018 au Cameroun est déjà remis en question. La commission mise en place par le Ministère des
    Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, pour gérer le conflit foncier avec la Socapalm, est totalement opaque et n’inclut aucun représentant des communautés concernées ni de la société civile.
  • En Sierra Leone, les familles paysannes constatent que les quelques projets sociaux [3] menés par SOCFIN depuis 2011 ne pourront jamais compenser la perte de leur terre grâce à laquelle elles pouvaient, avant l’arrivée de l’entreprise, subvenir aux besoins de leur famille. « Depuis qu’ils ont pris notre terre, nous n’avons plus les moyens de scolariser nos enfants et devons faire crédit pour acheter de quoi manger », rappelle la communauté Taninahun dans le Chefferie de Malen.

Au niveau des ONG qui accompagnent les communautés, les menaces judiciaires du groupe SOCFIN planent toujours. Une plainte pour diffamation est déposée contre Greenpeace, Green Scenery et Oakland Institute. Un autre procès intenté contre Sherpa et ReAct, ainsi que Médiapart, perdu par SOCFIN en première instance, fait l’objet maintenant d’une procédure d’appel. De Sierra Leone au Cameroun, en passant par le Cambodge, les communautés affectées par les filiales de SOCFIN répètent les mêmes revendications : le respect de leurs droits, la révision des contrats d’occupation des terres avec une réelle participation des communautés, et un suivi indépendant des engagements sociétaux de l’entreprise.


Normes contraignantes pour garantir le respect des droits

En mars 2018, 13 organisations de la société civile luxembourgeoise [4] ont présenté la proposition d’introduire dans le cadre légal luxembourgeois un devoir de vigilance afin de prévenir d’éventuelles violations des droits humains et des atteintes à l’environnement par des entreprises transnationales opérant depuis le Luxembourg. Inspirée des Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme adoptés en 2011, une telle législation sur le devoir de vigilance obligerait les entreprises à évaluer l’ensemble de leur chaîne de valeur afin d’identifier les risques effectifs et potentiels en matière de droits humains et d’environnement, mais aussi à prendre les mesures nécessaires pour y remédier. Enfin, elles devraient rendre compte publiquement de leur évaluation et des mesures adoptées. Afin de garantir que les entreprises s’acquittent de leur devoir de vigilance, l’initiative propose de mettre en place un organe de contrôle indépendant et de prévoir des sanctions en cas de non respect de cette obligation. Ainsi, le devoir de vigilance aura un fort effet préventif, en incitant les entreprises à agir correctement.

Contacts Presse :
Marine Lefebvre, SOS Faim Luxembourg : tél +33 613 224 280
Antoniya Argirova, ASTM : tél +352 400 427-20

 

Communiqués passés à l’occasion des AG

Pour plus d’information

Note aux rédacteurs:
Articles et communiqués impliquant SOCFIN dans des conflits fonciers :
https://www.farmlandgrab.org/cat/show/700
Informations sur la lutte de l’Alliance Internationale des Riverains : https://www.projetreact.org/fr/bollore-presentation/
Informations sur le cas de Malen en Sierra Leone : http://www.fian.be/Landgrabbing-bySOCFIN-in-Sierra-Leone-documentation?lang=fr

[1] https://www.projet-react.org/fr/bollore-presentation/
[2] Chiffres fournis par SOCFIN dans les rapport annuels
[3] A noter que d’après les documents fournis aux ONG, en Sierra Leone, plus de 35% des dépenses que SOCFIN prétend faire au bénéfice direct des communautés servent exclusivement
à la réfection et la construction d’infrastructures routières. Ces routes qui sont indispensables à l’entreprise pour ses activités commerciales et l’écoulement de l’huile produite sont comptabilisées
comme des projets sociaux aux bénéfices des communautés locales.

