16 octobre – Journée Mondiale de l’Alimentation

Agir pour l’avenir – Améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie

Tous les ans, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Alimentation qui est célébrée le 16 octobre, des personnes se mobilisent dans le monde entier. Le thème retenu pour cette année est « Agir pour l’avenir – Améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie ». Avec ce slogan, les Nations Unies, via la FAO – l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture -, attirent l’attention sur la nécessité de soutenir la transformation vers des systèmes agroalimentaires plus efficaces, inclusifs, résilients et durables. Marquée pour la deuxième fois par la pandémie du Covid-19, la Journée Mondiale de l’Alimentation est l’occasion pour nous de regarder vers l’avenir que nous devons construire ensemble : un avenir sans faim.

Bien avant que nos vies ne soient bouleversées par le Covid au printemps dernier, le nombre de personnes souffrant de faim dans le monde avait déjà augmenté en raison de la multiplication des conflits et des effets du changement climatique. Mais les mesures mises en place suite à la propagation du virus ont amplifié les répercussions dévastatrices sur la sécurité alimentaire. Ainsi, la crise sanitaire s’est rapidement transformée, pour beaucoup de personnes, en une crise alimentaire et de subsistance révélant les inégalités criantes de notre monde.

La pandémie du Covid-19 a relevé les faiblesses du système alimentaire industriel. A côté des problèmes bien connus comme l’érosion, la baisse de la fertilité des sols et de la biodiversité et les pollutions diverses, la pandémie a montré la fragilité des circuits logistiques d’approvisionnements de nourriture nationaux et internationaux. En effet, avec la fermeture des frontières, des milliers de camions furent bloqués sur les autoroutes. Le renchérissement des prix alimentaires a exacerbé les inégalités sociales et poussé une partie de la population mondiale dans la pénurie alimentaire, voire la famine.

Aujourd’hui, 811 millions de personnes souffrent de la faim, soit 161 millions de plus qu’au début de la pandémie. Parallèlement, près de 2,37 milliards de personnes n’ont pas un accès régulier à des quantités suffisantes de nourriture saine et nutritive en raison de leur coût et de la persistance de niveaux élevés de pauvreté.

Plus du tiers des personnes sous-alimentées dans le monde vit en Afrique. En seulement un an, environ 46 millions de personnes de plus ont été touchées par la faim sur ce continent.

Cette augmentation résulte particulièrement des mesures d’endiguement mises en œuvre par les États africains pour ralentir la propagation du virus. La fermeture des frontières, les restrictions de déplacements nationales, les couvre-feux, la limitation des services de transport, ou encore la réglementation des marchés de rue ont particulièrement touché le secteur informel. Toutefois, celui-ci assure jusqu’à 70% de l’approvisionnement alimentaire en Afrique et représente près de 86% de la population active.

  • La pauvreté est la cause principale de la faim. 689 millions de personnes vivent avec moins de 1,90 USD par jour. Quatre personnes sur cinq sous le seuil international de pauvreté vivent en milieu rural.
  • Près de 2,37 milliards de personnes n’ont pas un accès régulier à des quantités suffisantes de nourriture saine et nutritive, en raison du coût et de la persistance de niveaux élevés de pauvreté.
  • D’après les estimations du coût et de l’accessibilité économique des régimes alimentaires dans le monde, plus de 3 milliards de personnes ne peuvent se permettre une alimentation saine ; plus de 1,5 milliard ne peuvent se permettre une alimentation qui répond aux niveaux requis de nutriments essentiels ; et 185 millions n’ont même pas accès à une alimentation suffisamment énergétique.
  • On estime qu’un régime alimentaire sain est, en moyenne, cinq fois plus cher qu’un régime à base de féculents qui ne répond qu’aux besoins énergétiques alimentaires.

Par son engagement tout au long de l’année, SOS Faim répond à l’appel de la Journée Mondiale de l’Alimentation. Grâce au déploiement de programmes d’appui à long terme en partenariat avec 23 organisations locales, l’ONG est engagée pour le développement de l’agriculture familiale durable dans sept pays d’Afrique : le Bénin, le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Mali, le Niger, la République Démocratique du Congo et le Sénégal.

Aujourd’hui, nous devons plus que jamais soutenir l’agriculture familiale. Effectivement, les agriculteurs travaillant sur de petites parcelles de moins de deux hectares produisent plus d’un tiers de la nourriture mondiale mais sont parmi les plus touchés par la pauvreté. SOS Faim se bat tous les jours pour donner le pouvoir aux paysans d’être les garants de leur autosuffisance alimentaire.

Ensemble, transformons les systèmes agroalimentaires et devenons les moteurs de la lutte contre la faim. Nous devons modifier la manière dont nous produisons et consommons notre nourriture pour que chacun ait suffisamment d’aliments sains et nutritifs à manger.

