Conflit armé en Éthiopie : nos partenaires ont besoin de vous !

Avec l’actualité dominée par la tragédie ukrainienne, les autres conflits armés, notamment en Afrique, sont passés au second plan. En Éthiopie, le travail de nos partenaires locaux est plus que jamais crucial pour permettre aux plus vulnérables de vivre dignement.

La microfinance au service du monde rural

Depuis 25 ans, SOS Faim soutient l’agriculture familiale en Éthiopie afin de lutter contre la pauvreté et la faim. Nous encourageons le rapprochement des institutions de microfinance (IMF) et des paysans afin de répondre au mieux aux besoins de financement des agricultures familiales.

En Éthiopie, presque 80% de la population vivent en zone rurale et l’accès aux services financiers adaptés reste difficile.

Dans cet article, nous illustrons l’importance du travail des institutions de microfinance dans les zones rurales éthiopiennes les plus reculées, déstabilisées par le conflit armé.

Un conflit armé aux conséquences dramatiques

L’Éthiopie, la deuxième nation la plus peuplée d’Afrique avec près de 120 millions d’habitants, fait face à un conflit armé aux conséquences humanitaires dramatiques. Depuis le 4 novembre 2020, l’armée fédérale du premier ministre Abiy Ahmed s’oppose aux forces spéciales du gouvernement régional du Tigré. Ce conflit très sanglant affecte également les deux grandes régions où nos partenaires sont présents: l’Amhara et l’Oromia.

Désormais, la paix et la stabilité constituent un grand défi pour l’Éthiopie. Le conflit a déjà couté beaucoup de vies humaines. Selon le rapport des agences de l’ONU, des millions de civils ont été déplacés et des centaines de milliers sont exposés à la famine. D’énormes dommages sont infligés aux infrastructures de base et aux activités économiques.

Pour assurer la sécurité alimentaire de la population et ramener l’économie à son potentiel de croissance, le pays a besoin de soutien et d’efforts pour assurer la paix et la stabilité et créer un environnement propice au développement.

Pour ne rien arranger, la pluie n’est quasiment plus tombée dans cette région de la Corne de l’Afrique depuis un an et demi. L’Éthiopie fait désormais face à une sécheresse qui affecte déjà plus de 11 millions de personnes.

Trois institutions de microfinance partenaires de SOS Faim

SOS Faim soutient trois institutions de microfinance (IMF) éthiopiennes : Buusaa Gonofaa, Harbu et Wasasa. Ces trois institutions fournissent aussi bien des services financiers (octroi de micro-crédits, produits d’épargne, micro-assurances) que non financiers (assistance technique aux paysans, éducation financière des clients, achats groupés d’intrants agricoles). En favorisant l’accès des plus pauvres au monde de la finance, nos partenaires œuvrent pour un développement économique plus équitable.

Deux des trois IMF (Buusaa Gonofaa et Wasasa) sont pionnières dans l’établissement du modèle RSF (Rural Service Facility), spécialement conçu pour desservir les populations les plus reculées en zones rurales. Il s’agit de caisses rurales d’épargne et de crédits qui fonctionnent grâce à une approche participative et communautaire. Deux à trois salariés sont engagés par caisse (agent de crédit, gardien). Le comité de crédit est constitué de quatre à six membres de la communauté et les aide à sélectionner les clients, à promouvoir les produits, à faire respecter le remboursement des prêts et à mobiliser l’épargne.

Des clients dans la RSF

Le saviez-vous?

Le conflit civil a des conséquences directes sur le travail des IMF éthiopiennes partenaires de SOS Faim : dans certaines régions, les bureaux des RSF de Buusaa Gonofaa et de Wasasa ont été attaqués, les visites de terrain auprès des clients paysans interrompues, et les activités d’octroi et de remboursement des crédits des caisses rurales fortement perturbées.

« Les bureaux de deux RSFs ont été incendiés. Des documents, des meubles et des équipements ont été brûlés ou endommagés, ce qui nous a empêché de continuer les opérations. »

Wasasa, décrivant la situation en zone Wollega de l’Est

Le travail des IMF reste indispensable et encourageant !

De leur côté, les communautés rurales pauvres soutenues par les IMF ont souvent des capacités très limitées pour résister aux conséquences d’une guerre : la perte de leur matériel agricole, de leur bétail et en conséquence de leurs récoltes empêchent les agriculteurs de subvenir à leurs besoins de base et de rembourser leurs crédits. Ces problèmes de remboursement ont une incidence directe sur la capacité de l’IMF à couvrir les frais de fonctionnement (location de bureaux, salaires, frais de transport).

Toutefois, les IMF s’efforcent à poursuivre leur mission et à accompagner leur clientèle pour se reconstruire et ne pas perdre espoir.

Malgré ce contexte extrêmement difficile, les trois IMF partenaires ont touché près de 400.000 clients en 2021. Un chiffre en hausse de 15% par rapport à 2020 !

Le soutien de ces IMF est donc primordial pour qu’elles puissent assurer leur présence en milieu rural et continuer à desservir un nombre croissant de personnes ; surtout dans les communautés qui ont été affectées par le conflit armé.

« Sans crédits de campagne, les agriculteurs ne sont pas en mesure de produire et d’espérer un revenu pour sortir du cercle vicieux de la pauvreté. »

Wasasa

Les RSF (Rural Service Facility), au plus proche des paysans, connaissent les réalités du terrain et comprennent les besoins des communautés auprès desquelles elles agissent. Les membres du personnel RSF maitrisent l’étendue des dommages subis par les clients et peuvent ainsi proposer des solutions financières appropriées à la situation des personnes touchées par le conflit.

SOS Faim et les IMF

Le financement agricole représente plus que jamais un outil important de résilience face au conflit armé. Les agriculteurs ont besoin de semences et d’engrais pour préparer la prochaine campagne agricole. Il est essentiel de relancer les activités économiques locales dès maintenant. La stabilité économique et sociale se nourrit de l’espoir des gens, et l’espoir constitue une base fondamentale pour la promotion de la paix et d’une cohésion sociale durable.