[4] Plus d’informations sur l’Initiative pour un devoir de vigilance au Luxembourg sont disponibles ici : https://www.initiative-devoirdevigilance.org

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« Libérez les acteurs de la société civile du Niger »

COMMUNIQUE DE PRESSE – 18 mai 2018

 

 

 

Avec Amnesty International et le Cercle des ONG, SOS Faim dénonce la vague de répression actuelle contre la société civile du Niger. Dans le cadre de la mobilisation pacifique de la société civile contre la loi des finances 2018, neuf défenseurs des droits humains et 17 manifestants pacifiques ont été arrêtés. 

 

Au Niger, plusieurs vagues d’arrestations ont successivement ciblé des acteurs de la société civile protestant contre la nouvelle loi de finance 2018, prévoyant des exonérations fiscales pour les multinationales, tout en instituant de nouvelles taxes sur des produits (biens et services) de première nécessité. A la suite de deux manifestations interdites, les 25 mars et 15 avril, 26 personnes ont été arrêtées, dont neuf leaders de la société civile, et une seule a été relaxée.

 

Parmi elles, trois représentants de l’association Alternative Espaces Citoyens (AEC), partenaire de SOS Faim: Moussa Tchangari, secrétaire général ainsi qu’Ibrahim Diori, chargé de plaidoyer et Yahaya Badamassi, le coordinateur d’AEC à Zinder. Motif officiel de ces arrestations : organisation et participation à une manifestation interdite et complicité de destruction de biens, bien que les défenseurs des droits humains n’aient pas participé aux marches interdites. Ils ont été transférés dans différentes prisons du Niger, loin de leurs familles et avocats

 

Lirwana Abdourahamane, avocat et militant, a été arrêté alors qu’il quittait les locaux de la chaîne de télévision Labari TV, où il avait été invité pour parler d’une manifestation organisée par des organisations de la société civile. La chaîne de télévision a par la suite été fermée pour quatre jours par les forces de sécurité qui y ont effectué une descente, sans fournir de mandat du Conseil Supérieur de la Communication ou de la police.

 

Amnesty International Luxembourg se mobilise avec une pétition qui se trouve sur son site web pour la libération de ces neuf défenseurs des droits humains.

 

Les arrestations et interdictions répétitives de manifestations pacifiques, sur la base de prétexte sécuritaire, révèlent la détermination des autorités nigériennes à museler les défenseurs des droits humains. Déjà en 2017, plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées et poursuivies arbitrairement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression et d’association ; certaines étaient des prisonniers d’opinion. Des journalistes ont été menacés et au moins 300 étudiants ont été arrêtés lors d’une manifestation.

 

Dernier sur le classement de l’indice de développement humain, le Niger est un pays enclavé, au cœur d’une région minée par l’insécurité. Avec un taux de pauvreté de 48.9% et un revenu par habitant de 420 dollars, le Niger est l’une des nations les plus pauvres du monde. Au cœur d’une région secouée par le terrorisme, le Niger est par ailleurs devenu un véritable hub militaire où les bases étrangères fleurissent dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la sous-traitance de la gestion des flux migratoires par l’Union européenne.

 

Ces bases militaires étrangères, et la remise en cause de la libre circulation régionale consécutive de l’externalisation des frontières de l’UE, ont été dénoncées par AEC dans un rapport publié en octobre 2017 Migrations et sécurité alimentaire au Niger Le droit à l’alimentation à l’épreuve des politiques anti-migratoires.  AEC y annonçait : « Le maintien des entraves à la mobilité des personnes ne fera certainement qu’aggraver la situation sociale des paysannes ».

 

Partenaire de SOS Faim depuis 2016, cette association de promotion et de défense des droits humains est cofinancée par la Coopération luxembourgeoise. Suite à l’arrestation des leaders d’AEC, SOS Faim a pris l’initiative d’écrire à M. Asselborn pour faire part de l’inquiétude vis-à-vis de la situation et appeler le gouvernement à intervenir auprès des autorités nigériennes pour réclamer la libération des personnes emprisonnées. Dans sa réponse du 19 avril, affirmant que « la situation de la société civile nigérienne était régulièrement évoquée, à Niamey, avec les représentants des Etats membres de l’UE (…) et que le Luxembourg appuyait, conjointement avec les autres Etats membres de l’UE, divers projets d’appui à la démocratisation et renforcement de la société civile au Niger. » Pour SOS Faim, cette réponse est insuffisante car la gravité de la situation nécessite une prise de position plus ferme.

