A l’occasion
de la journée internationale des luttes paysannes ce 17 avril, La Via Campesina
publie une lettre à l’intention de la Commission européenne.
Ce courrier, adressé à Monsieur Frans Timmermans , Vice-Président
exécutif, souligne « le rôle clé des petit.e.s et moyen.e.s paysan.ne.s
dans la résolution des crises sociales, environnementales et alimentaires
actuelles à différentes échelles et à différents niveaux ».
SOS Faim, en tant qu’association amie, est signataire de la
lettre envoyée et diffusée à la veille de cette journée de luttes paysannes.
Consulter la lettre « L’Europe a besoin de plus de paysan.ne.s ».
En tant qu’organisation membre du collectif international contre l’alliance entre la FAO et Crop Life, SOS faim relaie ce message international : L’empoisonnement par les pesticides est un problème de santé global
Message #1: Pesticide Poisoning is a Global Health Issue
A landmark study released in December 2020 shows the global impact of pesticides poisoning. According to the study, 44% of the global population working on farms — or 385 million farmers and agricultural workers – are poisoned by pesticides every year. The study also has estimates of acute unintentional pesticide poisoning per region.
Message #2: Agroecology
The Committee on World Food Security (CFS) policy negotiations on Agroecological and other innovative approaches are taking place at the moment, and through World Health Day. Agroecology is the solution for a healthy food system!
Message #3: World Health Day Theme – Eliminating Health
Inequities
This year’s World Health Day Theme is about eliminating health inequities. Tons of Highly Hazardous Pesticides banned in their countries of origin continue to be exported to the Global South, harming human & ecological health in poorer nations. Here’s more information on double standards in pesticides trade.
Message #4: Syngenta Cover-Up of Paraquat Toxicity
Greenpeace & Public Eye’s new investigation, “Paraquat
Papers,” reveals how Syngenta (and its predecessor companies) manipulated
scientific data to circumvent a ban and keep the deadly weedkiller paraquat on
the market for 40 years. The investigation, based on internal documents and
testimony from a former Syngenta scientist, further reveals that the company
could have actually made paraquat less deadly (by increasing the concentration
of an additive or emetic called PP796), but it would mean a hefty cut in
profits. Instead, it claimed that a much lower emetic concentration supposedly
made paraquat “safer,” though there was no real scientific evidence to back
this up.
Based on then Zeneca’s claims, the FAO adopted a PP796
concentration as a global specification (in the agency’s guidance on the
standards all paraquat-based weedkillers)—subsequently, in 2003, the EU
re-approved paraquat and made it mandatory for all liquid paraquat products to
contain an “effective emetic” that took “account of the FAO specification.”
This specification is still used as the global standard this day.
The Syngenta whistleblower, toxicologist Jon Heylings,
contacted the FAO in 2019 regarding this. The FAO told Unearthed and Public Eye
it had held a “special session” to review its paraquat specifications in
response to Heylings’ concerns, and its report was “currently being finalized.”
This investigation clearly shows why the FAO needs to remain
impartial and independent—it clearly plays a crucial role in regulation, and an
alliance with CropLife can compromise this.
Ground reality of paraquat use: Since there is no antidote to paraquat, hundreds continue to die of paraquat poisoning, especially in rural communities in the Global South. While paraquat has been banned in more than 50 countries, it is still in use in many countries (even in those where it is supposedly banned), and its manufacturers continue to export it to poorer countries even though it’s banned in the EU (since 2007) and Switzerland, where Syngenta is based (since 1989).
Un an après le début de la pandémie et 15 mois après la dernière mission sur le terrain, SOS Faim a décidé de reprendre ses missions qui sont essentielles pour garantir un dialogue de proximité et un accompagnement de qualité avec les partenaires financés.
Du 7 au 20 avril, Fanélie Meyer sera au Sénégal pour participer à un important atelier de réflexion stratégique de l’organisation paysanne la FONGS, que nous avons décidé de soutenir dès cette année.