Soutenez-nous et faites partie de l’élan mondial autour de la Journée Mondiale de l’Alimentation pour construire un monde sans faim.

Les données chiffrées de cet article proviennent de « L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2021 », publié par les agences des Nations Unies (FAO, FIDA, OMS, PAM, UNICEF) en juillet 2021, du « Rapport sur l’état du droit à l’alimentation et à la nutrition 2021 », publié par le Réseau mondial pour le droit à l’alimentation et à la nutrition, aussi en juillet 2021 et de la Banque mondiale.

#JMA : Sortie du second numéro du Magazine de SOS Faim

A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA), SOS Faim rappelle l’importance du droit à l’alimentation  

Alors que la pandémie de Covid 19 est parvenue à mobiliser les États jusqu’à prendre des mesures préventives parfois drastiques, la « pandémie de la faim » prospère sans susciter la mobilisation qu’elle mériterait : selon L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, publiée par la FAO, quelques 800 millions de personnes ont été confrontées à la faim en 2020, soit environ 118 millions de personnes de plus qu’en 2019. Ces chiffres accablants ne doivent pas occulter ceux de la malnutrition qui affectent un nombre croissant des populations des pays en développement, comme des pays industrialisés.

La Journée mondiale de l’alimentation est l’occasion de braquer les projecteurs sur ces phénomènes, auxquels SOS Faim consacre le second numéro de son magazine. Il vous propose également d’en savoir plus sur le droit à l’alimentation, ce droit fondamental que le système alimentaire agro-industriel dominant bafoue en créant des chaines d’approvisionnement qui placent le profit au-dessus des droits humains.

Pourtant, nous avons tous le pouvoir de faire pencher la balance du bon côté : aussi bien en tant que consommateur qu’en tant que citoyen, il nous appartient de choisir notre  alimentation en conscience pour que le droit de tous soit mieux respecté.

Consultez le magazine en ligne ou commandez-le en envoyant un e-mail à info@sosfaim.org

Sénégal : Un nouveau pays d’intervention pour SOS Faim

Chers fidèles sympathisants de SOS Faim,

Madame, Monsieur,

J’espère tout d’abord que vous allez bien, ainsi que vos proches. Et que vous avez passé un bel été, en cette période de déconfinement… tout en espérant qu’il va se poursuivre !

Je me permets de vous écrire pour vous annoncer que SOS Faim a décidé d’appuyer des partenaires dans un autre pays d’Afrique : le Sénégal. Pays prioritaire de la coopération luxembourgeoise relativement stable, le Sénégal est réputé pour être la locomotive du mouvement paysan ouest-africain. Les leaders paysans sénégalais sont en effet parmi les meilleurs avocats de l’agriculture familiale en Afrique. Nous les connaissons bien, de même que le premier partenaire que nous soutenons dans ce pays : la FONGS ou la Fédération des Organisations Non Gouvernementales du Sénégal. Comme toujours, nous apporterons un appui global à la FONGS mais avec une attention particulière sur deux enjeux : les jeunes ruraux et l’agroécologie. Par ailleurs, progressivement, d’autres partenaires seront identifiés, qu’ils soient actifs dans la finance rurale ou la défense des droits de paysans. Nous vous tiendrons au courant et espérons compter sur votre appui pour relever ce beau défi !

Je vous informe aussi qu’après 15 mois d’interruption, nous avons petit à petit repris nos missions d’accompagnement sur le terrain en avril dernier. Il était temps car ces missions sont indispensables pour nourrir les partenariats. Si le Covid-19 a bien entendu affecté nos partenaires, le problème de l’insécurité est bien plus important dans beaucoup de pays d’Afrique.

Vu que la solidarité est la valeur première de SOS Faim, les crises complexes nous incitent à redoubler d’efforts pour permettre aux populations rurales de vivre correctement et dignement de leur travail. Plus que jamais, les plus vulnérables des Africains ont besoin de nous, ont besoin de vous : soutenons les ensemble !

En vous remerciant d’être à nos côtés, je vous envoie mes pensées les plus respectueuses. Merci !

Thierry Defense, Directeur de SOS Faim

Le Sénégal

Le pays occupe la pointe occidentale de l’Afrique de l’Ouest continentale et s’étend sur près de 200 000 km2.

Die Bevölkerung des Senegal wird heute auf 16,08 Millionen geschätzt. Sie wächst schnell und wird voraussichtlich im Jahr 2035 die Zahl von 25 Millionen überschreiten. Die Ernährung dieser Bevölkerung ist bereits heute eine große Herausforderung und wird es auch in den kommenden Jahren sein.

