Pour la reconnaissance des défenseur-e-s des droits humains : lancement du site internet « www.defenders.lu »

Luxembourg, le 9 décembre 2019

En cette journée internationale des défenseur-e-s des droits humains [1], le groupe de travail et d’échange pour les défenseur-e-s des droits humains, constitué par plusieurs organisations de la société civile luxembourgeoise, veut rendre hommage aux femmes et hommes qui, parfois au péril de leur vie, défendent les droits des autres, et leur apporter ainsi la reconnaissance dont elles-ils ne jouissent pas dans leur pays, en lançant le site d’information www.defenders.lu.

Selon les rapports de plusieurs organisations non gouvernementales, le nombre de défenseur-e-s des droits humains assassiné-e-s n’a cessé d’augmenter ces dernières années. En 2018, ces assassinats ont concerné 321 personnes dans 27 pays, chiffre en augmentation constante. 77% des assassiné-e-s défendaient les territoires, les communautés indigènes et les droits environnementaux. L’Amérique latine enregistre 75% de ces assassinats. Au moins 49% des personnes tuées avaient déjà reçu une menace directe spécifique. 12% des personnes tuées étaient des femmes. Selon l’organisation Front Line Defenders, qui fait ses statistiques tristes, « ce qui rend d’autant plus préoccupante la réaction discrète à ces morts, c’est le manque de reconnaissance du rôle que jouent ces défenseurs dans la protection de l’environnement » [2]. L’aggravation de cette situation concerne par ailleurs de plus en plus des organisations partenaires d’ONG soutenues par la coopération luxembourgeoise.

Les meurtres ne sont que la partie émergée de l’iceberg d’un ensemble de stratégies de criminalisation et de harcèlement politique, juridique, physique, médiatique ou sexuel des défenseur-e-s auxquels ils doivent faire face dans leur travail quotidien.

Par conséquent, l’une des contributions les plus pertinentes de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme [3] est l’établissement, en tant qu’obligation internationale, de la nécessité des Etats de leur apporter soutien et protection dans le cadre de la tâche qu’ils accomplissent et qui devient chaque jour plus difficile et risquée.

Selon Michel Forst, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, il est essentiel de changer de narratif, cesser les diffamations auxquelles les défenseur-e-s sont confronté-e-s, offrir un espace de reconnaissance aux défenseur-e-s, et montrer des portraits et des récits témoignant de la diversité et de l’investissement des défenseur-e-s. Cela est l’objectif principal de notre site. Notre but est de permettre aux ONG luxembourgeoises de témoigner des réalités que vivent leurs partenaires et les communautés avec lesquelles ils travaillent. Nous voulons contribuer à porter ces voix qui ne sont entendues que trop rarement au Luxembourg.

Au nom du groupe de travail et d’échange pour les défenseur-e-s des droits humains

www.defenders.lu

Contacts presse :

Magali Paulus, magali.paulus@fdh.lu, 46 62 38 ou 691 423 179

Julie Smit, julie.smit@astm.lu, 691 507 473


[1] Selon les Nations Unies « L’expression « défenseur des droits de l’homme » désigne toute personne qui, individuellement ou en association avec d’autres, œuvre à la promotion ou à la protection des droits de l’homme. Les défenseurs des droits de l’homme se reconnaissent avant tout à ce qu’ils font, et la meilleure façon d’expliquer cette expression est de présenter leur action (…) et certains des contextes dans lesquels ils travaillent (…). […]. L’expression « défenseur des droits de l’homme » s’utilise de plus en plus fréquemment depuis l’adoption de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme en 1998. Jusque-là, les termes les plus couramment utilisés étaient notamment « militant », « professionnel », « travailleur » ou « surveillant » des droits de l’homme. L’expression « défenseur des droits de l’homme » paraît plus pertinente et plus utile. » https://www.ohchr.org/FR/Issues/SRHRDefenders/Pages/Defender.aspx

[2] FRONT LINE DEFENDERS GLOBAL ANALYSIS 2018

[3] Vous pouvez consulter la déclaration ici : https://www.ohchr.org/FR/Issues/SRHRDefenders/Pages/Declaration.aspx

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Un premier bilan du séminaire « Des droits pour les paysans et les ruraux : place à l’action ! »

Décembre 2019

Organisé par l’ASTM, FDH, SOS Faim et le Cercle des ONGD le 15 novembre 2019, ce séminaire visait à faire connaître la Déclaration des droits des paysans adoptée par les Nations Unies en 2018, mais aussi à lancer des pistes d’actions concrètes  pour le Luxembourg à travers sa politique agricole et sa politique de coopération au développement. Selon les organisateurs, le Luxembourg est amené à jouer un rôle moteur dans cette mise en œuvre dans la mesure où il a été, avec le Portugal, le seul pays de l’Union européenne à oser soutenir cette Déclaration ayant une immense valeur pour le monde paysan qui reste largement majoritaire dans la grande majorité des pays en développement.

