#OnNeSeTairaPas

Des ONG de solidarité Nord-Sud et de défense des droits humains dénoncent les nouvelles poursuites-bâillons du groupe agro-industriel SOCFIN.

Du 2 au 5 décembre, 4 ONG et 7 de leurs employé.e.s ont été appelé.e.s à comparaître devant un juge d’instruction au Luxembourg suite à une plainte en diffamation initiée par la multinationale agro-industrielle SOCFIN.

SOCFIN est un groupe agro-industriel spécialisé dans la culture de palmiers à huile et d’hévéa (caoutchouc). Le groupe est contrôlé par l’homme d’affaire belge Hubert Fabri (54,2% des parts) et par le français Vincent Bolloré (39% des parts). Depuis plusieurs années, SOCFIN poursuit l’expansion de ses plantations dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie. Au total, la multinationale contrôle plus de 400.000 ha de terres (ce qui représente plus de 1,5 fois le territoire du Luxembourg) et ses plantations sont passées de 129.658 ha à 194 300ha ha entre 2009 et 2018.

Cette expansion s’effectue au détriment des petits paysans et s’accompagne souvent de violations des droits des communautés locales, de conflits fonciers, de risques de déforestation, de pollutions, de mauvaises conditions de travail, de criminalisation des défenseurs des droits humains, etc. 

Ces impacts ont été documentés dans de nombreux rapports d’ONG et articles de presse mais aussi par les instances des Nations Unies. Pour tenter de faire taire les critiques, les groupes SOCFIN et Bolloré mènent régulièrement des actions en justice. Depuis dix ans près d’une trentaine de procédures en diffamation ont été lancées contre des ONG et journalistes. Le systématisme de ces procédures démontre une véritable stratégie de poursuites-bâillons. Bien que presque jamais couronnées de succès, ces procédures visent à intimider les ONG et journalistes, à les réduire au silence et à les fragiliser financièrement.

Les nouvelles plaintes pour calomnies, injures et violation de la vie privée sont portées par le groupe SOCFIN et par Hubert Fabri. Elles portent sur un rapport de l’ONG de droits humains FIAN Belgium en Sierra Leone, ainsi que sur une série de communiqués des ONG incriminées (11.11.11, CNCD-11.11.11, FIAN Belgium, SOS Faim Belgique et SOS Faim Luxembourg) et une action de sensibilisation menée lors de l’Assemblée générale de SOCFIN au Luxembourg en mai 2019. Cette action menée de manière totalement pacifique visait à sensibiliser le public sur la situation des communautés affectées et à interpeller les dirigeants de l’entreprise.

Parallèlement à ces poursuites, les ONG ont été informées qu’une procédure pour diffamation a également été lancée par SOCFIN en Sierra Leone contre un défenseur des droits humains de l’ONG Green Scenery.

Les ONG poursuivies dénoncent ces tentatives d’intimidation, d’autant qu’elles ciblent personnellement leurs employé.e.s.

Les avocats des ONG, Maîtres Jacques Englebert (Belgique) et Pierre Hurt (G.-D. du Luxembourg), déplorent également ces pratiques et insistent : « les ONG attaquées jouent un rôle essentiel en tant que défenseur des droits fondamentaux. Elles sont, à ce titre, des « chiens de garde de la démocratie » et leurs expressions bénéficient en conséquence d’une protection particulière, notamment en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme. Leur liberté d’expression doit être protégée à tout prix. En effet, elle constitue l’un des fondements essentiels d’une société démocratique et l’une des conditions primordiales de son progrès et de l’épanouissement de chacun ».

Les ONG concernées contestent vivement les accusations de SOCFIN et affirment avoir pris les diligences nécessaires pour assurer que les faits dénoncés dans les rapports et communiqués publiés sont exacts et présentent un intérêt public. Elles précisent qu’elles sont déterminées à continuer à défendre les droits des communautés locales affectées et s’inscrivent dans la lignée de la campagne initiée en France sous le slogan #OnNeSeTairaPas.