Informations clés
Âge moyen : 19,4 ans
Lebenserwartung : 64 Jahre ;
48,6 % de la population vivent en milieu urbain ;
Durchschnittliches monatliches Einkommen: 102 € ;
14,4% des enfants de moins de cinq ans présentent une insuffisance pondérale ;
66% der Bevölkerung arbeitet im Landwirtschaftlichen bereich.

Le Sénégal n’a pas, à proprement parler, une économie fondée sur l’agriculture. Toutefois, celle-ci constitue un pilier fondamental de la politique de développement du pays et représente 17,5% du PIB. Les exploitations, familiales à 90%, combinent des cultures de rente (arachide, coton) et des cultures vivrières de subsistance (mil, sorgho, maïs, sésame), tout en possédant quelques animaux.

Die Bauernverbände stehen vor großen Herausforderungen: Konkurrenz um die Felder, Degradierung der natürlichen Ressourcen, Gefahr der Wüstenbildung und Abnahme der Bodenfruchtbarkeit. Außerdem reichen die Maßnahmen zur Unterstützung der Landwirtschaft noch nicht aus, um den Bedarf der Bauern zu decken.

Pays moteur d’Afrique de l’Ouest, le Sénégal devrait pouvoir encourager l’émergence d’une croissance durable, favorisant la réduction de la pauvreté et des inégalités.

La FONGS : Construire autrement le futur du monde rural

La FONGS, ou la Fédération des Organisations Non Gouvernementales du Sénégal, fut créée en 1976 et regroupe des organisations paysannes présentes dans toutes les régions du pays.

  • 33 associations membres
  • 3.000 groupements villageois
  • 12.000 membres actifs dans des exploitations

Dans les années à venir, les objectifs sont les suivants :

  • Former les paysans pour encourager leur autonomie ;
  • Améliorer durablement la productivité globale des exploitations familiales ;
  • Permettre aux paysans d’acquérir un certain niveau de vie pour jouer un rôle moteur dans le développement de l’économie locale.

La FONGS s’investit beaucoup dans la représentation et la défense de l’agriculture familiale, via des activités de plaidoyer et via sa contribution à l’Observatoire de l’agriculture familiale. Elle fournit également un appui technique et/ou économique aux organisations paysannes membres, en fonction de leurs besoins. Il peut s’agir de formations en techniques de production ou d’appui aux caisses d’épargne et de crédit.

Eine erste Mission im Senegal

Aufgrund der Covid-19-Pandemie mussten wir unsere Missionen unterbrechen. Im Jahr 2021 konnten sie mit einer Dienstreise in den Senegal wieder aufgenommen werden. Dieses erste Arbeitstreffen mit der FONGS war sehr lehrreich. Der Verband teilt mit SOS Faim den gleichen Wunsch, die Anliegen der Bauern zu vertreten.

Das Treffen ermöglichte SOS Faim die Teilnahme am Workshop zur Selbstevaluation des letzten Strategieplans und der Ausrichtung des zukünftigen. Als Partner und Spender der Veranstaltung, konnte sich SOS Faim vom Engagement der Organisation für die Bauernbewegung und die Familienlandwirtschaft überzeugen. In den nächsten drei Jahren wird sich die FONGS auf die Förderung der Agrarökologie und die Begeisterung junger Menschen für die Landwirtschaft konzentrieren.

Interview de Monsieur ABDOU Hadji Badji, Secrétaire général de la FONGS

Monsieur ABDOU Hadji Badji, né le 4 janvier 1953, est un agropasteur. À 28 ans, il quitte sa carrière dans une compagnie sucrière pour consacrer sa vie à l’agriculture. Il rejoint la FONGS d’abord en tant que membre de la Commission épargne et crédit pour devenir ensuite Trésorier général. Depuis 2018, il est Secrétaire général de la FONGS.

Pourquoi avez-vous choisi d’adhérer à la FONGS ?

J’ai adhéré à la FONGS pour participer à l’amélioration des conditions de vie et à la défense des exploitations familiales qui nourrissent le pays. Je veux participer à la construction d’un mouvement autonome fort et crédible qui offre des services de qualité à ses membres. Mon apport dans la gouvernance inclusive, participative et transparente est un devoir citoyen pour moi.

Quelle est la vision de la Fédération ?

Elle a pour vision de faire de l’agriculture un moteur de croissance, une agriculture qui nourrit son peuple, soucieuse de son environnement et qui s’appuie sur des valeurs et des savoirs des hommes de la terre.

Quel est, selon vous, l’avantage de l’agriculture familiale ?

La famille incarne la dimension de gestion durable des ressources naturelles avec comme souci la transmission de ces ressources aux générations futures.

SOS Faim et la FONGS

Après plusieurs échanges avec la FONGS, nous avons convenu de les accompagner à partir de 2021. Cette année, nous allons financer l’organisation de la réflexion stratégique et les soutenir avec un appui institutionnel. Pour soutenir les exploitations familiales, plusieurs poulaillers améliorés, des bergeries et des périmètres maraichers familiaux seront mis en place. Parallèlement, des paysans seront formés aux pratiques agroécologiques.