 

De son côté, Amnesty International a publié le 19 avril une lettre ouverte conjointe avec d’autres organisations de la société civile pour demander aux représentations diplomatiques présentes au Niger de condamner fermement la restriction de l’espace civique en cours et d’agir pour la libération immédiate et inconditionnelle des défenseurs des droits humains arrêtés.
Le Cercle des ONG quant à lui se doit de marquer son incompréhension devant l’absence de fermeté des européens face à la dérive du gouvernement nigérien. Selon des observateurs de la société civile nigérienne, les démocraties européennes sacrifient le respect des droits humains, en échange du contrôle des flux migratoires par le Niger et de sa lutte contre le terrorisme. Le Cercle s’inquiète de ce que l’UE est en train de saper son crédit auprès des opinions publiques ouest-africaines.

 

La coopération entre le Luxembourg et le Niger s’élève à quelques 20 millions d’euros par an pour la période 2016-2020, mais elle comporte aussi des engagements réciproques, en particulier autour de la « bonne gouvernance ». Le travail des ONGD dans les pays en développement ne saurait être un travail purement « technique ». Il est aussi « politique » et doit concerner les droits humains, notamment la liberté d’expression et de manifestation et, de manière plus spécifique, la lutte contre les inégalités et les injustices.

 

Les trois organisations de la conférence de presse portent des revendications à l’attention du Luxembourg et de l’Union européenne pour :

  • Dénoncer la répression des organisations de la société civile par les autorités nigériennes ;
  • Exiger la libération immédiate et sans condition des défenseurs des droits humains arrêtées à la suite des manifestations ;
  • Interpeller l’Union européenne et de ses États membres afin qu’ils dénoncent le non-respect de l’État de droit et des libertés fondamentales au Niger ;

Demander aux ambassades présentes à Niamey de se positionner fermement en faveur de la libération des activistes arrêtés.

Contact:

Marine Lefebvre, Responsable plaidoyer, marine.lefebvre@sosfaim.org, +352 49 09 96

N.B. La conférence de presse sera tenue en français ; des entretiens en luxembourgeois seront possibles à l’issue de la conférence.

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PÉTITION: UE, protégez nos paysans et nos systèmes alimentaires!

SOS Faim soutient  le processus visant à obtenir à l’ONU une « Déclaration des Droits des Paysans ». Il nous reste très peu de temps pour convaincre le Luxembourg d’être signataire d’ici la 38ème session du Conseil des droits de l’homme (juin – juillet 2018).

Signez la nouvelle pétition européenne pour garantir les droits des paysans!

Pourquoi c’est important ?

Les négociations à l’ONU pour une Déclaration sur les droits du monde rural pourrait changer l’histoire: cela garantirait les droits des paysans à nourrir leurs communautés, protégerait leur subsistance ainsi que des systèmes alimentaires durables et divers qui nous nourrissent tous.

Cependant, après 15 ans de mobilisation par les organisations paysannes à travers le monde, cette initiative est maintenant en danger. Son avancée au sein de l’ONU risque d’être sabotée pour de bon par les gouvernements européens au cours de la prochaine session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui aura lieu du 18 juin au 6 juillet.
Inébranlable dans la défense de sa cause, pour cette occasion, le mouvement paysan international nous appelle à nous unir pour défendre cette Déclaration!

Aidez-nous à défendre ce processus historique et l’avenir du monde

Envoyons comme message puissant, venu de toute l’Europe, aux gouvernements européens et leurs leaders qu’ils doivent appuyer cette Déclaration!
Nos signatures seront remises aux gouvernements européens au cours de cette prochaine session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU (et, si nécessaire, à la suivante) comme preuve du soutien clair de l’opinion publique à la protection des communautés rurales et des systèmes alimentaires durables en Europe et dans le monde.