EN 2022, SOS FAIM DOIT MOBILISER 36.500€ DE DONS POUR AIDER BUUSAA GONOFAA, HARBU ET WASASA À PARTICIPER AU PROCESSUS DE RECONSTRUCTION DE L’ÉTHIOPIE DE DEMAIN. CE MONTANT EST ENSUITE MULTIPLIÉ PAR QUATRE PAR LE COFINANCEMENT DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET EUROPÉENNES (DIRECTION DE LA COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT ET DE L’ACTION HUMANITAIRE).

Un grand merci pour votre appui concret, direct et si précieux !

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A l’intention de nos donateurs :

Aidez nous à mieux vous connaitre en répondant au questionnaire !

SOS Faim recrute

SOS Faim est une ONG de développement qui aspire à un monde où les hommes et les femmes voient leurs droits respectés, plus particulièrement le droit des peuples à une alimentation adéquate, produite dans le respect de l’environnement naturel, social et culturel. SOS Faim agit pour la transformation des systèmes agricoles et alimentaires en finançant et en accompagnant des acteurs de changement engagés en faveur de l’agriculture familiale durable et de la consommation alimentaire responsable ».

RESPONSABLE DE PARTENARIAT (H/F)

A temps complet (40h/sem) et à durée déterminée (jusqu’au 31/12/2023)
Basé(e) à Schifflange (Luxembourg)
Statut d’employé privé de droit luxembourgeois

Tâches :

  • Accompagner les partenaires dans leur développement institutionnel et socio-économique, sur base d’une analyse globale des enjeux dans lesquels il s’insèrent : établir un dialogue dans la durée avec eux sur leur stratégie, leurs activités, leurs ressources humaines et financières.
  • Assurer le suivi administratif et financier des partenariats (contractualisation, analyse des rapports narratifs et financiers…).
  • Co-participer aux obligations de SOS Faim à l’égard de ses bailleurs de fonds (demandes de financement, rapports de réalisation).
  • Identifier de nouveaux partenaires en conformité avec la stratégie de SOS Faim.
  • Représenter activement SOS Faim dans diverses rencontres nationales, européennes et internationales.

Compétences / Profil :

  • Études supérieures en sciences humaines (sociologie, anthropologie, sciences politiques…) en agronomie, ou en sciences économiques.
  • Expérience indispensable de minimum cinq ans dans la coopération au développement, en particulier dans l’accompagnement d’acteurs de la société civile en Afrique, si possible en milieu rural.
  • Très bonnes capacités d’analyse et de rédaction.
  • Très bonnes capacités d’analyse financière.
  • Très bonnes capacités d’élaboration de projets (maîtrise de la gestion axée résultat et des approches orientées changement appréciée).
  • Qualités pédagogiques et méthodologiques.
  • Connaissance des enjeux du financement agricole en Afrique appréciée.
  • Aptitudes à entrer dans un véritable esprit de partenariat, basé sur la confiance et l’écoute.
  • Aptitude à cultiver et développer un réseau d’alliés et de personnes ressources.
  • Parfaite maîtrise (orale et écrite) du français et très bon niveau en anglais (écrit et oral)
  • Maîtrise des logiciels du Pack Office, notamment d’Excel
  • Grande autonomie et aptitude à travailler au sein d’une petite équipe et à s’immerger dans des milieux culturels différents.

Les candidat·e·s doivent avoir le droit de travailler en Europe.

Ce poste requiert de fréquents déplacements en Afrique (3 à 4 missions par an).

Conditions de travail attractives : mutuelle de santé ; chèques-repas ; horaire flexible et possibilité de télétravail partiel.

Si vous êtes intéressé(e) et que vous correspondez au profil requis, veuillez envoyer votre dossier de candidature (CV et lettre de motivation) uniquement par courriel pour le 29 juin 2022 à Stéphanie Rajchel, Responsable des ressources humaines : sra@sosfaim.org.

Niger : du riz local contre la crise alimentaire

De la guerre russo-ukrainienne vers une crise alimentaire majeure

Le conflit russo-ukrainien va encore aggraver la flambée des prix des denrées alimentaires dans les mois à venir. La capacité des pays les plus vulnérables à importer leur nourriture va être davantage mise en péril. Toutefois, la guerre en Ukraine ne fait qu’amplifier les difficultés, déjà immenses, liées aux conséquences de la pandémie du Covid-19, à l’instabilité politique et sécuritaire et aux conséquences du changement climatique.

En effet, la Russie et l’Ukraine comptent parmi les plus importants producteurs de denrées alimentaires du monde. Les exportations des deux pays représentent un tiers des exportations mondiales de céréales. Ces pays jouent un rôle majeur dans l’approvisionnement des marchés mondiaux de denrées alimentaires, particulièrement de blé, de maïs, de graines et de l’huile de tournesol.

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, appelle à « faire tout ce qui est possible pour éviter un ouragan de la faim. » Face à l’augmentation des prix des denrées alimentaires, des mesures d’urgence doivent être prises. Mais cette réponse à court terme ne doit pas remettre en cause le besoin d’une transformation profonde de nos systèmes alimentaires. Comme le souligne Olivier De Schutter, ancien Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et membre de SOS Faim : « Il faut aider les pays dépendants des matières premières à reconquérir leur capacité à produire pour eux-mêmes, ce qui demande une programmation sur plusieurs années. »

Dans ce sens, SOS Faim soutient des organisations paysannes comme la FUCOPRI, une organisation de riziculteurs au Niger.

La situation au Niger

L’agriculture sahélienne repose sur un équilibre précaire fortement menacé par le dérèglement climatique. L’alternance des saisons se caractérise par une grande irrégularité avec des périodes de sécheresse, suivies de fortes précipitations conduisant régulièrement à des inondations.

Au Niger, la persistance de l’insécurité et les aléas climatiques risquent d’impacter sévèrement la vie des populations déjà fragiles. 2021 a été marquée par une mauvaise répartition des pluies sur la saison. Parallèlement, des conflits violents et une insécurité généralisée dans certaines régions empêchent les paysans et les éleveurs d’exercer leurs activités.

Le résultat est un grave déficit de la production céréalière, base de l’alimentation des Nigériens, de l’ordre de 37% à 40% de la production habituelle (d’après le Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires du Niger). Actuellement, on constate également des prix anormalement élevés des denrées alimentaires (de plus de 30% supérieurs à la moyenne saisonnière). Cette flambée des prix, non seulement due aux conséquences des mesures sanitaires mises en place suite à la propagation du Covid-19 et des effets du changement climatique, sera encore amplifiée par la guerre en Ukraine.