Im Senegal unterstützen wir mit dieser neuen Partnerschaft landwirtschaftliche Familienbetriebe, um Tausenden von Bauern die Möglichkeit zu geben, in Würde von ihrer Arbeit leben zu können und ihre Familien zu ernähren.

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Le Rapport Annuel de SOS Faim est sorti !

Le Rapport d’Activités 2020 est maintenant disponible et peut être consulté sur notre site web.

Il a été envoyé à nos partenaires en Afrique et en Europe.

Si vous souhaitez le consulter au format papier, nous vous invitons à nous demander un exemplaire à cette adresse : info@sosfaim.org en mentionnant vos coordonnées complètes.

L’année 2020 fut une année particulière avec l’apparition de la pandémie liée au Covid-19. Malgré les retombées, d’ordre physique et psychique, sur les plans économique et social, elle nous a cependant permis de continuer notre travail, aussi bien au Luxembourg que dans les 6 pays africains où nous étions engagés en 2020.

En Afrique, comme partout ailleurs dans le monde, 2020 fut synonyme de restrictions sanitaires. Mais pour nos partenaires, la crise du Covid-19 n’est qu’une crise qui se rajoute aux nombreuses autres (économique, sociale, politique, migratoire, etc.) avec une augmentation accrue de la violence. Les résultats obtenus, dont vous pourrez prendre connaissance dans ce Rapport Annuel, en sont d’autant plus remarquables.

Bonne lecture !

La ferme-école SAIN: L’agroécologie pour une vie saine et digne

Située dans le village de Kakanitchoé, commune d’Adjohoun, au Sud-Est du Bénin, la ferme-école SAIN s’étend actuellement sur 14 ha. Portée par l’AAGAC (l’Association Agroécologique d’Action Communautaire), ce récent partenaire de SOS Faim a pour but de former les jeunes béninois à l’agroécologie pour qu’ils puissent devenir des ambassadeurs du développement local.

« Ne doutez jamais qu’un petit nombre de citoyens engagés et réfléchis puisse changer le monde. En réalité, c’est toujours ce qui s’est passé. »

Margaret Mead
Citation affichée dans les jardins de la ferme

Le Bénin

Le Bénin partage ses frontières avec le Togo, le Burkina Faso, le Niger et le Nigéria. Malgré une croissance économique stable depuis deux décennies, la pauvreté demeure importante avec un taux de pauvreté à l’échelle nationale qui s’élevait à 38,2 % en 2020.

Environ 80% des 10,3 millions de Béninois vivent de l’agriculture. La plupart sont des agriculteurs qui cultivent de petites parcelles familiales. Pourtant, les jeunes sont souvent contraints d’aller chercher du travail en ville, faute d’opportunités en milieu rural.

En effet, dans ce pays, l’installation des jeunes agriculteurs se heurte à des problèmes essentiels : l’apprentissage du métier, l’accès à la terre ou encore le financement des moyens de production.

La ferme-école SAIN, gérée par l’AAGAC

AAGAC wurde 2006 gegründet und hat folgende Ziele:

  • Die Unterstützung und Animation von Ausbildungsmaßnahmen in ländlichen Gebieten in der Farmschule SAIN,
  • Die Verbreitung von agrarökologischen Techniken zum Schutz der Umwelt,
  • Die Eindämmung der Landflucht durch die Mobilisierung von Jugendlichen für einkommensschaffende Maßnahmen.

Le site qui encadre les formations est un lieu d’apprentissage qui développe des modes de cultures alternatifs, préservant la santé et l’environnement. Le recyclage soigneux des déchets et des sous-produits agricoles et d’élevage permet à l’exploitation de n’utiliser qu’un minimum d’intrants (pas d’engrais chimique de synthèse, pas de pesticides)

Die Farm ist ein integriertes Produktionssystem, das Pflanzenproduktion (Reis, Mais, Maniok, Gemüseanbau, Zuckerrohr, Obstbäume), Tierproduktion (Kaninchen, Hühner, Schnecken) und Fischzucht kombiniert.

Actuellement, l’offre de formation de l’AAGAC se présente comme suit :

  • Les formations « longues » durent 18 mois et sont proposées aux jeunes déscolarisés du Bénin. Elles sont prises en charge par l’association et préparent les participants au métier d’agriculteur grâce à des travaux pratiques.
  • Les formations « moyenne durée » de 12 mois s’inscrivent dans la même lignée que les formations longues.
  • Les formations « courtes », aussi ouvertes aux étrangers, sont payantes et permettent d’apporter quelques revenus à la ferme.