Servant de reconnaissance claire du rôle fondamental des petits producteurs, cette Déclaration leur donnerait des perspectives concrètes pour des conditions de travail et de vie décentes. En Europe, malgré une agriculture particulièrement industrialisée, les petits agriculteurs et leur modèle de production constituent la base d’une alimentation de qualité et garantissent la création de la plupart des emplois dans les zones rurales ainsi que la gestion durable des ressources naturelles et la lutte contre le changement climatique. Cependant, en raison d’un manque de revenus décents et de soutien insuffisant des pouvoirs publics et du fait de l’accaparement des terres, les fermes disparaissent à un rythme vertigineux au profit de l’expansion des grands complexes agroindustriels, qui capturent également l’alimentation des populations.

En Europe de l’Est, où est située la vaste majorité des fermiers en Europe, cette Déclaration est extrêmement importante. Les dix millions de personnes dans cette région qui vivent et travaillent dans les zones rurales ont besoin que leur gouvernements appuient cette Déclaration.

70% de la nourriture produite dans le monde provient de l’agriculture paysanne. Les éleveurs, les pêcheurs et les paysans sont les gardiens de la biodiversité et assurent une alimentation durable et de qualité en offrant des alternatives à l’agriculture industrielle de grande échelle. Toutefois, le financement public de l’agro-industrie, l’accaparement des terres, la biopiraterie liée aux semences et les toxiques accords de libre-échange minent les moyens de subsistance dans les communautés rurales ainsi que les systèmes alimentaires durables et sains. Ils ont donc besoin de notre soutien.

Les droits des paysans peuvent être protégés par une Déclaration unique de l’ONU et nous pouvons les aider à la faire adopter en faisant pression sur nos Ministres des affaires étrangères pour qu’ils l’approuvent! Une telle Déclaration serait un outil concret pour arrêter les violations contre les communautés rurales: les paysans seraient capables d’affirmer leurs droits spécifiques à l’image du droit à la terre, à un revenu décent et aux semences. De plus, cela serait un instrument international qui devra être respecté et protégé par les gouvernements et les institutions internationales.

 

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16/05: Hungry Planet – Gentechnik ade?! Ein anderer Code of Survival ist möglich

Im Rahmen der Reihe «Synergies» des Kulturhauses ROTONDES organisieren SLOW FOOD Luxembourg, FAIRTRADE Lëtzebuerg und SOS Faim die Veranstaltungsreihe HUNGRY PLANET. Das nächste Event:

Gentechnik ade?!

Ein anderer Code of Survival ist möglich

Code of Survival: vorsichtiger Optimismus angesagt

Millionen Tonnen von Monsantos „Roundup“ mit seinem Hauptwirkstoff Glyphosat werden Jahr für Jahr weltweit auf Felder ausgebracht. Diese Giftwaffe wird jedoch stumpf, denn die Natur bildet resistente Unkräuter, die sich in biblischen Ausmaßen vermehren und nun ein Superwachstum an den Tag legen, das Nutzpflanzen überwuchert und abtötet. In seinem 10. und zaghaft optimistischen Film zum deprimierenden Thema Gentechnik setzt Regisseur Bertram Verhaag («Leben außer Kontrolle», «Gekaufte Wahrheit», «Der Bauer und sein Prinz») dieser Form der zerstörerischen Landwirtschaft nachhaltige Projekte entgegen:

Die Teeplantage  Ambootia in Darjeeling/Himalaya, das Projekt Sekem des alternativen Nobelpreisträgers Ibrahim Abouleish, der vor 40 Jahren inmitten der Wüste seine biologische Farm gründete und der unbeugsame Bayer Franz Aunkofer, einer der ersten Biobauern Deutschlands – auf alle Fälle aber der erste biologische Schweinemäster.

In der eindrücklichen Montage konfrontiert er die heilende Kraft der ökologischen Landwirtschaft mit den Auswirkungen des giftgestützten Anbaus. Und wirft die Frage auf: In welcher Art von Landwirtschaft liegt der CODE OF SURVIVAL auf unserem Planeten? (Code of Survival, Deutschland 2016, 98’, leider nur auf Deutsch ohne Untertitel).