Ce sera également l’occasion d’entamer un processus d’identification de nouveaux partenaires dans ce pays. SOS Faim était présente dans ce pays prioritaire de la coopération luxembourgeoise de 2006 à 2013 et est très heureuse d’y retourner.
LandRush –Ventures into global agriculture est une
exploration artistique de l’impact social et environnemental de l’agriculture à
travers le monde.
L’agriculture accélère le dérèglement climatique,
l’extinction, l’érosion et la raréfaction des ressources en eau. Elle
monopolise environ 40% des terres émergées et plus de 70% de l’eau douce de la
planète, asséchant les lits des rivières et tarissant les nappes phréatiques.
En raison de la surexploitation des sols et de l’intensification rapide du
réchauffement climatique, la désertification est une des plus lourdes menaces
pesant sur la vie sur terre. Tous les jours, à chaque minute, l’avancée du
désert détruit 23 hectares de terres arables, tandis que la dégradation des
sols réduit de 23% la productivité de l’ensemble de la surface terrestre
mondiale.
La population mondiale devrait frôler les dix milliards
d’habitants d’ici 2048. L’évolution des régimes alimentaires, plus riches en
viande et en poisson, se traduira par une demande accrue en nourriture avec le
risque d’une dégradation encore plus rapide des sols par épuisement, alors
qu’au même moment les récoltes seront de plus en plus mauvaises en raison du
dérèglement climatique. Les fertilisants déversés par les activités agricoles
industrielles détraquent les écosystèmes des cours d’eau et des zones côtières,
tandis que la déforestation et la transformation des prairies en terres
cultivables causent l’érosion des sols et l’appauvrissement de la biodiversité.
La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire de
l’humanité ; l’agriculture et les changements dans l’utilisation des sols en
sont les principaux responsables et contribuent par ailleurs à l’émission d’un
quart environ des gaz à effet de serre qui aggravent le dérèglement climatique.
Plus que toute autre, l’agriculture est l’activité par
laquelle l’espèce humaine transforme la planète, pourtant la plupart des gens
ne mesurent pas à quel point nos systèmes alimentaires sont fragiles en
réalité.
Frauke Huber et Uwe H. Martin documentent les conséquences sociales et environnementales de l’agriculture mondiale depuis 2007. En adoptant une démarche de journalisme lent, ils nouent d’étroites relations sur place avec des agriculteurs, des éleveurs, des pêcheurs et interviewent des responsables politiques, des activistes et des scientifiques. Leurs projets se développent de manière organique, chapitre par chapitre, suivant un cycle constant de recherche, production et présentation. Cette approche ouverte permet à leur travail de faire surface au sein de contextes toujours nouveaux, en jetant progressivement des ponts entre publications dans des revues, films documentaires, Web-documentaires linéaires et applications interactives jusqu’aux mises en espace dans des institutions culturelles.
A.T Moussa Tchangari – Après les tragédies de Toumour dans
la région de Diffa, Zaroumdarey, Tchiomabangou et Banibandgou dans la région de
Tillabery, le Niger vient d’enregistrer une nouvelle à Tillia dans la région de
Tahoua. Entre décembre 2020 et mars 2021 se déroule dans le pays un processus
électoral des plus singuliers, au moins 275 personnes, toutes civiles, ont été
froidement tuées par des éléments armés non identifiés ; suscitant toujours les
mêmes réactions indignées au sein de l’opinion, et des communiqués
gouvernementaux presque toujours identiques.
Ainsi, au grand malheur des populations civiles, les tragédies se succèdent dans le pays ; et ce, malgré les mesures drastiques d’état d’urgence en vigueur dans trois des huit régions. Le point commun des tragédies de ces derniers mois, c’est qu’elles n’ont touché que des personnes civiles qui, normalement, doivent être épargnées en période de conflit armé. Ces tragédies indiquent clairement, de par la nature même de leurs cibles, que nous sommes face à un changement majeur dans la stratégie des groupes armés.