Selon le gouvernement nigérien, la crise alimentaire qui s’annonce sera l’une des plus graves de ces 20 dernières années.

Le riz

La situation du Niger, où l’agriculture est fortement dominée par les cultures pluviales soumises aux aléas climatiques, favorise le développement des cultures irriguées comme la riziculture. Depuis une cinquantaine d’années, le riz a pris une place de plus en plus importante dans les habitudes alimentaires des Nigériens. Malheureusement, cette céréale est encore majoritairement importée d’Asie du Sud-Est.

Au Niger, le taux de dépendance aux importations se situe autour de 87% pour le riz, d’après le Foreign Agricultural Service du U.S. Department of Agriculture. La sécurité alimentaire de la population peut donc être menacée lors de crises comme la hausse des prix alimentaires en 2008, la pandémie mondiale liée au Covid-19 en 2020 ou encore l’invasion de la Russie en Ukraine en 2022.

La riziculture est pourtant possible en climat sahélien, sous réserve de réunir les conditions pour encourager cette production localement.

La Fédération des Unions des Coopératives des Producteurs de Riz (FUCOPRI)

SOS Faim travaille au Niger avec les producteurs de riz organisés au sein d’une Fédération, la FUCOPRI, qui rassemble près de 32.000 agriculteurs regroupés en coopératives.

Créée en 2001, l’organisation paysanne fournit plusieurs services à ses membres comme du conseil technique pour améliorer durablement la production et la valeur ajoutée dégagée par les riziculteurs, des appuis divers comme l’approvisionnement en intrants, le financement, la transformation et la commercialisation. Par ailleurs, elle représente les intérêts de ses membres auprès du gouvernement nigérien et des partenaires.

L’organisation des Journées des riziculteurs et de promotion du riz local au Niger est un élément phare de l’action de la FUCOPRI. Ces journées ont comme objectif de favoriser le dialogue entre producteurs et partenaires afin d’échanger sur les difficultés rencontrées, proposer des solutions et réfléchir sur les perspectives du développement de la filière.

Les organisations paysannes comme la FUCOPRI s’adaptent au changement climatique et promeuvent la riziculture tout en préservant les ressources naturelles.

SOS Faim encourage en Europe comme en Afrique le « produire et consommer local » pour ses nombreux bénéfices :

  • L’approvisionnement alimentaire des populations par la production locale, en réduisant la dépendance aux importations, permet d’être plus « résilient » en cas de choc ou d’évolution des cours sur les marchés internationaux.
  • Avec le renforcement de l’économie locale (agriculteurs, transformateurs, intermédiaires, commerçants) c’est toute une économie qui est développée autour de la production locale, générant des revenus et offrant de l’emploi.
  • L’accès à des produits de qualité, riches en vitamines et micronutriments, car récoltés à maturité, puis revendus sur les marchés de proximité et consommés rapidement.

SOS Faim et la FUCOPRI

Face aux menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire du monde et de l’Afrique, il est aujourd’hui plus que jamais important d’encourager la production alimentaire locale. Au Niger, la FUCOPRI promeut la production locale de riz, qui permet non seulement de réduire la dépendance au blé ukrainien et russe mais aussi aux importations de riz d’Asie. Produire localement et favoriser les échanges de produits agricoles et alimentaires sous-régionaux constituent une piste importante pour la souveraineté alimentaire ouest africaine et la création d’emplois.

EN 2022, SOS FAIM DOIT MOBILISER 10.000€ DE DONS POUR AIDER LA FUCOPRI À PROMOUVOIR LA PRODUCTION DE RIZ AU NIGER. CE MONTANT EST ENSUITE MULTIPLIÉ PAR QUATRE PAR LE COFINANCEMENT DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES ET EUROPÉENNES (DIRECTION DE LA COOPÉRATION).

Ensemble, agissons pour la souveraineté alimentaire du Niger !

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Le développement rural durable pour de meilleurs lendemains

Cher.e.s ami.e.s de SOS Faim,

Madame, Monsieur,

En ce début d’année, j’aimerais vous remercier pour le soutien que vous avez montré envers SOS Faim. Malgré la crise du coronavirus qui a marqué les derniers mois, 2021 était pour SOS Faim une année de reprise. La collaboration avec nos 23 partenaires africains a pu être intensifiée grâce à la reprise des missions de terrain. Après une année de contact par visioconférences en 2020, 2021 était l’occasion pour nous d’intensifier nos liens avec l’Afrique. Notre équipe a rencontré nos partenaires au Sénégal, au Burkina Faso, en Ethiopie, au Bénin et, finalement, aussi au Mali. Ces missions sont pour nous essentielles pour construire un meilleur avenir, ensemble. Et c’est uniquement grâce à votre soutien que notre travail pour un monde sans faim est possible. Nous vous en remercions.

J’espère que l’année 2022 sera une année marquée par la solidarité. Aujourd’hui, 811 millions de personnes souffrent de la faim, soit 161 millions de plus qu’au début de la pandémie. Face à cette situation très inquiétante, la seule réponse possible est la solidarité. Aidez-nous à construire un avenir sans faim. Aidez-nous à soutenir l’agriculture familiale en Afrique pour donner le pouvoir aux paysans de devenir les garants de leur autosuffisance alimentaire. Agissons tous ensemble pour de meilleurs lendemains.

En vous remerciant de votre fidélité tout au long de cette période compliquée, je vous souhaite une belle année, pleine de bonheur et d’engagement. Je vous présente à tou.te.s mes meilleurs vœux de bonne santé et de bonheur. Pour que 2022 soit pleine d’énergie et de beaux projets.

Raymond Weber, Président de SOS Faim

La République Démocratique du Congo

Plus de la moitié de la population du Congo vit en milieu rural. Pourtant, seulement 11,4% des terres sont dédiés à l’agriculture. Parallèlement, la pollution de l’eau, la déforestation, l’érosion des sols et l’exploitation minière ne sont que quelques menaces qui pèsent sur l’environnement.

