Le PAIDEK, une réponse solide et adaptée aux besoins du financement des acteurs économiques du Kivu

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Peu de pays ont connu autant de crises, peu de populations ont eu à faire face à tant de chaos au cours des 20 dernières années, que la République Démocratique du Congo et en particulier ses provinces de l’Est que l’on nomme Nord et Sud-Kivu. Dans un pays meurtri par les guerres, le succès du PAIDEK, partenaire de SOS Faim, démontre l’engagement et la persévérance des acteurs locaux qui se battent pour prendre en main leur destin.

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« Main dans le main, chassons de nos ménages et de notre milieu la pauvreté et toutes ses conséquences». 

Ces quelques mots écrits en grosse lettre à la main accueillent les clients du PAIDEK de l’agence de Goma…
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PAIDEKPAIDEK: promotion et appui aux initiatives de développement économique du Kivu

Le PAIDEK est une institution spécialisée dans la microfinance, née en 1993 d’un programme visant à organiser des actions de microcrédit. Concentré géographiquement exclusivement sur le Nord et le Sud Kivu, le PAIDEK compte actuellement 9 agences réparties dans le Nord et le Sud Kivu, opérant tant dans les milieux urbains que ruraux.

Son rôle est de financer le développement de petites activités de commerce ou d’élevage, celles-là même qui assurent la subsistance d’une société dépourvue d’infrastructures industrielles comme d’institutions économiques et sociales.

Nous vous proposons de découvrir le témoignage de Kijira Ngumoja, un des nombreux bénéficiaires du PAIDEK.

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« Je suis riziculteur depuis 1986, j’associe à la culture du riz celle de l’oignon et du manioc en compagnie de mon épouse. J’ai appris cette activité de mon père car il s’agit d’une activité qui occupe une place de choix dans notre communauté. La culture du riz prend un maximum de 4 à 6 mois de production suivant les variétés, sans compter la période de séchage pour la commercialisation. (…) Chaque jour, je me rends au champ pour plus de 8 heures de travail et là je me mets à la tâche prévue suivant l’étape (de production) dans laquelle je me trouve. Parfois, je suis contraint de payer la main d’œuvre pour certains travaux comme le labour, le repiquage, la garde du champ contre les oiseaux,… »

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 Les principaux obstacles au développement de son activité:

  • Insuffisance de moyens financiers;
  • Canalisation d’eau d’irrigation mal entretenue;
  • Présence de ravageurs dans les champs (rats, oiseaux,…);
  • Maladies de plantes;

« De façon générale, nos conditions de vie sont précaires. A la maison, comme au village, nous avons difficilement accès à:

  • L’eau potable;
  • Les soins médicaux sont insuffisants;
  • Les conditions de logement sont précaires (pas de matelas…);
  • L’absence du courant électrique;
  • Les routes de desserte agricole ne sont pas entretenues;
  • L’accès difficile à une scolarisation de bonne qualité;
  • Les mauvaises conditions d’alimentation;
  • L’accès difficile aux produits manufacturés de première nécessité;
  • Les débouchés de marché incertains.

Certaines de ces difficultés sont dues à l’instabilité politico-économique que connait notre pays depuis plusieurs décennies, tandis que d’autres viennent de la faiblesse de nos revenus qui ne nous permettent pas à vivre décemment. »

Accès aux crédit

« Grâce aux crédits du PAIDEK j’ai pu me faciliter l’exécution des différentes tâches qu’exigent la culture du paddy et agrandir mon espace cultural. Nous bénéficions d’un appui financier secondé par une formation en matière de crédit et des suivis de remboursement (appui-conseil). Nous ressentons une certaine sécurité garantissant la réalisation de tous les travaux champêtres qui conséquemment, sauf imprévu, impacte positivement sur la récolte.

C’est la première fois qu’une institution de microfinance s’intéresse aux agriculteurs qui est la catégorie des oubliés en cette matière! Nos remerciements à PAIDEK. »

Quant à l’avenir…Paidek3

« J’aimerai agrandir mon champ afin d’augmenter ma productivité ainsi qu’améliorer les conditions socio-économique et sanitaire de ma famille. »

Mais pour tout ça…

« Il faudrait trouver des débouchés sûrs pour l’écoulement de nos produits à un prix qui nous est avantageux. Cela nous permettra de rembourser plus aisément le crédit et de gagner un surplus pour la continuité de nos activités et la survie familiale.