Survival News out of Luxembourg

Gentechnik, Glyphosat und ein “Code of Survival” für die hiesige Landwirtschaft sind Dauerthemen in der Landwirtschaftsdebatte in Luxemburg. Raymond Aendekerk ist nicht nur ein Pionier des Biolandbaus in Luxemburg, sondern nunmehr auch Direktor von Greenpeace Luxemburg. Er wird nach der Projektion die Realität in Luxemburg skizzieren und auf die Fragen aus dem Publikum eingehen.

Der Survival Code aufs Buffet

Wie gewohnt, wird der Rotondes-Haustraiteur Steffen ein Buffet auf der Basis von biologischen Qualitätsprodukten anbieten:

Cube de carotte et gelée d’orange au persil

Bavarois de chou-fleur à la ciboulette en verrine

Noisette de veau du terroir, morilles

Risotto aux asperges nouvelles

Fraise rhubarbe en mignardise

Ganache montée au chocolat blanc Fairtrade, coulis de fraises et quelques fraises fraîches.

Anschliessend Möglichkeit zur Diskussion im Rahmen der Plateforme und der Bar in der Rotonde 1.

 

Wann?                                                  Mittwoch 16.05.2018 um 18:30 Uhr

Wo?                       Rotonde 1,  place des Rotondes, Luxembourg-Bonnevoie

 

Unkostenbeitrag:                Mitglieder(*) : EUR  15,-    Nicht-Mitglieder: EUR 20,-
(*) Mitglieder von Slow Food, Fairtrade und SOS Faim

Obligatorische Reservierung vor Sonntag, 13.05.2018 auf  www.rotondes.lu

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17 avril: journée mondiale des luttes paysannes

Le 17 avril, c’est la Journée mondiale des luttes paysannes. L’occasion de dénoncer les atteintes aux droits fondamentaux des paysans. Ces atteintes sont aujourd’hui amplifiées par des accords de libre-échange (ALE) qui profitent aux multinationales.

L’ALE négocié actuellement entre l’UE et le Mercosur en est un exemple. Au nom d’une illusoire « concurrence libre et non faussée », cet ALE veut imposer des volumes d’importations vers l’UE sans droits de douane : 100 000 tonnes de viande bovine et 90 000 de volaille, entre autres. Un coup fatal pour les petits et moyens agriculteurs européens qui se trouvent déjà dans une situation de crise.

L’Accord de partenariat économique UE-Afrique de l’Ouest, s’il entre un jour en vigueur, est un autre exemple parlant. Il réduira fortement la capacité des pays d’Afrique de l’Ouest de protéger leur marché des importations de produits agricoles sensibles, dont le lait. Cela pourrait porter un coup fatal à la filière du lait dans la région. En plus, le souhait de la Commission européenne de négocier un ALE avec la Nouvelle-Zélande, premier exportateur mondial de lait, indique que l’ambition de la Commission n’est pas non plus de promouvoir les intérêts des producteurs européens.

Ces accords comme le CETA, TAFTA et autres ALE négociés par l’UE, généralisent par ailleurs le dumping social et environnemental : l’expansion de l’agroindustrie au détriment des communautés paysannes, avec ses impacts néfastes sur les droits des paysans, la déforestation, les monocultures et la consolidation des OGM.

Ces accords font également courir un risque aux consommateurs en s’attaquant au principe de précaution et aux barrières non tarifaires, telles que les normes de sécurité sanitaires des aliments, que les sociétés civiles ont eu toutes les peines du monde à faire reconnaître.

Il est grand temps de dénoncer ces accords et d’imposer la souveraineté alimentaire.

Libérons nos agriculteurs du libre-échange !!

Pour une déclaration des droits des paysannes et paysans

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07/05 Le Monde en doc : Circle of Poison

USA 2016 | vostf | 71′ | c | Documentaire de : Shannon Post et Evan Mascagni

Alors que plusieurs pesticides ont été interdits aux États-Unis pour leurs effets dangereux sur la santé et l’environnement, les entreprises sont toujours autorisées à les fabriquer pour l’exportation. Cette politique envoie un message au monde : les vies américaines sont plus précieuses que les autres. Mais c’est sans compter sur l’ironique retour de flammes : puisque ces produits volatils toxiques circulent dans le monde entier, à un moment donné, ils retournent indéniablement aux États-Unis, dans les aliments importés, via le fameux “ cercle du poison „.