23,1% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition, et l’espérance de vie à la naissance est de 61,43 ans seulement. Avec un âge moyen de 16,7 ans, la population congolaise est très jeune ce qui représente un défi pour le pays mais est aussi un potentiel énorme pour l’agriculture qui, en se développant, offre des opportunités d’emploi à la jeunesse.

La RDC, en particulier dans l’Est, continue de subir des violences perpétrées par plus de 100 groupes armés actifs dans la région. En raison de cette insécurité civile persistante, mais aussi en raison des restrictions liées au Covid-19, 27,3 millions de personnes sont estimées être en situation d’insécurité alimentaire grave au cours de 2022. Il s’agit du niveau le plus élevé jamais enregistré. Les restrictions de mouvement liées à la pandémie continuent à limiter le commerce transfrontalier et l’accès aux marchés.

C’est dans ce contexte compliqué qu’intervient notre partenaire : Amis du Kivu.

Amis du Kivu

« Synergie Amis du Kivu » est une ONG qui a vu le jour en 2005 dans la province Sud-Kivu, à l’est de la République Démocratique du Congo. En soutenant les producteurs agricoles regroupés en coopératives, elle lutte contre la pauvreté des populations rurales par la redynamisation de l’agriculture et de l’élevage.

Vision : Amis du Kivu rêve d’un milieu rural épanoui où les paysans et les communautés rurales ont la possibilité d’être autonomes et de satisfaire à leurs besoins fondamentaux, à partir d’un accès plus équitable à la terre et d’une agriculture de proximité de qualité.

Amis du Kivu accompagne les coopératives agricoles afin de renforcer les pratiques de leurs membres à travers un appui technique, économique et social. Elle promeut également des pratiques agricoles durables à travers la sensibilisation aux méthodes de lutte contre le réchauffement climatique et à des pratiques agroécologiques (reboisement, plantes fixatrices d’azote, compostage).

Témoignages

Charlotte NKUBONAGE

Je m’appelle NKUBONAGE Charlotte, je suis mariée et mère de famille. Je vis de l’agriculture et de l’élevage. Avant l’intervention d’Amis du Kivu, je cultivais mon champ mais mon sol s’appauvrissait d’année en année, entrainant une baisse de la production et des revenus qui en découlent. Amis du Kivu nous a aidé à mieux comprendre comment fertiliser nos sols de manière naturelle.

Ils nous ont fourni des semences plus adaptées à nos besoins et que nous pouvons multiplier nous-mêmes. Aujourd’hui, notre village a sa propre pépinière et toute la population peut en bénéficier.

Nous avons reçu des chèvres que nous élevons grâce à un système rotatif avec les cultures maraichères et qui permet d’améliorer la fertilité des champs et augmenter les rendements.

Grâce à ces techniques, j’ai pu améliorer ma production et je parviens à épargner. Une partie de mon épargne permet de payer la scolarité de mes enfants, et l’autre est placée dans une Association Villageoise d’Epargne et de Crédit pour prévenir d’éventuels risques.

Kibo BASHIMBE

Je suis BASHIMBE Kibo, marié et père. Je suis producteur de tomates, de riz et de maïs. Grâce à la vente de mes productions, je peux épargner un peu d’argent et nous pouvons désormais scolariser nos enfants.

Avant l’intervention d’Amis du Kivu, nous avions des difficultés à produire de la tomate. Ils nous ont donné des bonnes semences et nous ont montré des techniques pour les soigner. Nous avons même appris à utiliser les plantes médicinales que nous utilisons désormais pour prendre soin de notre culture et de nous-mêmes.

André NTAKOBANJIRA MUDIHO

Je suis NTAKOBANJIRA MUDIHO André, marié et père de quatre enfants. Je suis âgé de 41 ans. En 2008, nous avons communiqué nos difficultés à Amis du Kivu. Les besoins en bois de notre communauté (chauffage, cuisine, construction) ont entrainé un déboisement rapide des pentes boisées de notre région. Au début, le déboisement était bénéfique : on avait du bois et plus d’espace pour cultiver. Mis à nu, notre sol s’est petit à petit appauvri et les rendements agricoles ont fortement diminué.

Grâce à Amis du Kivu, nous avons appris comment conserver nos forêts et comment protéger notre sol. L’ONG nous accompagne aussi dans le reboisement de nos champs en associant les arbres à nos cultures (agroforesterie). Ces arbres aident notre sol à ne pas perdre sa fertilité. On a également reçu des bêtes pour associer l’élevage à nos cultures, ce qui permet d’avoir une source de revenus supplémentaire et de fertiliser davantage nos sols.

Découvrez les témoignages des paysans en vidéo.

SOS Faim et Amis du Kivu

Soutenir les producteurs agricoles, comme le fait notre partenaire Amis du Kivu, est une des clés pour lutter contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire en milieu rural.

EN 2022, SOS FAIM DOIT MOBILISER 24.000€ DE DONS POUR AIDER AMIS DU KIVU À CONCRÉTISER SES AMBITIONS. Ce montant est ensuite multiplié par quatre par le cofinancement du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes (Direction de la Coopération).

Ensemble, donnons une perspective d’avenir aux habitants du monde rural congolais !

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Burkina Faso : Des services financiers pour faire face aux crises

Le contexte burkinabè

Chiffres clés :

  • POPULATION : 21.400.000 HABITANTS
  • ÂGE MOYEN : 18 ANS
  • ESPÉRANCE DE VIE À LA NAISSANCE : 63 ANS
  • ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS EN INSUFFISANCE PONDÉRALE : 16.4%
  • POPULATION RURALE : 68,8 %
  • POPULATION SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ : 41,4 %

Ces données chiffrées proviennent de « The World Factbook – Burkina Faso », publié par la CIA en novembre 2021.

Pauvreté persistante, insécurité croissante, réchauffement climatique… La vie n’est pas facile au Burkina Faso où trois millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire, soit près d’un habitant sur six. Pourtant, 80% de la population travaillent dans l’agriculture et l’élevage, principalement au sein de petites exploitations familiales.

Isolés et éloignés, les paysans sont de plus en plus vulnérables en raison du changement climatique et de de la dégradation de la situation sécuritaire dans la région. L’agriculture familiale souffre d’un manque de soutien et d’un manque d’accès au financement.