Signataires :

11.11.11

CNCD-11.11.11

FIAN Belgium

SOS Faim Belgique

SOS Faim Luxembourg  

Contact presse:

En Belgique :

[FR] Florence Kroff – FIAN Belgium : +32 475 84 56 24 / florence@fian.be

[NL] Els Hertogen – 11.11.11 : +32 494 82 22 70 / Els.Hertogen@11.be

[NL] Hanne Flachet – FIAN Belgium : +32 484 96 04 30 / hanne@fian.be

Au Luxemburg:

[FR] Marine Lefebvre, SOS Faim Luxembourg +352 49 09 96 26 – mlef@sosfaim.org)

Note aux rédacteurs :

Définition des « poursuites-baîllons » :

La poursuite-bâillon, peut se définir comme étant une action en justice visant à entraver la participation politique et le militantisme. Il s’agit le plus souvent d’une poursuite civile pour raison diffamatoire, intentée contre un individu ou un organisme ayant pris parti dans le cadre d’un enjeu public. Le concept inclut également les menaces de poursuite, car le succès d’une telle opération ne découle pas tant d’une victoire devant les tribunaux que du processus lui-même, visant à intimider la partie défenderesse (celle attaquée) ou l’épuiser financièrement dans le but de la réduire au silence.  Ainsi, le plaignant s’en prendra généralement à des individus isolés ou des organismes de petite taille, et brandira la menace de dommages-intérêts démesurés par rapport au tort qui lui est prétendument causé. Si les menaces n’ont pas l’effet désiré, des procédures judiciaires seront entamées, ce qui aura l’effet de transformer un enjeu public en litige privé. Toutes les ressources financières et humaines du défendeur seront alors monopolisées par sa défense, au détriment de la promotion de la cause socioéconomique, environnementale ou culturelle qui lui tient à coeur ». (définition reprise de Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Poursuite_strat%C3%A9gique_contre_la_mobilisation_publique).

Personnes physiques et morales incriminées :

Les ONG et employé.e.s incriminées sont : FIAN Belgium (et 3 employé.e.s), SOS Faim Belgique (et un employé), SOS Faim Luxembourg, CNCD-11.11.11 (et 2 employés), ainsi que la directrice de 11.11.11.

NATURATA lance son action de Noël en faveur des agriculteurs du Kivu !

Ensemble, faisons un geste contre la faim en République démocratique du Congo

Comme chaque année, NATURATA donne le 30 novembre le coup d’envoi d’une grande action de solidarité en faveur des producteurs du Sud-Kivu en RDC.

Du 30 novembre 2019 au 15 janvier 2020, dans tous les magasins NATURATA, des urnes en acrylique à proximité des caisses attendent vos timbres d’achat. Le montant ainsi collecté sera doublé par NATURATA Luxembourg et le groupe OIKOPOLIS et sera donné à SOS Faim au mois de février prochain pour continuer à soutenir les activités de Amis du Kivu en 2020.

La solidarité, l’accompagnement d’agriculteurs vers des modes de production qui préservent l’environnement et les ressources naturelles, ou la structuration en coopérative font partie des objectifs et valeurs portés par la coopérative BIOG et NATURATA au Luxembourg.

Soutenir Amis du Kivu, c’est aider les producteurs à sortir de la pauvreté tout en préservant l’environnement !

La province du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, est un territoire maintes fois meurtri par des conflits sanglants. A la suite du génocide au Rwanda de 1994, une partie de la population a fui le Rwanda pour se réfugier dans la région frontalière du pays voisin : le Kivu. Les 20 années de guerre qui ont suivi et l’instabilité de la zone est dû en partie à ces déplacements de population qui tentent de vivre ensemble sur un territoire limité.

Tout est désormais à reconstruire. La relance du secteur agricole est essentielle au développement de nouvelles perspectives d’avenir, gages d’une paix durable, dans cette région où 70% de la population vit de l’agriculture. Les défis sont nombreux pour améliorer la production agricole : manque d’outils, d’intrants, de techniques adaptées, érosion des sols, peu de transformation, faiblesse des moyens de stockage, accès difficile aux marchés…

Face à ce constat, l’ONG locale Amis du Kivu s’est donné comme mission de lutter contre la faim et la pauvreté et d’atteindre la sécurité alimentaire par la redynamisation de l’agriculture et de l’élevage. L’ONG promeut des méthodes agricoles respectueuses de l’environnement et de la santé des familles.