Nous devons également développer des techniques de conservation et de transformation modernes pouvant nous permettre de ne pas vendre à la hâte par peur que nos produits ne périssent.

L’idéal serait que les producteurs aient accès à leurs propres décortiqueuses, au lieu d’aller chez les particuliers qui nous imposent beaucoup de conditions. »

 

Ce message témoigne du succès du PAIDEK et de la ténacité et du courage de ces hommes et ces femmes qui se battent chaque jours pour un monde meilleur.  Nous ne pouvons qu’admirer l’extraordinaire parcours d’un programme expérimental devenu aujourd’hui une société anonyme pour se conformer à la loi congolaise, sans pour autant oublier sa mission première : apporter aux plus démunis un service de crédit qui leur permet d’échapper aux usuriers et de faire fonctionner une économie locale, malgré tous les soubresauts traversés par les deux province du Kivu…

Vous voulez en savoir plus sur l’histoire du PAIDEK ?

Découvrez le Zoom Microfinance n°41 d’Aout 2014 consacré à l’évolution du PAIDEK

Découvrez nos activités au Sud-Kivu

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SOS Faim vous souhaite un bel été… sous le signe de la solidarité !

 

 

Juillet-Aout 2016

L’été est enfin arrivé ! Enfin, si le soleil peine à pointer le bout de son nez, que cela ne nous empêche pas de passer des vacances bien méritées.

Le combat contre la faim, quant à lui, ne connait pas de vacances : été comme hiver, près d’un milliard de personnes souffrent chaque jour de ce fléau intolérable. Si la faim dans le monde recule globalement, certaines régions, notamment le Sahel, demeurent en situation d’insécurité alimentaire chronique.

 

Alors que les vacances estivales débutent pour la plupart d’entre nous, en Afrique, des millions de paysans redoublent d’efforts en attendant la récolte annuelle qui devrait débuter dans le courant  du mois de novembre. Cette période de dur labeur en cette période de « soudure » (entre l’épuisement des réserves agricoles et la nouvelle récolte), est la période la plus difficile de l’année, durant laquelle la nourriture manque cruellement… La population est contrainte de se débrouiller pour faire patienter les estomacs. Si elle dure habituellement de juin à septembre, cette période tend chaque année à devenir de plus en plus longue et donc plus dramatique.

Au Burkina Faso, au Mali, au Niger ou en Ethiopie, les organisations de producteurs agricoles partenaires de SOS Faim se démènent sans relâche (et loin des caméras) pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de leurs membres et leur famille. « Y aura-t-il suffisamment d’eau pour obtenir une bonne récolte ? Les rendements seront-ils suffisants pour nourrir sa famille jusqu’à la saison prochaine ? ». Chaque année, c’est la même inquiétude pour des millions de paysans africains.

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C’est aussi pour devenir moins vulnérables et plus autonomes face aux aléas climatiques que les paysans ont besoin de votre soutien !

Grâce à vos dons, les organisations paysannes partenaires de SOS Faim apportent toute une gamme de services et d’appuis concrets aux petits paysans pour les accompagner dans leurs activités : conseils techniques pour renforcer la production, accès au crédit, système d’irrigation, magasins de stockage, etc…

Tout en vous souhaitant un formidable été, nous vous invitons à ne pas les oublier. Merci mille fois pour votre générosité et votre la solidarité!

Thierry Defense,

Directeur de SOS Faim.

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Pour rappel, votre don est déductible fiscalement !

Bienvenue à nos nouveaux membres !

Le samedi 4 juin 2016 à la salle Altrimenti du Centre Convict (Luxembourg) a eu lieu l’assemblée générale de SOS Faim. Une démarche de réflexion et de mise en débat extrêmement intéressante !

Nous souhaitons la bienvenue à nos nouveaux membres Myriam Cecchetti, Véronique Faber, Soulé Goura, Mamoudou Hassane, Adams Frank, Dirk Evenepoel, Charles Schiltz et Eric Lavillunière.

