La ferme-école SAIN: L’agroécologie pour une vie saine et digne

Située dans le village de Kakanitchoé, commune d’Adjohoun, au Sud-Est du Bénin, la ferme-école SAIN s’étend actuellement sur 14 ha. Portée par l’AAGAC (l’Association Agroécologique d’Action Communautaire), ce récent partenaire de SOS Faim a pour but de former les jeunes béninois à l’agroécologie pour qu’ils puissent devenir des ambassadeurs du développement local.

« Ne doutez jamais qu’un petit nombre de citoyens engagés et réfléchis puisse changer le monde. En réalité, c’est toujours ce qui s’est passé. »

Margaret Mead
Citation affichée dans les jardins de la ferme

Le Bénin

Le Bénin partage ses frontières avec le Togo, le Burkina Faso, le Niger et le Nigéria. Malgré une croissance économique stable depuis deux décennies, la pauvreté demeure importante avec un taux de pauvreté à l’échelle nationale qui s’élevait à 38,2 % en 2020.

Environ 80% des 10,3 millions de Béninois vivent de l’agriculture. La plupart sont des agriculteurs qui cultivent de petites parcelles familiales. Pourtant, les jeunes sont souvent contraints d’aller chercher du travail en ville, faute d’opportunités en milieu rural.

En effet, dans ce pays, l’installation des jeunes agriculteurs se heurte à des problèmes essentiels : l’apprentissage du métier, l’accès à la terre ou encore le financement des moyens de production.

La ferme-école SAIN, gérée par l’AAGAC

AAGAC wurde 2006 gegründet und hat folgende Ziele:

  • Die Unterstützung und Animation von Ausbildungsmaßnahmen in ländlichen Gebieten in der Farmschule SAIN,
  • Die Verbreitung von agrarökologischen Techniken zum Schutz der Umwelt,
  • Die Eindämmung der Landflucht durch die Mobilisierung von Jugendlichen für einkommensschaffende Maßnahmen.

Le site qui encadre les formations est un lieu d’apprentissage qui développe des modes de cultures alternatifs, préservant la santé et l’environnement. Le recyclage soigneux des déchets et des sous-produits agricoles et d’élevage permet à l’exploitation de n’utiliser qu’un minimum d’intrants (pas d’engrais chimique de synthèse, pas de pesticides)

Die Farm ist ein integriertes Produktionssystem, das Pflanzenproduktion (Reis, Mais, Maniok, Gemüseanbau, Zuckerrohr, Obstbäume), Tierproduktion (Kaninchen, Hühner, Schnecken) und Fischzucht kombiniert.

Actuellement, l’offre de formation de l’AAGAC se présente comme suit :

  • Les formations « longues » durent 18 mois et sont proposées aux jeunes déscolarisés du Bénin. Elles sont prises en charge par l’association et préparent les participants au métier d’agriculteur grâce à des travaux pratiques.
  • Les formations « moyenne durée » de 12 mois s’inscrivent dans la même lignée que les formations longues.
  • Les formations « courtes », aussi ouvertes aux étrangers, sont payantes et permettent d’apporter quelques revenus à la ferme.

DEPUIS SON LANCEMENT, 108 JEUNES, DONT 19 FEMMES, ONT SUIVI LA FORMATION LONGUE ET 30 JEUNES, DONT 8 FEMMES, ONT SUIVI LA FORMATION DE MOYENNE DURÉE.

L’insertion des jeunes dans la vie active, en montant leur propre exploitation, est l’objectif ultime, visé à la suite de la formation. Pour s’en assurer, l’AAGAC accompagne et suit les jeunes dans leur installation, après l’obtention de leur diplôme.

Témoignage de CASIMIR GBONDJINON

Casimir Gbondjinon, est un jeune béninois de 27 ans qui, par manque de moyens financiers, a été obligé de quitter le lycée. Il découvre et apprend à aimer l’agriculture en travaillant chez son oncle, et s’inscrit ensuite à la formation de 18 mois donnée par la ferme SAIN avec le rêve d’avoir un jour sa propre exploitation agricole. Un rêve devenu réalité aujourd’hui.

« Ich habe die Agrarökologie dank der Farmschule SAIN entdeckt. Die Tatsache, dass ich Lebensmittel produzieren kann, ohne synthetische Chemikalien zu verwenden, die unsere Böden zerstören und uns krank machen, ist meine größte Motivation. Ich bin stolz darauf, dass ich das Gelernte heute auf meiner eigenen kleinen Farm in die Praxis umsetzen kann. »

Grâce aux cours théoriques, mais surtout à la pratique de l’agriculture sur le site de la ferme et en stage dans une autre exploitation agricole, Casimir a affiné ses connaissances et a pu développer son propre projet de ferme. Pour l’aider à le concrétiser, l’AAGAC lui a apporté un soutien financier et a mis des semences à sa disposition. Grâce à ce coup de pouce, dès la fin de la formation, Casimir a pu s’installer et lancer sa production de légumes, de poules et de lapins.

« Ich möchte ein Beispiel sein, ich möchte ein Botschafter für agrarökologische Praktiken werden. »

Aujourd’hui, il est toujours en contact avec la ferme SAIN et y est souvent invité pour renforcer l’équipe des formateurs et échanger sur les pratiques agroécologiques avec les nouveaux apprenants.