Sans accès à des services fi nanciers (épargne et crédit) adaptés et sécurisés, ces agriculteurs ne peuvent développer ni maintenir leurs activités agricoles et faire face aux crises (climatiques, sécuritaires) de plus en plus récurrentes. Depuis 2008, SOS Faim soutient une institution de microfinance, l’UBTEC, qui facilite l’accès, pour les producteurs agricoles notamment, à des services d’épargne et de crédit adaptés à leurs besoins.

À TRAVERS SES SERVICES, L’UBTEC CONTRIBUE À DONNER UN AVENIR AUX VILLAGEOIS SUR LEURS TERRES.

L’UBTEC – « La banque des paysans aux conditions des paysans »

L’UBTEC, l’Union des Baoré Tradition d’Epargne et de Crédit, est une institution de microfinance burkinabè, implantée dans cinq régions administratives du pays (le Nord, la Boucle du Mouhoun, l’Est, le Plateau Central et le Centre). Créée en 1990 par les paysans eux-mêmes, l’IMF connait bien les réalités et les besoins du monde agricole ce qui en fait un acteur clé dans la région.

Sa mission : Offrir des services fi nanciers adaptés pour lutter contre la pauvreté et la vulnérabilité dans le monde rural.

Les services de l’UBTEC permettent aux paysans d’obtenir des crédits à des conditions plus avantageuses que dans les banques commerciales et d’épargner une partie de leur revenu dans un lieu sécurisé et proche de leur lieu de vie.

  • PRESQUE 40.000 EMPRUNTS ACTIFS EN 2020
  • PLUS QUE LA MOITIÉ DES BÉNÉFICIAIRES SONT DES FEMMES

Un contexte sécuritaire difficile

Le Burkina Faso est confronté à une crise sécuritaire depuis plusieurs années. Victimes de nombreux incidents violents, les populations rurales sont face à un dilemme : fuir leur terre, sans ressource, ou rester au risque de leur vie. La situation dégrade les conditions de vie des familles et accentue la récession économique. Les services de l’UBTEC permettent de maintenir un minimum d’activités économiques dans ces régions. Ils permettent aux populations rurales de mettre en lieu sûr leur épargne et d’avoir accès à des crédits pour continuer de faire vivre leur région malgré les difficultés.

L’urgence aide humanitaire en 2021

Depuis le début de l’année, les habitants de la commune de Koumbri, dans la région Nord, ont été touchés, à plusieurs reprises, par des attaques terroristes dans leurs villages. Ils ont fui et se sont réfugiés dans la ville de Ouahigouya. L’UBTEC a sollicité SOS Faim pour une aide d’urgence de 12.000€. Cette aide servira surtout à fournir des biens de première nécessité (couverture, savon, station de lavage de mains, …) aux personnes déplacées.

Les pratiques agroécologiques pour lutter contre le réchauffement climatique

Le Burkina Faso subit dès à présent les effets du réchauffement climatique bien qu’il ne contribue que modestement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cela se manifeste entre autres par l’augmentation des températures déjà très élevées et des événements météorologiques intenses.

Pour lutter contre le réchauffement climatique, l’UBTEC soutient à travers ses services les pratiques agroécologiques pour encourager les agriculteurs à adopter des pratiques agricoles durables. L’institution a mis en place une politique de bonus-malus écologique : un paysan qui souhaite mettre en place des pratiques agricoles durables pourra profiter d’un taux plus favorable. Ainsi, l’UBTEC joue un rôle clé dans la transition agroécologique du pays.

Témoignage de Mahamoudou OUEDRAOGO : La victoire sur l’insécurité alimentaire

Mahamoudou OUEDRAOGO (36 ans) est marié et père de 3 enfants. Il est agriculteur-maraicher à Watinoma à l’Ouest du Burkina Faso. Grâce aux conseils d’un ami, il a ouvert un compte à l’UBTEC afin d’y déposer ses économies à chaque fois qu’il gagne un peu d’argent. Grâce à son épargne, il a pu avoir accès à un crédit qui lui a permis de développer son activité.

« Par manque de moyens financiers, je n’arrivais pas à exploiter toute ma superficie agricole et la vie était dure. Grâce au crédit, j’ai pu me fournir plus de moyens de production (engrais, semences, irrigation, matériel agricole) et augmenter ma production ».

Grâce au crédit octroyé par l’UBTEC, Mahamadou a pu augmenter sa production et ses revenus et ainsi améliorer les conditions de vie de sa famille. Il continue également d’alimenter son compte épargne et espère pouvoir obtenir prochainement un autre crédit.

« Je faisais de l’élevage mais j’ai perdu tous mes animaux suite à une maladie. Je compte repasser à l’UBTEC pour prendre un nouveau crédit et acheter deux bœufs pour m’aider au champ (labour) et fournir un revenu supplémentaire (élevage) ».

SOS Faim et l’UBTEC

Inclure les paysans dans les circuits de la microfinance, comme le fait notre partenaire l’UBTEC, est une clé pour que l’agriculture devienne le moteur du développement rural.

EN 2021, SOS FAIM DOIT MOBILISER 8.200€ DE DONS POUR AIDER l’UBTEC À CONCRÉTISER SES AMBITIONS. Ce montant est ensuite multiplié par quatre par le cofinancement du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes (Direction de la Coopération).

Ensemble, donnons une perspective d’avenir aux habitants du monde rural burkinabè !

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Plus qu’un simple sac de riz, des moyens pour produire et se nourrir !

C’est l’accroche de notre dernière campagne de communication. Car en effet, SOS Faim ne distribue pas de denrées alimentaires, mais soutient 23 partenaires, acteurs de changement, dans 7 pays d’Afrique (Bénin, Burkina Faso, Éthiopie, Mali, Niger, République Démocratique du Congo et Sénégal). Ces acteurs, impliqués dans des Organisations Paysannes, des Institutions de Microfinance ou encore des organisations de défense des droits humains (en particulier des droits des paysans en matière d’accès à la terre, aux semences  et aux ressources naturelles notamment), participent tous au changement qui doit advenir pour éliminer la faim et la pauvreté. Environ 500 000 personnes en Afrique bénéficient des appuis apportés par SOS faim à ses partenaires.