En effet, après une série d’attaques ciblant principalement
les forces de défense et de sécurité, les groupes armés semblent avoir décidé
de tourner à présent leurs armes contre des personnes civiles ; et ce, pour des
raisons que le commun des citoyens n’arrive toujours pas à saisir clairement,
et qu’aucun spécialiste des questions de conflit n’a tenté d’exposer et
expliquer. La tâche est, il faut le reconnaitre, difficile ; car, aucune des
dernières tragédies n’a été revendiquée.
Aujourd’hui, bien qu’aucune revendication ne soit venue nous
éclairer sur les mobiles de ces crimes odieux, plusieurs explications circulent
au sein de l’opinion ; et l’une d’elles mérite de retenir l’attention de tous,
parce qu’elle a été avancée par le gouvernement, et parce qu’elle a été
également évoquée par des organisations de la société civile. Le dernier
communiqué du gouvernement, qui est intervenu à la suite de l’acte criminel de
Banibangou, souligne clairement qu’il s’agit d’assassinats ciblés. Cette
version a été également soutenue par la société civile de Tillabery, à travers
une déclaration évoquant des velléités d’”épuration ethnique”.
Outre ces réactions, nous avons eu droit à de nombreux audio
soutenant la thèse de “ciblage ethnique” des victimes, en particulier pour
celles de la région de Tillabery; et c’est sans surprise que nous avons vu
circuler ce matin encore des posts indiquant l’origine communautaire des
personnes tuées à Tillia. Certes, personne n’a tenté d’indiquer l’identité
communautaire des meurtriers ; mais, il faut craindre que, à force de
privilégier l’hypothèse d’un “ciblage ethnique”, on finisse par donner une
coloration communautaire à un conflit d’une autre nature.
Quoiqu’il en soit, eu égard à ce qui se passe dans d’autres
pays de la région, notamment au Mali et au Burkina Faso, il importe de mesurer
les risques liés à la propagation de rumeurs, et parfois même de quelques
bribes d’informations avérées, prêtant aux groupes armés des velléités
d’”épuration ethnique”. Ce sont ces rumeurs et bribes d’informations, parfois
diffusées à dessein, qui ont donné une tournure communautaire au conflit armé
au Mali ; et ce sont elles qui risquent de jeter de l’huile sur le feu déjà
ardent qui fait des ravages dans les régions de Tillabery, Tahoua et Diffa.
Dans le contexte actuel, marqué déjà par une maturation des rancœurs et frustrations nées de la gestion désastreuse du pays au cours des dix dernières années, il importe de rester vigilants et conscients de l’ampleur du danger qui guette tout le Sahel; et par conséquent de ne pas céder à la tentation de “communautariser” un conflit dont nous savons tous que l’un des enjeux principaux tourne justement autour de la sauvegarde même de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des pays de cet espace.
En tout cas, il est certain que la “communautarisation” du conflit en cours au Sahel, si elle advient à cause de notre hypersensibilité aux théories les plus fumeuses, ouvrirait la voie à la dislocation de nos États au grand bonheur de ceux qui en sont obsédés depuis fort longtemps. C’est, à mon humble avis, ce qu’il convient de garder toujours à l’esprit.
A.T Moussa Tchangari, Secrétaire général de l’Association Alternative Espaces Citoyens.
La Mesa, Tiers-Lieu de la transition écologique à Esch, est à la fois un restaurant végétarien, une épicerie en vrac proposant des produits locaux et biologiques et une association promouvant la transition écologique.
La Mesa a
été créée à l’initiative d’habitant-e-s d’Esch et se veut un lieu d’échange et
de rencontre autour de la transition. L’équipe permanente est au service de la
communauté et soutient la mise en œuvre d’initiatives locales au travers
d’activités diverses (ateliers, conférences, soirées documentaires, activités
pédagogiques, etc…).