„Shannon Post and Evan Mascagni sound the alarm in Circle of Poison, an eye-opening and ire-raising doc that follows pesticides around the world to see the damage they do. (…) A straightforward indictment of longstanding ecological injustice.“ (The Hollywood Reporter)

„Narrated by Elizabeth Kucinich and featuring interviews with Jimmy Carter, Dr. Vandana Shiva, Professor Noam Chomsky, Senator Patrick Leahy, and a beautiful epilogue by His Holiness the Dalai Lama, Circle of Poison exposes the revolving door of lob byists employed by six major chemical corporations to influence our government and allow them to continue make money from toxic pesticides.“ (Huffington Post)

☞ La projection sera suivie d’une discussion avec Marine Lefebvre de SOS FAIM Luxembourg qui traitera des négociations en cours devant le Conseil des droits de l’homme pour l’adoption d’une Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans incluant le droit aux semences et avec Jacques Mersch, expert et membre de la campagne “ Ouni Pestiziden “ qui nous détaillera les dernières avancées de la campagne contre les pesticides au Luxembourg.

En collaboration avec Etika Asbl – Initiativ fir Alternativ Finanzéierung asbl, ATTAC Luxembourg, Meng Landwirtschaft – Mäi Choix, SOS Faim Luxembourg, SOS FAIM Belgique et le Festival Alimenterre

Le lundi 7 mai à 20h30 à la Cinémathèque de la Ville de Luxembourg (17, place du Théâtre, 2613 Luxembourg)

✦ Le Monde en doc ✦
Les rendez-vous du documentaire stimulant

Stimuler le débat et donner une expression cinématographique palpable aux abstractions du contexte global, c’est là l’objet du cycle „Le Monde en doc“, rendez-vous des documentaires sur grand écran. „Le Monde en doc“ se propose de privilégier des documentaires stimulants, inédits ou peu diffusés au Luxembourg. Afin de mettre chaque film en perspective avec la problématique luxembourgeoise, un temps de discussion avec le public sera proposé après chaque projection.

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Fantastic Food: cycle d’ateliers pédagogiques sur la consommation Alimentaire

Mieux manger et moins gaspiller pourra avoir un impact considérable sur les ressources de la planète dont dépend l’existence de tous les êtres humains.

Pourquoi s’intéresser à notre consommation alimentaire ?

MANGER est un besoin vital, nécessaire à la survie de tout être humain. Cependant, aujourd’hui encore, près d’un milliard de personnes se couchent le ventre vide le soir, tandis qu’on produit assez de nourriture pour nourrir tous les habitants de la planète et bien plus. Le problème de la faim est la conséquence, entre autre, d’une mauvaise répartition de la nourriture et de politiques commerciales internationales inadaptées. 1/3 de la nourriture produite est perdue ou gaspillée et 2/3 des terres agricoles dans le monde sont destinées à la production de viande et d’alimentation destinée au bétail.

Nos modes de consommation alimentaires ne sont donc pas sans conséquences pour les populations du Sud ni pour l’environnement.

Au Luxembourg, notre niveau de consommation de viande, de produits laitiers, de sucre et de produits riches en matières grasses nécessite énormément d’énergie et détruit des écosystèmes précieux au détriment des conditions de vie des plus pauvres.

Objectif :

Ces ateliers ont comme objectif de sensibiliser les élèves à la thématique de la consommation alimentaire, de leur permettre de prendre conscience que notre consommation a des impacts sur les populations du Sud et sur l’environnement, et de leur proposer des pistes, des alternatives pour une consommation alimentaire plus responsable.

L’atelier est composé de cours théoriques interactifs (5 heures) et de cours pratiques (sortie, prévoir également 5 heures), sur 2 jours. À partir de l’année scolaire 2018/2019, cet atelier est également disponible en version longue, plus détaillée, sur un trimestre (8-10 séances) en tant qu’option.