 

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Le geste du mois #6: je consomme local et de saison!

 

 

 

A l’heure actuelle, on peut trouver la plupart du temps et dans tous les magasins, des fruits et légumes de toutes sortes et de toutes origines. Manger des aubergines, des tomates, des ananas ou des kiwis en hiver c’est bien agréable pour notre estomac mais pas pour…

 

 

 

  • Notre portefeuille car le coût des aliments qu’il faut importer est nettement plus élevé !
  • L’environnement car le transport mis en œuvre pour l’important nécessite une dépense de carburants, néfaste à l’environnement.
  • Les producteurs locaux et peut donner lieu à une exploitation excessive des ressources terrestres et humaines dans certaines parties du globe au détriment des populations locales.

Quelques chiffres[1] :

  • une bouteille de vin sud-américain représente 12.000 km ou 120g de CO2 de plus qu’une bouteille de vin français (ou plus de 5 kg si le vin est transporté par avion).
  • 1 kilo d’ananas frais nécessite ainsi 2 litres de carburant pour venir, par avion, du Ghana jusqu’en Belgique. Cela représente 5 kilos de CO2 rejetés…

Le tour du monde alimentaire prend tout de suite un arrière-goût amer lorsque l’on prend conscience du gaspillage des ressources naturelles que nos habitudes occasionnent. Consommer de saison est bénéfique à tous points de vue : santé, goût, argent et environnement. Alors, pourquoi s’en priver ?

Tout au long du mois de juin, juillet et août, SOS Faim vous invite à manger local et de saison. Et pour vous aider nous vous avons réservé quelques surprises.

  • Den alternativen Liewensmëttel Maart le 16 juin de 16h à 20h au Centre culturel Altrimenti (Centre Convict, Luxembourg): Venez rencontrer, déguster, découvrir… des acteurs et produits locaux du Luxembourg !
  • Un outil pour découvrir en un clin d’œil les alternatives alimentaires du Luxembourg: plus d’infos bientôt!
  • Des profils d’agriculteurs, transformateurs, points de vente, lieux de consommation du Luxembourg.
  • La recette d’été, création de Anne Faber de Anne’s Kitchen, à base de légumes de saison: des beignets de carottes et fenouil au yaourt.

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  • Le calendrier des fruits et légumes locaux et de saison…

Et un tas de trucs et astuces…

Suivez l’actualité de notre campagne sur Facebook !

www.changeonsdemenu.lu

[1] Selon l’Observatoire Bruxellois de la consommation durable

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Mobilisation – Assemblée Générale de SOCFIN

« Actionnaires de SOCFIN : Arrêtez les accaparements de terres ! »

Les citoyens demandent à la SOCFIN de respecter les droits des communautés locales

Ce mercredi 1er juin à 10h, des citoyens et représentants d’organisations belges, françaises et luxembourgeoises ont interpellé les actionnaires du groupe belgo-luxembourgeois SOCFIN lors de son Assemblée générale. Ils ont mené une action de protestation en solidarité des communautés affectées, en Afrique et Asie, par les accaparements de terres de la firme agro-industrielle. Après plusieurs requêtes auprès des dirigeants de l’entreprise, les citoyens et les organisations en appellent aux actionnaires du groupe pour faire respecter les droits fondamentaux et les droits fonciers des communautés locales. Des actions similaires ont également été menées par les communautés dans plusieurs plantations du groupe.

SOCFIN est un groupe agro-industriel multinational spécialisé dans la culture de palmiers à huile et d’hévéa (caoutchouc). SOCFIN est contrôlée par l’homme d’affaire belge Hubert Fabri (50,2% des parts) et par le français Vincent Bolloré (39% des parts). Le groupe dispose de sociétés financières et opérationnelles en Belgique, au Luxembourg et en Suisse qui gèrent des plantations dans une dizaine de pays africains et asiatiques. Profitant pleinement de la hausse des cours des matières premières agricoles après les crises alimentaires de 2007/2008 et pariant sur la hausse structurelle de la demande en huile de palme dans les prochaines années, SOCFIN a mené une stratégie d’expansion agressive sur les terres agricoles ces dernières années. Entre 2009 et 2015 les plantations de la société sont passées de 129.658 ha à 185.324ha, soit une augmentation de plus de 40%. Et globalement SOCFIN contrôle près de 400.000 ha de terres.