SOS Faim et l’AAGAC

SOS Faim a décidé de soutenir l’AAGAC et la ferme-école pour la période 2021-2023. L’appui se concentrera sur les formations des jeunes et leur insertion professionnelle. Il permettra également de soutenir le fonctionnement de l’association.

EN 2021, SOS FAIM DOIT MOBILISER 10.000€ DE DONS POUR AIDER L’AAGAC À CONCRÉTISER SES AMBITIONS. CE MONTANT EST ENSUITE MULTIPLIÉ PAR QUATRE PAR LE COFINANCEMENT DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES ET EUROPÉENNES (DIRECTION DE LA COOPÉRATION).

ENSEMBLE, AIDONS LES JEUNES BÉNINOIS À VIVRE SAINEMENT ET DIGNEMENT

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Éthiopie : Une agriculture durable pour une vie meilleure

Dans ce bulletin d’information, nous partons à la rencontre de notre partenaire Facilitator for Change (FC). FC est une ONG éthiopienne engagée dans la promotion des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement en vue d’améliorer les conditions de vie des agriculteurs.

L’Éthiopie est le deuxième pays d’Afrique en termes de population et la grande majorité vit de l’agriculture en milieu rural. L’insécurité alimentaire reste un défi majeur pour le pays. La majorité des producteurs dépend des cultures de maïs, de blé, de pommes de terre, d’orge, de teff (graine de farine sans gluten) et de café, destinées essentiellement à l’exportation. Non seulement elles ne nourrissent pas la population locale mais, en outre, elles sont gourmandes en engrais chimiques, ce qui réduit la fertilité des sols, dégrade l’environnement et fragilise la santé des cultivateurs ainsi que des consommateurs.

Pendant de longues décennies, le gouvernement s’est concentré sur l’augmentation de la production agricole en accordant moins d’attention à l’exploitation durable des terres.

Zoom sur FC – Éthiopie

Partenaire de SOS Faim depuis 2003, Facilitator for Change (FC) est une ONG éthiopienne créée en 1998 dans le but de soutenir les communautés défavorisées du pays. L’ONG promeut un développement durable pour que les paysans puissent surmonter eux-mêmes leurs problèmes de pauvreté et deviennent acteurs de leur propre processus de développement.

Depuis quelques années, SOS Faim soutient FC en vue d’améliorer les conditions de vie des paysans tout en promouvant une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Les agriculteurs sont formés au traitement organique des sols et à la rotation des cultures, à la production de légumineuses, à la multiplication de semences locales paysannes, à la préparation et à l’utilisation de compost, à l’association élevage-cultures, etc.

DEPUIS 2019 3.278 AGRICULTEURS ONT BÉNÉFICIÉ DE CE TYPE DE FORMATIONS.

Ainsi, les moyens de subsistance des communautés sont améliorés et leur résilience au changement climatique et à ses conséquences est renforcée.

DES LÉGUMINEUSES POUR AMÉLIORER L’ALIMENTATION, LE REVENU ET LA FERTILITÉ DU SOL.

Un axe important du programme est la diversification des cultures par l’introduction de légumineuses comme le soja ou les haricots verts dans les systèmes de production pour améliorer la fertilité du sol.

Cette diversification des cultures n’a pas seulement un impact positif sur l’environnement mais représente aussi un avantage économique pour les producteurs qui dépendent moins des cultures d’exportation gourmandes en engrais chimiques onéreux. En plus, ces légumineuses ont une haute valeur nutritionnelle ce qui est bénéfique pour la sécurité alimentaire de la famille. Le surplus est vendu sur le marché local ce qui procure un revenu direct complémentaire à l’agriculteur et à sa famille.

Témoignage de MONSIEUR GETACHEW WUDU

M. Getachew Wudu (57 ans) est marié et père de cinq enfants entre 11 et 26 ans. La famille vit à Shaka, un village de la région d’Amhara au Nord de l’Ethiopie.

Depuis la participation de M. Wudu et de son épouse à la formation organisée par FC, la situation du foyer s’est remarquablement améliorée.

Ils ont notamment été formés à la fabrication de différents engrais naturels à partir de matériaux disponibles localement afin d’améliorer la fertilité du sol. Par ailleurs, la famille a également été accompagnée dans la construction d’un four à biogaz. Ainsi, elle a pu réduire sa consommation de bois de chauffage et améliorer l’état de santé de ses membres en minimisant les émissions de fumée.

La formation fut également le point de départ de la diversification de l’exploitation agricole familiale où l’on retrouve maintenant des céréales (maïs, blé, teff, orge et millet), des légumes (pommes de terre, carottes, betteraves et choux) et des arbres fruitiers (avocats). La diversification s’est poursuivie avec l’élevage d’animaux et la production de miel.

LA FAMILLE A DOUBLÉ SA PRODUCTION SUR SA SURFACE DE SEULEMENT UN DEMI HECTARE ET CE, SANS L’USAGE D’ENGRAIS CHIMIQUES !