Pour qui?

A partir de la classe de 5ème. Nombre d’élèves : entre 12 et 24 élèves maximum

Plus d’infos: contactez Laurence Thill, Responsable de la Sensibilisation

 

 

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11/04 Soirée HUNGRY PLANET – D’Zukunft séien !

Am Kader vun de Synergies vun de Rotonden organiséieren SLOW FOOD Lëtzebuerg, FAIRTRADE Lëtzebuerg an SOS Faim säit 2008 Soiréën mam Titel  HUNGRY PLANET. Déi next geet un d’Wuerzelen vun der Agrarkris :

D’Zukunft séien !

Geséims aus dem Kraizschouschteschgaart

Geséims als Geschäft

Wien Slow Food oder Fair Trade oder SOS Honger seet, muss och bis un den Ursprung vun der Ernährung denken. Wann ee weess, datt e puer Konzerner d’Hand op d’Biodiversitéit vum Saatgut halen, datt déi Konzerner mat der Gentechnologie an der Agrarindustrie verflecht sin an esou d’Baueren an der ganzer Welt ëmmer méi zu hire Sklave machen, dann ass den Opbbau vun Alternativen an der Landwirtschaft, déi schonn beim Soom ufenken, méi wéi lieweswichteg.

Back to the seeds

Och zu Lëtzebuerg ass d’Problembewosstsäin an de leschte Jor gewuess. Zwar bauen ëmmer manner Leit, besonnesch am urbane Raum, hirt eegent Geméiss un, mä déi, di et machen, versichen ëmmer méi  op al an lokal Zorten zréckzegräifen.

An sengem Gaart mat de villen «sch» setzt sech de Steve Schwartz fir d’Erhalung an d’Weiderféierung vun der Biodiversitéit an, e.a. duerch Selektioun, Weiderentwécklung, Archivéierung an Diffusioun vu Geséims aus der Vielfalt vun Notzplanzen.

Aus dem Kraizschouschteschgaart

De Steve Schwartz wärt eis e flotte Viirtrag iwwert d’Objektiver an d’Aktivitéiten vun sengem Biodiversitéitsparadäiss halen. Iwwer 600 Zorten ginn hei archivéiert, all Jor gin ca 100 Zorten no biologesche Kritären ugebaut a vermehrt.

Ënnermauert gët säi Virtrag mat engem kuerze Film aus der Soomgewannungspraxis. Hie bréngt och eng Auswiel vu Geséims mat, sou datt der direkt den Dag dono mam Ausséie kënnt ufenken (Virtrag op Lëtzebuergesch, Diskussioun méisprocheg méiglech).

Menu Freijorsgeméiser a Reschter aus dem Wanter

Den Haus-Traiteur Steffen Traiteur proposéiert e Menu mat éischten Freijorszaloten a -geméiser, a wann dat nach net genuch ass, kann en jo nom Prinzip „Taste the waste“ nach Geméiser aus der Hierscht-Wanter-Produktioun notzen. Iwwerraschung: vläit sin och e puer aussergewéinlech Geméiser vum Steve Schwartz dobäi….

– salade de fèves aux oignons blancs

– salade de poireaux encore croquants, espuma de cresson

– œuf parfait (cuit à 64°), purée de carottes et tombée d’épinard

– velouté de panais et son espuma de Lisanto

– compotée de rhubarbe avec son crumble d’amandes

– tartelette au citron meringuée

Discussioun an der konvivialer Atmosphär vun der Plattform an dem Bar vun der Rotonde1.

          Mëttwoch, 11.04.2018 em 18:30 Auer

Rotonde 1, place des Rotondes, Luxembourg-Bonnevoie

Frais de participation :       Membres(*):  EUR  15,-    Non-membres :  EUR 20,-
(*) Membres Slow Food, Fairtrade et SOS Faim

Réservation obligatoire avant le dimanche, 08.04.2018 sur  rotondes.lu/agenda/details/event/dzukunft-seien/

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