DEPUIS SON LANCEMENT, 108 JEUNES, DONT 19 FEMMES, ONT SUIVI LA FORMATION LONGUE ET 30 JEUNES, DONT 8 FEMMES, ONT SUIVI LA FORMATION DE MOYENNE DURÉE.

L’insertion des jeunes dans la vie active, en montant leur propre exploitation, est l’objectif ultime, visé à la suite de la formation. Pour s’en assurer, l’AAGAC accompagne et suit les jeunes dans leur installation, après l’obtention de leur diplôme.

Témoignage de CASIMIR GBONDJINON

Casimir Gbondjinon, est un jeune béninois de 27 ans qui, par manque de moyens financiers, a été obligé de quitter le lycée. Il découvre et apprend à aimer l’agriculture en travaillant chez son oncle, et s’inscrit ensuite à la formation de 18 mois donnée par la ferme SAIN avec le rêve d’avoir un jour sa propre exploitation agricole. Un rêve devenu réalité aujourd’hui.

« Ich habe die Agrarökologie dank der Farmschule SAIN entdeckt. Die Tatsache, dass ich Lebensmittel produzieren kann, ohne synthetische Chemikalien zu verwenden, die unsere Böden zerstören und uns krank machen, ist meine größte Motivation. Ich bin stolz darauf, dass ich das Gelernte heute auf meiner eigenen kleinen Farm in die Praxis umsetzen kann. »

Grâce aux cours théoriques, mais surtout à la pratique de l’agriculture sur le site de la ferme et en stage dans une autre exploitation agricole, Casimir a affiné ses connaissances et a pu développer son propre projet de ferme. Pour l’aider à le concrétiser, l’AAGAC lui a apporté un soutien financier et a mis des semences à sa disposition. Grâce à ce coup de pouce, dès la fin de la formation, Casimir a pu s’installer et lancer sa production de légumes, de poules et de lapins.

« Ich möchte ein Beispiel sein, ich möchte ein Botschafter für agrarökologische Praktiken werden. »

Aujourd’hui, il est toujours en contact avec la ferme SAIN et y est souvent invité pour renforcer l’équipe des formateurs et échanger sur les pratiques agroécologiques avec les nouveaux apprenants.

SOS Faim et l’AAGAC

SOS Faim a décidé de soutenir l’AAGAC et la ferme-école pour la période 2021-2023. L’appui se concentrera sur les formations des jeunes et leur insertion professionnelle. Il permettra également de soutenir le fonctionnement de l’association.

EN 2021, SOS FAIM DOIT MOBILISER 10.000€ DE DONS POUR AIDER L’AAGAC À CONCRÉTISER SES AMBITIONS. CE MONTANT EST ENSUITE MULTIPLIÉ PAR QUATRE PAR LE COFINANCEMENT DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES ET EUROPÉENNES (DIRECTION DE LA COOPÉRATION).

ENSEMBLE, AIDONS LES JEUNES BÉNINOIS À VIVRE SAINEMENT ET DIGNEMENT

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SOS Faim sort son premier magazine à l’occasion de la Journée Mondiale contre la faim.

Quelles sont les causes de la faim ? Comment la faim évolue-elle ? Pourquoi les chiffres sont-ils toujours plus alarmants ? Y a-t-il vraiment une solution ?

La problématique de la faim est finalement très mal connue.

C’est suite à ce constat que SOS Faim a décidé de publier, à l’occasion de la Journée Mondiale contre la faim, son 1er magazine. Il a pour objectif de sensibiliser le citoyen en lui apportant des explications simples et lui exposant des solutions possibles, ici et ailleurs, pour un monde plus durable et plus respectueux.

Consultez le magazine en ligne ou commandez-le en envoyant un e-mail à info@sosfaim.org

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Soutenir SOS Faim

Si vous souhaitez soutenir SOS Faim dans ses activités, vous pouvez le faire de différentes manières comme en organisant une collecte au sein de votre entreprise, de votre commune, en faisant un don de chèques-repas, en envisageant un legs ou une donation. Ou simplement, en faisant un don.

SOS FAIM recrute un·e responsable de partenariat

Vous vous identifiez dans les quatre valeurs de SOS Faim (la dignité, l’équité, la solidarité et l’engagement) ?
Vous êtes convaincu.e de la nécessité de transformer les systèmes agricoles et alimentaires ?
Vous pensez que l’agriculture familiale et l’agroécologie peuvent nourrir le monde ?
Vous êtes progressiste, soucieux (-se) de plus de justice économique, sociale et environnementale ?
Vous croyez davantage aux processus de changements qu’aux projets classiques de développement ?
Vous préférez écouter et poser de justes questions plutôt que d’apporter des réponses toute faites ?
Vous aimez et rédigez des mots justes, critiques et compréhensibles ?