Concrètement :                                                                                                    

  • Amis du Kivu accompagne la structuration des producteurs en coopératives agricoles pour les aider à organiser la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles ;
  • La promotion de techniques de conservation et de transformation des produits agricoles (transformation en farine, production de semences…) confère aux produits locaux une valeur ajoutée ; ce qui pour Amis du Kivu, permet aux producteurs d’accroitre leurs revenus et en même temps créer les emplois des jeunes et des femmes ;
  • La promotion et la sensibilisation des producteurs à des modes de production qui préservent l’environnement et les ressources naturelles (le compostage, l’agroforesterie, les haies antiérosives, les haies fixatrices d’azotes ou encore le reboisement…) permet de lutter contre le changement climatique ;
  • La réalisation d’études et de recherches-actions sur des techniques de productions innovantes permet d’impliquer les jeunes (étudiants en agronomie) et d’améliorer l’efficacité des modes de production.

Pour en savoir plus sur cette action : https://www.naturata.lu/fr/news/naturata-sos-faim-cooperation-en-faveur-du-sud-kivu-lagriculture-durable-est-une-voie-pour-sortir-de-la-pauvrete-et-de-la-dependance

Comment ont été utilisés les dons des actions précédentes ? https://www.naturata.lu/fr/news/action-solidaire-naturata-sos-faim-les-avancees-au-sud-kivu-en-quelques-chiffres

Rendez-vous dans les magasins NATURATA du 30/11 au 15/01 !

Qu’ils se débrouillent !

C’est notre objectif !

Nous engageons des actions ambitieuses et concrètes en Afrique afin d’aider des familles à développer leurs activités agricoles de manière durable.

Pour qui ?

À travers nos partenaires locaux, nous contribuons efficacement à la réalisation de projets au Bénin, au Burkina Faso, en Éthiopie, au Mali, au Niger et en République démocratique du Congo.
En 2018, nous avions aidé 883.450 familles rurales à développer et finaliser leurs projets d’agriculture familiale !

Pour quoi ?

Dans le monde, 821,6 millions de personnes, soit 1 sur 9, souffrent encore de la faim. 20% d’entre elles vivent en Afrique.
Nous sommes convaincus que l’agriculture familiale peut répondre aux grands défis de demain : alimentaire, social et environnemental !

La microfinance

Depuis sa création, SOS Faim est active en microfinance. Une méthode efficace pour lutter contre la pauvreté et la faim. Elle permet à des personnes exclues du système financier traditionnel afin d’avoir accès à un financement adapté pour développer leur activité économique.
On parle souvent de micro-crédit mais la microfinance inclut également l’épargne, l’assurance ou encore les transferts d’argent.

SOS Faim soutient :
12 institutions de financement rural, qui accompagnent en tout 600 000 agriculteurs, dont 56% de femmes.

Comment ?

Les actions de SOS Faim sont concrètes. Nos bénéficiaires sont des personnes motivées qui ont essentiellement besoin d’un coup de pouce financier pour mener leurs projets à bien.
Nos missions s’étendent sur le long terme, dans un objectif de développement durable. Nous n’aidons pas seulement des familles à acquérir du matériel, des connaissances en gestion ou à vendre leurs produits à un bon prix, mais également leurs enfants à se préparer à un avenir meilleur.

Et après ?

Qu’ils se débrouillent ! Notre objectif est que nos bénéficiaires, les familles que nous soutenons, puissent réaliser leurs projets pour ensuite ne plus avoir besoin de nous !

17/11 Den alternativen Liewensmëttel Maart – 4e édition

Marre du gaspillage et de la faim dans le monde ? Marre des dégâts causés par le système agro-alimentaire actuel ? Las de vous sentir pris au piège de la consommation de masse ?…

Imaginez un marché qui serait aussi un lieu de partage, d’échange et d’inspiration pour changer nos habitudes et transformer notre système alimentaire !…

Le dimanche 17 novembre, venez à la rencontre des promoteurs et défenseurs d’une alimentation responsable!

Au menu de la journée : stands de vente et d’information, restauration, expositions, animations et workshops pour enfants et adultes, espace d’échange et d’inspiration, rencontres avec des acteurs du changement en Afrique…

ENTRÉE LIBRE !

Infos pratiques :

Quand ? Le dimanche 17 novembre 2019 de 11h à 18h

Où ? Centre culturel Tramsschapp, 49 rue Ermesinde, L-1469 Luxembourg

En octobre, des Déjeuners Solidaires au sein des restaurants EXKi, en faveur de SOS Faim Luxembourg

La Journée Mondiale de l’Alimentation : le point de départ de ce partenariat

Cette journée est célébrée chaque année le 16 octobre dans le monde entier, sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En 2019, le thème retenu est la nourriture saine et durable pour un monde zéro faim.