MESA fête ses 5 ans le vendredi 12 mars 2021 et est fière de faire partie de Transition Minett, l’asbl liée au réseau de la transition écologique au Luxembourg. Passez nous voir ce jour-là, une surprise vous attend !
L’asbl Transition
Minett se compose de plusieurs initiatives et lieux : Facilitec à Esch,
une communauté de co-créateurs et une couveuse d’éco-entrepreneurs, le jardin
communautaire Bredewee, la coopérative énergétique TM Enercoop qui promeut
l’énergie renouvelable et la Mesa, incluant la coopérative Kilominett 0, qui
gère le restaurant et l’épicerie.
L’ONG SOS Faim est un partenaire indispensable de la coopérative. En complément de sa mission d’accompagnement de la transformation du système agricole et alimentaire mené principalement dans plusieurs pays africains, SOS Faim apporte un financement solidaire à la coopérative Kilominett à hauteur de 20.000€ dans le cadre de sa stratégie de soutien à des acteurs_trices locaux de changement, engagés en faveur de l’agriculture familiale et de la consommation alimentaire durable. SOS Faim est également partenaire de la Mesa à travers sa campagne Changeons de menu !
Si vous
avez des idées, projets ou initiatives pour la transition écologique à Esch, rejoignez-nous !!
Venez faire partie de cette histoire !!
Dans le contexte des débats actuels sur l’adoption d’une loi luxembourgeoise sur la diligence raisonnable en matière de droits humains et environnement, 32 entreprises de 8 secteurs économiques différents s’expriment en faveur d’une législation nationale pour une diligence raisonnable en matière de droits humains et de l’environnement. L’Union luxembourgeoise de l’économie sociale et solidaire (ULESS) regroupant plus de 200 acteurs économiques avec 20.000 employés fait également partie des signataires d’une déclaration lancée par l’Initiative pour un devoir de vigilance.
Le groupe des entreprises luxembourgeoises adhérant à cette déclaration se compose de petites et moyennes entreprises mais également de grandes entreprises dont le chiffre d’affaires s’élève à plusieurs millions d’euros.
L’appel pour une législation en faveur d’une diligence raisonnable obligatoire en matière de droits de l’homme et de l’environnement est le suivant :
« Selon les principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme, les entreprises ont la responsabilité de respecter les droits humains, y compris dans leurs chaînes de valeur. Certaines entreprises ont déjà pris des mesures pour mettre en œuvre cette responsabilité. L’expérience a toutefois montré que les engagements volontaires ne suffisent pas à eux seuls. Il est nécessaire que la diligence raisonnable obligatoire soit mise en œuvre de manière adéquate par tous.
Une législation sur la diligence raisonnable en matière de droits humains et de l’environnement contribuerait effectivement à créer à la fois une sécurité juridique et des conditions de concurrence équitables (« level playing field »). Elle garantirait que tous les acteurs économiques sont tenus de respecter les mêmes normes et qu’aucune entreprise ne peut se soustraire à ses responsabilités sans conséquences ou réaliser des bénéfices au détriment de personnes et de la nature. Aujourd’hui, les employés, les clients, les investisseurs et le grand public attendent que les entreprises assument cette responsabilité.
Nous saluons si le Luxembourg mette en place une législation nationale en faveur d’une diligence raisonnable en matière de droits humains et de l’environnement qui ouvrira la voie à une réglementation ambitieuse au niveau européen. »
Par cette déclaration, des acteurs économiques au Luxembourg se joignent aux demandes de la société civile et de la population résidente : selon une étude TNS-ILRES, réalisée récemment, 92% de la population résidente soutient l’idée d’adopter une loi nationale qui demanderait aux entreprises ayant leur siège au Grand-Duché de prendre des mesures afin d’éviter les violations des droits humains au niveau de leurs chaînes d’approvisionnement.
Au niveau du secteur financier
qui constitue le pilier principal de l’économie luxembourgeoise, on constate
également le développement d’une dynamique en faveur de normes législatives.