Alors, ceci peut peut-être vous intéresser :

RESPONSABLE DE PARTENARIAT (H/F)

A temps complet (40h/sem) et à durée indéterminée
Basé(e) à Schifflange (Luxembourg)
Statut d’employé privé de droit luxembourgeois

Tâches :

  • Écouter et établir un dialogue dans la durée avec les partenaires de SOS Faim actifs dans 2-3 pays d’Afrique sur leur stratégie, leurs activités, leurs ressources humaines et financières.
  • Accompagner les partenaires dans leur développement.
  • Identifier de nouveaux partenaires, acteurs de changement, en conformité avec la stratégie de SOS Faim.
  • Transmettre, par la capitalisation, les savoirs et savoir-faire des partenaires et de SOS Faim.
  • Représenter activement SOS Faim dans diverses rencontres nationales, européennes et internationales.
  • Co-participer aux obligations de SOS Faim à l’égard de ses bailleurs de fonds (demandes de financement, rapports de réalisation).
  • Identifier de nouveaux partenaires financiers durables, adhérant à l’approche de SOS Faim.

Compétences / Profil :

  • Etudes supérieures de préférence en sciences humaines (sociologie, anthropologie, sciences politiques…) ou en sciences économiques, de l’environnement, …
  • Expérience indispensable de minimum cinq ans dans la coopération au développement, en particulier dans l’accompagnement holistique d’acteurs de changements en Afrique si possible en milieu rural
  • Aptitudes à entrer dans un véritable esprit de partenariat, basé sur la confiance, avec les acteurs appuyés
  • Parfaite maîtrise (orale et écrite) du français et très bonnes connaissances en anglais
  • Maîtrise des logiciels du Pack Office, notamment d’Excel
  • Grande autonomie et aptitude à travailler au sein d’une petite équipe et à s’immerger dans des milieux culturels différents

Ce poste requiert de fréquents déplacements en Afrique. Si vous êtes intéressé(e) et que vous correspondez au profil requis, veuillez envoyer votre dossier de candidature uniquement par courriel pour le 18 juin 2021 à Thierry Defense, Directeur de SOS Faim : tde@sosfaim.org.

SOS Faim est une ONG de développement qui aspire à un monde où les hommes et les femmes voient leurs droits respectés, plus particulièrement le droit des peuples à une alimentation adéquate, produite dans le respect de l’environnement naturel, social et culturel. SOS Faim agit pour la transformation des systèmes agricoles et alimentaires en finançant et en accompagnant des acteurs de changement engagés en faveur de l’agriculture familiale durable et de la consommation alimentaire responsable »

Éthiopie : Une agriculture durable pour une vie meilleure

Dans ce bulletin d’information, nous partons à la rencontre de notre partenaire Facilitator for Change (FC). FC est une ONG éthiopienne engagée dans la promotion des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement en vue d’améliorer les conditions de vie des agriculteurs.

L’Éthiopie est le deuxième pays d’Afrique en termes de population et la grande majorité vit de l’agriculture en milieu rural. L’insécurité alimentaire reste un défi majeur pour le pays. La majorité des producteurs dépend des cultures de maïs, de blé, de pommes de terre, d’orge, de teff (graine de farine sans gluten) et de café, destinées essentiellement à l’exportation. Non seulement elles ne nourrissent pas la population locale mais, en outre, elles sont gourmandes en engrais chimiques, ce qui réduit la fertilité des sols, dégrade l’environnement et fragilise la santé des cultivateurs ainsi que des consommateurs.

Pendant de longues décennies, le gouvernement s’est concentré sur l’augmentation de la production agricole en accordant moins d’attention à l’exploitation durable des terres.

Zoom sur FC – Éthiopie

Partenaire de SOS Faim depuis 2003, Facilitator for Change (FC) est une ONG éthiopienne créée en 1998 dans le but de soutenir les communautés défavorisées du pays. L’ONG promeut un développement durable pour que les paysans puissent surmonter eux-mêmes leurs problèmes de pauvreté et deviennent acteurs de leur propre processus de développement.

Depuis quelques années, SOS Faim soutient FC en vue d’améliorer les conditions de vie des paysans tout en promouvant une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Les agriculteurs sont formés au traitement organique des sols et à la rotation des cultures, à la production de légumineuses, à la multiplication de semences locales paysannes, à la préparation et à l’utilisation de compost, à l’association élevage-cultures, etc.

DEPUIS 2019 3.278 AGRICULTEURS ONT BÉNÉFICIÉ DE CE TYPE DE FORMATIONS.

Ainsi, les moyens de subsistance des communautés sont améliorés et leur résilience au changement climatique et à ses conséquences est renforcée.

DES LÉGUMINEUSES POUR AMÉLIORER L’ALIMENTATION, LE REVENU ET LA FERTILITÉ DU SOL.