Nous vous présentons Odette Nshobole, bénéficiaire de l’un de nos partenaires en Afrique. Elle est « le visage » de notre campagne d’appel aux dons. Des exemples comme celui d’Odette, il y en a des milliers. Nous avons choisi son témoignage car il représente la jeunesse et la femme. Deux profils particulièrement sensibles dans les pays en voie de développement. En effet, dans ce cas de figure, l’accès à la terre est encore plus difficile.

Odette Nshobole représente la réussite et l’espoir et c’est exactement ce que nous souhaitons vous montrer chez SOS Faim : l’illustration du succès des actions entreprises par nos partenaires en Afrique. Résultats relevant parfois de l’exploit tant le contexte des pays avec lesquels nous travaillons peut être excessivement compliqué.

Odette a 20 ans. Elle est célibataire et sans enfant. Elle vit chez ses parents, avec ses deux petits frères. Elle est allée à l’école et a obtenu son diplôme d’Etat (équivalent du baccalauréat en France). Faute de moyen, elle n’a pas eu la possibilité de poursuivre ses études. Cela fait maintenant quatre ans qu’Odette est entrée dans la vie active et travaille sur l’exploitation familiale de ses parents où sont principalement cultivés le manioc, le haricot, le maïs, l’igname, la pomme de terre et la banane. D’ordinaire, la production suffit tout juste à nourrir la famille. Si une dépense extraordinaire survient (école, santé), il leur faudra alors vendre une partie de leur production.

Odette et d’autres villageois sont entrés en contact avec « Amis du Kivi » une organisation avec laquelle travaille SOS Faim qui lutte contre la pauvreté des populations rurales par la redynamisation de l’agriculture et de l’élevage. Grâce aux formation reçues, Odette et d’autres paysans ont pu agir à différents niveaux comme en installant une compostière permettant une fertilisation naturelle des sols ou en développant l’agro-foresterie avec la création d’une pépinière communautaire. Les premiers résultats positifs se sont faits rapidement ressentir avec le doublement de la récolte de haricot après une année de travail. La vente de ce surplus de production permet à la famille de faire face à certaines dépenses comme les frais de scolarité des jeunes enfants ou les coûts des travaux de réparation de la maison.

En 2020, près de 12% de la population mondiale était en situation d’insécurité alimentaire grave.  Ce qui représente 928 millions de personnes. C’est 148 millions de plus qu’en 2019.

L’urgence n’a jamais été aussi présente. En agissant auprès d’acteurs locaux engagés, SOS Faim fait le choix de donner aux populations paysannes les moyens de produire, de se nourrir et d’améliorer les conditions de vie de leurs familles.

Participez au changement, faites un don !

16 octobre – Journée Mondiale de l’Alimentation

Agir pour l’avenir – Améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie

Tous les ans, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Alimentation qui est célébrée le 16 octobre, des personnes se mobilisent dans le monde entier. Le thème retenu pour cette année est « Agir pour l’avenir – Améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie ». Avec ce slogan, les Nations Unies, via la FAO – l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture -, attirent l’attention sur la nécessité de soutenir la transformation vers des systèmes agroalimentaires plus efficaces, inclusifs, résilients et durables. Marquée pour la deuxième fois par la pandémie du Covid-19, la Journée Mondiale de l’Alimentation est l’occasion pour nous de regarder vers l’avenir que nous devons construire ensemble : un avenir sans faim.

Bien avant que nos vies ne soient bouleversées par le Covid au printemps dernier, le nombre de personnes souffrant de faim dans le monde avait déjà augmenté en raison de la multiplication des conflits et des effets du changement climatique. Mais les mesures mises en place suite à la propagation du virus ont amplifié les répercussions dévastatrices sur la sécurité alimentaire. Ainsi, la crise sanitaire s’est rapidement transformée, pour beaucoup de personnes, en une crise alimentaire et de subsistance révélant les inégalités criantes de notre monde.

La pandémie du Covid-19 a relevé les faiblesses du système alimentaire industriel. A côté des problèmes bien connus comme l’érosion, la baisse de la fertilité des sols et de la biodiversité et les pollutions diverses, la pandémie a montré la fragilité des circuits logistiques d’approvisionnements de nourriture nationaux et internationaux. En effet, avec la fermeture des frontières, des milliers de camions furent bloqués sur les autoroutes. Le renchérissement des prix alimentaires a exacerbé les inégalités sociales et poussé une partie de la population mondiale dans la pénurie alimentaire, voire la famine.

Aujourd’hui, 811 millions de personnes souffrent de la faim, soit 161 millions de plus qu’au début de la pandémie. Parallèlement, près de 2,37 milliards de personnes n’ont pas un accès régulier à des quantités suffisantes de nourriture saine et nutritive en raison de leur coût et de la persistance de niveaux élevés de pauvreté.

Plus du tiers des personnes sous-alimentées dans le monde vit en Afrique. En seulement un an, environ 46 millions de personnes de plus ont été touchées par la faim sur ce continent.

Cette augmentation résulte particulièrement des mesures d’endiguement mises en œuvre par les États africains pour ralentir la propagation du virus. La fermeture des frontières, les restrictions de déplacements nationales, les couvre-feux, la limitation des services de transport, ou encore la réglementation des marchés de rue ont particulièrement touché le secteur informel. Toutefois, celui-ci assure jusqu’à 70% de l’approvisionnement alimentaire en Afrique et représente près de 86% de la population active.

  • La pauvreté est la cause principale de la faim. 689 millions de personnes vivent avec moins de 1,90 USD par jour. Quatre personnes sur cinq sous le seuil international de pauvreté vivent en milieu rural.
  • Près de 2,37 milliards de personnes n’ont pas un accès régulier à des quantités suffisantes de nourriture saine et nutritive, en raison du coût et de la persistance de niveaux élevés de pauvreté.
  • D’après les estimations du coût et de l’accessibilité économique des régimes alimentaires dans le monde, plus de 3 milliards de personnes ne peuvent se permettre une alimentation saine ; plus de 1,5 milliard ne peuvent se permettre une alimentation qui répond aux niveaux requis de nutriments essentiels ; et 185 millions n’ont même pas accès à une alimentation suffisamment énergétique.
  • On estime qu’un régime alimentaire sain est, en moyenne, cinq fois plus cher qu’un régime à base de féculents qui ne répond qu’aux besoins énergétiques alimentaires.