L’étude récente de Finance and Human rights asbl réalisée en collaboration avec
l’Université de Genève pour le compte de « Luxembourg for Finance »
confirme cette évolution. Les experts financiers de l’industrie disent en
majorité que « le respect des droits
humains ne doit pas être laissé aux seules initiatives volontaires et que les
gouvernements doivent fixer des normes juridiques claires ». Jusqu’à
75% des experts financiers estiment que les gouvernements doivent jouer un rôle
dans la promulgation d’une législation sur les droits humains.
Cette dynamique luxembourgeoise
se retrouve aussi dans plusieurs pays européens où des entreprises appellent
leurs gouvernements respectifs à mettre en place des législations pour rendre
la diligence raisonnable en matière de droits humains obligatoire. Par exemple,
en Allemagne, 71 entreprises ayant un chiffre d’affaire annuel de 175 milliards
euros et provenant de 10 secteurs économiques différents ont aussi signé un
appel pour une loi nationale.
Au Luxembourg, une étude de l’Université
de Luxembourg commanditée par le Ministère des Affaires étrangères et
européennes est en train de se faire sur la possibilité de légiférer sur le
devoir de diligence pour la mise en œuvre des Principes directeurs des Nations
Unies relatifs aux entreprises et aux droits humains. Dans le plan d’action
national 2020-2022 « Entreprises et droits humains », le gouvernement déclare
qu’il attend de la part des entreprises le plein respect des droits humains. Cet
appel des entreprises luxembourgeoises est un pas important au niveau d’une
responsabilisation du monde économique au niveau des chaines de valeur dans un monde globalisé.
Ce 21 février à Amiens, Bernard Njonga nous a quittés.
Avec son décès, ce sont les paysans camerounais et africains, les acteurs du développement rural et tous les militants pour une plus grande justice économique et sociale qui se retrouvent orphelins.
Fondateur du SAILD, du journal La Voix du Paysan, de l’ACDIC et plus récemment du parti politique le CRAC (Croire au Cameroun), Bernard était un visionnaire au franc-parler légendaire. Quelqu’un qu’on écoute, dont on apprend, qui inspire.
Membre de SOS Faim, il va aussi beaucoup nous manquer. Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches. Repose en paix, Bernard, et merci pour tout.
La plateforme « Meng Landwirtschaft » fait part de son avis au sujet des recommandations de la Commission européenne concernant la stratégie du Plan luxembourgeois en relation avec la PAC : L’agriculture luxembourgeoise loin des objectifs durables
Pressemitteilung
Stellungnahme von “Meng Landwirtschaft” zu den Empfehlungen der EU-Kommission zu dem GAP- Strategie Plan Luxemburgs.
Luxemburgische Landwirtschaft weit von nachhaltigen Zielen entfernt
Luxemburg, den 8. Februar 2021.Die EU-Kommission beanstandet in ihrem Bericht [1] einige Versäumnisse in
der Luxemburgischen Landwirtschaft und macht grundlegende Empfehlungen, die im
Rahmen der neuen Agrarpolitik (GAP 2021 – 2027) umzusetzen sind.
Insbesondere wird die starke Spezialisierung der Betriebe auf
Milch- und Fleischvieh hervorgehoben. Im Jahr 2019 machte die Tierhaltung nicht
weniger als 76,3 % des landwirtschaftlichen Produktionswertes in Luxemburg aus.
Die Kommission befürchtet, dass diese Tatsache im Kontext der unausweichlichen,
zukünftigen Umstellung zu nachhaltigen Produktionsmethoden und -systemen
besonders herausfordernd sein wird.
Gleichzeitig ist ein klarer Rückgang der Wertschöpfung der
luxemburgischen Bäuerinnen und Bauern in der Nahrungsmittelkette zu vermerken –
sie ist eine der niedrigsten in der EU.