Un axe important du programme est la diversification des cultures par l’introduction de légumineuses comme le soja ou les haricots verts dans les systèmes de production pour améliorer la fertilité du sol.

Cette diversification des cultures n’a pas seulement un impact positif sur l’environnement mais représente aussi un avantage économique pour les producteurs qui dépendent moins des cultures d’exportation gourmandes en engrais chimiques onéreux. En plus, ces légumineuses ont une haute valeur nutritionnelle ce qui est bénéfique pour la sécurité alimentaire de la famille. Le surplus est vendu sur le marché local ce qui procure un revenu direct complémentaire à l’agriculteur et à sa famille.

Témoignage de MONSIEUR GETACHEW WUDU

M. Getachew Wudu (57 ans) est marié et père de cinq enfants entre 11 et 26 ans. La famille vit à Shaka, un village de la région d’Amhara au Nord de l’Ethiopie.

Depuis la participation de M. Wudu et de son épouse à la formation organisée par FC, la situation du foyer s’est remarquablement améliorée.

Ils ont notamment été formés à la fabrication de différents engrais naturels à partir de matériaux disponibles localement afin d’améliorer la fertilité du sol. Par ailleurs, la famille a également été accompagnée dans la construction d’un four à biogaz. Ainsi, elle a pu réduire sa consommation de bois de chauffage et améliorer l’état de santé de ses membres en minimisant les émissions de fumée.

La formation fut également le point de départ de la diversification de l’exploitation agricole familiale où l’on retrouve maintenant des céréales (maïs, blé, teff, orge et millet), des légumes (pommes de terre, carottes, betteraves et choux) et des arbres fruitiers (avocats). La diversification s’est poursuivie avec l’élevage d’animaux et la production de miel.

LA FAMILLE A DOUBLÉ SA PRODUCTION SUR SA SURFACE DE SEULEMENT UN DEMI HECTARE ET CE, SANS L’USAGE D’ENGRAIS CHIMIQUES !

La famille peut maintenant se nourrir de manière adéquate grâce à la consommation d’aliments variés. En peu de temps, la vie de la famille a considérablement changé. Bien que la majorité de la récolte soit principalement destinée à la consommation du ménage, la famille est capable de vendre un petit surplus sur le marché local, lui permettant de couvrir : les frais d’inscription à l’école des enfants et la santé du ménage.

Le témoignage de Getachew démontre que le développement agricole et le respect de l’environnement sont tout à fait conciliables dans la lutte contre la faim.

SOS Faim au côté de FC

Durant les trois prochaines années, FC souhaite renforcer et élargir son programme de formation en lien avec les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Notre partenaire a l’ambition de former près de 3.800 paysans et paysannes supplémentaires.

Pour cela, rien qu’en 2021, SOS Faim doit mobiliser 30.000€ de dons pour aider FC à concrétiser ses ambitions.

ENSEMBLE, AIDONS LES PAYSANS EN ETHIOPIE À AMÉLIORER DURABLEMENT LEURS CONDITIONS DE VIE !

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Bénin: la finance au service des paysans

Dans ce bulletin d’information, nous partons au Bénin à la rencontre du Réseau national des caisses villageoises et de crédit autogéré (RENACA) qui après avoir investi le monde rural s’engage dans le financement agricole avec le soutien de SOS Faim.

Zoom sur le RENACA – Bénin

Au Bénin, plus de la moitié de la population réside en zone rurale, éloignée des villes où sont concentrés la plupart des services bancaires traditionnels. Pour pallier à l’exclusion financière, des institutions de microfinance comme RENACA ont vu le jour à travers le pays.

Créé en 2005, Le Réseau national des caisses villageoises et de crédit autogéré (RENACA) est l’une des institutions de microfinance les plus actives du Bénin.

Depuis ses débuts, SOS Faim soutient ce réseau mutualiste, qui compte près de 147 000 clients sociétaires dont 60% de femmes. Présent dans 6 des 12 régions du pays, RENACA offre à ses clients des crédits individuels, de groupes et des services non financiers comme des formations à la gestion des finances personnelles et professionnelles. Les relations de confiance et de proximité avec les clients, encouragées par la mise en place de nombreux guichets à travers le territoire sont aussi à l’origine du RENACA qui a aidé plusieurs centaines de milliers de béninois à s’assurer un avenir meilleur.

Malgré ses résultats encourageants en milieu rural, les exploitations agricoles familiales ont difficilement accès aux services financiers proposés par le RENACA qui ne sont pas adaptés à leurs réalités.