Par son engagement tout au long de l’année, SOS Faim répond à l’appel de la Journée Mondiale de l’Alimentation. Grâce au déploiement de programmes d’appui à long terme en partenariat avec 23 organisations locales, l’ONG est engagée pour le développement de l’agriculture familiale durable dans sept pays d’Afrique : le Bénin, le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Mali, le Niger, la République Démocratique du Congo et le Sénégal.

Aujourd’hui, nous devons plus que jamais soutenir l’agriculture familiale. Effectivement, les agriculteurs travaillant sur de petites parcelles de moins de deux hectares produisent plus d’un tiers de la nourriture mondiale mais sont parmi les plus touchés par la pauvreté. SOS Faim se bat tous les jours pour donner le pouvoir aux paysans d’être les garants de leur autosuffisance alimentaire.

Ensemble, transformons les systèmes agroalimentaires et devenons les moteurs de la lutte contre la faim. Nous devons modifier la manière dont nous produisons et consommons notre nourriture pour que chacun ait suffisamment d’aliments sains et nutritifs à manger.

Soutenez-nous et faites partie de l’élan mondial autour de la Journée Mondiale de l’Alimentation pour construire un monde sans faim.

Les données chiffrées de cet article proviennent de « L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2021 », publié par les agences des Nations Unies (FAO, FIDA, OMS, PAM, UNICEF) en juillet 2021, du « Rapport sur l’état du droit à l’alimentation et à la nutrition 2021 », publié par le Réseau mondial pour le droit à l’alimentation et à la nutrition, aussi en juillet 2021 et de la Banque mondiale.

#JMA : Sortie du second numéro du Magazine de SOS Faim

A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA), SOS Faim rappelle l’importance du droit à l’alimentation  

Alors que la pandémie de Covid 19 est parvenue à mobiliser les États jusqu’à prendre des mesures préventives parfois drastiques, la « pandémie de la faim » prospère sans susciter la mobilisation qu’elle mériterait : selon L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, publiée par la FAO, quelques 800 millions de personnes ont été confrontées à la faim en 2020, soit environ 118 millions de personnes de plus qu’en 2019. Ces chiffres accablants ne doivent pas occulter ceux de la malnutrition qui affectent un nombre croissant des populations des pays en développement, comme des pays industrialisés.

La Journée mondiale de l’alimentation est l’occasion de braquer les projecteurs sur ces phénomènes, auxquels SOS Faim consacre le second numéro de son magazine. Il vous propose également d’en savoir plus sur le droit à l’alimentation, ce droit fondamental que le système alimentaire agro-industriel dominant bafoue en créant des chaines d’approvisionnement qui placent le profit au-dessus des droits humains.

Pourtant, nous avons tous le pouvoir de faire pencher la balance du bon côté : aussi bien en tant que consommateur qu’en tant que citoyen, il nous appartient de choisir notre  alimentation en conscience pour que le droit de tous soit mieux respecté.

Consultez le magazine en ligne ou commandez-le en envoyant un e-mail à info@sosfaim.org

Sénégal : Un nouveau pays d’intervention pour SOS Faim

Chers fidèles sympathisants de SOS Faim,

Madame, Monsieur,

J’espère tout d’abord que vous allez bien, ainsi que vos proches. Et que vous avez passé un bel été, en cette période de déconfinement… tout en espérant qu’il va se poursuivre !

Je me permets de vous écrire pour vous annoncer que SOS Faim a décidé d’appuyer des partenaires dans un autre pays d’Afrique : le Sénégal. Pays prioritaire de la coopération luxembourgeoise relativement stable, le Sénégal est réputé pour être la locomotive du mouvement paysan ouest-africain. Les leaders paysans sénégalais sont en effet parmi les meilleurs avocats de l’agriculture familiale en Afrique. Nous les connaissons bien, de même que le premier partenaire que nous soutenons dans ce pays : la FONGS ou la Fédération des Organisations Non Gouvernementales du Sénégal. Comme toujours, nous apporterons un appui global à la FONGS mais avec une attention particulière sur deux enjeux : les jeunes ruraux et l’agroécologie. Par ailleurs, progressivement, d’autres partenaires seront identifiés, qu’ils soient actifs dans la finance rurale ou la défense des droits de paysans. Nous vous tiendrons au courant et espérons compter sur votre appui pour relever ce beau défi !

Je vous informe aussi qu’après 15 mois d’interruption, nous avons petit à petit repris nos missions d’accompagnement sur le terrain en avril dernier. Il était temps car ces missions sont indispensables pour nourrir les partenariats. Si le Covid-19 a bien entendu affecté nos partenaires, le problème de l’insécurité est bien plus important dans beaucoup de pays d’Afrique.

Vu que la solidarité est la valeur première de SOS Faim, les crises complexes nous incitent à redoubler d’efforts pour permettre aux populations rurales de vivre correctement et dignement de leur travail. Plus que jamais, les plus vulnérables des Africains ont besoin de nous, ont besoin de vous : soutenons les ensemble !

En vous remerciant d’être à nos côtés, je vous envoie mes pensées les plus respectueuses. Merci !

Thierry Defense, Directeur de SOS Faim

Le Sénégal

Le pays occupe la pointe occidentale de l’Afrique de l’Ouest continentale et s’étend sur près de 200 000 km2.

Die Bevölkerung des Senegal wird heute auf 16,08 Millionen geschätzt. Sie wächst schnell und wird voraussichtlich im Jahr 2035 die Zahl von 25 Millionen überschreiten. Die Ernährung dieser Bevölkerung ist bereits heute eine große Herausforderung und wird es auch in den kommenden Jahren sein.

Informations clés
Âge moyen : 19,4 ans
Lebenserwartung : 64 Jahre ;
48,6 % de la population vivent en milieu urbain ;
Durchschnittliches monatliches Einkommen: 102 € ;
14,4% des enfants de moins de cinq ans présentent une insuffisance pondérale ;
66% der Bevölkerung arbeitet im Landwirtschaftlichen bereich.