La famille peut maintenant se nourrir de manière adéquate grâce à la consommation d’aliments variés. En peu de temps, la vie de la famille a considérablement changé. Bien que la majorité de la récolte soit principalement destinée à la consommation du ménage, la famille est capable de vendre un petit surplus sur le marché local, lui permettant de couvrir : les frais d’inscription à l’école des enfants et la santé du ménage.

Le témoignage de Getachew démontre que le développement agricole et le respect de l’environnement sont tout à fait conciliables dans la lutte contre la faim.

SOS Faim au côté de FC

Durant les trois prochaines années, FC souhaite renforcer et élargir son programme de formation en lien avec les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Notre partenaire a l’ambition de former près de 3.800 paysans et paysannes supplémentaires.

Pour cela, rien qu’en 2021, SOS Faim doit mobiliser 30.000€ de dons pour aider FC à concrétiser ses ambitions.

ENSEMBLE, AIDONS LES PAYSANS EN ETHIOPIE À AMÉLIORER DURABLEMENT LEURS CONDITIONS DE VIE !

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Financer l’agriculture familiale: une clé du développement !

Les agricultures familiales ont un rôle majeur à jouer dans le développement et la sécurité alimentaire des pays du Sud mais les contraintes à leur développement restent importantes.

Pour se moderniser et se développer, ces agricultures ont besoin d’investir et, souvent, faute de ressources propres suffisantes, d’accéder à des services financiers adaptés : crédit, épargne, assurances…. Or ces services financiers restent déficients face à la demande énorme des agriculteurs.

Les éleveurs, les jeunes agriculteurs et les organisations paysannes sont particulièrement défavorisés dans l’accès au crédit.

Une offre non adaptée à la demande

Ces dernières années, la microfinance s’est particulièrement développée en milieu rural. Toutefois, l’offre en services financiers n’est pas toujours adaptée au monde agricole pour diverses raisons:

  • Les volumes financiers disponibles pour le crédit à l’agriculture sont faibles au regard de l’ampleur de la demande et ils se concentrent sur du crédit de court terme;
  • Les crédits de moyen terme et de long terme font largement défaut;
  • Les taux d’intérêt proposés, notamment par la microfinance, sont souvent difficilement compatibles avec le niveau de rentabilité des activités agricoles familiales;
  • L’offre de services financiers est peu adaptée à la nature systémique des besoins de financement des agriculteurs familiaux qui combinent des productions agricoles vivrières et commerciales, différentes formes d’élevage et souvent des activités non agricoles ; les besoins de financement familiaux (sécurité alimentaire, école, santé, …) sont étroitement liés aux besoins productifs;
  • La méconnaissance et la méfiance restent grandes entre secteurs agricoles et financiers, entravant les efforts d’innovation.

Les « risques agricoles », un frein pour les institutions financières:

Par ailleurs, les aléas climatiques (sécheresses, inondations), sanitaires (attaques parasitaires), les risques économiques (systèmes financiers) et les risques familiaux (problèmes de santé, décès) sont tant de facteurs qui expliquent la faiblesse des crédits octroyés à l’agriculture.

De nombreuses solutions existent pourtant pour diminuer ces risques.

L’accès aux services financiers pour sortir de la pauvreté:

Si la production est faible, l’agriculteur rentre dans un cercle vicieux de pauvreté dont il est dur de sortir. Les services financiers de crédits, épargnes et assurances peuvent transformer ce cercle et l’aider à sortir de la pauvreté.

En effet, le développement économique peut être perçu comme un cercle vertueux :

  • La production génère des revenus qui couvrent les besoins de l’unité écono­mique ;
  • Les surplus génèrent de l’épargne mobilisable pour faire face aux chocs mais aussi pour investir ;
  • L’investissement permet d’intensifier la production et de générer davantage de surplus.

Financer l’agriculture familiale est une clé du développement !

Avec ses nombreux clients potentiels, le financement agricole est pourtant une opportunité de développement pour les institutions financières qui ont pourtant du mal à y investir.

C’est pourquoi, SOS Faim œuvre depuis de nombreuses années à renforcer le dialogue entre les organisations paysannes (OP) et les institutions financières, à produire des outils d’appui et de capitalisation sur ce thème, et à soutenir directement des OP dans leur accès aux services financiers.

Au Bénin, le Réseau national des caisses villageoises et de crédit autogéré (RENACA) s’engage dans le financement agricole avec le soutien de SOS Faim.

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Bénin: la finance au service des paysans

Dans ce bulletin d’information, nous partons au Bénin à la rencontre du Réseau national des caisses villageoises et de crédit autogéré (RENACA) qui après avoir investi le monde rural s’engage dans le financement agricole avec le soutien de SOS Faim.

Zoom sur le RENACA – Bénin

Au Bénin, plus de la moitié de la population réside en zone rurale, éloignée des villes où sont concentrés la plupart des services bancaires traditionnels. Pour pallier à l’exclusion financière, des institutions de microfinance comme RENACA ont vu le jour à travers le pays.

Créé en 2005, Le Réseau national des caisses villageoises et de crédit autogéré (RENACA) est l’une des institutions de microfinance les plus actives du Bénin.