Tandis que la population mondiale ne cesse de croître, l’ONU nous invite à nous interroger sur ce que nous mangeons. Garantir l’accès à une nourriture saine et durable à toute la population mondiale nécessite une profonde transformation de nos habitudes de consommation ainsi que de nos modes de production agricole.

Dans ce cadre, les deux structures, qui partagent des valeurs liées à l’alimentation durable, s’unissent pour sensibiliser la clientèle d’EXKi au projet mené par SOS Faim Luxembourg et plus largement aux enjeux de l’alimentation et de l’agriculture.

Une action conjointe pendant un mois, qui se décline en deux volets :

Une collecte pour soutenir l’agriculture durable et lutter contre la faim en Afrique.

Tout le mois d’octobre, EXKi invite ses clients à faire un don à SOS Faim, qui œuvre contre la faim et la pauvreté dans 6 pays d’Afrique. SOS Faim soutient les activités agricoles des paysans et leur famille, en vue d’atteindre la sécurité alimentaire de façon durable.

L’intégralité des dons et des tickets repas récoltés dans le cadre de cette opération seront versés à SOS Faim Luxembourg.

Des ateliers de sensibilisation sur l’empreinte écologique de notre alimentation.

L’ONG SOS Faim sera présente dans les restaurants pour sensibiliser les clients aux enjeux d’une alimentation saine et durable, de 11h30 à 14h30 selon le calendrier suivant :

Jeudi 3 octobre : EXKi Gare

Jeudi 10 octobre : EXKi Centre

Jeudi 17 octobre : EXKi Auchan

Jeudi 24 octobre : EXKi Kirchberg

Semaine d’éducation au développement durable 2019 – Connecting Lives – Empowering People

Envie d’agir pour une monde sain et durable? En recherche d’alliés pour vos initiatives de développement durable? Rejoignez-nous pour partager vos idées et trouvez des moyens et des inspirations pour les réaliser. Connecting Lives – une semaine pour vous et vos proches au nom du développement durable et d’un monde relié et solidaire – du 21 au 29 septembre 2019.

SOS Faim participe à la Semaine EDD en co-organisant les évènement suivant:

  • 21 septembre au Rotondes à Luxembourg-Ville: Stand Fantastic Food au festival On Stéitsch, organisé par le Service National de Jeunesse, qui marque le début de la Semaine EDD.
  • 29 septembre à Al Schmelz à Steinfort: Marche Gourmande Alternative, inscription en ligne obligatoire

Pour plus d’infos sur les évènements de la Semaine EDD 2019: http://connectinglives.cercle.lu/

Cinéma du Sud – édition automne 2019

L’édition automne du festival Cinéma du Sud aura lieu du 5 octobre au 10 novembre 2019, avec le projection de 3 films:

  • samedi 5 octobre à 14h au Oekozenter Pafendall: POWER TO THE CHILDREN – KINDER AN DIE MACHT; Filmvorführung mit anschliessender Diskussion und « plogging » für die Motivierten. Chai oder Saft für die Durstigen.
  • jeudi 7 novembre à 19h30 au Ciné Scala à Diekirch: ZERO IMPUNITY; projection de film suivie d’un vin d’honneur. Réservez vos places en ligne !
  • dimanche 10 novembre à 10h au Bamhaus à Dommeldange: THANK YOU FOR THE RAIN; projection de film avec brunch « bon pour le climat ». Réservation des places en ligne obligatoire !

Plus d’infos sur le festival

Ananas du Bénin : ça porte ses fruits !

Grâce au soutien de ses donateurs, SOS Faim accompagne depuis 25 ans des Organisations Paysannes et des Institutions de microfinance pour lutter contre l’insécurité alimentaire. Nos actions ne se limitent pas à agir contre la faim dans six pays d’Afrique. En effet, quand on aide un agriculteur à développer son activité et à accroître ses revenus, on agit sur la santé et sur l’éducation de sa famille et on leur permet l’accès à des conditions de vie moins précaires.

SOS Faim, à travers l’action de ses partenaires en Afrique, aide les paysans à diversifier leurs sources de revenus et donc à limiter les risques d’une mauvaise récolte. Ainsi, depuis 2012, SOS Faim soutient le Réseau des Producteurs d’Ananas du Bénin (RéPAB). Cette organisation de producteurs accompagne ses membres pour développer la culture de ce fruit très rémunérateur, qui complète la production vivrière.