Le Sénégal n’a pas, à proprement parler, une économie fondée sur l’agriculture. Toutefois, celle-ci constitue un pilier fondamental de la politique de développement du pays et représente 17,5% du PIB. Les exploitations, familiales à 90%, combinent des cultures de rente (arachide, coton) et des cultures vivrières de subsistance (mil, sorgho, maïs, sésame), tout en possédant quelques animaux.

Die Bauernverbände stehen vor großen Herausforderungen: Konkurrenz um die Felder, Degradierung der natürlichen Ressourcen, Gefahr der Wüstenbildung und Abnahme der Bodenfruchtbarkeit. Außerdem reichen die Maßnahmen zur Unterstützung der Landwirtschaft noch nicht aus, um den Bedarf der Bauern zu decken.

Pays moteur d’Afrique de l’Ouest, le Sénégal devrait pouvoir encourager l’émergence d’une croissance durable, favorisant la réduction de la pauvreté et des inégalités.

La FONGS : Construire autrement le futur du monde rural

La FONGS, ou la Fédération des Organisations Non Gouvernementales du Sénégal, fut créée en 1976 et regroupe des organisations paysannes présentes dans toutes les régions du pays.

  • 33 associations membres
  • 3.000 groupements villageois
  • 12.000 membres actifs dans des exploitations

Dans les années à venir, les objectifs sont les suivants :

  • Former les paysans pour encourager leur autonomie ;
  • Améliorer durablement la productivité globale des exploitations familiales ;
  • Permettre aux paysans d’acquérir un certain niveau de vie pour jouer un rôle moteur dans le développement de l’économie locale.

La FONGS s’investit beaucoup dans la représentation et la défense de l’agriculture familiale, via des activités de plaidoyer et via sa contribution à l’Observatoire de l’agriculture familiale. Elle fournit également un appui technique et/ou économique aux organisations paysannes membres, en fonction de leurs besoins. Il peut s’agir de formations en techniques de production ou d’appui aux caisses d’épargne et de crédit.

Eine erste Mission im Senegal

Aufgrund der Covid-19-Pandemie mussten wir unsere Missionen unterbrechen. Im Jahr 2021 konnten sie mit einer Dienstreise in den Senegal wieder aufgenommen werden. Dieses erste Arbeitstreffen mit der FONGS war sehr lehrreich. Der Verband teilt mit SOS Faim den gleichen Wunsch, die Anliegen der Bauern zu vertreten.

Das Treffen ermöglichte SOS Faim die Teilnahme am Workshop zur Selbstevaluation des letzten Strategieplans und der Ausrichtung des zukünftigen. Als Partner und Spender der Veranstaltung, konnte sich SOS Faim vom Engagement der Organisation für die Bauernbewegung und die Familienlandwirtschaft überzeugen. In den nächsten drei Jahren wird sich die FONGS auf die Förderung der Agrarökologie und die Begeisterung junger Menschen für die Landwirtschaft konzentrieren.

Interview de Monsieur ABDOU Hadji Badji, Secrétaire général de la FONGS

Monsieur ABDOU Hadji Badji, né le 4 janvier 1953, est un agropasteur. À 28 ans, il quitte sa carrière dans une compagnie sucrière pour consacrer sa vie à l’agriculture. Il rejoint la FONGS d’abord en tant que membre de la Commission épargne et crédit pour devenir ensuite Trésorier général. Depuis 2018, il est Secrétaire général de la FONGS.

Pourquoi avez-vous choisi d’adhérer à la FONGS ?

J’ai adhéré à la FONGS pour participer à l’amélioration des conditions de vie et à la défense des exploitations familiales qui nourrissent le pays. Je veux participer à la construction d’un mouvement autonome fort et crédible qui offre des services de qualité à ses membres. Mon apport dans la gouvernance inclusive, participative et transparente est un devoir citoyen pour moi.

Quelle est la vision de la Fédération ?

Elle a pour vision de faire de l’agriculture un moteur de croissance, une agriculture qui nourrit son peuple, soucieuse de son environnement et qui s’appuie sur des valeurs et des savoirs des hommes de la terre.

Quel est, selon vous, l’avantage de l’agriculture familiale ?

La famille incarne la dimension de gestion durable des ressources naturelles avec comme souci la transmission de ces ressources aux générations futures.

SOS Faim et la FONGS

Après plusieurs échanges avec la FONGS, nous avons convenu de les accompagner à partir de 2021. Cette année, nous allons financer l’organisation de la réflexion stratégique et les soutenir avec un appui institutionnel. Pour soutenir les exploitations familiales, plusieurs poulaillers améliorés, des bergeries et des périmètres maraichers familiaux seront mis en place. Parallèlement, des paysans seront formés aux pratiques agroécologiques.

Im Senegal unterstützen wir mit dieser neuen Partnerschaft landwirtschaftliche Familienbetriebe, um Tausenden von Bauern die Möglichkeit zu geben, in Würde von ihrer Arbeit leben zu können und ihre Familien zu ernähren.

Télécharger notre bulletin d’information

Le Rapport Annuel de SOS Faim est sorti !

Le Rapport d’Activités 2020 est maintenant disponible et peut être consulté sur notre site web.

Il a été envoyé à nos partenaires en Afrique et en Europe.

Si vous souhaitez le consulter au format papier, nous vous invitons à nous demander un exemplaire à cette adresse : info@sosfaim.org en mentionnant vos coordonnées complètes.

L’année 2020 fut une année particulière avec l’apparition de la pandémie liée au Covid-19. Malgré les retombées, d’ordre physique et psychique, sur les plans économique et social, elle nous a cependant permis de continuer notre travail, aussi bien au Luxembourg que dans les 6 pays africains où nous étions engagés en 2020.

En Afrique, comme partout ailleurs dans le monde, 2020 fut synonyme de restrictions sanitaires. Mais pour nos partenaires, la crise du Covid-19 n’est qu’une crise qui se rajoute aux nombreuses autres (économique, sociale, politique, migratoire, etc.) avec une augmentation accrue de la violence. Les résultats obtenus, dont vous pourrez prendre connaissance dans ce Rapport Annuel, en sont d’autant plus remarquables.

Bonne lecture !