Die schlechte Klimabilanz ist dem hohen Viehbestand geschuldet und
beläuft sich auf mehr als das Doppelte von Treibhausgasen vom
EU-Durchschnitt. Während die Emissionen von Methan (CH₄) und Lachgas (N₂O) in der EU in den letzten drei
Jahrzehnten deutlich zurückgegangen sind, stagnierten sie in Luxemburg,
beziehungsweise stiegen sogar an. Die Emissionen pro Hektar
landwirtschaftlicher Nutzfläche sind in Luxemburg mehr als doppelt so hoch wie
im EU-Durchschnitt. Auch bei den Ammoniakemissionen liegt Luxemburg weit vorn:
Über 90% dieser Emissionen kommen aus der Landwirtschaft und belasten Luft und
Wasser. Die EU-Kommission spricht eine deutliche Warnung aus, dass diese Werte
nicht mit den Reduktionszielen bis 2030 kompatibel sind und ebenso wenig mit
den Zielen des Green Deal’s. Nicht zuletzt riskiert Luxemburg die Ziele der
Farm-to-Fork- sowie der Biodiversitätsstrategie zu verfehlen.
Weiterhin beanstandet die EU-Kommission die hohen Phosphat- und
Nitratwerte in den Gewässern. Der Zustand der Biodiversität und der
landwirtschaftlichen Flächen als Lebensraum wird als kritisch beschrieben: Nur
16% des Grünlandes haben einen guten Erhaltungszustand (laut Habitat Direktive)
und im Ackerland fehlen weitestgehend biodiversitätsfördernde
Landschaftsstrukturen. An dieser Stelle bemängelt die Kommission, das trotz der
vertraglichen Schutzprogramme für 89% der landwirtschaftlichen Fläche
(Landschaftspflegeprämie, u.a.) Biodiversität, Wasser und Boden nicht
ausreichend geschützt werden. Es wird sich auch klar ausgesprochen den
Biolandbau zu fördern und effiziente Anreize zu schaffen damit mehr Bäuerinnen
und Bauern umstellen. Aktuell sind nur 4,6% der Fläche in Luxemburg
bio-zertifiziert, gegenüber 8% im EU-Durchschnitt.
Die
Kritik der EU-Kommission an der luxemburgischen Landwirtschaft und auch deren
Empfehlungen werden seitens Meng Landwirtschaft weitgehend geteilt,
jedoch muss man auch betrachten, dass gerade die EU-Kommission, der Agrarministerrat
und auch das EU-Parlament weiterhin eine desaströse Landwirtschaftspolitik
betreiben und der Vergleich mit EU-Durchschnittswerten auch nicht ausreicht
eine Kehrtwende in einem Mitgliedstaat herbeizuführen. Dies zeigt sich z.B.
auch darin, dass die Kommission geringfügige Verbesserungen in Luxemburg sieht,
z.B. in der Kompetitivität durch die durchschnittliche Vergrößerung der
Betriebe (59,3 ha 2010 auf 70,3 ha 2019), einer der höchsten Werte in ganz
Europa! Die ökonomische Realität der Betriebe ist dennoch durchwachsen. Der
Strukturwandel der luxemburgischen Landwirtschaft fördert weder die
kleinbäuerliche Struktur noch die “nachhaltige” Einkommenssicherung der
Landwirte (beides Ziele der Agrarpolitik Luxemburgs).
Luxemburg
ist aufgefordert den nationalen “CAP Strategic Plan” anzupassen und die
aktuellen Unzulänglichkeiten endlich anzupacken, wie dies schon seit geraumer
Zeit von Meng Landwirtschaft
[2] gefordert wird, und dies in einem ganzheitlichen Kontext. Sollte
dies nicht geschehen, könnten harte Geldstrafen wegen Nichteinhaltung
verpflichtender EU-Bestimmungen drohen. Wir fordern die luxemburgische
Regierung auf, die aufgeführten Empfehlungen ernst zu nehmen und die Bäuerinnen
und Bauern mit einer kreativen und entschlossenen Politik zu
unterstützen.
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