Vers le financement agricole…

Depuis 2017, le RENACA se tourne vers le financement agricole avec l’appui de SOS Faim. Ils ont d’abord élaboré une politique de crédit adaptée à l’agriculture. Le Réseau s’est ensuite appuyer sur des Organisations Paysannes (OP) pour mieux structurer son intervention dans ce secteur. Des rencontres ont été organisées avec ANOPER (Association Nationale des Organisations Professionnelles des Eleveurs de Ruminants) et RéPAB (Réseau des Producteurs d’Ananas du Bénin) – deux organisations partenaires de SOS Faim. Ces visites ont permis aux différentes parties d’approfondir leurs connaissances les unes sur les autres. En 2019, une convention de partenariat a été signée entre le RENACA et les deux OP et les premiers crédits ont été octroyés en 2020 aux membres de ces OP.

Au total, 3.662 bénéficiaires agricoles ont bénéficié d’un crédit qui peut considérablement changer leur vie.

Témoignage: Huguette, 45 ans, productrice d’ananas.

Huguette, 45 ans, est productrice d’ananas dans le Commune d’Allada au sud du Bénin. En 2020 elle a bénéficié d’un crédit de 600 euros sur 12 mois auprès du RENACA pour augmenter sa production d’ananas qu’elle vend à l’entreprise Fruit Tillou grâce au Répab (partenaire de SOS Faim).

« Je cultive l’ananas sur 1.5ha. Grâce au soutien du Répab je suis certifiée bio et équitable. J’ai toujours voulu augmenter un peu ma production mais je ne pouvais pas acheter plus d’engrais organiques nécessaires à la production tout en assumant les besoins de mes 4 enfants ».

« Grâce à ce crédit, j’ai pu me fournir en intrants supplémentaires tout en assumant les frais de scolarité, de santé et d’alimentation de ma famille. Cela a augmenté ma production et mon revenu. Je vais aujourd’hui pouvoir construire une annexe à ma maison pour la louer et diversifier mon revenu ».

Huguette, 45ans, productrice d’Ananas (Bénin)

Témoignage: Lafia, 56 ans, éleveur.

Lafia a 56 ans est agriculteur-éleveur dans la Commune de Gogounou au Nord du Bénin et père de 7 enfants. En tant que membre de l’ANOPER (partenaire de SOS Faim), il a été mis en contact avec l’institution de microfinance RENACA qui lui a accordé un crédit pour développer son activité.

Le crédit de 3.000€ sur douze mois lui a permis de mettre en culture une plus grande superficie de céréale mais également d’agrandir son cheptel de bovins qu’il engraisse pour la vente.

« Grâce au crédit j’ai pu améliorer ma production vivrières (niébé, voandzou, patate et igname) que ma famille consomme et vend le surplus au marché. Le reste des récoltes a également été un fourrage de bonne qualité pour mon cheptel »

Lafia, 56 ans, éleveur (Bénin)

En augmentant sa capacité de production et son revenu, Lafia va pouvoir investir à nouveau dans son exploitation, le début d’un cercle vertueux ?

SOS Faim au côté du RENACA

En 2021, SOS Faim continue d’encourager le RENACA sur le financement agricole où l’offre est loin de combler la demande. Avec ses nombreux clients potentiels, le financement agricole est une opportunité de développement pour les institutions financières qui ont pourtant du mal à y investir.

C’est pourquoi, SOS Faim œuvre depuis de nombreuses années à renforcer le dialogue entre les organisations paysannes (OP) et les institutions financières, à produire des outils d’appui et de capitalisation sur ce thème, et à soutenir directement des OP dans leur accès aux services financiers.

En 2021, SOS Faim doit mobiliser 35.000€ pour continuer de soutenir le RENACA. Parallèlement, SOS Faim soutien les organisations paysannes dont sont membres Huguette (Répab) et Lafa (ANOPER) et qui les accompagnent dans leur activité agricole. Pour soutenir ces organisations SOS Faim a besoin de 9.000€ pour le Répab et 14.000€ pour l’ANOPER soit 58.000€ rien que pour ces partenaires au Bénin.

Ensemble, aidons les paysans du Bénin à avoir accès à des services financiers adaptés nécessaire pour améliorer leur condition de vie de manière durable.

Participez au changement, faites un don !

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En savoir plus sur le financement agricole

[Décès] Repose en paix, Bernard

Ce 21 février à Amiens, Bernard Njonga nous a quittés.

Avec son décès, ce sont les paysans camerounais et africains, les acteurs du développement rural et tous les militants pour une plus grande justice économique et sociale qui se retrouvent orphelins.

Fondateur du SAILD, du journal La Voix du Paysan, de l’ACDIC et plus récemment du parti politique le CRAC (Croire au Cameroun), Bernard était un visionnaire au franc-parler légendaire. Quelqu’un qu’on écoute, dont on apprend, qui inspire.

Membre de SOS Faim, il va aussi beaucoup nous manquer.
Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches.
Repose en paix, Bernard, et merci pour tout.