Comment faire sortir de l’invisibilité juridique et politique le monde paysan, fort de quelques 500 millions de personnes   ? C’est fondamentalement le défi relevé au cours des 20 dernières années par une groupe d’hommes et de femmes qui s’est étoffé au fil des années. Ces années sont celle  d’une lutte mais aussi d’une maturation pour que ce qui, à l’origine, était une réaction à trop d’injustices, devienne un Déclaration des paysans, avant d’éclore en une déclaration des Nations Unies. Ce processus a été retracé par certains de ses acteurs :

Geneviève Savigny, Confédération Paysanne, CVC/LVC, France

 Massa Kone, Porte-Parole de la CGLTE OA, Mali 

Astrid Bouchedor, FIAN Belgique

Melik Ozdem, CETIM, Suisse

Christophe Golay de l’Académie de droit international humanitaire et de droits humains à Genève a ensuite parcouru la Déclaration pour en extraire les articles phare  qui fixent de nouvelles normes et des devoirs pour les Etats appelés à revoir un certain nombre de leurs politiques dans des domaines variés. Par exemple, certaines normes du droit international commercial devront être ignorées ou modifiées afin de protéger le droit aux semences des paysans.

Melik Özden directeur du CETIM à Genève a pu témoigner de la manière dont la Suisse, dont les autorités fédérales étaient à première vue hostile à l’adoption de cette Déclaration, ont finalement dues se rallier au soutien réclamé par la société civile suisse soucieuse de lutter contre l’accaparement des terres et plus globalement contre l’impasse représentée par l’industrialisation croissante de l’agriculture.

A l’issue de cette matinée qui a rassemblée quelques soixante-dix personnes, l’après-midi  a été consacrée à la réflexion pour une  mise en œuvre au niveau des politiques luxembourgeoises.

Plusieurs exposés thématiques ont permis de sérier les grands défis  posés par les acquis de la Déclaration:

Seul intervenant de la société civile luxembourgeoise Frank Adams, maître semencier et fondateur de l’association SEED, a présenté le droit aux semences et à la biodiversité cultivée comme constituant un levier essentiel pour contrer le droit à la propriété intellectuelle qui régit actuellement la commercialisation des semences certifiées.

Plusieurs activistes membres d’organisations des sociétés civiles des pays en développement se sont ensuite succédé.

Maïrama Haman Bello, APESS (Cameroun) a illustré la nécessité d’abolir les discriminations envers les femmes et les populations rurales ;

Ibrahim Diori, d’Alternatives Espace Citoyen (Niger) a exposé le droit à l’alimentation et à la souveraineté alimentaire ;

Ronaldo Galeano, CUC (Guatemala) a développé le droit à la participation citoyenne ;

Massa Kone (Mali), Porte-Parole de la Convergence Globale des Luttes Terre et Eau en Afrique de l’Ouest, a témoigné de l’engagement des sociétés civiles ouest africaines en faveur de la reconnaissance du droit à la terre et aux autres ressources naturelles.

Les interventions de Raymond Weber, ancien directeur de Lux Dev et actuel président de SOS Faim, qui a assuré l’introduction et la conclusion de la journée, ainsi que celle de Jean Feyder, ancien ambassadeur du Luxembourg pour les institutions de Genève ont insisté sur le potentiel de la Déclaration à apporter davantage de justice et d’égalité dans le monde et ont, comme plusieurs autres intervenants, porté un regard très visionnaire sur la Déclaration.

Si le Ministre de l’Agriculture n’a finalement pas pu participer à l’événement, Madame Lenert, Ministre de la Coopération et de l’Action Humanitaire, a souligné la portée hautement symbolique de la Déclaration. Dans les mois à venir, il s’agira d’intensifier le dialogue avec le gouvernement sur les mesures concrètes à prendre pour traduire la Déclaration dans les faits. 

Pour les organisations partenaires, le bilan est positif dans la mesure où le séminaire a été l’occasion de braquer les projecteurs sur une Déclaration passée inaperçue au niveau des instances gouvernementales du Luxembourg. Il a également permis de rassembler outre des représentants ministériels, des universitaires et des acteurs de la société civile qui ont à cœur de faire progresser l’approche par les droits et de revendiquer une prise de conscience de la dette que l’imposition de politiques néo-libérales par les pays industrialisés ont contracté envers les pays en développement.