Cette stratégie d’expansion du groupe a mené à des accaparements de terres dont les impacts sur les conditions de vie des populations locales ont été largement documentés et dénoncés par les associations locales et internationales [1]. Dans plusieurs cas, les conflits fonciers ont déclenché des actions de protestation qui ont parfois été violemment réprimées par les forces de sécurité. Plusieurs leaders locaux ont été arrêtés et condamnés, comme ce fut encore le cas en février dernier en Sierra Leone où 6 leaders de l’organisation locale MALOA ont été condamnés de 5 à 6 mois de prison pour des charges de « conspiration » et de « destruction de palmier à huile ». Des accusations que les leaders de MALOA démentent formellement.

Face aux abus de l’entreprise, les communautés locales se sont organisées au niveau national et international. Dès 2013, une « Alliance internationale des riverains des plantations SOCFIN/Bolloré » a été mise sur pied. A plusieurs reprises l’Alliance a fait valoir les droits des communautés et a présenté ses revendications au groupe SOCFIN/Bolloré en vue d’une résolution pacifique des conflits, sans réel succès à ce jour. Loin d’accepter un dialogue constructif, les dirigeants de SOCFIN se contentent de déclarer que «  la référence à de tels conflits sociaux relève du fantasme » et se disent « exaspérés par les actions des ONG alignant les mensonges les uns après les autres à notre sujet, dans le seul but de recevoir plus d’argent ». La même attitude de refus de collaborer a été adoptée face aux Points de Contact OCDE en France et en Belgique dans le cadre d’une procédure pour manquement aux Principes directeurs de l’OCDE pour les entreprises multinationales. Par deux fois en 2015 les dirigeants de SOCFIN ont refusé de se présenter devant le Point de Contact belge, qui a déploré cette situation dans un communiqué officiel [2].

Dans ce contexte, les citoyens et les organisations présents à l’Assemblée générale de SOCFIN ont rappelé leur solidarité avec les communautés locales et demandent aux actionnaires de faire pression sur les dirigeants de l’entreprise pour respecter les droits des communautés locales et trouver des solutions durables aux conflits sociaux.

Les citoyens et organisations en ont également appelé à la responsabilité de leurs gouvernements. Ils demandent que les Etats (tant ceux où siègent les investisseurs que ceux où les investissements ont lieu) mettent fin aux accaparements des terres, respectent les droits des communautés et mettent en œuvre les directives sur la gouvernance foncière (FAO 2012).

Signataires :

  • Meng Landwirtschaft, collectif de 22 organisations luxembourgeoises
  • CNCD-11.11.11
  • ReAct
  • GRAIN (en soutien)
  • FIAN Belgium
  • SOS Faim
  • AEFJN
  • Entraide & Fraternité
  • Mouvement d’Action Paysanne (MAP)
  • Quinoa
  • CADTM
  • Aide au développement Gembloux (ADG)
  • Oxfam-Solidarité
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Ethiopie: un équilibre fragile !

En Ethiopie, la sécurité alimentaire de 10,2 millions d’Ethiopiens est compromise par les mauvaises récoltes, les pertes de bétail et le manque d’eau ! Les agriculteurs éthiopiens ont besoin de vous pour faire face à cette sécheresse et construire leur avenir.

Laissez-nous vous présenter Yeshi Tagene, cette cultivatrice volontaire et courageuse de 38 ans. La petite exploitation agricole de 1,25 ha qu’elle possède avec son mari est située dans une zone irriguée non loin de la ville de Bushoftu dans le Sud de l’Ethiopie. Ils produisent essentiellement des légumes (oignons) et des céréales (teff, blé) qu’ils vendent sur les marchés locaux:

« Il s’agit de notre principale activité pour couvrir les frais de maintenance du système d’irrigation, de redevance pour l’usage de la terre et bien entendu les intrants agricoles »

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Grâce à de nombreuses années de dur labeur et l’accès à des services de crédits et d’épargne, ils ont pu équiper la maison d’un toit en tôles, élément significatif d’amélioration de l’habitat en Éthiopie et un signe extérieur de « richesse » pour les populations rurales. Ils ont également pu acquérir des animaux (deux bœufs pour le labour, une vache, six moutons, un âne). « La production laitière de notre vache est utilisée pour notre propre consommation ».