Depuis ses débuts, SOS Faim soutient ce réseau mutualiste, qui compte près de 147 000 clients sociétaires dont 60% de femmes. Présent dans 6 des 12 régions du pays, RENACA offre à ses clients des crédits individuels, de groupes et des services non financiers comme des formations à la gestion des finances personnelles et professionnelles. Les relations de confiance et de proximité avec les clients, encouragées par la mise en place de nombreux guichets à travers le territoire sont aussi à l’origine du RENACA qui a aidé plusieurs centaines de milliers de béninois à s’assurer un avenir meilleur.

Malgré ses résultats encourageants en milieu rural, les exploitations agricoles familiales ont difficilement accès aux services financiers proposés par le RENACA qui ne sont pas adaptés à leurs réalités.

Vers le financement agricole…

Depuis 2017, le RENACA se tourne vers le financement agricole avec l’appui de SOS Faim. Ils ont d’abord élaboré une politique de crédit adaptée à l’agriculture. Le Réseau s’est ensuite appuyer sur des Organisations Paysannes (OP) pour mieux structurer son intervention dans ce secteur. Des rencontres ont été organisées avec ANOPER (Association Nationale des Organisations Professionnelles des Eleveurs de Ruminants) et RéPAB (Réseau des Producteurs d’Ananas du Bénin) – deux organisations partenaires de SOS Faim. Ces visites ont permis aux différentes parties d’approfondir leurs connaissances les unes sur les autres. En 2019, une convention de partenariat a été signée entre le RENACA et les deux OP et les premiers crédits ont été octroyés en 2020 aux membres de ces OP.

Au total, 3.662 bénéficiaires agricoles ont bénéficié d’un crédit qui peut considérablement changer leur vie.

Témoignage: Huguette, 45 ans, productrice d’ananas.

Huguette, 45 ans, est productrice d’ananas dans le Commune d’Allada au sud du Bénin. En 2020 elle a bénéficié d’un crédit de 600 euros sur 12 mois auprès du RENACA pour augmenter sa production d’ananas qu’elle vend à l’entreprise Fruit Tillou grâce au Répab (partenaire de SOS Faim).

« Je cultive l’ananas sur 1.5ha. Grâce au soutien du Répab je suis certifiée bio et équitable. J’ai toujours voulu augmenter un peu ma production mais je ne pouvais pas acheter plus d’engrais organiques nécessaires à la production tout en assumant les besoins de mes 4 enfants ».

« Grâce à ce crédit, j’ai pu me fournir en intrants supplémentaires tout en assumant les frais de scolarité, de santé et d’alimentation de ma famille. Cela a augmenté ma production et mon revenu. Je vais aujourd’hui pouvoir construire une annexe à ma maison pour la louer et diversifier mon revenu ».

Huguette, 45ans, productrice d’Ananas (Bénin)

Témoignage: Lafia, 56 ans, éleveur.

Lafia a 56 ans est agriculteur-éleveur dans la Commune de Gogounou au Nord du Bénin et père de 7 enfants. En tant que membre de l’ANOPER (partenaire de SOS Faim), il a été mis en contact avec l’institution de microfinance RENACA qui lui a accordé un crédit pour développer son activité.

Le crédit de 3.000€ sur douze mois lui a permis de mettre en culture une plus grande superficie de céréale mais également d’agrandir son cheptel de bovins qu’il engraisse pour la vente.

« Grâce au crédit j’ai pu améliorer ma production vivrières (niébé, voandzou, patate et igname) que ma famille consomme et vend le surplus au marché. Le reste des récoltes a également été un fourrage de bonne qualité pour mon cheptel »

Lafia, 56 ans, éleveur (Bénin)

En augmentant sa capacité de production et son revenu, Lafia va pouvoir investir à nouveau dans son exploitation, le début d’un cercle vertueux ?

SOS Faim au côté du RENACA

En 2021, SOS Faim continue d’encourager le RENACA sur le financement agricole où l’offre est loin de combler la demande. Avec ses nombreux clients potentiels, le financement agricole est une opportunité de développement pour les institutions financières qui ont pourtant du mal à y investir.

C’est pourquoi, SOS Faim œuvre depuis de nombreuses années à renforcer le dialogue entre les organisations paysannes (OP) et les institutions financières, à produire des outils d’appui et de capitalisation sur ce thème, et à soutenir directement des OP dans leur accès aux services financiers.

En 2021, SOS Faim doit mobiliser 35.000€ pour continuer de soutenir le RENACA. Parallèlement, SOS Faim soutien les organisations paysannes dont sont membres Huguette (Répab) et Lafa (ANOPER) et qui les accompagnent dans leur activité agricole. Pour soutenir ces organisations SOS Faim a besoin de 9.000€ pour le Répab et 14.000€ pour l’ANOPER soit 58.000€ rien que pour ces partenaires au Bénin.

Ensemble, aidons les paysans du Bénin à avoir accès à des services financiers adaptés nécessaire pour améliorer leur condition de vie de manière durable.

Participez au changement, faites un don !

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En savoir plus sur le financement agricole

En 2021, restons solidaires !

690 millions de personnes souffrent toujours de la faim dans le monde. Cette situation, extrêmement alarmante, est accentuée par la pandémie de Covid-19 qui est révélatrice d’un système alimentaire à bout de souffle.

Cette crise montre toute l’importance de promouvoir une autre forme d’agriculture, plus résiliente et solidaire !