Rencontre avec Damien Kiki, Coordinateur du RéPAB

« La vente de l’ananas permet aux producteurs d’investir pour le futur de leur famille, à travers la scolarisation de leurs enfants ou la construction d’une maison ».

Pouvez-vous nous présenter le Réseau des producteurs d’Ananas du Bénin (RéPAB) ?

Il s’agit d’une coopérative de plus de 360 producteurs d’ananas, basée au Sud du Bénin. Le réseau existe depuis 2003 et s’est constitué en coopérative en 2015. La production totale d’ananas est de 115 000 tonnes par an, avec une part de plus en plus importante de fruits bio. L’ananas est la culture qui réunit nos producteurs, mais elle n’est pas leur unique production.

Que fait la coopérative pour les agriculteurs ?

Le RéPAB aide les agriculteurs à accroître le volume de production, en leur apportant un appui technique. Il leur permet également de tirer plus de revenus de la vente des fruits, en trouvant des marchés rémunérateurs.

Quelles sont les conditions de travail d’un agriculteur au Bénin ?

Les producteurs cultivent en général sur des parcelles qui mesurent entre 800 m² et 1ha, dont ils sont souvent locataires, car l’accès à la terre est difficile. La production est manuelle car les machines coûtent cher et ne sont pas toujours adaptées. Il est donc compliqué pour un agriculteur de produire de très grandes quantités. La production maraîchère et céréalière d’un agriculteur est en quasi-totalité destinée à sa consommation personnelle et à celle de sa famille. Leur alimentation de base est composée de manioc, de maïs et de haricots. La culture de l’ananas est quant à elle plutôt destinée à la vente.

« Grâce à nos certifications bio et équitable, nous pouvons mieux vendre nos jus d’ananas en Europe ».

Quel est l’apport de la production d’ananas ?

L’ananas permet d’améliorer grandement les conditions de vie des agriculteurs au Bénin. Cette production permet d’associer, au sein d’une même parcelle, plusieurs types de cultures dont les récoltes ne se font pas toutes au même moment. Cela est idéal car la vente des fruits apporte un complément de trésorerie à une période creuse. La production d’ananas permet aux agriculteurs de faire des dépenses particulières comme construire une maison, payer la scolarité des enfants ou agrandir une exploitation. C’est une garantie pour le futur de leur famille.

Vous produisez de plus en plus de fruits bio, pouvez-vous nous en dire plus ?

La production d’ananas bio, certifiée ECOCERT, est une production qui nous permet de vendre plus cher les fruits bio dédiés à l’exportation. Le RéPAB travaille depuis 2016 avec une usine de transformation béninoise qui exporte du jus d’ananas bio en Europe. Cela a encouragé plus de producteurs à convertir leur exploitation. Ainsi, en 2016 le RéPAB produisait 3265 tonnes de fruits bio, contre 6365 tonnes en 2018 ! Seulement, même si ce type de production est meilleur pour la santé et ne pollue pas les terres, elle reste minoritaire au Bénin car la consommation de l’ananas est avant tout locale et la population ne peut pas se permettre de payer un fruit plus cher parce qu’il est bio.

Vous pouvez nous aider à soutenir les producteurs d’ananas du Bénin et à défendre les droits des paysans

Nous avons besoin de 11.000€ avant la fin de l’année 2019, pour accompagner la structuration et le développement du RéPAB

Les grands moments de 2018

Depuis plus de 25 ans, SOS Faim s’engage au Nord comme au Sud, dans la lutte contre la faim, les inégalités, les injustices et la misère dans le monde. Ses valeurs et finalités ont pu être approfondies tout au long des années : Un monde sans faim. Partout et pour tous. Garantie par une agriculture durable. Économiquement viable, socialement responsable et respectueuse de l’environnement. Qui place l’homme au cœur du développement. Tant les producteurs familiaux, qui vivent décemment de leur travail, que les consommateurs, qui ont accès à une alimentation suffisante, saine et de qualité.

Le présent rapport vous permettra de découvrir le travail de SOS Faim réalisé en 2018 auprès de producteurs en Afrique, ainsi que son travail de sensibilisation et de plaidoyer mené au Luxembourg. Bonne lecture !