La vie est difficile en Éthiopie mais, jusqu’à présent, Yeshi et son mari ont réussi à joindre les deux bouts. Ils assurent le minimum vital pour leurs 5 enfants : un toit, de la nourriture et un accès à l’éducation. Sa plus grande fierté est que, désormais, grâce aux bénéfices dégagés, ils peuvent envoyer leurs enfants régulièrement à l’école.

Mais une catastrophe pourrait bien détruire ce fragile équilibre !

L’Ethiopie fait face, depuis fin 2015, à sa « pire sécheresse depuis cinquante ans », selon les Nations unies. Elle est en partie causée par le phénomène météorologique El Nino, qui frappe toute l’Afrique de l’Est. (Le Monde, mars 2016)

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Yeshi a peur pour l’avenir de sa famille, car sans pluie elle ne pourra ni cultiver sa terre ni soigner son bétail. Ne trouvez-vous pas injuste que cette catastrophe puisse réduire ses efforts à néant?

Des agriculteurs comme Yeshi et son mari, il y en a des millions en Éthiopie. Pour eux aussi l’avenir s’annonce difficile… Cet épisode démontre que, malgré les efforts fournis, ils restent hautement vulnérables aux chocs climatiques comme la sécheresse… Que faire alors que de nombreux spécialistes prédisent que de telles catastrophes risquent fortement de se répéter à l’avenir, en partie à cause du changement climatique ?

A SOS Faim, nous pensons que, face à cette situation, il est indispensable de renforcer dès à présent les capacités des petits agriculteurs éthiopiens qui, comme Yeshi, voient dans leur récolte leur seul moyen de subsistance…

Et oui, des solutions existent !

SOS Faim soutient des organisations locales et des coopératives agricoles qui aident directement ces agriculteurs. A travers nos partenaires, notre objectif vise à fournir aux populations rurales une aide technique, organisationnelle et financière afin qu’ils améliorent eux-mêmes leur situation alimentaire, économique et sociale de façon durable pour qu’au final, elles soient moins vulnérables et plus autonomes face aux crises climatiques.

Nous soutenons, entre autre, notre partenaire Facilitators for Change (FC) dans la mise en œuvre de sa politique de  de gestion du risque, Disaster Risk Reduction (DRR), qui vise à renforcer la capacité de résistance des communautés vulnérables contre les catastrophes et ainsi assurer le développement durable de la région.

En savoir plus, télécharger le mailing !

Aidez-nous à soutenir les agriculteurs Ethiopiens qui, comme Yeshi, ont peut pour l’avenir de leur famille !

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Le geste du mois #4: je consomme des produits issus de la pêche durable !

Ceci n’est pas un poisson d’avril : la pêche peut être durable !

Au cours des dernières décennies, l’exploitation intensive du monde marin a augmenté de manière brutale et tragique. L’océan a trop longtemps été perçu comme une source inépuisable d’approvisionnement alimentaire. De nombreux spécialistes reconnaissent aujourd’hui que les ressources halieutiques ne sont pas illimitées et qu’elles se trouvent déjà dans un état de dégradation préoccupante.

Les océans, soit 71% de la superficie terrestre, sont indispensables à la vie sur terre et au maintien de la biodiversité et du climat. Aux quatre coins du globe, l’alimentation et le revenu de nombreuses familles dépendent directement de l’océan. Et pourtant, ces ressources vitales sont menacées par des pratiques d’exploitations non durables…

La pêche est désormais devenue une menace pour la biodiversité des océans. L’augmentation drastique de la consommation mondiale de poissons au cours de la dernière décennie ainsi que le développement technologique du secteur maritime a entrainé une exploitation massive des ressources halieutiques. Le pêche est désormais devenue une industrie intensive capable de modifier l’équilibre naturel des écosystèmes maritimes ne laissant aucun répits à la nature qui de surcroît se retrouve incapable de renouveler efficacement ses ressources. Le pillage industriel des fonds marins est par ailleurs une menace pour les pêcheries artisanales des communautés côtière très dépendantes de ces ressources halieutiques.