SOS Faim est le premier acteur au
Luxembourg qui la promeut !

Le mot du Président:

Une année marquée par la crise du coronavirus vient de se terminer. L’année 2021 sera celle de la reconstruction et – je l’espère du moins – de la mise en place, non seulement d’un modèle de société plus collaboratif et plus solidaire, mais aussi de relations de coopération rééquilibrées entre une ONGD « fournisseuse d’expertise », telle que SOS Faim, et les organisations «bénéficiaires » dont nous sommes partenaires dans nos six pays d’intervention. En ce début d’année, je voudrais vous remercier de votre soutien constant – qui n’a pas faibli pendant la pandémie du COVID-19 -, et remercier aussi nos équipes, à Schifflange et en Afrique, qui, malgré l’impossibilité d’un contact direct, ont su s’informer mutuellement, échanger sur leurs pratiques et co-construire de nouveaux modèles de coopération. À vous tou.te.s, à nous tou.te.s, je présente les meilleurs voeux de bonne santé et de bonheur pour une année que j’espère résiliente et créative.

Raymond Weber
Président de SOS Faim

SOS Faim recrute !

Version française plus bas.

Lust auf eine spannende Arbeit für eine gerechtere und geeintere Welt?

Arbeiten sie mit uns zusammen !

SOS Faim (SOS Hunger) Luxemburg ist eine zivilgesellschaftlichen Organisation, die sich für die Transformation der Agrar- und Lebensmittelsysteme einsetzt, indem sie Organisationen unterstützt, die sich für die Entwicklung nachhaltiger landwirtschaftlicher Familienbetriebe in Afrika einsetzen, und einen verantwortungsvollen Lebensmittelkonsum in Luxemburg fördert.

Für weitere Informationen:

www.sosfaim.luwww.changeonsdemenu.lu

Im Rahmen seiner Sensibilisierungs- und Aufklärungsaktivitäten für globales Lernen/entwicklungspolitische Bildungsarbeit strebt SOS Faim – SOS Hunger die sofortige Anstellung oder Anstellung nach Vereinbarung eines/r

REFERENT/IN FÜR ENTWICKLUNGSPOLITISCHE BILDUNGSARBEIT (M/W)

Für eine unbefristete Anstellung zu 32 Std./Woche

Aufgaben:

  • Konzeption und Durchführung von Kampagnen zur Ernährungssouveränität und zum Recht auf Nahrung für verschiedene Zielgruppen, insbesondere für inländische und europäische Politiker, Lehrpersonal und junge Menschen
  • Konzeption, Erstellung, Aktualisierung und Verbreitung von Medien, einschließlich digitaler Medien, für die verschiedenen Zielgruppen
  • Aktive Teilnahme an Konsultationssitzungen, an der Organisation von gemeinsamen Aktivitäten und Kampagnen mit anderen Akteuren der luxemburgischen und europäischen Zivilgesellschaft
  • Erstellung von Finanzierungsanträgen und Tätigkeitsberichten für Spender

Fähigkeiten / Profil:

  • Höheres oder universitäres Niveau in den Humanwissenschaften (Politik-, Erziehungs-, Sozial- oder Umweltwissenschaften, Soziologie, Anthropologie, internationale Beziehungen, Kommunikation, kulturelle Mediation, Entwicklungszusammenarbeit, usw.).
  • Mind. 3 Jahre Erfahrung im gemeinnützigen Sektor, idealerweise in einer ähnlichen Position in einer zivilgesellschaftlichen Organisation
  • Kenntnis der drei Landessprachen (oder zumindest perfektes mündliches und schriftliches Beherrschen von zwei dieser Sprachen) und gute Englischkenntnisse
  • Gute Kenntnisse der inländischen und europäischen/internationalen politischen Fragen im Zusammenhang mit der Ernährungssouveränität und dem Recht auf Nahrung (Rechte der Landwirte, GAP, Handelsabkommen, Politikkohärenz zum Zweck der Entwicklung, usw.)
  • Wissen über die Werte und Prinzipien der ländlichen Agrarwirtschaft
  • Gute Kenntnis inländischer, grenzüberschreitender und internationaler Initiativen für nachhaltige landwirtschaftliche Produktion und verantwortungsvollen Konsum
  • Gute Kenntnisse des politischen, assoziativen und bildungspolitischen Gefüges von Luxemburg und der Großregion
  • Beherrschung der Office Suite Software und von digitalen Kommunikations-Tools

Erforderliche Qualifikationen:

  • Starkes Bekenntnis zu den Werten von SOS Faim – SOS Hunger (Solidarität, Gerechtigkeit, Würde, Engagement)
  • Fähigkeit zur Teamarbeit bei gleichzeitig sehr autonomem Arbeiten
  • Neugierde und Mut
  • Flexibilität
  • Fähigkeit, sich selbst in Frage zu stellen
  • Ausgeprägte Fähigkeiten der schriftlichen und mündlichen Kommunikation
  • Große Offenheit für Interkulturalität
  • Gründlichkeit und Organisationssinn

Wir bieten:

  • Vergütung in Übereinstimmung mit Ihrem Profil und Ihrer bisherigen Erfahrung
  • Flexible Arbeitszeiten, um die Vereinbarkeit von Privat- und Berufsleben zu unterstützen
  • Bis zu 50% der Arbeitszeit als Telearbeit (außerhalb der Covid-Zeit) mit Bereitstellung der erforderlichen IT-Ausstattung
  • 32 Tage gesetzlicher Urlaub (anteilig für die Teilzeitarbeit)
  • Rückerstattung der Kosten für Geschäftsreisen und grenzüberschreitendes Pendeln (Inlandsreisen sind kostenlos)
  • Monatliche Essensgutscheine mit einem Nennwert von 10,80 EUR
  • Krankenzusatzversicherung
  • Kostenlose überdachte Parkplätze an durchschnittlich zwei Tagen in der Woche
  • Berufliche Schulungen während der Arbeitszeit
  • Strikte Achtung der Privatsphäre (Briefgeheimnis, Zustimmung zum Fotografieren und zur Veröffentlichung, Recht auf Unterbrechung der Verbindung, usw.)
  • Eine angenehme Arbeitsumgebung in einem Team von 12 engagierten und eng miteinander verbundenen Personen, die von einem Vorstand beaufsichtigt werden

Die Position erfordert häufige Reisen nach Luxemburg, gelegentliche Reisen in die Großregion, und nach Afrika. Ein eigenes Fahrzeug ist daher wünschenswert. Die Büros von SOS Faim – SOS Hunger befinden sich in Schifflingen (Schifflange), in der Nähe des Bahnhofs.

Wenn Sie interessiert sind und dem geforderten Profil entsprechen, senden Sie Ihre Bewerbungsunterlagen bitte ausschließlich per E-Mail bis 15. Januar 2021 an:

SOS Faim Asbl

Frau Stéphanie RAJCHEL, Leiterin der Personalabteilung

sra@sosfaim.org

Bewerbungen von Personen mit Behinderungen sind willkommen.

Jeder Kandidat erhält eine Antwort auf seine Bewerbung.

ENVIE D’UN JOB PASSIONNANT POUR UN MONDE PLUS JUSTE ET PLUS SOLIDAIRE ?

REJOIGNEZ-NOUS !

SOS Faim Luxembourg est une organisation de la société civile qui agit pour la transformation des systèmes agricole et alimentaire en accompagnant des organisations engagées pour le développement de l’agriculture familiale durable en Afrique et en promouvant une consommation alimentaire responsable au Luxembourg.

Pour davantage d’informations:

www.sosfaim.luwww.changeonsdemenu.lu

Dans le cadre de ses activités de sensibilisation et d’éducation à la citoyenneté mondiale, SOS Faim recherche pour entrée immédiate ou à convenir un(e)

RESPONSABLE DE L’EDUCATION A LA CITOYENNETE MONDIALE (H/F)

Pour un poste à 32 h/ sem. à durée indéterminée

Tâches :

  • Conception et mise en oeuvre de campagnes sur la souveraineté alimentaire et le droit à l’alimentation à l’attention de différents publics en particulier les décideurs politiques nationaux et européens, les enseignants et les jeunes
  • Conception, rédaction, mise à jour et diffusion des supports y compris digitaux à l’attention des différents publics visés
  • Participation active à des réunions de concertation, à l’organisation d’activités et de campagnes communes avec d’autres acteurs de la société civile luxembourgeoise ou européenne
  • Rédaction des demandes de financement et des rapports d’activités pour les bailleurs de fonds

Compétences / Profil :

  • De niveau supérieur ou universitaire en sciences humaines (sciences politiques, éducatives, sociales, de l’environnement, sociologie, anthropologie, relations internationales, communication, médiation culturelle,, coopération au développement…)
  • Min. 3 ans d’expérience dans le secteur associatif, idéalement dans un poste similaire au sein d’une organisation de la société civile
  • Connaissance des 3 langues nationales (ou, au strict minimum, parfaite maîtrise orale et écrite de deux d’entre elles) et bonnes connaissances de l’anglais
  • Bonne connaissance des enjeux politiques nationaux et européens/internationaux relatifs à la souveraineté alimentaire et au droit à l’alimentation (Droit des Paysans, PAC, accords commerciaux, cohérence des politiques pour le développement, …)
  • Connaissance des valeurs et des principes de l’agriculture paysanne
  • Bonne connaissance des initiatives nationales, transfrontalières et internationales en matière de production agricole durable et de consommation responsable
  • Bonne connaissance du tissu politique, associatif et éducatif luxembourgeois et de la Grande Région
  • Maîtrise des logiciels du Pack Office et des outils de communication numérique

Qualités requises :

  • Forte adhésion aux valeurs de SOS Faim (solidarité, équité, dignité, engagement)
  • Grande aptitude à travailler en équipe tout en étant très autonome
  • Curiosité et audace
  • Flexibilité
  • Capacités à se remettre en question
  • Hautes compétences en communication écrite et orale
  • Grande ouverture à l’interculturalité
  • Rigueur et sens de l’organisation

Nous offrons :