Télécharger le rapport d’activités


Changement climatique : inversons la tendance ! Changeons le système agro-alimentaire pas le climat…

Notre planète se réchauffe. Les glaciers fondent, le niveau des océans monte, et la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes tels que sécheresses, cyclones et inondations augmente. Ces événements ont deux choses en commun : 1. leurs effets les plus délétères se font ressentir sur les plus pauvres du monde, dont beaucoup sont de petits agriculteurs qui ont plus de mal à cultiver de la nourriture ; et 2. ils menacent l’objectif mondial d’éradication de la faim d’ici 2030.

La mobilisation massive des jeunes au Luxembourg en faveur de la préservation de notre planète fait preuve de l’engagement et de la détermination des jeunes citoyens pour leur avenir et celui des générations suivantes. Car la situation est urgente ! Si nous voulons maintenir le réchauffement climatique en dessous des 1,5 degrés et garantir une terre habitable pour tous, c’est aujourd’hui que se mène le combat !

L’agriculture intensive contribue au réchauffement climatique qui a un impact négatif considérable sur les petits paysans et, à l’inverse, l’agriculture familiale promeut une utilisation durable des ressources.

Pour relever le défi environnemental mais également les défis alimentaires et sociaux auxquels sont confrontés les petits producteurs des pays du Sud, il est impératif d’envisager un nouveau modèle agricole.

Chez SOS Faim, nous appuyons l’agriculture familiale parce qu’elle participe pleinement à la solution contre le réchauffement climatique !

Exemple concret : notre partenaire Facilitator For Change en Ethiopie

En Ethiopie, le climat devient chaque année de plus en plus irrégulier. Les spectres de la famine, de la malnutrition et de la perte des récoltes planent sur la région. A défaut de pouvoir arrêter ce phénomène naturel incontrôlable, il devient urgent pour les populations les plus vulnérables de s’adapter au changement climatique pour assurer leur avenir…

Ato Gizachew est père de 5 enfants et a une petite exploitation agricole dans le village de Markuma au nord de l’Ethiopie. Les caprices du climat ont eu des conséquences terribles sur sa production. Les inondations et les sécheresses à répétition ont détruit ses maigres récoltes tout en épuisant la fertilité et la productivité de ses terres.

« Nos champs ne nous rapportaient presque plus rien comme récolte. C’était difficile de nourrir la famille et nos revenus ne nous permettaient plus d’assurer tous les frais scolaires des enfants. »

En 2014, Ato a entendu parler de l’ONG Facilitator For Change (FC) et de son programme de soutien aux agriculteurs dans sa région. Ato a suivi plusieurs formations sur les pratiques agricoles durables. Il a planté des arbres sur son champ pour minimiser les effets des inondations et améliorer le système de végétation du sol pour mieux garder le sol humide en période de sécheresse. Pour résoudre le problème de fertilité du sol il pratique désormais la rotation de culture et cultive le soja qui enrichit les sols en azote permettant ainsi de fertiliser naturellement ses champs. Il réalise également lui-même son compost pour améliorer la richesse de son sol avec le fumier de ses animaux.

« En quelques années nos champs sont devenus plus beaucoup plus productifs et moins fragiles. Grâce aux connaissances que j’ai apprises, j’ai compris que j’avais tout en main pour améliorer moi-même ma production et subvenir aux besoins de ma famille ».

A travers son programme, l’ONG Facilitator for Change aide les agriculteurs éthiopiens à améliorer leurs conditions de vie en promouvant une agriculture respectueuse de l’environnement.

Très concrètement, à travers ce projet, SOS Faim et son partenaire ambitionnent pour 2019 de :

  • Accompagner 120 exploitants dans la culture de légumineuse (soja) ;
  • Former 400 agriculteurs sur le traitement des sols organiques et la rotation des cultures pour améliorer la fertilité du sol de manière naturelle et durable ;
  • Créer 12 pépinières gérées par les communautés locales pour apporter un revenu à la communauté et améliorer l’accès aux semences et plants ;
  • Réhabiliter 1.000 hectares de terres en plantant des arbres ;
  • Etablir 12 comités de gestion des risques naturels pour identifier les risques et les menaces auxquels ils sont confrontés dans leur environnement et planifier des mesures et des activités visant à réduire ces risques.

FAITES PARTIE DU CHANGEMENT !

Pour faire de ce projet un succès, nous devons récolter 23 000 € en 2019.

En le soutenant, vous offrez la chance à des milliers d’agriculteurs de nourrir leur famille tout en respectant notre planète.

Participez concrètement au combat pour une justice sociale et climatique

Faites un don à SOS Faim