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SOS Faim à la SAM

Du 21 au 25 octobre dernier s’est tenue à Ouagadougou la 4ème Semaine Africaine de la Microfinance. SOS Faim y était représentée par son Président, une partie de l’équipe et les antennes du Burkina et du Mali. L’enjeu pour SOS Faim était surtout de valoriser son dispositif AGRI+, qui fut présenté lors d’une session du programme officiel, lors d’une rencontre spéciale avec la Ministre luxembourgeoise de la Coopération, Madame Lenert, et à travers notre stand d’information.

On peut également mentionner au programme de cette semaine très riche : un échange avec le ROPPA (Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles de l’Afrique de l’Ouest) sur le financement agricole, notre participation à un atelier sur la microfinance et la transition écologique et sociale  (TES) organisé par la SIDI (France) et le MAIN (Microfinance African Institutions Network), notre participation à la Commission de Partenariat Burkina Faso-Luxembourg et à l’AG du MAIN, ainsi que de nombreuses rencontres. Pour en savoir plus sur AGRI+ : www.agriplus.lu

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Retour sur le marché du 17 novembre

Dans le cadre de sa campagne Changeons de menu!, SOS Faim organisait le 17 novembre dernier au Tramsschapp, la 4e édition du Alternativen Liewensmëttel Maart. Vous étiez nombreux à venir à la rencontre des différents producteurs et porteurs d’initiatives pour une alimentation durable. Merci à tous ceux qui sont venus et aux membres de notre carte de l’alimentation responsable présents pour cette édition!

SOS Faim vous donne déjà rendez-vous le 29 novembre prochain pour la 5e édition!

Pour en savoir plus sur notre campagne: www.changeonsdemenu.lu

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Les clients de EXKi Luxembourg font preuve de générosité dans le cadre de l’opération déjeuners solidaires !

Une collecte a été organisée tout le mois d’octobre au sein des restaurants, ce qui a permis de récolter 555,26€ pour nos projets en Afrique. Après cofinancement du Ministère des Affaires étrangères, c’est au total 2776€ qui seront investis pour permettre à des hommes et des femmes de produire de quoi se nourrir eux-mêmes.

En parallèle de cette collecte, l’opération Déjeuners Solidaires a été l’occasion de sensibiliser la clientèle d’EXKi au projet mené par SOS Faim et plus largement aux enjeux de l’alimentation et de l’agriculture durable.

Le 20 novembre dernier s’est déroulée la remise de chèque symbolique par les équipes d’EXKi Luxembourg. L’occasion d’échanger sur les retours positifs des actions menées ensemble et de partager la volonté de continuer ce type de collaborations dans les quatre restaurants.

Nous remercions EXKi pour l’accueil reçu au sein des restaurants ainsi que pour leur engagement pour une alimentation durable.
Un grand merci également à tous les clients qui ont fait un don ou qui ont participé à nos ateliers de sensibilisation sur l’impact environnemental de l’alimentation!

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Damit sie morgen klarkommen

Unterstützen Sie sie heute bei ihren Projekten!

Wir starten ambitionierte und konkrete Aktionen in Afrika, um Familien eine nachhaltige landwirtschaftliche Arbeit zu ermöglichen.

Für wen?

Über unsere lokalen Partner tragen wir effizient zur Umsetzung von Projekten in Benin, Burkina Faso, Äthiopien, Mali, im Niger und in der Demokratischen Republik Kongo bei.
2018 konnten wir 883.450 Familien auf dem Land helfen, ihre landwirtschaftlichen Projekte umzusetzen und zu Ende zu bringen!
2019 zählen wir auf Sie, damit wir noch mehr Familien helfen können!

Wie?

Die Aktionen von SOS Faim beziehen sich auf:

  • den Kauf landwirtschaftlicher Geräte
  • berufliche Bildung
  • Mikrofinanzierung
  • den Dialog zwischen Bauern und Finanziers
  • Umwandlung und Vertrieb landwirtschaftlicher Produkte
  • Agroökologie
  • Stärkung von Kooperativen

Die Auswirkungen der Maßnahmen von SOS Faim sind direkt und konkret messbar.
Bei den Empfängern unserer Unterstützung handelt sich um Personen, die bereit sind, sich selbst zu helfen. Sie benötigen lediglich einen finanziellen Schub, um ihre Projekte durchführen zu können.

Möchten Sie ihnen Hilfe zur Selbsthilfe leisten?

Kurzfristig:

  • Durch eine Spende von 25€ können Sie zum Kauf von 15 kg Samen beitragen.
  • Durch eine Spende von 38€ können Sie zu einem Training in Öko-Agronomie für eine Person beitragen.
  • Durch eine Spende von 50€ können Sie zum Kauf von zwei Wagen beitragen.