  • Une rémunération en adéquation avec votre profil et votre expérience antérieure
  • Des horaires flexibles facilitant l’articulation entre la vie privée et la vie professionnelle
  • Le télétravail jusqu’à 50% du temps travail (hors période Covid) avec mise à disposition du matériel informatique requis
  • 32 jours de congés légaux (au prorata pour les temps partiels)
  • Le remboursement des frais de déplacement professionnel et transfrontalier ‘domicile-bureau’ (les déplacements nationaux étant gratuits)
  • Des chèques-repas mensuels d’une valeur faciale de 10,80 EUR
  • Une assurance santé complémentaire
  • Un parking couvert gratuit deux jours par semaine en moyenne
  • Des formations professionnelles durant le temps de travail
  • Le strict respect de la vie privée (secret de la correspondance, consentement à la prise de vue et à la publication, droit à la déconnexion…)
  • Un cadre de travail agréable au sein d’une équipe de 12 personnes engagées et soudées, supervisée par un Conseil d’administration

Ce poste requiert des déplacements fréquents au Luxembourg et plus ponctuels en Grande Région et en Afrique. Un véhicule personnel est donc souhaitable. Les bureaux de SOS Faim sont situés à Schifflange, à deux pas de la gare ferroviaire.

Si vous êtes intéressé(e) et que vous correspondez au profil requis, veuillez envoyer votre dossier de candidature uniquement par courriel pour le 15 janvier 2021 à :

SOS Faim Asbl

Madame Stéphanie RAJCHEL, Responsable des ressources humaines

sra@sosfaim.org

Les candidatures de personnes en situation de handicap sont recommandées.

Chaque candidat recevra une réponse à sa candidature.


Plus que jamais soyons solidaires !

C’est une année particulière qui s’achève. Qui aurait cru il y a un an qu’un minuscule virus, allait mettre l’économie mondiale à genoux et exacerber la pauvreté et les inégalités mondiale? La pandémie a démontré notre vulnérabilité et la fragilité de notre système. La Covid-19 nous a fait prendre conscience que rien n’est plus précieux dans la vie que la santé. Et que, face aux difficultés économiques, psychologiques et sociales qu’il engendre, rien n’est plus important que la SOLIDARITÉ.

Soyons solidaires avec nos proches, nos aînés, nos amis, nos voisins et toutes les personnes les plus vulnérables de notre entourage. Mais soyons solidaires avec les plus démunis des pays lointains, comme en Afrique. Là où les systèmes de santé sont très faibles et où la sécurité sociale inexistante pour la plupart des personnes. Là où des gens, malgré la pauvreté, malgré l’insécurité, malgré la pandémie, ne cessent de retrousser leurs manches pour se nourrir, pour nourrir leur famille et pour vivre dignement.

Plus que jamais, soyons solidaires !

Un monde sans faim est possible grâce à une agriculture locale, familiale et durable

Plus que jamais SOS Faim soutien, à travers ses partenaires, des acteurs de changement pour faire face aux enjeux alimentaires, sociaux et environnementaux actuels

Pour mener à bien nos actions, votre soutien est indispensable ! Nous ne pouvons y arriver sans vous…





Malgré la crise le combat continue: un nouvel appui en microfinance au Mali

Au Mali, la population fait face à de nombreuses crises successives : politique, économique, alimentaire, sécuritaire. C’est sans compter les effets redoutés de la pandémie du coronavirus qui vient fragiliser davantage la situation socio-économique de la population. La sécurité alimentaire au Mali est préoccupante : plus de 3 millions de personnes sont concernées dont un million en insécurité alimentaire grave.

Le secteur agricole occupe 65% de la population mais ne contribue qu’à environ 38,5% du PIB du pays. Ceci traduit les faibles performances de l’activité agricole, principale cause de pauvreté. Le potentiel agricole du Mali est pourtant colossal et pourrait largement contribuer à la lutte contre la faim. Malheureusement, ce potentiel n’est pas exploité comme il pourrait l’être, faute de capacités techniques et organisationnelles, mais surtout faute de moyens.

Le réseau des caisses villageoises d’épargne et de crédit autogérées (CVECA)

Malgré le contexte difficile, afin de renforcer les activités agricoles au Mali, SOS Faim a développé un nouveau partenariat avec le réseau des caisses villageoises d’épargne et de crédit autogérées (CVECA) dans la région ‘Office du Niger’ (ON) au Mali.

Le réseau des CVECA-ON/Ségou a des caisses dans 64 villages au Mali. En partenariat SOS Faim appuie le réseau dans sa stratégie d’extension et de décentralisation pour ouvrir deux nouvelles caisses villageoises dans les villages de Touna (37.000 habitants) et de Konobougou (48.377 habitants).

Le potentiel de la région est immense. Paradoxalement, l’activité économique a du mal à se développer. Mais alors pourquoi? Deux obstacles majeurs semblent se dessiner:

  • L’accès difficile au crédit;
  • Le manque de fonds de roulement.

En quoi ces caisses changeront la vie des gens?

Le manque d’opportunités économiques de la région pousse les jeunes à migrer vers la ville, vers d’autres pays en quête d’un avenir meilleur. Les deux caisses financées par SOS Faim contribueront à donner un avenir aux villageois sur leurs terres, notamment les jeunes.