Surpêche, pêche pirate, destruction des fonds marins (chalutage de fond), rejets (bycatch), utilisation de poisons et explosif, pêche fantômes… Tant de pratiques responsable de la dégradation et de l’épuisement des stocks de poissons. Souvent perçue comme une solution face à la surpêche, l’aquaculture participe également à la destruction des écosystèmes naturels et exerce une pression sur les espèces sauvages.

La pollution terrestre ou maritime des océans est une autre menace pour la biodiversité et la préservation des océans ! En effet, une grande quantité des déchets et polluants produits par l’être humain est rejetés chaque année dans les océans. Engrais, pesticides utilités dans les exploitations agricoles, déchets industriels et nucléaires, eaux usées et détritus… tant de subsistances rejetées dans les cours d’eau qui finissent par atterrir dans les océans et déstabilisent l’équilibre des écosystèmes.

Les activités maritimes (exploitations minières, transport, pêche) rejettent également de grandes quantités de substances toxiques dans l’océan. Sans parler de la pollution sonore qui a des conséquences sur le comportement de certaines espèces, notamment les grands mammifères marins.

Et pourtant, il est possible de répondre à nos besoins tout en préservant les océans ! A notre échelle de consomm’acteurs, nous pouvons prendre les choses en main pour favoriser le passage d’une société qui consomme abondamment du poisson à une société qui consomme du poisson tout en préservant les océans. C’est pourquoi, SOS Faim vous invite en ce mois d’avril à vous informer sur la complexité du secteur de la pêche pour tenter de prendre des décisions éclairées en matière de consommation des produits issus de la pêche.

  • Dans quel état se trouvent nos océans ?
  • Quels sont les espèces menacées ?
  • Quel poisson dans mon assiette ?
  • Quels sont les conséquences de la pêche industrielle pour les pêcheurs traditionnels ?
  • Et moi dans tout ça, que puis-je faire ?

Immergés, donc invisible le monde océanique est dur à comprendre, mais avant de manger du poisson… allons à la pêche aux informations. C’est ce que SOS Faim vous propose en ce mois d’avril.

Restez connectés et participez à notre défi alimentation responsable #4 : consommer des produits issus de la pêche durable, car les ressources de la mer ne sont pas infinies ! Suivez-nous sur Facebook et visitez notre site campagne !

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Le geste du mois #3: je réduis mes emballages !

La société de consommation dans laquelle nous vivons n’est pas la plus respectueuse de l’environnement, loin de là… La surconsommation d’emballages ménagers est l’un des enjeux écologiques auxquels nous devons faire face. Au Luxembourg, chaque personne produit en moyenne 653 kg de déchets par an ! Notre vie quotidienne est remplie de déchets soit inutiles (flyers, journaux gratuits), soit remplaçable (ticket de caisse, emballages dans les magasins). Bref, notre société produit d’innombrables biens inutiles qui remplissent nos poubelles.

Verre, papier, aluminium, plastique : au total la production mondiale de déchets représente 3,4 à 4 milliards de tonnes par ans selon les estimations. Leur fabrication entraîne la consommation d’une quantité énorme de matières premières et d’énergie, pour une durée d’utilisation souvent très réduite. Une fois séparés du produit qu’ils protègent, les emballages jetables deviennent des déchets que la collectivité doit prendre en charge. Ces déchets forment même ce que l’on appelle communément le “7ème continent”, un amas de déchets équivalent à sept fois l’Allemagne. Au-delà de ses fonctions de conservation et d’information, l’emballage est devenu un outil de marketing: forme, matière, couleur, texte sont étudiés pour accrocher et convaincre l’acheteur potentiel en quelques secondes.

Bien trop souvent à usage unique et limité, les emballages deviennent très rapidement des déchets qui posent de plus en plus de problèmes écologiques et économiques ! En tant que consommateurs responsables, nous pouvons agir pour faire face à cette pléthore d’emballages. En ce mois de mars, SOS Faim vous lance un nouveau défi : privilégier les produits pas ou peu emballés pour réduire vos déchets ménagers.