Ab einer Spendenhöhe von insgesamt 120€ pro Jahr für eine oder mehrere zugelassene Vereinigungen können Sie einen Steuerabzug geltend machen.

Langfristig:

Jede finanzielle Unterstützung hilft den Menschen dabei, dass sie uns irgendwann nicht mehr brauchen!
Denken Sie über eine regelmäßige Spende nach und spenden Sie 10, 20, 50€ oder jeden anderen Betrag monatlich, um unsere Aktionen zu unterstützen.

Ab einer Spendenhöhe von insgesamt 120€ pro Jahr für eine oder mehrere zugelassene Vereinigungen können Sie einen Steuerabzug geltend machen.

15/11 Des droits pour les paysans et les ruraux : place à l’action !

Séminaire organisé par Action Solidarité Tiers-Monde (ASTM), le Cercle des ONGD, Frères des Hommes (FDH) et SOS Faim

En décembre 2018, la Déclaration de l’ONU sur les droits des paysan.ne.s et des autres personnes vivant dans les zones rurales (DNUDP) était adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) à New-York par une large majorité de pays.

Cet instrument international pour les droits humains ouvre de larges perspectives en ce qu’il doit permettre d’améliorer les conditions de vie des populations rurales, mais aussi contribuer à la pleine réalisation de l’Agenda 2030 pour le développement durable, comme à la réussite de la Décennie de l’agriculture familiale de l’ONU.

Face aux multiples crises contemporaines, il est fondamental de placer les petit.e.s agriculteur.rice.s au cœur de systèmes alimentaires plus durables et de les associer à leur gouvernance pour combattre la croissance de la faim et des inégalités. Les petit.e.s agriculteur.rice.s sont également indispensables à la préservation des ressources naturelles et au développement de pratiques agricoles agroécologiques.

Comment dans ce contexte, le Luxembourg, seul pays de l’Union européenne avec le Portugal, à avoir voté en faveur de cette Déclaration devant l’Assemblée générale des Nations Unies, peut-il s’atteler à la mettre en œuvre à travers sa politique agricole et sa politique de coopération au développement ?

Programme de la journée:

9h00 – 9h15 Accueil

9h15 – 9h30 Mot d’accueil par Raymond Weber

9h30 – 9h45 Introduction : pourquoi l’adoption de la Déclaration par les Nations Unies fin 2018 ouvre t-elle une nouvelle ère ? par Henry Saragih, La Via Campesina (LVC) (sous réserve)

9h45 – 10h45 Le chemin vers la Déclaration des Nations Unies : un bel exemple de mobilisation des acteurs de la société civile

– Geneviève Savigny, Confédération Paysanne, LVC, France

– Ndiakhate Fall, FONGS, LVC, Sénégal

– Astrid Bouchedor, FIAN , Belgique

– Melik Özden, CETIM, Suisse

10h45 – 11h15 Pause

11h15 – 11h45 Les articles phare de la Déclaration : de nouvelles normes et leurs implications par Christophe Golay, Académie droits humains/Genève

11h45 – 12h15 Un exemple de mobilisation nationale : la Suisse – Présentation par Melik Özden, CETIM, Suisse

questions / réponses

12h15 – 13h30 Repas local

13h30 – 13h45 Synthèse de la matinée par Pascal Erard (CFSI)

13h45 – 15h00 Les grands défis posés par les acquis de la Déclaration:

Le droit aux semences et à la biodiversité cultivée : Frank Adams, maître semencier, SEED, Luxembourg

Abolir les discriminations envers les femmes et les populations rurales : Maïrama Haman Bello, APESS, Cameroun

Le droit à l’alimentation et à la souveraineté alimentaire : Ibrahim Diori, Alternatives Espace Citoyen, Niger

Le droit à la participation citoyenne : Ronaldo Galeano, CUC, Guatemala

Le droit à la terre et aux autres ressources naturelles : Massa Kone, Porte-Parole de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau d’Afrique de l’Ouest (CGLTE OA), Mali

questions / réponses

15h00 – 15h15 Pause-café

15h15 – 15h30 Le soutien du Luxembourg à la Déclaration par Jean Feyder

15h30 – 16h45 Quelle mise en œuvre par le Luxembourg ?

-Madame Paulette Lenert, Ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire

-Monsieur Romain Schneider, Ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural

16h45 – 17h00 Conclusion par Raymond Weber

Informations pratiques :

Quand ? Vendredi 15 novembre 2019 de 9h à 17h

Où? Luxembourg Lifelong Learning Center LLLC / CSL, 2-4 Rue Pierre Hentgès, 1726 Luxembourg

Entrée libre ! Inscription en ligne obligatoire

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