En l’absence d’option formelle pour déposer ou épargner leurs avoirs, la population se voit obligée de les cacher avec les risques que cela comporte,
au vu de la situation sécuritaire de la région. Selon une enquête, les intentions de dépôts d’épargne de la population locale varient entre 7€ et
200€ par ménage. Les caisses permettront de sécuriser la précieuse épargne des villageois.

Un exemple concret: dans la région, les femmes récoltent les fruits du karité. Organisées en groupements solidaires, elles pourraient ouvrir des unités de transformation, produire du beurre de karité et le vendre sur le marché. Actuellement, le manque de moyens les empêche de pouvoir se lancer dans une telle activité de transformation qui permettrait d’augmenter significativement le revenu de la famille. Grâce aux caisses, ce ne sera plus le cas.

Enfin, l’accès au crédit permettra aux agriculteurs de se fournir en intrants, en semences et en petits outillages nécessaires en début de campagne agricole.

Comment fonctionne une caisse?

Les caisses rurales sont encadrées par un «comité
de gestion» constitué de cinq membres de la population locale et d’un technicien de l’institution de microfinance. Ce comité évalue les demandes de crédit. Étant donné son ancrage local, ses membres connaissent chaque demandeur et sa capacité de paiement, ce qui explique la grande réussite des crédits en termes de remboursement. Les crédits octroyés varient entre 150€ et 4.000€ sur une durée de 6 à 36 mois.

Un monde sans faim est possible grâce à une agriculture locale, familiale et durable.

Au Mali, avec ce nouveau partenariat, nous accompagnons les villageois à investir dans leur avenir à travers l’épargne et le crédit

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Journée mondiale de l’alimentation 2020

Cette année encore, la faim dans le monde augmente : elle a concerné 60 millions de nouvelles personnes en cinq ans. Plus inquiétant encore, cette augmentation ne prend pas en compte les effets du Covid-19. Selon les premières estimations, près de 132 millions de personnes supplémentaires pourraient être concernées par la sous-alimentation à cause de ce virus.

Une situation fragile qui risque de s’aggraver davantage en raison des pluies diluviennes qui ravagent actuellement la bande sahélienne. C’est en Afrique que la croissance de la faim est la plus rapide. 250 millions de personnes sont sous alimentées, soit 19,1% de la population africaine. Selon les projections faites par les Nations Unies, d’ici 2030, l’Afrique pourrait comptabiliser la moitié des personnes sous alimentées dans le monde.

Cette année, le mot d’ordre de la Journée Mondiale pour l’Alimentation (16 octobre) est : « Cultiver, nourrir, préserver. Ensemble. » L’ONU, via la FAO – L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture -, lance un appel à la solidarité mondiale afin d’aider les populations les plus vulnérables à se relever de la crise du Covid-19 et à rendre leurs systèmes alimentaires plus durables et plus résilients. Principale solution avancée : la généralisation de pratiques agricoles qui préservent les ressources naturelles, notre santé et le climat.

Par son action, SOS Faim répond à l’appel de la FAO. A travers son soutien permanent à l’agriculture familiale dans six pays d’Afrique, SOS Faim favorise les cultures vivrières et durables, afin de donner aux paysans la capacité de se nourrir et de nourrir chaque citoyen. SOS Faim défend plus que tout une agriculture économiquement viable, socialement responsable et respectueuse de l’environnement.

L’action de SOS Faim et de ses partenaires en Afrique touche environ 500.000 producteurs agricoles, ainsi que leurs familles. Nos partenaires accompagnent les paysans dans le développement et la diversification de leurs exploitations. Ils rendent possible un meilleur accès aux ressources en leur facilitant l’accès au crédit, aux semences traditionnelles de qualité, aux formations, à des centrales d’achats…

En faisant un don à SOS Faim, vous contribuez à réduire la faim dans le monde tout en accompagnant l’élan mondial pour une agriculture durable, plus respectueuse des Hommes et de la Terre. Il est temps d’agir, ensemble. Soutenons les héros de l’alimentation, ceux qui nourrissent le monde même en temps de crise. Un grand merci à toutes et à tous !

L’agroécologie: nourrir le monde sans le détruire

Convaincus qu’elle peut nourrir le monde, SOS Faim a toujours soutenu l’agriculture familiale durable. Aujourd’hui, un nouveau concept voit le jour et mérite d’être connu et soutenu : l’agroécologie.

L'agroécologie: différentes composantes

À bien des égards, l’agroécologie est l’antithèse des systèmes agricoles conventionnels actuels, axés sur la monoculture, la maximisation des rendements et fortement liés aux multinationales. Là où l’agriculture conventionnelle cherche à simplifier, l’agroécologie embrasse la complexité. Là où l’agriculture conventionnelle élimine la biodiversité, l’agroécologie s’appuie sur elle. Là où l’agriculture conventionnelle pollue et dégrade, l’agroécologie régénère et restaure, en travaillant avec la nature – et non contre elle.

Dans notre dernier bulletin d’informations à nos donateurs (septembre 2020), nous présentons ce modèle de production que nous aimerons voir se développer, en Afrique comme en Europe.

En soutenant SOS Faim, vous soutenez une vision globale pour lutter contre la faim dans le monde.

Afin de soutenir notre démarche, d’accompagner les producteurs africains vers une plus grande autonomie et de renforcer la sécurité alimentaire, faites un don à SOS Faim !