Tout au long du mois, nous vous fournirons des informations sur « pourquoi » et surtout « comment » réduire ces déchets ménagers et de facto réduire votre empreinte alimentaire ! Alors prêt à relever le défi ?

En participant on vous propose donc de découvrir :

  • Des images, des vidéos, des explications sur les conséquences de l’accumulation des déchets ménagers d’un point de vue économique, environnemental et sanitaire.
  • Un tas d’astuces sur « comment » réduire ses déchets au quotidien.
  • Des récits de personnes qui ont atteint l’objectif « Zero Waste ».
  • La problématique des déchets du point de vue du Sud.
  • Des acteurs locaux pour vous aider dans cette démarche de réduction.

Restez connectés et participez à notre défi alimentation responsable #3 : privilégier les produits pas ou peu emballés. Suivez-nous sur Facebook et visitez notre site campagne !

 

Bénin: de nouvelles perspectives d’avenir pour les petits producteurs d’ananas !

C’est sur ses terres, dans le petit village d’Ouégbo, proche de la petite ville d’Allada, au sud du Bénin, que nous avons rendez-vous avec Georgette Houedanou. Georgette est agricultrice, « comme beaucoup de monde au Bénin ». Mariée et mère de deux enfants (universitaires), elle a commencé l’agriculture très jeune, avec ses parents. « Au début, j’ai commencé par la culture du maïs et de la tomate. Mon mari, à la base, est maçon. Lorsque les enfants sont arrivés, nous n’arrivions pas à joindre les deux bouts. Il fallait trouver autre chose », explique Georgette.

C’est un peu par hasard que Georgette s’intéresse à l’ananas. « Tout le monde produisait de l’ananas autour de nous. Notre département (NB : l’Atlantique, au sud du pays) a toujours été la terre de l’ananas au Bénin. Mais je pensais que seuls les grands propriétaires terriens pouvaient en tirer profit ». Assurément, Georgette se trompait !

Georgette est propriétaire de seulement trois hectares de terre qu’elle consacrait donc, à ses débuts, entièrement au maïs. Mais, un jour, elle décide de diversifier sa production en consacrant la moitié de ses terres à l’ananas. « Au départ, ce n’était pas facile, je n’y connaissais rien : quelle dose d’intrants me faut-il ? Comment planifier ma production ? Et surtout, où transformer et vendre mes ananas ? Comme tous les petits producteurs de la région, j’étais très mal organisée et je me débrouillais comme je pouvais », dit-elle.

C’est en adhérant au RéPAB (réseau des producteurs d’ananas du Bénin) que sa production d’ananas prend enfin son essor. « Le RéPAB nous aide à plusieurs niveaux : au niveau de la production pour accroître son volume, mais aussi et surtout au niveau de la vente : mes revenus ont ainsi nettement augmenté ! », sourit-elle.

« Pour avoir accès aux services du RéPAB, nous nous sommes d’abord organisés en coopérative, au niveau du village. Cela nous a permis d’avoir accès au « guichet intrants » de l’organisation. Nous achetons les intrants à crédit, sans intérêts mais le RéPAB prélève 400 FCFA (= 0,60 EUR par sac). Cette année, j’ai personnellement pu avoir 15 sacs d’intrants ».

Au-delà de l’accès aux intrants, son utilisation doit être très précise. « Beaucoup de producteurs font n’importe quoi. Le RéPAB nous prodigue l’appui technique requis pour éviter toute utilisation abusive », précise Georgette. « Moi, aujourd’hui, je produis 60 tonnes d’ananas sur 18 mois. L’ananas représente 70% de mes revenus : même mon mari s’y est mis, lui aussi ! » explique Georgette très fièrement. Le défi pour Georgette est de désormais passer de l’ananas conventionnel au biologique, « même si c’est plus cher et que peu de consommateurs béninois n’ont les moyens de consommer bio ».

Mais c’est au niveau de la vente de l’ananas que les choses sont plus compliquées pour Georgette et les autres producteurs. « Quand le fruit est cueilli, il faut qu’il soit transformé ou consommé dans les sept jours environ. Il y a très peu d’usines de transformation au Bénin et ce n’est pas évident pour nous de l’exporter au-delà des frontières. J’espère que le projet Fruit Tillou va nous aider dans ce sens ! », explique Georgette.

Fruit Tillou ? Il s’agit d’une PME béninoise qui va construire une unité de transformation de l’ananas à Allada. Elle a d’ailleurs proposé un contrat d’exclusivité au RéPAB. Mais les membres de l’organisation vont devoir produire 8.000 tonnes d’ananas par an, dont un quart de biologique destiné à l’exportation en France. C’est un énorme et formidable défi pour le RéPAB. « Nous sommes prêts à le relever ! Car, croyez-moi, l’ananas, on y prend goût ! », concluent Georgette et les responsables du RéBAP, très heureux et fiers d’avoir trouvé un véritable marché pour écouler leur production et enfin vivre correctement de leur travail !

Télécharger le mailing !

 

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Le geste du mois #2 : je consomme bio et équitable !

Nous achetons et consommons tous les jours de multiples denrées alimentaires: fruits et légumes frais, viandes, poissons, pâtes, boissons, surgelés, yaourts, conserves, etc. Au Luxembourg, la consommation de produits alimentaires et boissons non-alcoolisées représente 8,64% de nos dépenses totales de consommation par ménage, soit environ 411€ par mois (statec, 2015). Autant dire que nos achats alimentaires font partie intégrante de notre quotidien ! Quiconque s’intéresse au contenu de son assiette et à son impact sur la planète sait combien il est important de commencer par privilégier l’achat d’aliments issus de modes de production durable.

Bien consommer signifie donc privilégier des produits élaborés dans les meilleures conditions. Choisir des produits issus de l’agriculture biologique ou du commerce équitable c’est non seulement choisir un produit, mais c’est choisir un mode de production durable.

Quelques définitions…

  • L’agriculture biologique est un mode de production qui trouve son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevages soucieux du respect des équilibres naturels.
  • Selon l’Organisation Mondiale du Commerce équitable (www.wfto.com), le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial.

Manger mieux, c’est manger en pensant à sa santé, à l’environnement mais également aux conditions de vie des producteurs du nord comme du sud. Choisir des produits bio et équitables c’est donc opter pour un produit qui nous veut du bien !

En ce mois de février, SOS Faim vous lance un défi : manger davantage bio et équitable et ainsi soutenir des modes de production durables !

Mais lorsque l’on cherche à devenir un consommateur responsable, de multiples questions se posent à nous lors de nos achats : « comment faire pour acheter mieux avec mon rythme de vie et mes 3 enfants ? Le bio est-il réellement meilleur pour la santé ? Comment être sûr que l’argent du commerce équitable va bien au producteur ? Les produits bio sont-ils plus chers ? Les produits ont-ils été traités par des pesticides ? Devrais-je privilégier du miel produit dans ma région ou d’Amérique du Sud mais issu du commerce équitable ? Est-ce raisonnable d’acheter des pommes vertes bio de Nouvelle-Zélande ? Existent-ils des producteurs chez qui m’approvisionner dans mon coin ? ».

Tout au long du mois de février nous tenterons de vous éclairer sur ces différents aspects associés à l’alimentation responsables : l’agriculture biologique et le commerce équitable. L’objectif étant d’aider les consommateurs luxembourgeois à concilier ces solutions. La combinaison finale sera cependant fonction des choix individuels et de l’importance donnée par chacun aux critères environnementaux et/ou éthiques et/ou de santé.

Alors prêt à relever le défi ?

En participant on vous propose donc de :

  • Faire le point sur la quantité d’aliments bio/non-bio, équitable/non équitable que vous consommez par semaine ;
  • Augmenter la quantité d’aliments bio dans votre assiette ce qui pourrait être l’occasion de remplacer certains aliments préparés (et du coup bourré d’additifs alimentaires) par des équivalents bio, fait-maisons et du coup vachement moins cher (bref c’est win-win !!!).
  • Découvrir les magasins bio et producteurs bio près de chez soi ce qui peut être l’occasion de faire connaissances avec les producteurs locaux ;
  • En apprendre plus sur les labels, etc.

Restez connecté et participez à notre défi alimentation responsable #2 : je mange davantage de produits biologiques et équitables!

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